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CTF150 : Poursuite des opérations de contrôle du Surcouf dans le golfe arabo-persique

Message par corsair le Mer 8 Juil - 21:17



Le 18 juin 2015, la frégate Surcouf, engagée au sein de la CTF 150, a réalisé des opérations d’approach and assist auprès de deux boutres dans le golfe arabo-persique.
 
L’équipe de visite du Surcouf a mené une première opération d’approche auprès d’un boutre indien dans la matinée. Les marins français ont engagé une discussion avec l’équipage, qui était visiblement familiarisé avec les missions et les activités de la force multinationale dans la zone. Le boutre transportait des denrées alimentaires à destination de la Somalie.
 
Peu de temps après, dans l’après-midi, un nouveau boutre a été approché. L’équipage de l’embarcation, de nationalité somalienne, a invité l’équipe de visite à son bord. Ces derniers transportaient des barils d’essence depuis la Somalie jusqu’au Yémen. Une discussion a été engagée, ce qui a permis d’obtenir du renseignement précieux sur la situation maritime dans la zone de responsabilité du Surcouf.
 
A l’issue de ces visites, le Surcouf a continué sa route, poursuivant sa mission de surveillance et de protection en océan Indien.
 
Depuis le 6 avril 2015, la France assure le commandement de la Task Force dont la mission est de lutter contre le terrorisme international et les activités illégales qui participent à son financement. Dans ce cadre, les bâtiments militaires placés sous son contrôle participent à la surveillance de la zone, à la collecte de renseignements sur les trafics et conduisent des opérations de sécurité maritime. Avec deux bâtiments français déployés au sein de la CTF-150, la France démontre toute son implication dans la lutte contre le terrorisme international, et sa volonté de participer à la sécurisation des espaces maritimes dans la région de l’océan Indien, aux côtés des pays partenaires investis dans la coalition.


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Fin du mandat Corymbe 129 pour l’aviso Commandant l’Herminier

Message par corsair le Mer 8 Juil - 21:18




Le 29 juin 2015, à Dakar. Deux mois plus tôt, quasiment jour pour jour, le Commandant l’Herminier avait relevé au même endroit son compatriote toulonnais le Commandant Bouan, terminant pour sa part la mission Corymbe 128. En cette moite journée de fin juin 2015, le Commandant l’Herminier a rejoué la scène, rôles inversés : débarquement de matériel, TOA (Transfert of Authority)…
 
Au cours des 78 jours (dont 58 à la mer) écoulés loin des côtes bretonnes, les marins de l’aviso ont pu mener à bien 12 exercices à la mer (PASSEX) avec 8 marines différentes (Congo, Côte d’Ivoire, Togo, Bénin, Gabon, Cameroun, Guinée Equatoriale et aussi le Portugal), notamment au cours de l’exercice Nemo 15.2qui profita à la majeure partie des États africains riverains du golfe de Guinée.
 
Un exercice grand format de deux jours avec deux patrouilleurs congolais se déroula lors de l’escale à Pointe-Noire. Durant ce PASSEX, le Commandant l’Herminier eut alors l’occasion de démontrer à une mission parlementaire embarquée à bord (composée de membres de la commission de la Défense Nationale) toute l’étendue du savoir-faire de la Marine Nationale et de ses marins.
 
Outre ces exercices, le Commandant l’Herminier a effectué trois patrouilles au large du Nigéria, au cœur des plateformes pétrolières, afin d’y montrer la présence vigilante de la France et de dissuader d’éventuels actes de piraterie, encore fréquents dans la zone. De nombreux navires de commerce ont également pu bénéficier de la présence rassurante du bâtiment par le biais de prises de contact radio et de la transmission de bulletins sécuritaires.
 
Des opérations inopinées ont également émaillé cette mission Corymbe 129 : les militaires ont mené une visite à bord d’un navire de pêche sans pavillon et en action de pêche illicite, avant d’être réquisitionnés quelques semaines plus tard pour pister et repositionner un navire suspecté de trafic de stupéfiants, puis rester en soutien de l’intervention de la marine ghanéenne.
 
Les 8 courtes relâches opérationnelles effectuées dans les ports africains d’Abidjan, Dakar, Pointe-Noire, Port-Gentil et Lomé furent l’occasion d’y dispenser une dizaine de PIO (Période d’Instruction Opérationnelle) qui bénéficièrent à 135 marins des pays visités. Des rencontres officielles eurent lieu à chaque escale, permettant d’accueillir à bord de nombreuses autorités locales (militaires ou civils) et de consolider les liens avec les militaires français présents au Sénégal, en Côte d’Ivoire et au Gabon. Dans cette dernière optique, un exercice conjoint fut conduit par la brigade de protection (BP) du bord avec le détachement lagunaire d’Abidjan, et un séjour au centre d’aguerrissement des forces françaises stationnées au Gabon eut lieu à Libreville.
 
Les relations avec les marines alliées européennes furent également soignées par le biais de deux rencontres d’opportunité à la mer avec le patrouilleur portugais Figueira da Foz au cours desquels un PASSEX d’envergure (évolutions tactiques, entraînement au ravitaillement, tirs, transferts de personnel, opération de visite) fut conduit avec un succès et une satisfaction partagés.
 
Les fréquents contacts avec les autres unités françaises dans la zone aboutirent notamment à une rencontre avec le patrouilleur hauturier l’Adroit et à des manœuvres de ravitaillement à la mer.
 
En définitive, c’est une mission bien engagée et déjà étoffée d’un programme d’activités chargé que le Commandant l’Herminier lègue aujourd’hui à sa relève, brestoise également : l’aviso Lieutenant de Vaisseau Le Hénaff, qui reprend le flambeau jusque fin août 2015, date à laquelle s’achèvera la Corymbe 129.




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Le taux de disponibilité des Rafale « Marine » s’améliore tandis que celui des E2C Hawkeye s’effondre

Message par corsair le Jeu 9 Juil - 21:52



Après avoir demandé au ministère de la Défense les taux de disponibilité des aéronefs de l’armée de l’Air et des hélicoptères des trois armées, le député François Cornut-Gentille a voulu connaître ceux des avions de la Marine nationale afin d’évaluer le coût du vieillissement des équipements militaires.

Ainsi, dans le tableau communiqué par le ministère le 7 juillet dernier, l’on s’aperçoit que le taux de disponibilité des 35 Rafale M de la Marine (28 au standard F3 et 7 autres en version F1 en attente d’être mis à jour) est passé de 38,6% en 2013 à 46,6 un an plus tard. Dans le même temps, les crédits dédiés à l’Entretien programmé des matériels (EPM) a augmenté de près de 19 millions d’euros (119,5 contre 100,7 millions).

Ce taux de disponibilité des Rafale M, qui mesure la capacité d’un avion à exécuter, dans les 6 heures, au moins une mission correspondant à son emploi, est légèrement inférieur à celui des Rafale B et C de l’armée de l’Air (47,70%). Et cela avec un EPM par avion plus élevé (3,41 millions d’euros pour les premiers contre 2,43 millions pour les seconds).

Malgré un nombre réduit d’exemplaires (il n’en restait plus que 21 disponibles au 31 décembre 2014) et un EPM en hausse (+8,3 millions), le taux de disponibilité des Super Étendard Modernisés (SEM) continue de s’effriter : il était de 29,1% en 2012 et de 28,7% en 2013. L’an passé, il est passé à 26,8%.

Même chose pour les avions de patrouille maritime Atlantique 2 (ATL2), dont le taux de disponibilité est tombé à 25% en 2014 (il était de 30,8% deux ans plus tôt), avec des crédits d’EPM en hausse de plus de 12 millions, pour s’établir à 117,6 millions d’euros pour 25 appareils. Soit presque autant que pour les Rafale M!

« Leur taux de disponibilité ne s’élève qu’à 25 %, ce qui n’est pas satisfaisant. La rénovation engagée les accapare, tandis que la surchauffe opérationnelle, au Sahel et en Irak, explique également ce faible taux. Moins les avions disponibles sont nombreux, plus vite ils s’usent dans des rotations », avait expliqué, en mai, l’amiral Bernard Rogel, le chef d’état-major de la Marine nationale (CEMM), au sujet des Atlantique 2. Ce denier avait évoqué « un plan d’urgence pour surmonter les difficultés industrielles qui empêchent les ATL2 de sortir maintenance ». Et d’ajouter : « Améliorer leur disponibilité constitue l’un de mes soucis pemanents ».

Un autre souci concerne les 3 avions de guet aérien E2C Hawkeye, acquis auprès de Northrop Grumman. De 40% en 2012, leur taux de disponibilité est tombé à 24,7% en 2014. Cela s’explique en partie par le programme de modernisation (d’un montant de 34,5 millions de dollars) dont ils font l’objet.

Seulement, pour la mission Arromanches, le porte-avions Charles de Gaulle n’a pu emporter qu’un seul Hawkeye contre deux habituellement. L’un était en effet en maintenance tandis qu’il a était découvert des criques causée par la corrosion sur la cellule du second. Il est à craindre que le taux de disponibilité pour l’année 2015 soit encore plus bas…

Pour terminer sur une bonne note, la disponibilité des Falcon 200 « Guardian », utilisés en outre-Mer, est très bonne, avec un taux de 65% et des crédits d’EPM moindres que par le passé (22,7 millions en 2014 contre 27 millions un an plus tôt).


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L'Adroit reste dans la Royale

Message par corsair le Ven 10 Juil - 21:01



Avec les crises actuelles, et de l’aveu même de son chef d’état-major, l’amiral Bernard Rogel, la Marine nationale dépasse son contrat opérationnel. Aussi, un navire de plus ne serait pas de trop, alors que le TCD Siroco vient d’accomplir sa dernière mission sous le pavillon français.

Normalement, la Marine aurait dû rendre à DCNS le patrouilleur hauturier (OPV) L’Adroit, qui vient de terminer une mission de 4 mois au large de l’Afrique. Finalement, elle va le conserver jusqu’à l’été 2016, d’après une information du site spécialisé Mer&Marine.

L’Adroit avait été mis à la disposition de la Marine nationale suite à la signature, en octobre 2010, d’une convention avec DCNS. L’idée était alors de mener des expérimentations pour préparer le programme BATSIMAR (Bâtiments de surveillance et d’intervention maritime) tout en donnant à son constructeur une certificat « sea proven », c’est à dire un argument supplémentaire susceptible de convaincre d’éventuels clients à l’exportation.



Au printemps 2014, cette convention ne devait pas être reconduite, le ministère de la Défense ayant estimé qu’il n’y avait plus besoin de faire de tests supplémentaires. Puis, en octobre de la même année, l’accord fut prolongé jusqu’à l’été 2015 afin d’approfondir les expérimentations passées.

D’où le déploiement de L’Adroit au cours de ces derniers mois, notamment dans le cadre de l’opération européenne anti-piraterie Atalante, où il a effectué de nombreuses missions de renseignement au large de la Somalie.

Le patrouilleur a par ailleurs participé à une opération d’évacuation de ressortissants étrangers (RESEVAC) au Yémen, avant d’enchaîner sur des missions de surveillance de la zone économique exclusive (ZEE) française dans la région du canal du Mozambique ainsi que sur des exercices avec des marines africaines, en particulier dans le golfe de Guinée. En tout, il aura parcouru 17.000 nautiques.

À noter que ce déploiement a permis de valider le fonctionnement du système de mission POLARIS, associé à la solution de liaisons de données tactiques interopérables NIDL, au cours de 3 opérations de démonstration menées au Cameroun, en Côte d’Ivoire et au Sénégal.

« POLARIS est un système de mission embarqué couvrant l’ensemble des besoins de surveillance de l’espace aéro-maritime à travers l’exploitation d’une grande variété de senseurs, la détection automatique et l’analyse des comportements suspects. DCNS intègre à ce système naval le module de liaison de données tactiques NIDL, faisant bénéficier les Etats, y compris non membres de l’Otan, d’une solution d’interopérabilité et de renseignement, facilitant l’échange de situations tactiques et de fichiers », explique l’industriel.

Développé sur fonds propres, L’Adroit est un patrouilleur long de 87 mètres, mis en oeuvre par un équipage réduit (32 à 46 marins). D’une autonomie de 8.000 nautiques et pouvant naviguer à la vitesse de 21 noeuds, il est armé de canons de 20 mm, de mitrailleuses 12,7 mm.


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France Egypte meme combat

Message par corsair le Lun 20 Juil - 20:19

@corsair a écrit:art italien



Lors de la signature du contrat de 5,3 milliards d'euros entre Jean-Yves Le Drian, Ministre de la Défense, et l'Egypte, le Lundi 16 Février 2015, portant sur la livraison de vingt-quatre Rafale, dont seize Rafale DM et huit Rafale EM à la Force Aérienne Egyptienne, cette dernière avait demandé que ses trois premiers Rafale soient livrés avant le mois d'Août afin qu'elle puisse les faire défiler au-dessus du canal de Suez, le 05 Août, lors de l'inauguration des travaux d'élargissement de ce canal.

Pour que cette demande du client soit possible, il a fallu que l'Armée de l'Air française accepte que trois Rafale biplaces, qui étaient déjà en cours de fabrication sur les chaînes d'assemblage de Dassault Aviation, à Bordeaux-Mérignac, ne lui soient pas livrés lors de leur sortie d'usine, mais qu'ils le soient à la Force Aérienne Egyptienne.

Pour ce faire, Dassault Aviation et l'Armée de l'Air se sont associés afin que ces deux acteurs puissent répondre à la demande de l'Egypte. De ce fait, Dassault Aviation a continué à monter ces trois Rafale biplaces, désormais égyptiens, en prenant notamment en compte le retrait des données et des logiciels concernant la mise en oeuvre de l'armement nucléaire ASMP-A, et des logiciels utilisés pour les communications, étant donné que l'Egypte ne fait pas partie de l'OTAN.

En parallèle, l'Armée de l'air a reçu sur la base aérienne 118 de Mont-de-Marsan et sur la base aérienne 113 de Saint-Dizier des pilotes de chasse et des mécaniciens égyptiens afin de les former pour qu'ils puissent utiliser en toute autonomie, dans quelques mois, leurs propres Rafale sur leurs propres bases aériennes égyptiennes.

Ces responsabilités, qui pesaient sur l'ensemble des employés de Dassault Aviation et sur les différents personnels de l'Armée de l'Air, vont être honorées puisque selon mes informations, Dassault Aviation devrait livrer les trois premiers Rafale DM égyptiens dans une dizaine de jours.

Cette cérémonie, bien que l'on ne connaisse pas encore le lieu précis de celle-ci, devrait certainement se dérouler sur la base aérienne 125 d'Istres, étant donné qu'au cours de ces dernières semaines, les vols d'essai des Rafale égyptiens ont eu lieu sur cette base.

Par ailleurs, et si des photographies ne fuitent pas sur le web avant la cérémonie officielle, que ce soit dans des médias spécialisés, un forum aéronautique, etc..., ce sera la première fois que l'on verra ces trois Rafale (B352/353/354) avec des cocardes égyptiennes.

A noter que ces vingt-quatre Rafale seront équipés avec des missiles air-air MICA, des missiles de croisière air-sol SCALP (appelés Black Shahine pour la version export), ainsi que des bombes air-sol AASM, développées par Sagem, et dont leur efficacité a été démontrée en Libye, au Mali, et encore aujourd'hui en Irak.
 

20/07/2015

retour sur l'affaire Fremm et rafales



Dassault Aviation livre ce lundi à l'Egypte les trois premiers Rafale biplaces prélevés sur les appareils de l’armée de l'air. Retour sur les coulisses de cette incroyable négociation menée en temps record pour la vente de 24 Rafale et d'une frégate multimissions (5,6 milliards d'euros).





La cérémonie officielle de réception par l''Égypte de ses trois premiers Rafale s'est tenue ce lundi au Centre d'essais en vol de Dassault Aviation, à Istres, avec la présence de l'ambassadeur d'Égypte en France, Ehab Badawy et du PDG de l'avionneur tricolore, Eric Trappier. Quatre pilotes égyptiens, formés et entrainés par l'armée de l'air française, convoieront jusqu'au Caire les Rafale mardi. Pour les derniers sceptiques sur la réalité du contrat Rafale en Egypte, cela va devenir très dur de ne pas y croire.

"Ce contrat constitue un nouveau jalon de la coopération qui lie Dassault Aviation et l'Égypte depuis les années 70, soit plus de quarante ans d'un partenariat exemplaire placé sous le signe de l'engagement et de la confiance mutuelle. Après le Mirage 5, l'Alpha Jet et le Mirage 2000, le Rafale est le 4ème avion Dassault à voler sous les cocardes égyptiennes, et l'Égypte, tout comme elle l'avait été pour le Mirage 2000, est le premier client export du Rafale", a expliqué Eric Trappier dans un communiqué.
Cinq mois seulement la signature du contrat au Caire, Dassault Aviation a remis les clés de trois Rafale biplaces prélevés sur les appareils de l'armée de l'air française pour être mis à disposition de l'armée de l'air égyptienne. 

Ce contrat, qui prévoit la livraison rapide de 24 avions (16 biplaces et 8 monoplaces), "correspond en réalité à onze avions prélevés en chaîne", avait souligné en mai dernier le délégué général pour l'armement (DGA), Laurent Collet-Billon lors d'une audition à l'Assemblée nationale. Retour sur les coulisses de cette incroyable négociation menée en un temps record.



Les premiers contacts entre Le Caire et Paris
L'affaire commence vraiment à se nouer en septembre quand l'Egypte exprime un intérêt pour le Rafale lors de la visite au Caire du ministre de la Défense, Jean-Yves Le Drian. Le 16 septembre, le président égyptien Abdel Fattah Al-Sissi reçoit le ministre français et évoque pour la première fois l'acquisition du Rafale et de frégates multimissions. Une demande égyptienne qui n'est pas nouvelle. Déjà au début de l'été 2011 avant les élections législatives prévues en fin d'année, les militaires égyptiens avaient déjà adressé à Paris une "expression d'intérêt" pour 12 à 20 Rafale. Paris avait alors été très embarrassé et Dassault Aviation pas intéressé. Pour autant, Paris avait discuté mollement avec Le Caire pour comprendre le besoin des militaires égyptiens. Des pilotes essaieront même le Rafale. Mais cela n'ira pas plus loin.

Mais cette fois-ci, Paris prend l'affaire au sérieux. A son retour à Paris, Jean-Yves Le Drian mandate une équipe de négociations composée de membres de son cabinet et de trois industriels : l'avionneur Dassault Aviation, le groupe naval DCNS et le missilier MBDA. De son côté, le président égyptien choisit un de ses proches, le général Mohamed Al-Assar pour conduire la négociation. Et la modernisation des 20 Mirage 2000 EM/BM égyptiens un temps évoquée est remisée dans les cartons. Qui aurait pu prévoir une telle proximité entre Paris et Le Caire, ne serait-ce au début de l'année 2014... Bref, la négociation est entamée pour de bon même si, à ce stade, tout le monde reste très prudent.

Le Caire confirme son intérêt en novembre 2014
Mi-novembre, le dossier n'est évidemment pas encore mûr. Ce qui conduit alors une source proche du dossier à penser que c'est un dossier "de moyen terme". Pourquoi pas à la fin de l'année 2015, voire 2016 même si la visite du président Sissi en France pour la fin novembre filtre dans la presse. D'autant que le financement de l'opération est déjà perçu comme un des éléments clés de la négociation pour un pays comme l'Egypte. Début novembre, en France on estime que Le Caire pourrait demander à la France lors de la visite d'Abdel Fattah al-Sissi un financement, via la Coface, pour pouvoir s'offrir les 24 Rafale. Ce qui pourrait compliquer un peu plus ce dossier, qui sera difficile à concrétiser. Mais pas impossible comme on le verra en février 2015.

L'opération prend vraiment tournure lors de la visite d'Abdel Fattah al-Sissi à Paris fin novembre (26 et 27 novembre). Le président égyptien confirme à François Hollande son intérêt pour 24 Rafale et également deux frégates FREMM. Le Caire veut effectivement acquérir des frégates multimissions très rapidement. Livrer rapidement une FREMM, cela tombe plutôt bien. La France est prête à lui fournir la Normandie, la deuxième FREMM de lutte anti-sous-marine destinée à la Marine nationale. D'un montant d'environ 1,8 milliard d'euros hors armement, ces deux frégates seraient en quelque sorte les navires amiraux de la flotte égyptienne. DCNS a d'ailleurs déjà conclu en un temps record (six mois) un contrat portant sur la vente de quatre corvettes de type Gowind. Le président égyptien le confirme aussi à Jean-Yves Le Drian le 26 novembre lors d'un dîner en tête-à-tête à l'hôtel de Brienne.

Et comme attendu, pour signer ce contrat Rafale évalué à 3,6 milliards d'euros environ, les Égyptiens ont demandé à la France un crédit Coface pour le financement des avions de combat. Et certains évoquent alors début décembre un crédit Coface pour la moitié du contrat, l'autre moitié serait prise en charge par les banques, qui il y a encore peu de temps étaient très réservées. Une chose est sure, les Égyptiens veulent à tout prix le Rafale. Le Caire a besoin d'équipements modernes opérationnels très rapidement. La situation en Libye les y pousse fortement et les relations avec Washington sont très fraîches.

Une équipe de négociateurs égyptiens à Paris en décembre 2014
En décembre, les négociations s'accélèrent. Et quinze jours environ après la visite à Paris du président égyptien, une délégation de très haut niveau d'une quinzaine de militaires égyptiens de l'armée de l'air et de la marine, arrivent le 10 décembre en France en vue de négocier avec Dassault Aviation et DCNS. La délégation égyptienne doit rester une dizaine de jours en France avec comme objectif de conclure avant de rentrer au Caire. C'est la volonté du président Sissi.

Mais les négociations butent finalement sur le financement de l'opération. Bercy rechigne à accorder des facilités de financement à l'Egypte. "Il y a un écart très important entre la volonté politique et Bercy qui reste très frileux", expliquait-on alors à La Tribune. Les hésitations de Bercy ne devront pas perdurer, d'autres pays, à l'image du fiasco français au Maroc en 2007, pourrait prendre un malin plaisir à se substituer à la France si celle-ci hésitait un peu trop. Seule satisfaction - mais elle est de taille - "un premier projet de contrat est établi", se rappelle-t-on dans l'entourage du ministre de la Défense. Un projet qui réduit un peu les ambitions du Caire en diminuant la quantité des missiles et passe de deux à une FREMM. Mais la délégation égyptienne repart le 19 décembre déçue. Elle voulait un contrat prêt à être signé par le président Al-Sissi.

Le Trésor au Caire
En dépit du semi-échec des négociations avant la trêve de Noël, les fils ne sont pas rompus entre Paris et Le Caire même si beaucoup d'observateurs, notamment dans la presse, ne croient toujours pas à cette opération. Le 11 janvier à Ryad pour l'intronisation du roi Salman, les présidents égyptien et français, ainsi que Jean-Yves Le Drian se revoient. Abdel Fattah Al-Sissi renouvelle sa demande de conclure rapidement les négociations et invite le ministre de la Défense à inaugurer avec la frégate l'élargissement du canal de Suez le 2 août prochain.

Tout s'accélère à nouveau mi-janvier quand une délégation du Trésor se rend au Caire (le 11 ou le 12 janvier) pour évaluer les garanties de l'Égypte en cas d'un accord avec les industriels français. Et visiblement les Égyptiens répondent positivement aux questions et surtout aux attentes de la délégation française. En outre, les autorités politiques françaises ont demandé de leur  côté à la Coface de faire un nouvel effort pour faciliter le contrat. Parallèlement, les PDG de Dassault Aviation, Eric Trappier, de DCNS, Hervé Guillou, et du missilier MBDA, Antoine Bouvier, sont le 15 janvier au Caire pour faire avancer un accord avec l'Égypte, voire finaliser les négociations, selon des sources concordantes.

Ce ne sera pas le cas mais les deux pays ont la volonté de conclure. Ce qui pourrait être le cas très prochainement, explique-t-on alors. Certains observateurs visaient à ce moment-là une signature à la fin du mois de janvier tandis que d'autres plus prudents l'estimaient plutôt dans quelques semaines.

Négociations conclues début février 2015
Mais la volonté de Sissi est inflexible. Le 6 février, Paris propose un accord évalué à 5,6 milliards d'euros à la délégation égyptienne de haut niveau venue à Paris depuis le début de la semaine pour négocier la vente de Rafale et d'une frégate FREMM. C'est Jean-Yves Le Drian et le général Al-Assar qui concluent la négociation à Brienne. Ce dernier donne son accord et accepte de soumettre le projet d'accord au président égyptien. La délégation égyptienne repart cette fois-ci au Caire avec un accord conclu avec le Trésor. Elle va le proposer au président égyptien, qui doit statuer très rapidement. La France a accordé des facilités à l'Egypte. Elle propose donc de prendre à sa charge 60% du crédit acheteur, le reste étant pris par un pool bancaire, notamment le Crédit Agricole. En outre, l'acompte sera payé à 50 % par l'Egypte et à 50 % par les banques.

Cela sent bon. Très bon même. Le PDG de Dassault Aviation, Eric Trappier, se permet même d'affirmer le 7 février dans "Le Figaro" que l'avionneur est en passe de "réussir le premier contrat export du Rafale", l'avion français de combat. "Quand la température monte, je reste très prudent. Je peux juste dire que nous sommes proches de réussir le premier contrat export du Rafale", confie Eric Trappier sans nommer le pays acquéreur potentiel. Un secret de polichinelle. Un jour plus tard, c'est autour de Jean-Yves Le Drian de vendre un peu plus la mèche. Il confirme dimanche 8 février la tenue de discussions "assez avancées" avec Le Caire pour la vente de Rafale.

"Il y a effectivement des discussions assez avancées avec l'Egypte mais elles ne sont pas conclues", a déclaré Jean-Yves Le Drian lors du Grand Rendez-vous Europe 1-iTELE-Le Monde. "Je prends beaucoup de précautions (...) j'espère que ça se fera", a-t-il ajouté.
Le 12 février, l'Egypte accepte le deal. C'est le général Al-Assar qui appelle jean-Yves Le Drian pour lui confirmer le l'accord définitif de Sissi. Le ministre participera à la signature de trois contrats au Caire le 16 février en compagnie des trois PDG, Eric Trappier (Dassault Aviation), Hervé Guillou (DCNS) et Antoine Bouvier (MBDA)


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Des terminaux satellites gonflables pour les Marines

Message par corsair le Lun 20 Juil - 20:20

Et donc : après le robot gonflable , voici les terminaux satellites gonflables de GATR technologies. La société (américaine) est spécialisée dans les terminaux satellitaires ultra-portables. Fondée en 2004, elle est issue de deux contrats SBIR (small business innovative recherche) américains, respectivement avec le Space and Missile Defense Command (SMDC) et les Air Force Research Labs (AFRL).



gatr

La société développe des terminaux gonflables, de diamètres allant de 1.2m (23 kg, rentrant dans un sac à dos de 75l) à 4 m pour les plus volumineux. Ils opèrent en bande Ku (pour la version de 1,2m), avec un débit de 2 à 10Mbps, ce dernier nécessitant une amplification supplémentaire. Les autres diamètres (typiquement 2,4m) opèrent dans les bandes Ku, Ka, C et X.

gatr2

Il s’agit en fait d’une innovation de design, avec un dome gonflable autour d’une parabole pliable – une idée simple, encore fallait-il la concevoir. La mise en service prend moins de 30 minutes. Après emploi, le système 2.4 m tient dans de simples valises (5 pour deux bandes, 2 si le système opère sur une seule bande).

gatr3

L’US Marine Corps vient de signer un contrat de 11 millions de $ pour acquérir 32 systèmes 2,4 m capables d’opérer en bandes X et Ku.


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Toujours plus loin dans l’interopérabilité entre les marines française et américaine

Message par corsair le Mar 21 Juil - 21:18



Dimanche 5 juillet 2015(divulgué le 20/7/15), le centre d’expérimentations pratiques et de réception de l’aéronautique navale (CEPA) a conduit au large de Djibouti une campagne d’homologation de l’aéronef de transport américain Boeing V-22 Osprey  sur le BPC Dixmude.

L’objectif recherché au travers de cette homologation est de renforcer l’interopérabilité entre les marines française et américaine. Le BPC Dixmude a pour cela accueilli durant quelques heures un V-22 de l’US Marine Corps du 15ème MEU, provenant de l’USS Essex. Le V-22 est un convertible, c’est-à-dire un croisement entre un avion de transport militaire et un hélicoptère. Sa conception à rotors basculants lui permet de décoller et d’atterrir verticalement. En 2014, pour la première fois, une série d’appontages avait été réalisée sur  les BPC Dixmude puis Mistral. Un spot d’atterrissage spécifique au V-22 avait ainsi été choisi, à proximité du spot hélicoptère n°1, puis expérimenté. A des fins de progressivité, les aéronefs n’avaient alors stationné que quelques minutes sur le pont d’envol. Cette fois, en plus des appontages désormais « classiques » qui ont été réalisés, l’équipe du CEPA a conduit toute une série d’expérimentations afin de démontrer la capacité du BPC à accueillir un V-22 à des fins opérationnelles : embarquer et débarquer du personnel, ravitailler et stationner sur le pont d’envol moteurs coupés.

L’enjeu était donc de taille.

Les équipes du pont d’envol, de la passerelle et de la sécurité ont été briefés par leurs homologues américains. Lorsque le V-22 s’est approché, les marins ont été impressionnés par l’imposante machine, qui est venue se poser sur l’avant du pont d’envol du BPC Dixmude. C’est un grand pas qui a ainsi été fait, sous le contrôle de l’équipe du CEPA venue de métropole pour l’occasion, et qui a pris place à la fois à bord du BPC et du V-22. Les présentations de l’aéronef se sont succédées,  suivies de mesures de températures sur le pont. Le posé final a été mis à profit pour débarquer du personnel et effectuer un ravitaillement rotors tournants, avant de couper les moteurs – une première sur un BPC français.

Cette opération a été un grand succès : toutes les mesures et manœuvres prévues par le CEPA ont pu être réalisées. Les experts pourront se prononcer sur l’homologation et le cadre futur de l’interopérabilité du V-22 sur BPC. Good Job !












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Pourquoi le Rafale Marine pourrait intéresser la marine indienne

Message par corsair le Mer 22 Juil - 21:01

22/07/2015

L’Inde est l’une des rares puissances à mettre en oeuvre au moins un porte-avions depuis plusieurs dizaines d’années. C’est en 1961, en effet, que l’INS Vikrant (ex-HMS Hercules) a été cédé par la Royal Navy à son homologue indienne.

Actuellement, l’Inde dispose de deux porte-avions, à savoir l’INS Viraat (ex-HMS Hermes), acquis dans les mêmes conditions que l’INS Vikrant, et l’INS Vikramaditya, construit pendant l’époque soviétique sous le nom de Baku, rebaptisé ensuite Admiral Gorshkov avant d’être proposé à New Delhi par Moscou, en 2004.



Gravement endommagé en 1994 par un incendie, ce navire a fait l’objet de lourds travaux de modernisation réalisés par le chantier Sevmach de Severodvinsk avant d’être remis à la marine indienne en 2013, après 5 ans de retard et d’importants surcoûts, la facture ayant atteint les 2 milliards de dollars, alors que le prix de vente était de 980 millions…

Cela étant, l’Inde entend concevoir ses propres porte-avions. C’est ainsi qu’un nouvel INS Vikrant a été officiellement lancée en août 2013, dans le cadre du programme « Indigenous Aircraft Carrier » (projet 71).

D’un déplacement de 40.000 tonnes pour une longueur de 262 mètres, l’INS Vikrant seconde version aura une configuration STOBAR (Short Take-Off But Arrested Recovery), c’est à dire qu’il aura un pont d’envol incliné afin de faire décoller ses appareils, qui seront des MiG-29K et des HAL Tejas Mk2 navalisé (du moins en théorie).

Mais le projet 71 prévoit la construction d’au moins 2 porte-avions. Et rien n’était définitivement arrêté au sujet de la configuration du second… La semaine dernière, la marine indienne a levé le voile sur ses intentions.


Ainsi, selon les spécifications révélées par la presse indienne, le 2e porte-avions construit localement affichera 65.000 tonnes pour une longueur de 300 mètres et devra pouvoir atteindre une vitesse maximale de 30 noeuds. Rien, en revanche, n’a été dit que le système de propulsion (nucléaire ou classique). Il aura en outre la capacité d’emporter 30 à 35 avions ainsi qu’environ 20 hélicoptères.

Quant à sa configuration, la marine indienne a opté pour un changement radical par rapport à ses capacités actuelles puisque ce porte-avions disposera de catapultes et de brins d’arrêt, c’est à dire il sera « CATOBAR » (Catapult Assisted Take Off But Arrested Recovery), comme les navires du même type américains et français.

La marine indienne a sollicité 4 industriels étrangers pour la mise au point de ce navire : Lockheed-Martin (alors que les porte-avions de l’US Navy sont construits par Huntington Ingalls Industries), BAE Systems, Rosoboronexport et DCNS. Ces derniers devront remettre leurs proposition le 22 juillet, c’est à dire dans un délai extrêmement court.

L’information a été confirmée par IHS Janes, qui a contacté un cadre de BAE Systems

Les industriels russes et britanniques n’ayant aucune expérience dans la construction de porte-avions en configuration CATOBAR, Américains et Français paraissent donc les mieux placés. Surtout les seconds… Car DCNS a déjà dans ses cartons un navire qui correspondrait presque aux exigences indiennes avec le PA2 (70.000 tonnes pour 283 m de long), c’est à dire le bâtiment qui aurait dû épauler le Charles de Gaulle…

À moins que la marine indienne souhaite doter son porte-avions de catapultes électromagnétiques EMALS, conçues par General Atomics. Si elle ne l’a pas précisé dans ses spécifications, cela peut toujours être une éventualité…

Quoi qu’il en soit, il se posera la question des avions qui seront mis en oeuvre par ce navire, futur INS Vishal mais pour l’instant appelé « Indigenous Aircraft Carrier-2″ (IAC-2).

Lors d’un catapultage, l’avion, dont le (ou les) réacteur(s) sont à plein régime, est emporté par un sabot fixé sur le train avant qui lui donne une accélération pouvant atteindre les 5G et une vitesse de 90 à 120 noeuds. Le MiG-29K est-il adapté à cet exercice?

Aussi, le choix des avions possibles se limite au F/A-18 Super Hornet de Boeing, au F-35C de Lockheed-Martin et au Rafale Marine de Dassault Aviation. Et cela même si le consortium Eurofighter et Saab ont indiqué avoir l’idée de « navaliser » le Typhoon et le Gripen. Seulement, il ne suffit pas d’ajouter une crosse d’appontage pour qu’un avion puisse opérer depuis un porte-avions!



En mars dernier, Dassault Aviation a en outre fait savoir que la marine indienne l’avait interrogé « sur la capacité du Rafale à aller sur un porte-avions ». La réponse, elle l’a eu lors de l’édition 2015 de l’exercice Varuna, lequel a vu la participation du groupe aéronaval constitué autour du Charles de Gaulle, en avril.





En outre, deux autres éléments plaident en faveur du Rafale Marine. D’abord, il y a le contrat portant sur l’acquisition d’un première tranche de 36 exemplaires de la version « classique » de cet avion destinés à l’Indian Air Force , qui ne devrait pas tarder à être finalisé]. Ensuite, selon des études et des simulations effectuées par Dassault Aviation, il serait en mesure de décoller de porte-avions dotés de tremplin, comme ceux en service dans la marine indienne. Mais encore faudrait-il réaliser des essais pour être catégorique.


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Un destroyer américain endommagé par l’explosion d’un de ses missiles

Message par corsair le Jeu 23 Juil - 20:32

Le destroyer américain USS The Sullivans de la classe Arleigh Burke a été victime d’un rare incident lors d’un exercice antimissile mené le 18 juillet dernier au large des côtes de la Virginie.



En effet, un missile SM-2 Block IIIA a explosé très peu de temps après avoir été tiré par le navire, douchant ce dernier d’une pluie de débris. Fort heureusement, l’engin était inerte, ce qui explique en partie la raison pour laquelle l’incident n’a pas fait de victimes à bord du destroyer, même si un incendie s’est toutefois déclaré à babord.

Le SM-2 a été mis en service au début des années 1990. Cet engin  a été conçu par Raytheon pour contrer les menaces aériennes. Il peut également être utilisé comme missile anti-surface.

Dans un communiqué, le Naval Sea Systems Command a précisé que l’USS The Sullivans était regagné la base navale de Norfolk pour faire l’objet d’une « évaluation » des dégâts. Une enquête sur le dysfonctionnement du missile a également été ouverte.

La dernière fois que la marine américaine a connu un incident du même ordre remonte à 1969. Cette année-là, un missile MK-32 Zuni s’était décroché d’une F-4 Phantom à bord du porte-avions USS Enterprise, ce qui entraîna une série d’explosions. Au moins 24 marins y perdirent la vie. Deux ans plus tôt, l’USS Forrestal avait subi exactement la même chose, mais avec des pertes humaines beaucoup plus élevées (134 tués, 21 avions détruits).


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Re: L'actu de la MARINE NATIONALE, de notre défense et de nos alliés

Message par corsair le Ven 24 Juil - 20:52

Au début du mois, le député François Cornut-Gentille a provoqué une petite polémique au sujet du coût de la participation du groupe aéronaval (GAN) constitué autour du porte-avions Charles de Gaulle à l’opération Chammal et donc à la coalition anti-État islamique (EI ou Daesh) emmené par les États-Unis.



En réponse à une question écrite posée en mars dernier par le député sur ce point précis , le ministère de la Défense a ainsi indiqué que ce coût avait été de 43,6 millions d’euros pour 8 semaines d’engagement.

« Les surcoûts associés à l’engagement du GAN durant ces 8 semaines ont été évalués à 24,6 M€, hors munitions, auxquels se sont ajoutés 11 M€ au titre des dépenses de personnel (soit un montant hebdomadaire moyen d’environ 4,5 M€), directement imputés au budget opérationnel de programme ‘Opérations extérieures’. Au cours de cette période, le coût des munitions consommées s’est élevé à près de 8 M€ », a ainsi détaillé le ministère de la Défense.

Mais « pour quelle valeur ajoutée opérationnelle? », avait alors demandé, via son blog,  M. Cornut-Gentille, étant donné que l’opération Chammal est encore en cours… Et sans porte-avions.

En août 2011, et alors que le Charles-de-Gaulle avait été engagé dans l’opération Harmattan, en Libye, la même question avait été posée par le journaliste Jean Guisnel. « L’envoi du porte-avions Charles de Gaulle au large de la Libye, quelques jours après le début des engagements, n’a jamais constitué un impératif opérationnel », avait-il écrit, en soulignant que le dispositif français reposait alors sur la base aérienne de Solenzara, ainsi que sur celles déployées à Sigonella (Sicile) et à La Sude (Crète), deux îles proches de la Libye.

Quoi qu’il en soit, un porte-avions est fait pour des opérations lointaines… Comme celle en cours dans le nord de l’Irak. Et, dans une seconde question écrite posée par M. Cornut-Gentille, le ministère de la Défense a souligné la plus-value opérationelle apportée par le GAN lors de son déploiement de 8 semaines dans le golfe arabo-persique.

En premier lieu, la mission du Charles-de-Gaulle au sein de la coalition  a été un signe fort censé souligné la détermination de la France à lutter contre l’État islamique.

« Cet engagement fort, reconnu et salué par nos alliés au sein de la coalition, a contribué à développer et à consolider des axes de coopération politique et stratégique majeurs, notamment avec les États-Unis d’Amérique », a ainsi fait valoir le ministère de la Défense.

En outre, poursuit-il, il a eu pour « effet de hisser la France au deuxième rang des contributeurs de la coalition dans le domaine de l’aviation de chasse, sans qu’il soit nécessaire d’aménager des infrastructures au sol ».

Cet argument n’est pas une suprise : un porte-avions est en effet à la fois un outil de projection de puissance et un instrument politique. « C’est 100.000 tonnes de diplomatie », disait Henry Kissinger. (42.500 tonnes pour le Charles de Gaulle).

Sur le plan strictement opérationnel, l’apport du GAN a permis de faire souffler les 9 Rafale de l’armée de l’Air basés aux Émirats arabes unis, qui étaient sollicités depuis 5 mois au moment de son arrivée dans le golfe. Ce qui a bien dû permettre de réaliser quelques économies

Ensuite, l’envoi quotidien d’une patrouille de deux Rafale M pour des missions de reconnaissance a « abouti à la constitution de 1.173 dossiers images en une quarantaine de jours, améliorant considérablement la capacité d’appréciation autonome de la situation par la France et facilitant la connaissance de la zone par les forces de la coalition », indique le ministère de la Défense.

Un autre argument avancé est que, avec la présence de deux officiers américains au sein du GAN, « la fusion du renseignement recueilli par les capteurs français et par ceux de la coalition a permis l’ouverture de nouveaux canaux d’échanges concernant prioritairement la situation terrestre en Irak ».

Enfin, conclut le ministère de la Défense, les « missions de surveillance et de contrôle » du théâtre des opérations, effectuées quotidiennement par l’unique avion de guet E2C Hawkeye ont « complété celles accomplies à partir des bâtiments américains et du centre spécifique implanté au Koweït ». Ainsi, elles « ont largement contribué à assurer la permanence d’une fonction indispensable pour la conduite efficade des opérations aériennes ».

Et cela d’autant plus, mais la réponse donnée au député ne le dit pas, le GAN a assuré la permanence des capacités aéronavales de la coalition pendant la relève du porte-avions USS Carl Vinson par l’USS Theodore Roosevelt.


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Le constructeur naval DCNS a dévoilé ses orientations stratégiques

Message par corsair le Dim 26 Juil - 18:24

En 2009, le constructeur naval DCNS, alors dirigé par Patrick Boissier, avait lancé le plan « Championship » avec l’objectif de doubler, d’ici 2018, son chiffre d’affaires, pour le porter à 5 milliards d’euros, notamment en étant plus performant à l’exportation et en misant sur le nucléaire civil et le développement des énergies renouvelables.

Six ans plus tard, Hervé Guillou, qui a pris les rênes du constructeur naval il y a un an, a dévoilé un « Plan de progrès », dont les objectifs sont quasiment identiques à ceux fixés par son prédécesseur.



La Fremm Tahia en route pour l'Egypte

Il faut dire que DCNS connaît une période délicate, avec des résultats tombés dans le rouge en 2014, le groupe ayant affiché une perte de 336 millions d’euros pour un chiffre d’affaires de 3,06 milliards (en repli de 7,4%). Et cela en raison de difficultés concernant « les activités de diversification dans l’énergie, essentiellement dans le nucléaire civil, ainsi que sur certains programmes navals », dont celui du sous-marin nucléaire d’attaque (SNA) Barracuda.

Ainsi comme en 2009, l’objectif d’atteindre les 5 milliards d’euros de chiffre d’affaires en 10 ans a une nouvelle fois été affirmé. Et là encore, le groupe compte sur les exportations et les énergies marines renouvelables.

« Pour y parvenir, l’entreprise devra avoir une empreinte internationale forte et tirer la moitié de ses revenus de ses activités à l’étranger, contre environ 38% aujourd’hui », a expliqué M. Guillou, le 23 juillet. L’objectif est de faire grimper le chiffre d’affaires réalisé grâce aux exportations de 1,16 à 2,5 milliards d’euros.

Ainsi, le groupe entend renforcer son ancrage industriel dans les pays où il est déjà implanté, comme en Arabie Saoudite, où il assure la maintenance de 7 frégates et de 2 pétroliers ravitailleurs (programmes LEX, ERAV et AMWAJ) et en Égypte, à qui il vient de vendre une frégate multimissions (FREMM) et 4 corvettes Gowind. Sans oublier l’Inde, où la construction de 6 sous-marins Scorpène se poursuit et où il y a d’autres opportunités à saisir.

« DCNS saisira toutes les opportunités de coopérations locales pour accompagner les choix industriels de ses clients », a ainsi expliqué l’industriel, qui espère aussi placer des FREMM au Canada ainsi que des sous-marins Scorpène à l’Australie et à la Pologne.

Autre priorité : le secteur des énergies marines renouvelables. Le groupe compte faire passer son chiffre d’affaires dans ce domaine de quasiment zéro à au moins 750 millions (soit 15% à 20% de son chiffre d’affaires). Pour cela, il compte devenir l’un des spécialistes mondiaux de la production d’électricité grâce aux courants marins (hydrolien). D’où son achat, en 2013, de la société irlandaise OpenHydro.

S’agissant de l’éolien en mer, DCNS va poursuivre son partenariat avec Alstom en vue de développer une turbine flottante d’ici 2019. Enfin, le groupe devrait continuer ses travaux dans le domaine de l’énergie thermique des mers, qui, « potentiellement intéressant », demande « encore de lever des verrous technologiques importants ».

D’une manière générale, l’industriel a précisé vouloir « concentrer ses investissements » dans les activités liées à l’énergie.


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26/07/2015 negociation pour 2 corvettes sup

Message par corsair le Dim 26 Juil - 18:26

L'Egypte est en discussions avec la France pour acheter deux nouvelles corvettes, a indiqué samedi une source diplomatique française après des entretiens au Caire du ministre de la Défense Jean-Yves Le Drian.

Le groupe naval français DCNS a déjà conclu un contrat estimé à un milliard d'euros pour la livraison de quatre corvettes Gowind de fabrication française à l'Egypte.

"Il y a une offre pour deux corvettes supplémentaires. Les discussions sont en cours", a affirmé la source diplomatique sous le couvert de l'anonymat à la sortie d'une réunion entre M. Le Drian, le président Abdel Fattah al-Sissi et son homologue égyptien Sedki Sobhi.


Gowind-200 
DCNS 103m, 2150 tonnes Gowind corvettes sont directement dérivées de la conception avancées technologiques des nouvelles frégates multi-missions FREMM





Le ministre français a débuté samedi une visite de deux jours au Caire, quelques jours après la livraison des trois premiers avions de combat Rafale français à l'Egypte.

En début d'année, Le Caire a acheté à la France 24 Rafale et une frégate multi-missions, en demandant à ce qu'ils soient livrés le plus vite possible. Trois des Rafale et la frégate ont rallié mardi l'Egypte, pilotés par des pilotes égyptiens ayant reçu un entraînement en France.

Des entraînements pour la marine sont également envisagés et ont été discutés, selon un communiqué des services du Premier ministre égyptien, Ibrahim Mahlab.

Les 24 Rafale (16 biplaces et 8 monoplaces) font partie d'une commande de 5,2 milliards d'euros incluant également la frégate et des missiles, destinée à l'armée égyptienne.

Celle-ci mène depuis deux ans des opérations à grande échelle dans la péninsule du Sinaï pour tenter d'enrayer les attaques jihadistes visant les forces de l'ordre, qui se sont multipliées depuis que l'ex-chef de l'armée et actuel président Sissi a destitué en 2013 l'islamiste Mohamed Morsi.

Les discussions entre M. Le Drian et les responsables égyptiens ont aussi porté sur la crise en Libye voisine, alors que Le Caire craint l'ouverture d'un nouveau front sur son flanc ouest.

Profitant du chaos qui règne en Libye depuis la chute du régime de Mouammar Kadhafi en 2011, le groupe EI s'est implanté dans l'est du pays près de la frontière égyptienne.

"Nous avons souligné notre soutien pour la médiation menée par (l'envoyé spécial de l'ONU) Bernardino Leon", a indiqué la source diplomatique, en allusion aux efforts destinés à trouver une solution négociée au conflit.

Il incombe maintenant au Congrès national, le Parlement non reconnu par la communauté internationale, "d'accepter l'accord" proposé par M. Bernardino pour avancer vers une solution et "former un gouvernement d'union", a-t-elle ajouté.

En février, Le Caire avait envoyé ses avions bombarder les positions de l'EI en Libye après que l'organisation jihadiste y a revendiqué la décapitation d'une vingtaine de travailleurs égyptiens coptes.


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les adieux du Sirocco

Message par corsair le Sam 1 Aoû - 20:04

Dernière sortie en mer sur le Siroco
Le chalands de débarquement Siroco, qui a effectué une dernière sortie en mer avant son retrait du service actif au sein de la Marine nationale. Une journée placée sous le signe de l’émotion pour les 220 marins du TCD, commandé par le capitaine de vaisseau Jean-Marc Le Quilliec, mais aussi pour tous ceux qui ont servi à bord de ce bâtiment depuis son intégration au sein de la flotte française à la fin des années 90.





Quatre de ses sept anciens commandants était d’ailleurs à bord. Il y avait le contre-amiral Thierry O’Neill, premier pacha du Siroco (1997-2000), ainsi que le contre-amiral Jean-Marie Lhuissier (2000-2002) et le capitaine de vaisseau Pierre-Marie Delplanque (2002-2004). Ces trois officiers en deuxième section étaient accompagnés par le contre-amiral Olivier Coupry, qui a commandé le TCD de 2004 à 2006 et, après avoir passé trois ans à la tête des fusiliers-marins et commandos, deviendra en septembre commandant supérieur des Forces armées aux Antilles. Avant que le Siroco franchisse la rade de Toulon, une cérémonie s'est déroulée à bord, en présence du vice-amiral d'escadre Philippe Coindreau, commandant la Force d'Action Navale. 







Retrait prématuré du service et vente à une marine étrangère

Après cette dernière sortie à la mer sous pavillon français, le Siroco a été officiellement retiré du service actif et placé en complément. Après l’été, il passera en cale sèche afin de bénéficier d’un arrêt technique. Ces travaux permettront de remettre en état les installations et de préparer le TCD à son transfert vers une marine étrangère (certains matériels seront notamment débarqués). Le retrait du service du Siroco est en effet prématuré, le bâtiment disposant encore de 15 à 20 ans de potentiel. Normalement, il devait servir au sein de la Marine nationale jusque dans les années 2020 mais le dernier Livre Blanc sur la Défense a réduit de quatre à trois le nombre de grands bâtiments amphibies. Par conséquent, la flotte française ne va conserver que ses trois bâtiments de projection et de commandement (BPC) du type Mistral, la construction d’une quatrième unité ayant été abandonnée.



Dernier TCD français

Le Siroco est le dernier transport de chalands de débarquement français, un concept né avec la seconde guerre mondiale et qui, en raison du développement des opérations aéromobiles, a été remplacé par celui des BPC. Version améliorée de la Foudre, mise en service en 1990 et cédée en 2011 au Chili, le Siroco a été mis sur cale à Brest en octobre 1995 et a débuté sa carrière opérationnelle en décembre 1998. Long de 168 mètres pour une largeur de 23.5 mètres et un déplacement de 12.000 tonnes en charge, le bâtiment, capable d’atteindre la vitesse de 21 nœuds, présente une autonomie très importante, soit 11.000 milles à 15 nœuds. La propulsion, qui développe 15.290 kW, repose sur deux moteurs diesels MAN (ex-Pielstick).













16 ans d’opérations

Comptabilisant en moyenne cinq à six mois d’absence de son port-base par an, le Siroco a conduit, sur toutes les mers, des missions de tous types : opérations amphibies et aéromobiles, son cœur de métier mais également évacuation de ressortissants, transport opérationnel et assistance humanitaire.

Quelques dates à retenir dans la vie du bâtiment :

janvier 1999 : Un mois après son admission au service actif, le Siroco part pour sa première opération Corymbe en Afrique de l’Ouest. En 16 ans, il participera 10 fois à cette mission, qui constitua son premier mais aussi son dernier déploiement, le TCD étant rentré d’Afrique au mois d’avril.  

Juin 1999 : Mission Trident (Kosovo). Le bâtiment  transporte entre Toulon et la Grèce un escadron de chars Leclerc et des soldats de la légion étrangère, de l’infanterie de Marine et la gendarmerie qui participent à  la force armée multinationale OTAN (KFOR). Ses capacités font de lui un vecteur efficace pour les missions de transport opérationnel.

Septembre 1999 : Appareillage en urgence en direction du Timor Oriental dans le cadre de l’opération Santal qui vient d’être déclenchée. Il apporte un soutien humanitaire et logistique au profit de la Force Internationale pour le Timor Oriental. Son hôpital embarqué lui permet d’apporter une assistance essentielle aux populations locales.

8 février au 4 mars 2003 : Dans le cadre de l’opération Licorne en Côte d’Ivoire, le Siroco déploie des éléments de l’armée de Terre à Abidjan afin d’appuyer les forces déjà présentes.

Juillet / août 2006 : Opération Baliste au Liban. Au total, 13 000 ressortissants ont été évacués par voie aérienne et maritime. Le Siroco met en œuvre ses hélicoptères lourds et sa batellerie afin de livrer du fret, d’assurer plusieurs opérations de débarquement ainsi que l’hospitalisation et les soins aux blessés.

Janvier à mars 2010 : A la suite du tremblement de terre qui a secoué Haïti, le Siroco est dépêché pour venir en aide à la population. Après avoir chargé du fret, des hommes et des véhicules, le Siroco utilise ses moyens amphibies et aériens pour débarquer son aide. Ses marins prêtent ensuite main forte aux organisations humanitaires et le Siroco traite les blessés grâce à son hôpital embarqué.

Décembre 2013 à avril 2014 : Commandement français de l’opération Atalante. Neuf nationalités et plus de trente personnes composent l’état-major de la Task force 465, dirigé par le CA Hervé Bléjean, à bord du Siroco.

Novembre et décembre 2014 : Le Siroco participe à l’opération Chammal, en apportant des pièces de rechange et des munitions pour les aéronefs déployés.

Février à mai 2015 : Le Siroco effectue sa dernière opération Corymbe. Celle-ci a été marquée notamment par la conduite d’entrainements communs menés par le Siroco et le CDT Bouan avec les marines européennes patrouillant dans le golfe de Guinée. Le Siroco a également accueilli plus de soixante-dix élèves de l’Ecole Nationale à Vocation Régionale de Bata pour une corvette d’instruction de dix jours.

Aurevoir Sirocco immolé sur l'hotel des economie


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01/08/2015 BPC russes : Un accord trouvé entre Paris et Moscou?

Message par corsair le Sam 1 Aoû - 20:07

b]Dans le dossier des deux Bâtiments de projection et de commandement (BPC) de type Mistral commandés auprès de la France par la Russie en 2011 pour 1,2 milliard d’euros, chaque information est à prendre avec précaution étant donné que des discussions sont en cours entre Paris et Moscou afin de trouver un accord visant à annuler le contrat.[/b]



Pour rappel, en raison de la situation dans l’est de l’Ukraine, où la Russie est accusée de soutenir les séparatistes opposés aux forces gouvernementales, le président Hollande a décidé, l’automne dernier, de surseoir « jusqu’à nouvel ordre » à la livraison du premier BPC destiné à la marine russe, en l’occurence le Vladivostok. Idem, par conséquent, pour le second navire, appelé le « Sébastopol ».

Si l’on en croit Vladimir Kojine, le conseiller pour la coopération militaire et technique du président Poutine, un compromis aurait été trouvé entre les deux parties après plusieurs mois de négociations, menées, côté français, par Louis Gautier, le secrétaire général pour la défense et la sécurité nationale.

« Les négociations sont déjà entièrement achevées, tout a déjà été décidé – et les délais, et la somme », a en effet déclaré M. Kojine, rapporte Ria Novosti. « J’espère que d’ici peu nous signerons l’accord sur la résiliation du contrat et la somme que la France devra nous rembourser y sera alors mentionnée », a-t-il ajouté.

Le montant des compensations que Paris devra verser s’élèverait à près de 1,16 milliards d’euros, selon l’édition de ce jour du quotidien russe Kommersant, qui s’appuie sur des sources du « complexe militaro-technique russe ».

Ce total couvre les sommes déjà versées par Moscou ainsi que, probablement, le remboursement de frais divers, comme la construction d’installations nécessaires pour accueillir les deux navires commandés. Toujours d’après le journal, l’accord devrait être signé au début du mois d’août.

Cependant, on ignore encore si l’accord permettra à la France de céder ces deux BPC à un autre client, c’est à dire si la clause de non-réexportation a été ou non levée. « Sans notre permission, ils ne pourront rien vendre du tout », avait prévenu, en mai, Dmitri Rogozine, le vice-Premier ministre russe.

En attendant, les deux navires dont la construction a été assurée par le chantier naval STX France à Saint-Nazaire, coût environ 1 millions d’euros par mois à DCNS en frais de surveillance, d’assurances et de maintenance. « Ces coûts pourraient encore augmenter si les Mistral sont immobilisés suffisamment longtemps pour qu’un remplacement d’une partie de leurs systèmes à bord devienne nécessaire », a même averti Hervé Guillou, le Pdg du constructeur naval, lequel mise sur une indemnisation de la Coface, une fois le dossier bouclé.

Quoi qu’il en soit, cette affaire n’a pas eu de retombées négatives sur les exportations françaises d’armement, contrairement à ce qui pu être avancé par certains responsables politiques. Depuis le début de cette année, les prises de commandes battent des records, leur montant total ayant dépassé les 15 milliards d’euros.


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Re: L'actu de la MARINE NATIONALE, de notre défense et de nos alliés

Message par corsair le Dim 2 Aoû - 16:34



Réaliser un programme industriel, qui plus est d’armement, à deux donne de bons résultats, quand on songe au Jaguar franco-britannique ou encore au Transall C-160 et à l’Alphajet franco-allemands.

L’équation se complique davantage quand un projet est lancé à trois mais pas insoluble… comme l’a montré le chasseur-bombardier Panavia Tornado. Mais au-delà, c’est quasiment mission impossible car il faut se mettre d’accord sur ce que l’on veut faire. Et c’est là que, souvent, pour ne pas dire presque toujours, les belles paroles et les bonnes intentions affichées se heurtent sur le mur des réalités.

« Il faut prendre les choses comme elles sont, car on ne fait pas de politique autrement que sur les réalités », a dit le général de Gaulle, lors d’un entretien télévisé. Et, en ce 2 août 1985, il a bien fallu prendre les choses telles qu’elles étaient au moment de discuter de l’avenir du programme d’avion de combat européen (ACE), qui devait associer la France, l’Allemagne (de l’Ouest), le Royaume-Uni, l’Italie et l’Espagne.

C’est en 1978 que Londres, Bonn et Paris décidèrent de lancer des études pour mettre au point un futur avion de combat commun. Mais, très vite, des divergences apparurent : les Britanniques cherchaient à remplacer leurs F-4 Phantom tandis que les Français envisageaient déjà un avion multi-rôles pour remplacer les Jaguar et les Mirage F1, voire, plus tard, les Mirage 2000.

Au cours de l’été 1980, le ménage à trois éclata, les besoins exprimés par les états-majors étant inconciliables. Un an plus tard, le Royaume-Uni lança le programme ACA (Agile Combat Aircraft) dans le cadre d’un consortium formé par British Aerospace, l’allemand MBB et Aeritalia, tandis que la France en fit de même avec le projet ACX. Pour autant, l’idée de concevoir un avion de combat européen ne fut pas pour autant abandonnée.

« Je souhaite vivement que le futur programme puisse être réalisé en coopération. Dès maintenant, je propose à nos partenaires étrangers de réaliser également en coopération la phase expérimentale dont je viens de parler », lança, devant les députés, en décembre 1982, Charles Hernu, alors ministre de la Défense, au sujet du lancement du projet de démonstrateur ACX.

Finalement, le programme ACA, pour s’aligner sur la position française, devint l’EAP (Experimental Aircraft Program) et le projet européen fut relancé. Mais, il va se résumer à une rivalité franco-britannique, avec l’Allemagne pour compter les points.



En 1983, les états-majors français, britannique, allemand, italien et espagnol rendirent leurs spécifications pour ce futur avion de combat européen. Puis, le 16 décembre de cette année-là, à Cologne, ils signèrent un avant-projet commun exprimant leurs besoins opérationnels, soit la fiche programme préliminaire (Outline European Staff Targets). Et cela, malgré les divergences entre les uns et les autres.

Un an plus tard, à l’issue d’une réunion ayant rassemblé les 5 ministres de la Défense concernés, un accord de principe fut trouvé. Il est alors question de « la nécessité de développer et de produire de façon conjointe un nouvel avion de combat européen pour 1995, ainsi qu’un moteur pour cet appareil ». Instructions furent données de « mener à bien » une « étude de viabilité technique et industrielle d’une durée de six mois ».

En réalité, ce compromis de Madrid ne régla pas les divergences de fond puisqu’il ne consista qu’à se mettre d’accord sur les performances du futur avion exigées par chacun. La partie française accepta cependant un avion plus lourd par rapport à ses besoins afin de faciliter les discussions, alors qu’elle souhaitait un appareil léger et maniable de moins de 9 tonnes  quand les Britanniques voulaient un intercepteur plus lourd (12 tonnes).

Les mois suivants, il restait à se mettre d’accord sur la motorisation de ce futur avion européen – la Snecma et Rolls Royce étant en concurrence – ainsi que sur le partage des tâches entre les pays concernés. Vaste programme… qui n’aboutit qu’à constater, encore une fois, les divergences, malgré la position plutôt conciliante de la France alors qu’elle revendiquait le « leadership » en raison du nombre d’appareils qu’elle avait l’intention de commander.

En octobre, la fiche programme préliminaire de l’ACE, basée sur l’accord de Madrid fut signée alors que les problèmes entre les 5 pays partenaires étaient encore loin d’être réglés. Il fut ainsi décidé de développer un appareil capable de mener des missions de défense aérienne et d’appui au sol (les premières étant prioritaires par rapport aux secondes)… Et la France se retrouva ainsi isolée, elle qui continuait à vouloir un avion polyvalent.

Cependant, au début de l’année 1985, l’Allemagne sembla amorcer un rapprochement avec la vision française… Mais ce ne fut qu’un pétard mouillé en raison des divisions au sein du gouvenement allemand (opposition entre le ministre des Affaires étrangères, Hans-Dietrich Genscher, et celui de la Défense, Manfred Wörner) sur ce dossier.

En outre, dans le milieu aéronautique français, des doutes au sujet de cette coopération européenne s’exprimèrent ouvertement, comme ceux du général Capillon, alors chef d’état-major de l’armée de l’Air. Le danger était alors de voir les industriels britanniques et allemands profiter de l’expérience française en matière d’avions de combat, notamment via les transferts de technologie que le programme ACE supposait.

« Les Britanniques nous ont invités à discuter autour d’une table comme ils invitent une dinde à Noël », disait-on, à l’époque, chez Dassault. 

En juillet 1985, lors d’une nouvelle réunion à Madrid, les 5 directeurs de l’armement des pays concernés par le programme ACE constatèrent une nouvelle fois leurs divergences. Clairement, l’Allemagne s’opposa frontalement à la France, avec un chef d’état-major de la Luftwaffe et ministre de la Défense qui menaçèrent de démissionner si Bonn s’alignait sur les positions françaises.

Le 2 août, une réunion de la dernière chance fut organisée à Turin, avec les mêmes protagonistes. Royaume-Uni, Allemagne et Italie imposèrent leurs vues, qui plus est non-négociables :  un avion d’au moins 9,75 tonnes (masse à vide) avec un moteur de 9,2 tonnes de poussée fourni par Rolls Royce et MTU. La France et l’Espagne furent « invités » à les rejoindre au plus tard avant le 15 août.

Le chef de la délégation française, le délégué général pour l’armement Louis Blanc, en informa Charles Hernu. Et, devant ce blocage évident où les « partenaires européens » tentèrent d’imposer à la France un avion qui ne lui convenait pas tout en profitant de son savoir-faire aéronautique, Paris décida de faire cavalier seul. L’Espagne, qui pendant un moment, sembla être sur la même longueur d’onde que la France, finira par rejoindre le triumvirat.

La suite est connue : la France développera le Rafale, un avion parfaitement multi-rôles, capable d’enchaîner des missions de supériorité aérienne, de reconnaissance, de dissuasion nucléaire et d’appui au sol tandis que l’EAP donnera lieu à l’Eurofighter Typhoon, qu’il est prévu de moderniser pour lui permettre d’utiliser de l’armement air-sol.





Photos + CorsairLe rafale demonstrateur, magnifique...et la Force etait en lui




le rafale devant le mirage 4000 demonstrateur,jamais construit











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Le Rafale prend son envol au-dessus du canal de Suez

Message par corsair le Jeu 6 Aoû - 22:01

Jeudi 6 août, trois Rafale aux couleurs égyptiennes devaient survoler le canal de Suez, comme le souhaitait le président Abdel Fattah Al-Sissi, pour inaugurer son agrandissement.
Ironie du sort, la première photo officielle du Rafale prise voici quelques années était celle où l’avion de chasse survolait les pyramides. « Je l’ignorais, jusqu’à ce que vous me l’expliquiez dans votre bureau », rappelait l’ambassadeur d’Egypte en France, Ebad Badawy, au PDG de Dassault Aviation, Eric Trappier, le 20 juillet, lors de la remise de ces appareils sur la base militaire d’Istres, dans les Bouches-du-Rhône. « Etait-ce un présage ? Je n’en sais rien, [mais] le Rafale survolera très prochainement ces mêmes pyramides, cette fois-ci sous le drapeau égyptien. »
En signant le contrat de 5,2 milliards d’euros, pour 24 Rafale, une frégate multimission Fremm et des missiles de courte et moyenne portée, Le Caire avait exigé la livraison rapide des premiers appareils. Pour satisfaire cette demande, Paris a prélevé des équipements sur ceux destinés aux militaires français.
C’est ainsi que la frégate Normandie, prévue pour la marine, a changé de pavillon pour devenir Tahya Misr (« vive l’Égypte »), le 23 juin. De même, six avions ont été pris sur les onze que devaient recevoir cette année les aviateurs français.




Cinq mois de négociation



« Ces Rafale contribueront à l’instauration de la paix et de la sécurité ainsi qu’à notre combat contre le terrorisme », affirmait l’ambassadeur d’Egypte. Face aux offensives de l’Etat islamique sur sa frontière avec la Libye et dans le Sinaï, Sissi a décidé, à l’automne 2014, de renforcer son armement en se tournant vers la France plutôt que vers les Américains. La négociation a abouti en à peine cinq mois.
Pour Dassault, le contrat égyptien est la première des trois annonces à l’exportation faites depuis le début de l’année : le groupe a vendu 24 avions au Qatar et finalise actuellement les négociations avec le gouvernement indien pour 36 appareils. Ces ventes marquent la fin de la malédiction pour cet avion.
Après le lancement de son programme en 1988, il a été mis en service en 2006, avec dix ans de retard. Jugé trop cher et trop sophistiqué, il a essuyé à six reprises des échecs à l’export aux Pays-Bas, en Corée du Sud, à Singapour, au Maroc, en Suisse et au Brésil. Seule la France, jusqu’ici, en avait acheté (137 livrés à fin 2014). L’avionneur espère un autre contrat d’ici à la fin de l’année. Les pays prospectés seraient la Malaisie et les Emirats arabes unis.


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Le TCD Siroco pourrait finalement passer sous pavillon brésilien

Message par corsair le Ven 7 Aoû - 21:00



On entend parfois, sur le ton de la plaisanterie, qu’il faut toujours attendre le contre-ordre avant d’exécuter un ordre… Le cas du le transport de chalands de débarquement (TCD) Siroco en donne un exemple…

Ce navire, désarmé par la Marine nationale, doit en être revendu pour environ 80 millions d’euros alors qu’il a encore récemment rendu service aux forces françaises en acheminant du matériel nécessaire à la base aérienne projetable (BAP) installée en Jordanie dans le cadre de l’opération Chammal.


Plusieurs pays étaient donc sur les rangs : le Chili, qui a acquis, en 2011, le TCD Foudre, désormais appelé « Sargento Aldea », le Brésil et le Portugal, par ailleurs très intéressé par le navire français dans la mesure où sa marine veut se doter de capacités amphibies auxquelles elle fut obligée de renoncer, il y a 4 ans,  en raison de coupes budgétaires.

En avril, l’on pouvait parier que le TCD Siroco rejoindrait le Portugal : Lisbonne avait en effet annoncé l’ouverture de négociations exclusives avec Paris en vue de son acquisition, qualifiée alors « d’occasion unique ».

Seulement, le 30 juillet dernier, le ministre portugais de la Défense, a annoncé que Lisbonne renonçait à cet achat tout en confirmant, cependant, l’intérêt de la marine lusitanienne pour un navire de ce type… mais pour un prix ne dépassant pas une enveloppe de 50 millions d’euros.

Outre l’aspect budgétaire, le TCD Siroco n’aurait pas été en mesure, selon les explications fournies par des responsables portugais, d’accueillir les hélicoptères EH-101, en raison de leur masse trop importante.

Du coup, la piste brésilienne, qui paraissait la plus « chaude » à un moment, revient en force. Selon IHS Janes, les autorités françaises auraient informé, le 31 juillet, leurs homologues brésiliennes qu’elles étaient prêtes à leur céder le TCD Siroco.

D’ailleurs, la Direction générale du matériel naval brésilienne, qui avait envoyé une délégation à Toulon, en décembre 2014, pour évaluer le navire, aurait même recommandé son acquisition. Et, selon un porte-parole de la Marine nationale sollicité par IHS Janes, « les négociations avec le Brésil progressent ».

Pourtant, l’on aurait pu penser que Brasilia, dont les finances ne sont pas au mieux, allait donner la priorité à la construction sous licence de deux navires amphibies dans le cadre du  » Programa de Obtenção de Navios Anfibios ». Pour rappel, si un accord est trouvé, ce ne sera pas la première fois qu’un ancien navire de la Marine nationale passera sous pavillon brésilien : ce fut le cas du porte-avions Foch, qui est désormais le Sao Paulo.


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BPC type Mistral. Le texte sur l'accord sera examiné à la rentrée par le Parlement

Message par corsair le Lun 10 Aoû - 21:09

Le texte sur l'accord pour le règlement du dossier Mistral sera examiné "dès la rentrée" par le Parlement qui reprend ses travaux le 14 septembre



« Nous recommençons nos travaux au début de la deuxième semaine de septembre. Très vite, dès la rentrée parlementaire, nous aurons à examiner ce texte », / RTL. 

« On connaîtra à la fois les conditions, sur quelles bases a été calculée cette indemnité, et on aura une discussion pour savoir ce que deviendront ces navires »

1,2 milliard d'euros

Paris et Moscou sont parvenus la semaine dernière à un accord sur l'épineux dossier des navires BPC Mistral, dont la livraison à la Russie avait été suspendue sine die en raison de la crise ukrainienne : Paris en récupérera la « pleine propriété » après avoir « intégralement » remboursé Moscou. 

Le ministre de la Défense avait indiqué que le montant exact de la somme versée par la France à la Russie serait « communiqué au parlement », soulignant qu'il serait inférieur au prix d'achat initial de 1,2 milliard d'euros.

Le président Français avait de son côté déclaré que « le Parlement français serait saisi d'un projet de loi pour ratifier cet accord » et que « les chiffres très précis seraient) dans le document parlementaire ».


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quand les cie française.....

Message par corsair le Mar 11 Aoû - 21:51

L’US Air Force a sélectionné le groupe français d’électronique Thlaes pour lui fournir des systèmes d’atterrissage aux instruments déployables (D-ILS, pour Deployable Instrument Landing System) qui permettent de guider avec précision des avions en approche finale par faible visibilité aux abords des pistes.



Le contrat, dont le montant est de 18,4 millions de dollars, prévoit la livraison de deux « unités représentatives de la production » (PRU), la formation, l’ingénierie et le soutien. En tout, l’US Air Force compte acquérir 38 systèmes au cours des prochaines années.

« Le système déployable D-ILS de Thales fournira des capacités équivalentes à celles des systèmes fixes pour les aérodromes tactiques et dans les régions présentant des conditions environnementales variées, comme les zones touchées par une catastrophe naturelle ou faisant l’objet d’opérations humanitaires », explique l’industriel français.

« Avec le système D-ILS de Thales, l’US Air Force bénéficiera de capacités d’approche de précision adaptables et résilientes, offrant une maintenance simple, que tous les aéronefs, équipés de systèmes ILS, qu’ils appartiennent aux forces interarmées, à la coalition ou à l’aviation civile, pourront utiliser dans le monde entier », a commenté Alan Pellegrini, le Pdg de la filiale américaine du groupe.


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17/08/15 Un patrouilleur colombien intégré à la force européenne anti-piraterie Atalante

Message par corsair le Lun 17 Aoû - 19:47

La piraterie maritime au large des côtés somaliennes et dans le golfe d’Aden a été considérablement réduite au cours de ces dernières années, grâce notamment à la présence de gardes armés à bord des navires civils et au déploiement dans la région de forces navales, comme celle de l’Union européenne, appelée EUNAVFOR Atalante (ou Atalanta). Ainsi, seulement 2 attaques ont été constatées l’an passé, contre 163 en 2009.



Encore récemment, et d’après son site Internet, la force navale européenne ne comptait que deux navires : le bâtiment amphibie espagnol ESPS Galicia et la frégate italienne ITS Libeccio. Et, depuis le 12 août, ces bateaux ont été rejoints par un patrouilleur… colombien, l’ARC 7 de Agosto.

Long de 80,60 mètres pour 13 de large et un déplacement de 1.723 tonnes, ce patrouilleur est entré en service au sein  de la marine colombienne en mars 2014. Conçu selon un design fourni par l’entreprise allemande Fassmer, il est mis en oeuvre par un équipage de 64 marins et peut disposer d’un hélicoptère Bell 412.

Comme l’explique Defensa.com, la participation de ce patrouilleur colombien à l’opération Atalanta a été « parrainée » par l’Armada espagnole « en vertu d’un accord de collaboration entre les deux marines ». En outre, une équipe de liaison de marins espagnols a été affectée à bord de l’ARC 7 de Agosto.

Pour Bogota, l’envoi de ce patrouilleur répond à deux objectifs : le premier est de montrer le pavillon colombien là où aucune marine sud-américaine n’a pris part à une quelconque opération tandis que le second vise, sans doute, à obtenir un appui européen dans les négociations de paix engagées avec la guérilla des FARC.

Pour rappel, le Conseil de l’Union européenne a prolongé, en novembre 2014, le mandat de l’opération Atalanta de deux supplémentaires, soit jusqu’au 12 décembre 2016. Outre le volet anti-piraterie, une autre de ses missions est de protéger les navires du Programme alimentaire mondiale (PAM).


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Le Centre de l'OTAN pour la recherche et l'expérimentation Maritime.....

Message par corsair le Jeu 20 Aoû - 20:10


nv Alliance


Le Centre de l'OTAN pour la recherche et l'expérimentation Maritime (CMRE) est configuré pour démarrer une campagne océanographique, Glisten 15, dans la mer Tyrrhénienne, au nord de l'île d'Elbe, en Italie à la fin de ce mois.
Glisten 15 est conçu pour tester de nouveaux capteurs et solutions pour la caractérisation de l'océan en utilisant des planeurs sous-marins.
Pendant la campagne, les scientifiques de la CMRE fonctionneront à bord de l'Alliance de l'OTAN navire de recherche en collaboration avec des chercheurs de neuf institutions partenaires de cinq pays de l'OTAN, dont le Canada, l'Italie, la Norvège, les États-Unis et au Royaume-Uni.




CMRE Glisten 15 scientifique chargé Yong-Min Jiang a dit: "Une connaissance plus approfondie de ce domaine pourrait être également bénéfique pour les communautés locales pour une protection plus efficace de l'environnement marin.
"Les données finales seront mis à la disposition de la communauté scientifique en vertu de la demande."
Selon CMRE, l'essai sera réalisé après cinq jours de tests d'ingénierie.
Les scientifiques seront responsables de la collecte de données acoustiques, océanographiques et géophysiques en utilisant les deux méthodes d'observation traditionnels et nouveaux. Il comprend les planeurs sous-marins et les plates-formes robotiques sous-marins sans pilote.

La campagne vise à tester l'état de préparation et la faisabilité des nouvelles charges utiles et des méthodologies de détection intelligents que le centre a développés pour améliorer les capacités actuelles de caractérisation de l'environnement de l'océan.
Dans le cadre de cette initiative, CMRE déploiera sept planeurs pour étudier les propriétés de la surface des fonds marins, colonne d'eau et la mer, et d'examiner la caractérisation des fonds marins à l'aide d'origine naturelle bruit ambiant qui est généré par les ondes de surface de la mer.
Glisten est partie de la connaissance de l'environnement et l'efficacité opérationnelle CMRE (Ékoé) programme qui vise à développer des solutions scientifiques et techniques aux prédictions de l'environnement de l'océan pour les nations et les marines de l'OTAN.


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La Marine Nationale réceptionne son 14e NH90

Message par corsair le Mar 25 Aoû - 18:09


La Marine a réceptionné 14 NH90 NFH sur les 27 commandés

La Marine Nationale a annoncé le 21 août 2015, la récéption de son quatorzième hélicoptère NH90 NFH, Caïman Marine. L'appareil a été livré le 17 Juillet la Marine Nationale puis transféré le 12 août à la flottille 33F de Lanvéoc. Ce NH90 est au standard Step B avec un "radar non numérique" selon le communiqué de la Marine Nationale.

La Marine Nationale a commandé 27 NH90. Cinq appareils sont actuellement en service au sein de la 33F. L'appareil est également en service au sein de la 31F basée à Hyères et du CEPA (Le centre d'expérimentations pratiques et de réception de l'aéronautique navale). 

Le Caïman Marine peut effectuer une pluralité de missions comprenant le sauvetage en mer, la lutte au dessus de la surface et la lutte anti sous-marine. Il peut être embarqué à bord des frégates de défense aérienne Forbin ou des frégates multi missions (FREMM). Pour la première fois en 2015, un Caïman Marine a d'ailleurs été embarqué à bord de la frégate Chevalier Paul pour une mission opérationnelle. L'appareil a contribué à la sécurisation du groupe aéronaval déployé dans l'océan indien et dans le Golfe.


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Un premier Rafale aux couleurs de l’escadron 2/4 La Fayette

Message par corsair le Dim 30 Aoû - 14:10

Le prochain escadron de l’armée de l’Air à être doté de Rafale sera le 2/4 La Fayette, actuellement équipé de Mirage 2000N. Or, avec les 24 avions de ce type commandés par l’Égypte, la montée en puissance de cette unité des Forces aériennes stratégiques (FAS) est tendue.



« Sur les six Rafale biplaces prélevés au profit de l’Égypte, trois étaient destinés à cet escadron. Pour qu’il n’y ait pas d’impact sur la montée en puissance de l’escadron, il faut donc que trois Rafale nous soient livrés en 2017″, avait expliqué, au printemps, le général Denis Mercier, le chef d’état-major de l’armée de l’Air (CEMAA).

« La montée en puissance de cet escadron, est particulièrement délicate à gérer, car les qualifications nucléaires des équipages et des mécaniciens se périment assez rapidement », avait encore souligné le CEMAA. « Nous avons ajusté notre plan de formation – qui doit tenir compte du tuilage entre l’escadron de Mirage 2000N et le nouvel escadron de Rafale, ce qui est indispensable pour maintenir notre posture de dissuasion – et avons décalé les qualifications de certains de nos aviateurs », avait-il expliqué.

En outre, l’EC 2/4 La Fayette quittera Istres pour Saint-Dizier, où seront regroupés tous les Rafale B au sein de la 4e Escadre de Chasse.
Justement, à l’occasion de la prise d’armes marquant la renaissance de cette dernière, un premier Rafale B aux couleurs du La Fayette a pu être photographié.

« La cérémonie d’aujourd’hui a officialisé la recréation de la 4e escadre de chasse. Le retour du niveau escadre est un symbole fort et concret de la mise en œuvre du plan Unis pour ‘Faire Face’. […] En ayant fait le choix d’affecter progressivement tous les Rafale biplaces, ici, à Saint-Dizier, nous avons fait un choix rationnel sur le plan du soutien technique. Ainsi, la montée en puissance du 2e escadron Rafale participant à la mission nucléaire, le 2/4 La Fayette, se fera ici, au sein de la 4e escadre. […] Le premier Rafale aux couleurs du La Fayette que nous avons tous pu admirer sur le parking est le signe concret du début de cette transformation », a déclaré le général Antoine Creux, le major général de l’armée de l’Air.



Proposition du forum pour palier momentanément au manque de l'armée de l'air, dans l'esprit de La Fayette

Avec une petite contribution L'Hermione qui a terminé sont périple est disponible, et elle a une grande expérience des USA  et 32 canons... une escadre à elle tout de seule.... pour les reacteur, il faudra faire quelques modifs


Après transformation


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La mise à flot d'une frégate de DCNS reportée

Message par corsair le Dim 30 Aoû - 14:11



La direction du groupe DCNS de Lorient a dû annuler ce matin la mise à flot de la frégate Fremm Auvergne, du fait d’un mouvement de grève
. .

Des dizaines de salariés se sont réunis sur le pont Gueydon, dans l'Arsenal, aux entrées du chantier naval.

La direction de DCNS mène des négociations pour un plan global de performance, dont le but est d’améliorer la rentabilité économique du groupe.

Des représentants de la CGT se sont mobilisés samedi matin contre ce projet.

Manifestation nationale le 8 septembre

Les négociations entre la direction de DCNS et les délégués syndicats sont prévues le 8 septembre.

Date à laquelle les syndicats organisent une manifestation nationale dans plusieurs chantiers du groupe.

A Lorient, les syndicats souhaitent poursuivre les mobilisations jusqu’à mercredi.

La mise à flot reprogrammée

Plus de cent personnes étaient présentes samedi matin pour mettre à flot la frégate Fremm Auvergne (frégate multi-missions, construite par la DCNS Lorient).

Mais face au mouvement syndical, la direction a décidé de reprogrammer la mise à flot dans les prochains jours.


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Memoire : une legende, exemple de jeunesse ; de ceux qui ont fait ce que nous sommes

Message par corsair le Dim 30 Aoû - 17:15

À 24 ans, Roger Vandenberghe avait déjà derrière lui un grand passé de soldat. Adjudant-chef, il était chevalier de la Légion d’Honneur, titulaire de la Médaille Militaire et de 15 citations, dont 6 à l’ordre de l’armée. Sans compter les blessures reçues au combat : 12 au total!



La vie n’a pas été tendre avec Roger Vandenberghe, né à Paris le 27 octobre 1927 dans un milieu extrêmement modeste. Son père, invalide de guerre d’origine belge étant atteint de turberculose, sa mère, juive espagnole, a du mal à faire vivre la petite famille, d’autant plus qu’elle tombe malade à son tour. Aussi, en 1932, il est placé, avec son frère aîné, Albert, à l’assistance publique.

Après trois années difficiles en internat, les deux frères sont confiés à deux familles de cultivateurs du village de Castillon d’Arthez, dans le Béarn : Roger est placé chez les Lacomme et Albert chez les Lafitte.

Les deux enfants peuvent alors s’épanouir. Seulement, Roger donne du fil à retordre à ses instituteurs : à la salle de classe, il préfère battre la campagne, se livrer au braconnage ou encore participer aux travaux des champs.

En septembre 1939, Roger et Albert perdent leur père, victime de la tuberculose. Leur mère, raflée par les nazis en 1943, meurt en déportation. Un an plus tard, les deux frères entrent dans la Résistance et rejoignent la Compagnie Peillon du Corps Franc Pommiès, qui, au niveau opérationnel, dépend directement du Bureau central de renseignements et d’action (BCRA), créé par le général de Gaulle à Londres. Ils prennent alors part aux actions de harcèlement des troupes ennemies dans les secteurs de Monein et d’Arthez de Béarn.

Après la libération du département, Roger est affecté à une unité de surveillance de la frontière franco-espagnole. Puis il rejoint plus tard le Corps Franc Pommiès à Dijon. Début 1945, en Alsace – il n’a alors que 17 ans – il obtient sa première citation à l’ordre du régiment pour avoir une mission de reconnaissance au cours de laquelle il a été blessé.

À la fin de la guerre, il décide de s’engager dans l’armée. Comme son aîné. Il est alors affecté avec les galons de caporal à la 2e compagnie du 49e Régiment d’Infanterie (RI) avant de se porter volontaire, avec son frère, pour l’Indochine, où le Vietminh vient de lancer ses opérations.
En janvier 1947, les frères Vandenberghe embarquent avec le 1er Bataillon du 49e Régiment d’Infanterie de Bayonne à destination de l’extrême-Orient. Douze jours après son arrivée, Roger s’illustre à nouveau et obtient une nouvelle citation – sa première en Indochine. Il fait alors preuve de courage à toute épreuve. Et d’audace aussi.

« Exemple de soldat toujours présent pour les postes difficiles en même temps que meneur au combat. A été depuis le début des opérations dans le secteur de Tourane, volontaire pour toute les missions. S’est particulièrement fait remarquer le 14 février 1947, devant le village de Mienh Beng, en continuant à avancer et à tirer debout sous le feu des défenseurs du village », dit le texte de cette citation

Le 49e RI étant dissous, Roger et Albert sont mutés à la 10e compagnie du 6e Régiment d’Infanterie Coloniale (RIC) et commandent chacun une section de supplétifs indochinois. L’un et l’autre se font remarquer par les succès qu’ils obtiennent sur le terrain.

Le 6 janvier 1948, Roger subit un coup dur : Albert, 22 ans et demi, titulaire de la Médaille Militaire et de 6 citations, est tué au cours d’une opération à Ha Dong. Dès lors, sa détermination n’en sera que davantage renforcée.

Muté à la 5e compagnie du 6e RIC, le sergent Roger Vandenberghe multiplie les opérations audacieuses avec sa section de supplétifs. Chargé le plus souvent d’effectuer des missions de reconnaissance, avec une certaine liberté d’action, il s’infiltre dans les lignes de l’ennemi, assimile les modes opératoires de ce dernier et développe ses propres tactiques d’une manière empirique. Sa réputation, excellente, est vite établie, ce qui ne va pas sans susciter quelques jalousies…

Mais, en février 1949, il s’en faut de peu pour que le jeune sergent soit tué au combat : touché à la poitrine – une balle a manqué d’atteindre le coeur -, il est rapatrié en France. Il est fait chevalier de la Légion d’Honneur à l’âge de 21 ans.



Après plusieurs mois de convalescence, Roger Vandenberghe retrouve l’Indochine et accompli de nouveaux faits d’armes. C’est ainsi qu’en 1951, à la tête de sa section, il ira récupérer le corps du lieutenant Bernard de Lattre de Tassigny, tué à l’ennemi lors de l’attaque de Ninh Binh.

Plus tard, le père de Bernard, le général de Lattre de Tassigny, alors commandant le Corps expéditionnaire français en Extrême-Orient, décide la création des commandos Nord-Vietnam. Il s’agit de mettre sur pied des unités légères avec des supplétifs, encadrés par des sous-officiers et des officiers français. L’objectif est de porter des coups au Vietminh en employant les mêmes méthodes que lui.

Ainsi, 8 commandos sont d’abord créés. Leur nombre montera jusqu’à 45 au total, dont le commando n°24, confié à l’adjudant-chef Roger Vandenberghe. Ce dernier peut compter notamment sur deux proches : les sergents Puel, un Béarnais issu, comme lui, du 49e RI, et Tran Dinh Vy, un ancien instituteur qui finira, plus tard, colonel de la Légion étrangère.

Ce commando n°24 multiplie les raids en territoire ennemi, ce qui lui vaut rapidement une solide réputation. Pour ce type de missions, menées dans les environs de Nam Dinh, Ninh Binh et Phu Ly, les hommes de Vandenberghe portent une tenue noire comme celle des paysans indochinois, également adoptée par le Vietminh. Et cela afin de créer de la confusion chez ce dernier… D’où le surnom donnée à l’unité commandée par le jeune sous-officier : les « Tigres noirs ».

Parmi les coups de mains audacieux de l’adjudant-chef Vandenberghe, l’on peut citer celui où, s’étant fait passer pour prisonnier de ses propres hommes déguisés en soldats du Vietminh, il a attaqué un PC ennemi après avoir parcouru plusieurs kilomètres en territoire hostile. Les documents récupérés à cette occasion renseigneront les forces françaises sur les préparatifs d’une grande offensive planifiée par l’état-major du général Giap.

« Semant à chaque fois la panique chez 1′adversaire auquel il ne laisse aucun répit, le Commando Vandenberghe lui a infligé en quatre mois des pertes s’élevant à 193 tués et 25 prisonniers. lia récupéré en zone vietminh 8 mortiers, 2 pistolets mitrailleurs, 19 fusils, 5 pistolets, 250 mines, de nombreuses grenades et des documents importants (…). Unité d’élite, d’une ardeur et d’un esprit offensif rarement égalés a contribué à créer en zone Sud un complexe de supériorité générateur de succès et a affirmé au Tonkin la doctrine des troupes de choc de la Première Armée Française », peut-on ainsi lire dans une citation à l’ordre de l’armée attribuée aux « Tigres Noirs » en septembre 1951.

Cependant, recruter des supplétifs ou parmi d’anciens combattants vietminh faits prisonniers n’est évidemment pas sans risque. Et l’adjudant-chef Vandenberghe, qualifié de « meilleur soldat d’Indochine » par de Lattre, le paiera de sa vie.
Le 5 janvier 1952, le sous-lieutenant Nguien Tinh Khoï, fait prisonnier quelques mois plus tôt alors qu’il servait dans les rangs vietminh avant de rejoindre le commando n°24, assassine l’adjudant-chef Vandenberghe de la plus lâche façon qui soit en lui tirant dessus dans son sommeil. Le sergent Puel connaîtra également le même sort.

« Jeune chef de guerre de 24 ans, au passé légendaire d’un courage hors de pair et frisant parfois la témérité, qui a porté de rudes coups aux rebelles au cours de quatre ans de séjour dans le Nord Viet-Nam, à la tête de son commando, dont il avait fait un magnifique instrument de combat grâce à sa valeur personnelle et son sens du commandement. (…) Restera pour tous un magnifique exemple de devoir et d’abnégation poussé jusqu’au suprême sacrifice », peut-on lire dans le texte de la citation qui lui sera décernée à titre posthume.


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