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News sur la navale mondiale (les chantiers de constructions navales-dont chantiers STX stNaz)

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Re: News sur la navale mondiale (les chantiers de constructions navales-dont chantiers STX stNaz)

Message par corsair le Lun 19 Déc - 7:17

18/12/2016 - traduc auto



Gênes - Changement à la tête, avec un certain mécontentement, que les personnes impliquées amortissent immédiatement. Ferdinand Garre, à Genova Industrie Navali (Gin), est le nouveau président de la section de la construction navale de Confindustria Genova. L'entrepreneur, partenaire Marco Bisagno, que l'association de génoise industrielle est vice - président en charge du port, prend le relais de Bruno Guglielmini, au chantier naval Amico & Co. "Je suis prêt à travailler pour le bien de ce secteur et de la ville. La mienne était une nomination partagée avec toute l'association, il n'y a aucun problème avec ceux qui m'a précédé », dit le nouveau président. Nancy, même si Guglielmini, après qu'il se écarta pour le rôle de commandement, il n'a même pas été nommé au sein du conseil de l' industrie: ni lui , ni un représentant de son entreprise. "Tout le monde est libre de faire ce qu'il veut, nous respectons les décisions de tous," ajoute Garre. Le socio Marco Bisagno restent en tant que président de l'industrie de la construction navale pour l'exercice biennal 2016-2018, après avoir pris il y a quelques jours un poste qu'il avait occupé dans le passé.

Selon des sources proches du dossier, y compris Amico & Co et Gin, ces derniers temps , serait né quelques désaccords, après le chantier dirigé par Alberto Amico a présenté son projet d'expansion qui prévoit de créer un maxi polo réparations pour les grandes unités plaisir. Idée, selon les rumeurs qui ont fui du secteur, ce qui aurait alerté les entrepreneurs Garre et Bisagno, préoccupés par un possible Amico & Co. expansion dans des zones potentiellement pertinentes pour eux, ainsi que dans une entreprise dans laquelle les deux sociétés ont des affaires dans la ville. «Il n'y a pas de controverse sur la nomination des Garre, d' accord, je lui souhaite de bien faire», a déclaré Guglielmi. Il ajoute: "Après un peu d'années signifie que je vais prendre une pause, bien que, en dépit de ne pas avoir des positions dans les chantiers navals de section, notre entreprise fait partie de la Confindustria et croit fermement en partenariat."


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STX France : Trois candidats, trois projets

Message par corsair le Mar 20 Déc - 8:25

20/12/2016

STX France : Trois candidats, trois projets


Qui sont les trois candidats à la reprise des chantiers de Saint-Nazaire ? Pourquoi veulent-ils racheter l’entreprise ? Quels sont leurs ambitions et leurs projets ? Quelles menaces pèsent au-dessus du dernier grand constructeur civil français ? L’Etat a-t-il réellement les moyens de s’opposer à une offre indésirable ?



Dans une semaine, les repreneurs potentiels de STX France devront avoir remis leurs offres au tribunal de Séoul, juridiction en charge de la restructuration STX Offshore & Shipbuilding. Plombé par l’effondrement des commandes de navires civils, gravement endetté et sous tutelle de ses banques créancières depuis 2013, le groupe sud-coréen, qui détient 66.66% des chantiers nazairiens, vend ses actifs afin d’éponger ses dettes.

Un consortium emmené par le Néerlandais Damen et comprenant aussi les armateurs MSC et RCCL, principaux clients de Saint-Nazaire, est sur les rangs, de même que le constructeur italien Fincantieri et le groupe asiatique Genting Hong Kong.

La date de dépôt des dossiers pour le rachat de STX France est pour le moment fixée au 27 décembre, sachant que le juge pourrait rendre son avis à partir du 3 janvier. Un calendrier avec lequel il faut évidemment être prudent, d’autant que, légalement, le tribunal ne doit notifier début janvier que sa préférence pour l’une des offres.
Son porteur devra ensuite suivre une procédure légale complexe afin entre autres d’apporter toutes les garanties de financement nécessaires. C’est seulement si toutes les étapes de ce processus - qui pourrait prendre plusieurs semaines – sont franchies que la vente pourra avoir lieu.

Et encore, selon le candidat retenu, des complications peuvent survenir, voire un blocage de la cession par l’Etat français au cas où le repreneur désigné serait perçu comme représentant une menace pour les intérêts du pays. Alors que le consortium emmené par Damen semble avoir une certaine préférence dans l’Hexagone, il semblerait très difficile, pour des questions diplomatiques notamment, de s’opposer à une reprise par Fincantieri. En revanche, il y a tout lieu de penser que l’Etat ferait barrage à Genting, considéré et de loin comme le candidat le plus dangereux.

Le rejet du groupe asiatique est d’ailleurs assez global sur le terrain, où des élus locaux aux syndicats, on fustige de manière quasi-unanime une telle possibilité. Quant à Fincantieri, il n’est pas loin de susciter la même défiance, en particulier du fait de sa récente alliance avec les chantiers chinois. Malgré les efforts déployés ces dernières semaines par les Italien pour rassurer, celle-ci reste perçue comme un danger majeur.

Quant au trio Damen/MSC/RCCL, s’il soulève certaines questions, la plupart des acteurs impliqués dans le dossier y voient au moins un mérite : il se présente comme plus rassurant et symbolise une continuité, donc évite de faire un saut dans l’inconnu.

Evidemment, ce ne sont pas les avis français qui président à la décision du juge coréen, mais celui-ci peut en tenir compte afin d’écarter des complications à même d’obérer une conclusion rapide de la vente.

a suivre postage en cours


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STX France : Trois candidats, trois projets / suite

Message par corsair le Mar 20 Déc - 20:04

Comment l’Etat peut s’apposer à un repreneur indésirable ?

A priori, le scénario d'un blocage de la vente de STX France par l'Etat ne pourrait concerner que l’hypothèse Genting, repreneur dont personne ne souhaite dans l'Hexagone. Considéré comme un prédateur, le groupe asiatique se verrait probablement opposer un refus du gouvernement. La loi dite « Montebourg » qui permet en théorie d’empêcher la reprise d’une entreprise française considérée comme stratégique par des intérêts étrangers a souvent été mise en avant. Mais après mûre réflexion au sein des services de Bercy, elle semble en fait compliquée à mettre en œuvre dans le cas de STX France. Devant une cour arbitrale internationale, il serait par exemple difficile de justifier le blocage de la vente d’une participation déjà détenue par un groupe étranger, asiatique qui plus est. L’Etat peut, néanmoins, tenter cette carte, ne serait-ce que pour son effet dissuasif. Car, même si elle ne pouvait in fine être mise en œuvre, elle entrainerait un gel du processus de vente et une période plus ou moins longue de bataille juridique. Or, la Corée du sud est pressée d’en finir avec le dossier STX, d’autant que chaque jour qui passe, c’est un peu plus d’argent injecté à perte dans le groupe par les banques du pays. Le spectre d’une coûteuse opposition des autorités françaises pourrait donc inciter les Sud-coréens à privilégier les autres dossiers, même si les montants ne sont pas aussi élevés. Mais rien n’est évidemment gagné.

Le pacte d’actionnaire plus fiable

En dehors de la loi Montebourg, l’Etat à une autre arme à sa disposition et, pour celle-ci, il n’y a aucun doute quant à son efficacité. Il s’agit du pacte d’actionnaires conclu en 2008 lorsque STX a repris les chantiers nazairiens à la faveur de son OPA sur le constructeur norvégien Aker Yards, qui avait lui-même racheté les ex-Chantiers de l’Atlantique à Alstom deux ans plus tôt. Afin de protéger les intérêts de l’entreprise, l’Etat était entré à hauteur de 33.34% dans son capital et avait imposé dans le pacte d’actionnaires un droit de préemption sur les parts des Sud-coréens (66.66%) si ceux-ci étaient amenés à les vendre. Ce qui est donc aujourd’hui le cas, laissant à la France la possibilité d’activer cette clause indépendamment des décisions du tribunal de Séoul.

Une valorisation qui a sensiblement augmenté


Toutefois, si l’Etat préempte les parts de STX, il devra les racheter au prix de l’offre retenue par le juge coréen, qui sera probablement la plus élevée. Le montant n’est pas connu mais on sait que la valorisation de STX France, dont le carnet de commandes a explosé en deux ans, a significativement augmenté. Car la valeur du chantier, au-delà du critère traditionnel des performances économiques, fluctue aussi avec sa visibilité industrielle, aujourd’hui très importante. Mais une entreprise a surtout la valeur que ses repreneurs potentiels lui donnent en fonction de l’intérêt stratégique qu’elle représente. Or, STX France suscite de réelles convoitises, avec la présence de trois solides candidats, dont un, Genting, capable de mettre beaucoup d’argent sur la table. Au-delà de ses énormes capacités financières, le groupe asiatique a en effet une occasion unique de s’offrir l’outil idéal lui permettant de développer en propre les flottes des compagnies de croisière qu’il possède et dont la rentabilité permet un meilleur amortissement.

Par conséquent, lorsque l’on évoque la valeur de STX France, on ne parle plus en dizaines de millions d’euros, comme en 2014, mais plutôt en centaines de millions.

Rachat au même prix que l’offre bloquée

Si l’Etat était amené à user de son droit de préemption, il deviendrait immédiatement propriétaire à 100% du chantier. La perspective d’une nationalisation ayant toujours été rejetée de Matignon à Bercy, il conviendrait ensuite de vendre les anciennes parts sud-coréennes, en toute logique le plus rapidement possible. Mais à quel prix ? C’est toute la question, sachant que le montant dépendrait logiquement de celui de l’offre présentée par Genting. Or, si celle-ci est trop élevée, elle peut rendre caducs les projets de Fincantieri et du trio Damen/MSC/RCCL.

Plusieurs scenarii possibles

Dans ce cas, soit les candidats réévaluent leurs offres, soit ils jettent l’éponge, ou bien on assiste à une réorganisation des tours de table, avec l’arrivée de nouveaux acteurs, comme DCNS, susceptibles d’apporter le complément nécessaire. Dans le pire des cas, c’est-à-dire si tout le monde se retire, le groupe naval, dont l’Etat détient 65% aux côtés de Thales (35%), pourrait être sollicité avec d’autres organismes, comme la Caisse des Dépôts ou encore la BPI, pour reprendre les parts préemptées par l’Etat. Il n’y aurait néanmoins pas forcément urgence, les pouvoirs publics pouvant décider de se donner un peu de temps. Et, si le dossier devient trop complexe, les échéances électorales de 2017 pourraient s’inviter dans le processus, avec une perspective séduisante : laisser le problème être géré par le prochain gouvernement, quel qu’il soit. Dans l’attente, Saint-Nazaire resterait de facto une entreprise nationalisée.


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Trois candidats, trois projets / suite 2

Message par corsair le Mar 20 Déc - 20:15

D’autres synergies possibles avec le groupe

En outre, des synergies peuvent également être initiées avec les autres chantiers de Damen afin de produire des blocs que Saint-Nazaire ne peut fabriquer une fois ses capacités saturées. On se rappelle d’ailleurs que le chantier français a annoncé sa volonté, il y a quelques mois, de trouver des partenaires européens afin de réaliser tout ou partie des coques qu’il ne serait pas en mesure de construire, faute de place. Une perspective qui serait notamment valable pour des ferries ou de petits paquebots, par exemple des unités d’expédition, marché de niche assez actif actuellement sur lequel Damen a manifesté un vif intérêt. Les deux entreprises pourraient donc mettre en commun leur ingénierie et capacités industrielles afin de développer une activité commune sur ce secteur.

Des projets externes pour les bureaux d’études

Alors que les bureaux d’études nazairiens devront impérativement trouver du travail externe dans les années qui viennent, lorsque le chantier sera rempli par plusieurs séries de paquebots dont la conception sera achevée, un rapprochement avec Damen ne manque là aussi pas d’intérêt. Car les Néerlandais entendent bien mettre à profit les compétences en ingénierie de STX France pour travailler sur des projets au profit du groupe, notamment au niveau des navires à passagers. Cela, pour des constructions neuves comme des arrêts techniques d’unités en service, à l’image des travaux d’études que Saint-Nazaire avait réalisés lors du passage en cale sèche du paquebot Millennium à Brest et, l’an dernier, celui du Norwegian Epic.

Complémentarité sur les EMR

L’activité de Damen dans l’offshore, et notamment les énergies marines renouvelables (EMR), avec des produits complémentaires de ceux proposés par Saint-Nazaire, est également un atout. Là aussi, des coopérations peuvent voir le jour, non seulement pour décrocher de nouveaux contrats, mais aussi en termes de logistique. Saint-Nazaire, qui a développé une usine dédiée à la production de structures pour les EMR, en particulier des sous-stations électriques de champs éoliens offshore, devrait voir ses capacités saturées avec l’arrivée espérée comme prochaine des projets français. Or, sur le marché export, là où STX France a remporté ses premiers succès, la plupart des projets sont localisés en Europe du nord. D’où l’idée de s’appuyer sur les chantiers néerlandais de Damen, géographiquement proches de ces champs, pour réaliser des gains importants sur les coûts de transport des structures. Cela, en continuant de de prendre des commandes malgré une usine pleine, ce qui évite de déserter le terrain au profit de la concurrence, comme ce fut le cas avec une sous-station que Saint-Nazaire n’a pu prendre faute de place. Elle avait finalement terminé dans l’escarcelle de l’Espagnol Navantia, qui a ainsi bénéficié d’une première référence dans le secteur.

Le contrecoup de la crise du maritime


Sur le plan financier, Damen a comme la plupart des constructeurs, subi le contrecoup de la crise de l’offshore et du transport maritime, qui s’est traduite par un effondrement des commandes ainsi que de nombreux désarmements. Moins de bateaux à construire donc, mais aussi moins d’arrêts techniques pour les chantiers de réparation navale, les flottes s’étant réduites et de nombreux armateurs, en difficulté, ajournant des arrêts techniques. Quant au naval militaire, qui est l’une des activités les plus lucratives, il ne représente plus qu’autour de 10% de l’activité de Damen, la marine néerlandaise n’ayant actuellement aucun grand programme de constructions neuves. Un programme de nouvelles frégates en coopération avec la Belgique a, néanmoins, été récemment annoncé, la livraison des futurs bâtiments étant attendue au cours des années 2020.
En attendant, la situation de Damen est contrastée. Malgré un chiffre d’affaires qui a atteint 2.1 milliards d’euros en 2015 pour l’activité construction et 500 millions pour les chantiers de réparation, le groupe néerlandais n’est pas dans une forme olympique, ses performances financières étant en baisse continue depuis plusieurs années. Néanmoins, son activité multisectorielle lui permet quand même de résister et il est crédité d’un bénéfice supérieur à 70 millions d’euros en 2015, ce qui somme toute plutôt honorable dans le contexte actuel.

Un outil stratégique pour RCCL et MSC

Toutefois, alors que la valorisation de STX France a significativement augmenté en deux ans, Damen n’aurait sans doute pas eu les moyens de se lancer seul dans un rachat. Heureusement, il s’est trouvé de précieux et puissants alliés : RCCL, numéro 2 de l’industrie de la croisière et le géant familial MSC, en plein essor sur ce secteur et dont l’activité principale est le transport maritime conteneurisé, où il occupe le second rang mondial. Les deux groupes, qui ont prévu d’investir d’ici 2026 plus de 12 milliards d’euros à Saint-Nazaire dans la construction d’au moins 14 paquebots, sont évidemment concernés au premier chef par l’avenir du chantier. Ce dernier est même crucial pour ces armateurs puisqu’il porte une part essentielle de leur plan de développement au cours de la prochaine décennie. Pour mettre fin à l’incertitude pesant au-dessus de STX France, RCCL et MSC étaient même prêts, indiquent plusieurs sources, à reprendre directement l’entreprise. Mais l’Etat aurait exigé la présence dans le tour de table d’un acteur industriel. Damen s’est, ainsi, révélé compatible avec les intérêts des armateurs, qui ont dès lors très clairement fait leur choix en décidant de monter un consortium avec le groupe néerlandais. Ils permettent ainsi de soutenir fermement sa candidature et de lui apporter les moyens complémentaires à une acquisition qui ne se calcule plus en dizaines de millions d’euros, comme en 2014, mais en centaines de millions.

Damen, actionnaire de référence


Toutefois, Damen veut logiquement être l’actionnaire de référence, ce qui impose qu’il possède un peu plus que la minorité de blocage (33.34%), niveau auquel se trouve l’Etat français dans le capital de STX France. On peut donc en déduire que, selon le montage élaboré par le trio, le groupe néerlandais prendrait sans doute autour de 35% des parts de STX O&S, qui détient aujourd’hui 66.66% des chantiers nazairiens, alors que les armateurs se répartiraient le reste, soit autour de 15% chacun.

La question des clients au capital

L’engagement des deux principaux clients de STX France dans le capital des chantiers est évidemment de nature à rassurer quant à leur volonté de travailler sur le long terme avec lui. Mais cela pose aussi des questions, notamment chez les syndicats. La première est de savoir quel impact leur présence peut avoir sur les négociations commerciales, sachant qu’ils auraient dès lors une parfaite connaissance des marges de l’entreprise et que c’est son Conseil d’administration qui entérine les offres faites aux armateurs. Idem en cas de modification technique sur un navire en construction, ce qui arrive souvent dans l’univers des paquebots. Cela étant, les contrats en cours ont déjà été négociés et signés, ce qui solutionne dans l’immédiat d’éventuelles difficultés de cet ordre.

Les armateurs s’engagent sur 10 ans

Pour la suite, les armateurs ont fait savoir qu’ils n’entendaient pas « étrangler » financièrement le chantier, pour la bonne et simple raison qu’il est vital pour eux que le site continue de se fortifier, de moderniser son outil industriel et d’innover. Ce qui implique donc de lui laisser ses marges pour maintenir ses investissements. Quant aux emplois et aux salaires, RCCL et MSC, qui travaillent respectivement avec Saint-Nazaire depuis 1985 et 2001, connaissant trop bien la navale française pour ne pas savoir qu’il est impératif d’y préserver la paix sociale, tout conflit pouvant avoir des conséquences économiques immédiates. D’ailleurs, pour bien montrer leur volonté de s’engager durablement, ils ont accepté de demeurer au capital au moins 10 ans, c’est-à-dire 2027, au-delà donc des actuels programmes de construction de RCCL (2022) et même MSC, dont le projet World courre jusqu’en 2026. Alors que les armateurs n’ont normalement pas vocation à être actionnaires des chantiers qui construisent leurs bateaux, surtout une compagnie comme Royal Carribean qui est cotée en bourse, cela en dit long sur l’intérêt porté à Saint-Nazaire. Si tous les deux y vont, c’est de leur point de vue parce que la situation l’exige et qu’il faut préserver le chantier des prédateurs, tout en préservant leurs propres intérêts, qui passent estiment-ils par l’empêchement d’un rachat par Genting ou Fincantieri.
 
De plus, et c'est fondamental, le trio n'a pas l'intention de monopoliser le chantier exclusivement pour les compagnies actionnaires. Le site resterait donc ouvert à d'autres opérateurs. 
 

Quelles relations avec DCNS ?

Enfin, le dernier point intéressant à souligner quant à l’hypothèse Damen est le marché militaire. STX France a la charge de réaliser les plus grands bâtiments de la flotte française en coopération avec DCNS, au profit duquel il doit aussi pouvoir produire des navires vendus à l’export. L’entente cordiale entre les deux industriels français s’est toutefois quelque peu crispée lorsque STX France a entrepris de chasser sur les terres de son compatriote. En plus de proposer désormais à l’international toute une gamme de corvettes, frégates et bâtiments multi-missions, les chantiers nazairiens se sont attaqués avec succès au marché de la maintenance de la marine française. S’il a décroché en groupement avec DCNS certains contrats, comme en 2015 celui du maintien en condition opérationnelle des bâtiments de projection et de commandement (BPC) du type Mistral, STX joue certaines parties en solo et a infligé cette année deux sérieux revers à DCNS en remportant d’abord le contrat de MCO du bâtiment d’essais et de mesure Monge. Puis, surtout, en arrachant celui des cinq frégates du type La Fayette, dont DCNS avait fait le symbole de sa nouvelle stratégie de maintenance.
Or, la perspective de voir arriver Damen à la tête de Saint-Nazaire a sérieusement inquiété DCNS, qui redoutait une accentuation de la concurrence sur le marché national, non seulement sur le MCO, mais aussi au niveau des constructions neuves. Une inquiétude en particulier valable pour Kership, société commune de DCNS et du chantier concarnois Piriou spécialisée sur le segment des bâtiments dédiés à l’action de l’Etat en mer. DCNS, qui entend bien faire valoir ses intérêts, reste très attentif au processus de vente mais semble depuis quelques temps plus serein sur l’option Damen. Si c’est l’offre du trio qui est retenue par la justice coréenne, il serait en effet probablement possible de conclure un accord de non-belligérance, voire, pour DCNS, d’intégrer le tour de table.


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Trois candidats, trois projets / suite 3

Message par corsair le Mar 20 Déc - 20:16

Fincantieri : Géant européen et spectre chinois


Le groupe public italien est quant à lui pour la troisième fois sur les rangs pour reprendre son concurrent français. Il avait présenté une offre en 2006, lorsqu’Alstom avait mis en vente les Chantiers de l’Atlantique (finalement cédés au Norvégien Aker Yards) puis s’était positionné en 2013/2014, au moment où STX Offshore & Shipbuilding, en pleine déconfiture financière, avait été mis sous tutelle par ses banques créancières qui avaient entrepris de céder ses actifs pour renflouer les caisses.

20 chantiers dans le monde

Fruit d’une consolidation progressive de la navale italienne, et par là même dépositaire d’un héritage vieux de plus de deux siècles, Fincantieri, créé en 1959, réalise aujourd’hui un chiffre d’affaires annuel de 4.5 milliards d’euros et compte 20 chantiers dans le monde employant 19.000 personnes, auxquelles s’ajoutent quelques 80.000 sous-traitants. Présent sur le segment des bâtiments militaires, des bateaux de croisiere et d’autres navires civils, ainsi que de l’offshore, le constructeur, basé à Trieste, compte en Italie 7700 salariés et 8 chantiers (Monfalcone, Marghera, Ancône, Sestri Ponente, Catellammare di Stabia, Palerme, Riva Trigoso et Muggiano).

Il a, ces dernières années, suivi une ambitieuse stratégie de développement à l’international. Ainsi, Fincantieri dispose désormais de trois chantiers aux Etats-Unis (Marinette Marine à Marinette et Surgeon Bay ainsi qu’ACE Marine) et, suite à la prise de contrôle de STX OSV en 2013, de cinq chantiers en Norvège (Aukra, Langsten, Brattvaag, Brevik et Søviknes), ainsi que Tulcea et Braila en Roumanie, Promar au Brésil (un second chantier brésilien, Niteroi, a été fermé en 2016 faute d’activité) et Vung Tau au Vietnam.
L’ensemble, désormais connu sous le nom de Vard, est spécialisé sur le secteur offshore, actuellement en crise. Les chantiers tournent donc au ralenti mais Fincantieri, en dehors de Niteroi, est parvenu à préserver les sites et profite de son activité florissante dans la croisière pour mutualiser les moyens du groupe.
Les chantiers roumains produisent par exemple des blocs de navires au profit des sites italiens dont les moyens de production sont saturés. Dans le même temps, Fincantieri a décroché des commandes de petits navires d’expédition dont il a confié la réalisation à Vard, avec les quatre Explorer de Ponant et la nouvelle unité d’Hapag-Lloyd Cruises.
 

Rachat total de Vard en cours

Presque quatre ans après la reprise des parts sud-coréennes (50.75%) de STX OSV, coté à Singapour depuis 2010, Fincantieri a décidé d’intégrer complètement cette société et, s’il parvient à en posséder au moins 90%, la sortira de la bourse. Dans cette perspective, une offre d’achat a été lancée par sa filiale Fincantieri Oil&Gas auprès des autres actionnaires de Vard, qui détiennent aujourd’hui 44.37% du capital. Le coût de l’opération, si elle est menée à bien, devrait être supérieur à 80 millions d’euros.

Le pari de la Chine

Egalement actionnaire d’Etihad Shipbuilding aux Emirats Arabes Unis, Fincantieri est en train de développer son activité en Russie et en Iran grâce à différents partenariats locaux, tout en s’implantant de manière spectaculaire en Chine. Ainsi, il a cette année entériné deux accords majeurs : le premier avec Huarun Dadong Dockyard (HRDD) pour la maintenance, la réparation et la refonte de navires de croisière à Shanghai, et le second avec China State Shipbuilding Corporation pour la construction de bateaux de croisiere chez Shanghai Waigaoqiao Shipbuilding.
Cette alliance, la première du genre, va voir SWS réaliser des copies du Carnival Vista, paquebot de 133.500 GT et 3950 passagers livré au printemps dernier par le chantier de Monfalcone au groupe américain Carnival, principal client de Fincantieri.


Ce dernier est étroitement lié à l’opération puisqu’il s’agit d’un jeu de billard à trois bandes. Les futurs navires de croisiere réalisés en Chine seront en effet exploités par une société commune formée par Carnival, CSSC et le fonds souverain chinois CIC Capital.
Alors que les chantiers chinois subissent comme les autres la crise du transport maritime, la croisière est un des seuls secteurs en plein développement et Pékin veut sa part du gâteau, sachant que le marché asiatique des vacances en mer est celui qui connaitra la plus forte croissance dans les années à venir. D’où l’idée de créer une grande compagnie nationale capable de capter cet essor des croisières en Chine et d’en faire profiter les constructeurs locaux. Sauf que ces derniers n’ont pas le savoir-faire nécessaire à la réalisation de bateaux de croisiere.

D’où l’accord avec Fincantieri, qui a accepté de vendre aux Chinois les plans détaillés des unités de la classe Vista. Il n’y a toutefois pas de transfert de technologie en termes d’ingénierie et les Italiens, qui ont négocié point par point ce contrat pendant deux ans, conservent la haute main sur les équipements, composants et systèmes critiques, en particulier dans les domaines de la propulsion (où Fincantieri a des actifs, comme le motoriste Isotta Fraschini), des réseaux électriques ou encore de la sécurité. La commande initiale porte sur deux Vista, le premier devant être livré à partir de 2022, avec une option pour deux unités supplémentaires. Et ce n’est évidemment qu’un début.
 
Une activité soutenue dans le militaire


Grâce à sa stratégie de développement et de diversification, Fincantieri est devenu en 15 ans le leader européen de la navale, son chiffre d’affaires étant passé de 2 à 4.5 milliards d’euros. Ses deux secteurs d’activité principaux, la croisière et la défense, sont florissants. Sur le segment militaire, Fincantieri, qui travaille notamment sur le programme Littoral Combat Ship aux Etats-Unis avec la production des LCS de la classe Freedom pour l’US Navy, est soutenu par les nombreuses commandes de la marine italienne. Pour le moment, les chantiers transalpins ont cinq frégates multi-missions, 7 patrouilleurs hauturiers du type PPA, un porte-hélicoptères d’assaut et un bâtiment logistique à livrer d’ici 2026.
En plus du marché national, le groupe a remporté de beaux succès à l’export, s’imposant en particulier contre le Français DCNS au Qatar. Signé en juin dernier, ce contrat de 4 milliards d’euros va voir Fincantieri livrer d’ici 2024 à Doha quatre corvettes, deux patrouilleurs hauturiers et un bâtiment de projection.
26 paquebots à livrer d’ici 2021
Dans le domaine de la croisière, toujours son principal pilier, le constructeur, qui a livré 75 bateaux de croisiere depuis 1990, doit en réaliser pour le moment 26 de plus d’ici 2021. Carnival, avec ses différentes filiales (Carnival Cruise Line, Costa, Princess, P&O, Holland America, Cunard et Seabourn) se taille depuis bientôt 30 ans la part du lion dans l’activité des chantiers italiens, avec 62 des 75 unités réalisées à ce jour. Mais la part du géant américain, leader mondial de la croisière, est en train de décroître rapidement puisque seuls 9 des 26 navires inscrits au carnet de commandes de Fincantieri lui sont destinés. Ces dernières années, les Italiens sont parvenus à élargir leur portefeuille de clients, avec notamment le groupe NCL via Oceania et Regent Seven Seas ou encore de nouveaux entrants (Viking et Virgin). Il y a aussi MSC, même si l’armateur italo-suisse, qui faisait jusque-là construire exclusivement ses bateaux à Saint-Nazaire, a plus franchi les Alpes par nécessité (STX n’ayant pas la place de réaliser l’ensemble des navires souhaités) que par conviction.

Pas de cale assez grande pour les méga-navires de croisiere

Si cette diversification des armateurs est une bonne chose, car elle réduit la dépendance à Carnival, Fincantieri fait néanmoins face à un problème majeur avec son client historique, mais aussi tout un pan crucial du marché. L’augmentation considérable de la taille des grands bateaux de croisiere devient en effet un vrai casse-tête pour les chantiers italiens, dont les cales ont atteint le maximum de leurs possibilités. Ainsi, la forme de construction du plus important site du groupe, Monfalcone, ne mesure que 350 mètres de long pour 46 mètres de large. De quoi, au mieux, produire des unités de 180.000 GT. Or, la tendance est désormais, pour les plus grandes compagnies, à réaliser des navires d’une jauge supérieure. C’est le cas en particulier pour les futures unités de Costa, CCL et P&O, qui du coup ont confié la réalisation de ces mastodontes à Turku.
Le chantier finlandais, qui dispose d’une cale de 365 par 80 mètres et a notamment livré deux des trois paquebots de la classe Oasis of the Seas, les plus grands navires de croisière du monde (362 mètres, 227.000 GT), appartenait comme Saint-Nazaire à STX Offshore & Shipbuilding avant d’être racheté en 2015 par Meyer Werft. Le groupe allemand, troisième grand acteur de la construction de navires à passagers, avait justement perçu la problématique du gigantisme galopant dans la croisière. Son chantier historique de Papenburg arrivant en limite de capacité, il s’est donc offert Turku et sa gigantesque cale.

Faire ce que Meyer a obtenu avec Turku

Aujourd’hui, Fincantieri a la même approche avec Saint-Nazaire, qui dispose d’un outil encore plus imposant que ce que l’on trouve en Finlande, avec deux formes contiguës mesurant chacune 450 mètres de long pour 67 mètres de large, doublées d’un bassin d’armement de 450x95 mètres pouvant aussi servir de cale sèche. S’y ajoutent les moyens du port, avec un poste d’armement à flot dans le gigantesque bassin de Penhoët et la forme-écluse Joubert de 350x50 mètres.
La reprise de STX France permettrait au groupe italien de rester dans la course aux navires géants, mais Fincantieri veut aller plus loin.

Mutualiser les capacités pour plus de navires

En gérant de manière intégrée les capacités des chantiers italiens et français, il souhaite dégager des opportunités pour prendre des commandes supplémentaires. En effet, quand les sites sont officiellement pleins, cela signifie surtout qu’ils ne peuvent plus produire entièrement d’autres navires. Mais il leur reste généralement des capacités plus ou moins importantes, qui de facto sont perdues. L’idée est donc de mutualiser les marges disponibles pour réaliser des sections dans plusieurs chantiers et les réunir ensuite, permettant de réaliser globalement plus de bateaux. Cela passe par des montages industriels parfois complexes mais que les Italiens ont su mettre en place chez eux. C’est d’ailleurs ainsi qu’ils ont pu remporter certaines commandes, comme celle de Virgin Cruises.
Ainsi, les trois navires de 110.000 GT et 2800 passagers seront fabriqués par plusieurs chantiers du groupe et livrés comme le souhaitait l’armateur en 2019, 2020 et 2021. Parmi les autres exemples, il y a la partie avant du MSC Seaview, fabriquée par Sestri Ponente et qui sera remorquée à Monfalcone pour être assemblée au reste du navire, livrable en 2018. La même année, Fincantieri achèvera également le Carnival Horizon, qui aura lui aussi été construit dans plusieurs chantiers italiens, dont une grande section à Castellammare di Stabia, qui va en produire une autre pour le paquebot de Princess Cruises livrable par Monfalcone fin 2019.
 
Diversification : Un potentiel dans l’Oil&Gas ?


Alors que Fincantieri a manifestement l’intention de faire travailler les bureaux d’études nazairiens sur d’autres projets que ceux menés en France, permettant ainsi d’élargir leur activité, le groupe italien juge très positifs les efforts de diversification entrepris par STX France, en particulier dans le secteur des énergies marines renouvelables, où Saint-Nazaire a remporté de premiers succès prometteurs à l’export. Ceci dit, Fincantieri ne serait sans doute, s’il prend les commandes de STX France, pas d’une grande aide dans les EMR, puisqu’il ne connait pas cette activité. Mais il assure qu’il ne serait pas non plus un frein, laissant le soin au chantier de poursuivre la stratégie mise en place. En revanche, Fincantieri ambitionne de soutenir le développement de STX France dans le secteur de l’offshore pétrolier et gazier. Il pense à de très grandes structures que les chantiers italiens ni Vard ne peuvent produire. Une potentielle piste intéressante de diversification lorsque le marché de l’offshore aura repris, mais qui sera confrontée à une forte concurrence des chantiers asiatiques, détenant aujourd’hui le quasi-monopole sur les projets complexes de l’Oil&Gas.

Pour se démarquer et compenser le différentiel de compétitivité, il faudrait donc probablement des projets particulièrement novateurs. Mais il y a peut-être des opportunités. Les richesses marines seront sans nul doute de plus en plus exploitées dans les années à venir et, dans l’esprit des Italiens, des solutions innovantes pourraient voir le jour en favorisant la coopération au sein du groupe, en particulier avec les Norvégiens de Vard.
 
La cohabitation avec DCNS


Il y a également la question des bâtiments militaires. Dans le cadre d’accords avec DCNS, Saint-Nazaire doit pouvoir réaliser les plus grands navires destinés à la Marine nationale ou des contrats à l’export (porte-avions, bâtiments de projection, unités logistiques…) Fincantieri entend respecter ces accords. Il devra évidemment s’entendre avec DCNS pour gérer au mieux la cohabitation, et les périmètres commerciaux de chacun, sachant que le leader français du naval militaire et le groupe italien travaillent par ailleurs au renforcement de leur coopération. DCNS, qui surveille comme le lait sur le feu la vente de STX France, doit d’ailleurs jouer très finement la partie. Car, même si le groupe naval tricolore défend l’idée d’une consolidation européenne et souhaite renforcer ses liens avec les Italiens, il doit aussi veiller à ce qu’ils ne grossissent pas trop, ce qui risquerait d’affaiblir sa position. Or, avec STX France, Fincantieri pèserait rapidement dans les 6 milliards d’euros, soit le double de DCNS.

Constituer un poids lourd européen

On peut en tous cas imaginer la naissance d’un axe franco-italien fort si Fincantieri reprend STX France, avec en arrière-plan une vision industrielle qui n’est pas dénuée de sens, même si des sources françaises proches du dossier estiment qu’au-delà de grossir, la stratégie italienne n’est pas toujours très claire. Quoiqu’il en soit, dans le cas d’un rachat, on assisterait clairement à la création d’un poids lourd de la navale européenne de dimension mondiale. Ce serait, pense-t-on à Trieste, le socle du fameux « Airbus naval », ce rêve d’une consolidation européenne permettant d’en finir avec des luttes mortifères entre chantiers et souvent présenté comme le seul moyen de résister à terme à la concurrence asiatique.

Toutefois, du côté français, on estime qu’il y a des ombres au tableau, et même, estiment de nombreux acteurs du dossier, de véritables risques. Et pas seulement celui d’une réduction de la concurrence en Europe dont l’un des effets pervers pourrait être de pousser certaines compagnies à aller voir ailleurs.

Les armateurs ne veulent pas d’une solution italienne

D’abord, les deux clients principaux de Saint-Nazaire, les armateurs Royal Caribbean Cruises Ltd et MSC Cruises, ne veulent pas d’une reprise italienne. Le premier éprouve des sentiments pour le moins contrastés envers Carnival et estime que son concurrent est trop intimement lié à Fincantieri, auquel il ne confie la construction d’aucun paquebot. De là, le risque existe que RCCL, une fois les projets en cours achevés, déserte la France pour concentrer ses commandes en Europe du Nord, ou Meyer travaille déjà pour lui en Allemagne et en Finlande. Royal voit également d’un très mauvais œil les accords conclus par Fincantieri avec CSSC pour la réalisation de paquebots en Chine. Un avis partagé chez MSC, les armateurs considérant cette initiative comme extrêmement dangereuse.

L'accord avec les Chinois ne passe pas

Malgré toutes les assurances de Fincanteri, ils sont en effet persuadés que les Italiens ne pourront pas, contrairement à ce qu’ils disent, maîtriser la construction de navires de croisière en Chine.


C’est d’ailleurs aussi le sentiment général dans le secteur de la construction navale, où l’on estime que, par cet accord souvent qualifié de « suicidaire », les Italiens vont faire gagner des années aux Chinois et, lorsque ceux-ci maîtriseront suffisamment leur affaire, prendront directement les opérations en main et agiront comme bon leur semble. Il est vrai que les cas de transfert de technologie aboutissant en quelques années à l’émergence d’une concurrence asiatique sont légion dans l’industrie. Et l’on voit bien que la capacité d’innovation, systématiquement mise en avant par les apôtres de cette stratégie, ne permet bien souvent que d’assurer temporairement une avance technologique, que les Chinois ont tôt fait de rattraper. Surtout quand ils s’appuient sur des ressources financières considérables qui leur permettent d’investir à perte pour envahir un marché ou de s’offrir des sociétés d’ingénierie occidentales pour élever plus rapidement leur niveau. De ce point de vue, la reprise par des intérêts chinois de Deltamarin est intéressante car on voit désormais le bureau d’études finlandais réaliser la conception de navires de plus en plus sophistiqués fabriqués en Chine, y compris récemment des ferries dotés d’une propulsion au GNL.

Les Italiens ont beau assurer, et il n’y a pas lieu de douter de leur bonne foi, qu’ils ont pris toutes les précautions nécessaires pour éviter un pillage de leur savoir-faire et que l’accord avec CSSC vise uniquement à servir un marché local en pleine croissance, leurs arguments ne parviennent pas à convaincre les Français. A Saint-Nazaire, on rappelle volontiers le cas des méthaniers au Japon puis en Chine, d’abord de mauvaises copies puis rapidement une amélioration progressive de la qualité, pour finir par des navires aussi bons et plus compétitifs que ce que produisaient les chantiers européens, contraints finalement d’abandonner ce marché. Sans parler du fait que la Chine n’est pas réputée pour s’encombrer avec le respecter de la propriété intellectuelle, il est aussi important de souligner qu’au-delà des aspects techniques, l’une des clés majeures - pour ne pas dire la plus importante - de la construction de paquebots réside dans la capacité à manager des projets extrêmement complexes et assurer le flux logistique considérable lié à la production de tels navires. Même si Fincantieri va garder la main sur le management des fournisseurs,  les Chinois devraient en apprendre beaucoup avec les Vista appelés à voir le jour à Shanghai. Ils n’auront en plus pas la contrainte d’un client privé puisqu’il s’agit de servir une compagnie nationale dans le cadre d’un plan de développement porté par Pékin.

Les autorités européennes attentives


En dehors de cette question majeure, une éventuelle reprise de STX France par Fincantieri devra aussi obtenir le feu vert des autorités de la concurrence à Bruxelles. Avec une telle opération, il ne resterait en effet, au sein de l’UE, que deux grands acteurs dans la construction de paquebots, ce qui devrait appeler un examen approfondi des instances européennes pour vérifier que cette consolidation est compatible avec la règlementation anti-trust.

De plus, si l’hypothèse d’une cession à Fincantieri obtenait la faveur du tribunal de Séoul, il ne serait pas étonnant qu’un acteur comme Meyer Werft, ou d’autres, tentent de s’y opposer via Bruxelles. En effet, il conviendrait de démontrer que l’opération ne revient pas à avaler un concurrent privé avec l’argent du contribuable italien. Fincantieri est, en effet, un groupe encore très majoritairement public. L’ouverture de son capital à l’été 2014 avec une introduction en bourse a été un semi-échec. Seuls 27.49% des parts de la société ont été acquises, alors que près de la moitié du capital était proposé à la vente. L’opération a néanmoins rapporté 351 millions d’euros, permettant de réaliser certains investissements.

La question financière

Dans le cadre du projet de reprise de STX France, la question financière est d’ailleurs cruciale. Fincantieri, qui a réalisé des bénéfices à hauteur de 85 millions d’euros en 2013 et 67 millions en 2014, a accusé en 2015 de lourdes pertes (- 175 millions). Les résultats ont été plombés par l’activité croisière, qui a eu bien du mal à gérer l’afflux massif et rapide de commandes, avec en particulier la livraison rapprochée de nombreux prototypes. Depuis, la situation a été redressée, conformément à ce qu’avait promis la direction du groupe. Ainsi, sur les 9 premiers mois de 2016, Fincantieri a enregistré pour 6.3 milliards d’euros de prises de contrats, portant la valeur de son carnet de commandes à quasiment 19 milliards d’euros, soit 7.5 de plus en un an. Les performances financières se sont améliorées, avec un EBITDA de 185 millions d’euros (contre 6 millions au 30 septembre 2015) et un bénéfice de 7 millions après impôts et charges, alors que les pertes atteignaient 195 millions après neuf mois d’exercice l’an dernier. Il y a donc du mieux, sans pour autant éponger encore les mauvais chiffres de 2015.
De là, il est permis de se demander jusqu’où le constructeur italien peut financièrement aller pour racheter Saint-Nazaire. Cela, alors qu’il doit déjà mener à bien l’acquisition de la totalité du capital de Vard. Certes, comme le dit un proche du dossier - extérieur à Fincantieri -, l’argent peut toujours se trouver mais s’il s’agit de creuser la dette d’une entreprise détenue en grande majorité par l’Etat italien, cela pourrait aussi faire l’objet de contestations.

Priorité à l’Italie en cas de crise ?

Le poids politique d’un capital détenu majoritairement par l’Etat italien interpelle en outre les syndicats de STX France. Ceux-ci craignent en effet qu’en cas de retournement de conjoncture sur le marché de la croisière, s’il n’y a plus de quoi nourrir tous les chantiers du groupe, la priorité aille à l’Italie. Sur ce point, Fincantieri ne peut évidemment prendre aucun engagement, si ce n’est de rappeler que seul Saint-Nazaire est en mesure de réaliser les très grands navires.

De plus, des représentants du personnel s’interrogent sur l’avenir de l’entité nazairienne au sein du groupe italien. Le centre de décision principal partirait inévitablement vers Trieste et, si Fincantieri assure ne pas venir avec une vision « colonialiste » et vouloir respecter l’intégrité de l’entité française, l’intégration dans un groupe pousse habituellement à vouloir dégager des synergies et supprimer les doublons.
Quid, dans ces conditions, de l’avenir des services commerciaux et des achats, pour lesquels des mutualisations paraitraient naturelles ? Il semble que, pour le moment, les réflexions ne soient pas très abouties à ce niveau, ce qui n’est au demeurant pas étonnant puisque les deux constructeurs se connaissent finalement assez mal et, en cas de mariage, devraient impérativement approfondir nombre de points aujourd’hui théoriques pour bâtir une stratégie industrielle globale.


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Trois candidats, trois projets / suite 4

Message par corsair le Mar 20 Déc - 20:17

Genting : La candidature à abattre


Un éventuel choix du tribunal de Séoul en faveur de Genting pour le rachat de STX France semble constituer la pire des hypothèses. A Paris, on la considère clairement comme le « scénario catastrophe » à éviter à tout prix. Basé à Kuala Lumpur, en Malaisie, où il a été créé en 1965, Genting est devenu un gigantesque conglomérat brassant des milliards de dollars. Son fondateur, Tan Sri Lim Goh Tong, qui en est toujours le président, a d’abord fait fortune dans les casinos, les parcs de loisirs, l’hôtellerie et les magasins. Implanté dans de nombreux pays, dont la Chine via Genting Hong Kong, devenu son bras armé, le géant asiatique s’est diversifié au fil des années dans de nombreux secteurs, comme l’agriculture, l’immobilier, l’énergie, l’industrie pétrolière et gazière, ou encore le commerce en ligne et les biotechnologies.

Depuis 1993 dans la croisière


En 1993, il s’est aussi lancé dans la croisière, en créant Star Cruises, leader du secteur en Asie, puis en prenant le contrôle en 2000 de l’armement américain Norwegian Cruise Line à la faveur d’un raid boursier. S’il s’est désengagé de NCL à partir de 2007, alors que la compagnie rencontrait d’importantes difficultés financières, Genting a récemment décidé de réinvestir, et ce massivement, dans la croisière. D’abord en créant une nouvelle compagnie, Dream Cruises, pour laquelle deux bateaux de 151.000 GT et 1674 cabines ont été commandés fin 2013 au chantier allemand Meyer Werft, qui a livré le premier il y a deux mois et achèvera le second à l’automne 2017. Début 2015, Genting a également racheté la compagnie de luxe américaine Crystal Cruises, détenue depuis sa création en 1988 par le Japonais NYK. La commande de navire de croisiere et de navires d’expédition pour cette nouvelle filiale a rapidement été annoncée.

Quatre chantiers allemands rachetés

Les carnets de commandes des chantiers européens traditionnellement positionnés sur la croisière étant pleins, Genting a décidé de se doter de son propre outil de production. A cet effet, il a racheté en 2015 le chantier Lloyd Werft de Bremerhaven puis, en 2016, un autre constructeur allemand, Nordic Yards (rebaptisé MV Werften), alors détenu par des intérêts russes et qui compte trois sites à Wismar, Warnemünde et Stralsund. Une première vague d’investissement de 3.5 milliards d’euros pour ces quatre chantiers allemands a été annoncée par Genting au printemps dernier.
Il y a là les futurs navires de luxe de Crystal Cruises, avec des unités fluviales mais aussi des navires d’expédition de 20.000 GT et 100 suites (Endeavoir Class), livrables à partir de 2019, ainsi que des paquebots de 100.000 GT et 500 cabines (Exclusive Class) prévus pour sortir vers 2022.
Deux géants de 200.000 GT et 2500 cabines (Global Class) ont également été commandés pour Star Cruises, qui doit réceptionner le premier en 2020. Et ces premiers navires ne sont qu’un début, a prévenu Genting, qui a de grandes ambitions sur le marché de la croisière et compte bien surfer sur l’explosion du marché chinois.
 
A la recherche de capacités et d’ingénierie

Mais le géant  asiatique a un problème : s’il a racheté des capacités industrielles importantes, et pour des sommes très élevées (230 millions d’euros pour Nordic Yards) dans lesquelles il a annoncé un vaste plan de modernisation, le groupe est confronté à une vraie faiblesse en termes d’ingénierie.
Ses chantiers allemands ne sont en effet pas spécialisés dans la réalisation de navires de croisière, où n’ont pas d’expérience récente en la matière, encore moins dans le domaine des géants et des unités de luxe.
Seul Lloyd Werft travaille régulièrement pour cette industrie, mais dans le domaine de la réparation, plus de la construction. Genting tente donc depuis des mois de fortifier les bureaux d’études de ses nouveaux chantiers, en chassant des têtes partout en Europe. Signe des difficultés rencontrées, ses projets de navires neufs accusent déjà du retard : la livraison du navire d’expédition Crystal Endeavour a été décalée d’un an, de même que celle des unités de 200.000 GT. Quant aux paquebots de 100.000 GT du projet Exclusive, le premier est renvoyé à 2022 au lieu de la fin 2018. 
Dans ces conditions, la vente de STX France peut constituer une aubaine pour Genting. Avec un objectif clair : mettre la main sur les capacités d’ingénierie et de production capables, notamment, de concevoir et réaliser ses navires les plus complexes, à commencer par les mastodontes de Star Cruises qui demande réellement, et Genting commence sans doute à s’en rendre compte, une expertise très pointue.
 
Les projets de MSC et RCCL menacés? 

Une reprise de Saint-Nazaire par le groupe asiatique s’inscrirait dans une intégration très verticale, passant par une acquisition ayant essentiellement pour but de travailler au profit des filiales du groupe. De là, on peut légitimement s’inquiéter, si cette hypothèse voit le jour, de la poursuite des projets en cours pour les deux principaux clients du constructeur français, l’armateur américain RCCL et l’Italo-suisse MSC. Car au-delà des commandes fermes déjà signées, plus de la moitié du plan de charge prévu jusqu’en 2026 est constitué de lettres d’intention, toujours en attente d’être affermies.
Du côté de RCCL, après l’Harmony of the Seas (2016), qui détient le record du plus gros navire de croisiere du monde (362 mètres, 227.700 GT et 2750 cabines), puis son sistership en cours de construction pour une livraison en 2018, il y a le projet « Oasis 5 », qui porte sur la livraison en 2021 d’une version agrandie des deux précédents navires. Alors qu’un « Oasis 6 » se profile vraisemblablement pour 2023, la commande des troisième et quatrième navires très haut de gamme de la classe Edge (300 mètres, 117.000 GT, 1450 cabines), que Celebrity Cruises, filiale de RCCL, doit réceptionner en 2021 et 2022, est également toujours en attente de confirmation. Les deux premiers de la série sortiront des chantiers nazairiens en 2018 et 2020.

Chez MSC, après le programme des deux paquebots de la classe Meraviglia (316 mètres, 167.600 GT 2246 cabines) et des deux Meraviglia Plus (331 mètres, 177.100 GT, 2444 cabines), livrables en 2017, 2019 et 2020, il y a le projet World Class. La lettre d’intention, signée en avril dernier à l’Elysée, porte sur quatre mastodontes de 200.000 GT et 2750 cabines prévus pour entrer en flotte en 2022, 2024, 2025 et 2026. Un projet majeur pour Saint-Nazaire, d’autant qu’il s’agira pour le chantier de ses premiers navires dotés d’une propulsion au GNL.

Les commandes de RCCL et MSC encore à affermir représentent donc 7 à 8 bateaux pour une valeur estimée entre 6.5 et 8 milliards d’euros.

Un précédent en Allemagne

Avec Genting, les armateurs et le chantier craignent clairement que ces navires soient purement et simplement abandonnés par le groupe asiatique pour lui permettre de récupérer les places dans la cale de construction pour ses propres besoins. Une menace à laquelle fait écho un précédent qui s’est produit suite au rachat de Nordic Yards. Juste avant, le constructeur avait été choisi par Hapag-Lloyd Cruises pour réaliser un navire d’expédition de luxe. Mais la lettre d’intention a été annulée par son nouveau propriétaire pour laisser le champ libre au futur Crystal Endeavour. On se rappellera de plus que Genting n’a pas peur d’annuler des commandes, comme il l’a déjà fait à Saint-Nazaire du temps où il était actionnaire de NCL, avec la suppression du sistership du Norwegian Epic dont la construction avait pourtant déjà débuté.

Risques de délocalisation à terme?

Evidemment, une telle perspective serait désastreuse pour Saint-Nazaire, qui perdrait ses deux clients historiques et dont l’avenir dépendrait alors intimement des filiales de Genting. Or, il est permis de se demander si cette stratégie apporterait durablement de la charge en France. Car le groupe asiatique convoite en priorité le marché chinois, en plein essor.
Sauf que Pékin, comme on l’a vu avec Carnival et Fincantieri, souhaite sa part du gâteau sur les constructions neuves, et les pressions vont sans doute s’intensifier compte tenu de la crise que rencontre la navale asiatique sur ses marchés traditionnels. De plus, une part importante du futur marché chinois de la croisière résidera sans doute dans des itinéraires entre les ports du pays. Or, comme aux Etats-Unis avec le Jones Act, il faudra pour cela des navires construits localement et battant pavillon national.
A terme, Genting pourrait donc être tenté, ou contraint, de faire réaliser ses paquebots en Chine. Et il pourrait le faire lui-même via un partenariat avec un chantier local, d’autant plus facilement s’il maîtrise l’ensemble du processus grâce à ses acquisitions européennes. Sans parler évidemment de l’intérêt économique à délocaliser une industrie vers un pays à bas coûts de production.

La possibilité d’une offre très élevée

Pour toutes ces raisons, Genting, qui est perçu en France comme un « dangereux prédateur », est pour reprendre les termes de sources proches du dossier « la solution dont personne ne veut » et même « le candidat à abattre ». Sauf que le géant asiatique est très riche et peut mettre sur la table une somme d’argent très élevée. Surtout qu’il peut par rapport à ses concurrents amortir plus facilement ses investissements grâce à l’intégration verticale au sein du groupe. En clair, Saint-Nazaire lui permettrait de développer les flottes de ses filiales pour accroître en toute autonomie une activité très lucrative. Et dans le même temps, en étant à la fois chantier et armateur, il pourrait à loisir rogner sur les maigres marges du premier.

Si Genting fait une offre plus alléchante que Fincantieri et le consortium emmené par Damen, le tribunal de Séoul peut être évidemment très tenté de faire ce choix. Ce serait en effet logique puisque les banques coréennes créancières de STX ont dépensé à perte des milliards de dollars ces dernières années et souhaitent récupérer le plus d’argent possible avec les ventes d’actifs.

L’Etat prêt à faire barrage

Néanmoins, Genting est probablement la seule option de vente à laquelle s’opposerait l’Etat français. Le gouvernement est parfaitement au courant des risques d’une telle opération et en serait immanquablement tenu pour comptable s’il ne réagissait pas.
Or, avec les échéances électorales de 2007,  laisser partir entre des mains si peu fiables une industrie en pleine forme et aussi symbolique que Saint-Nazaire serait une faute politique majeure. L’Etat se prépare donc à devoir, si besoin, faire barrage à Genting. Et cela peut aussi peser sur la décision du juge à Séoul. Car les Coréens souhaitent aller vite et un blocage de la vente par le gouvernement français ne ferait que retarder la procédure.

De quoi aussi, éventuellement, dissuader Genting de faire une offre, car le groupe sait probablement, désormais, qu’il est considéré à tous les étages, en France, comme indésirable. Un avis général partagé depuis les syndicats jusqu’au plus haut niveau de l’Etat. On dit même que si Genting passait la porte, des cadres du chantier la claqueraient.

Plus beaucoup de place dans les cales


Enfin, il y a la possibilité que le groupe asiatique renonce à se lancer à la lumière de sa récente visite des chantiers, au cours de laquelle il a pu constater que les capacités industrielles étaient saturées dans la durée et qu’il n’y avait vraiment plus de place pour construire d’autres paquebots avant plusieurs années. Mais il reste toujours la précieuse ingénierie nazairienne… 


Les bateaux que j'ai appréciés en 50 ans de mer : StGermain,Chantilly,ssFrance ,Cambodge, Renaissance, AquilleLauro, Oceanic, EnricoCosta, CostaRiviera, MscRhapsody, StellaSolaris, SuperStarAries, SkyPrincess, CostaVictoria,Azur, Flamenco, Mistral, ssNorway, MscMelody, EuropeanStars, CarnivalSpirit, NclSpirit, R6, NclStar, NclGem,Ncl Epic, C.Magica, C.Méditerranéa, C.Atlantica, MscSplendida- et j'en oublie...
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Re: News sur la navale mondiale (les chantiers de constructions navales-dont chantiers STX stNaz)

Message par corsair le Mer 28 Déc - 9:21

28/12/2016

Fincantieri serait le seul repreneur déclaré pour le chantier naval STX France

Parce qu’il est encore le seul à pouvoir accueillir des grosses coques destinées aux navires militaires les plus imposants (porte-avions, BPC), le chantier naval STX France de Saint-Nazaire fait partie des actifs stratégiques que Paris ne souhaite pas voir passer sous le contrôle d’un industriel susceptible de nuire aux intérêts de la construction navale française.



Or, placé en redressement judiciaire, le groupe sud-coréen STX Offshore and Shipbuilding doit se séparer de ses actifs, même les plus rentables, comme le chantier naval français, qu’il détient à 66% (le reste étant aux mains de l’État français). Et c’est ainsi que STX France a officiellement été mis en vente le 19 octobre dernier par la justice sud-coréenne. D’où les inquiétudes, à Paris, sur l’identité du repreneur.

Selon la presse, au moins trois industriels étaient intéressés : le groupe chinois Genting Hong Kong, le néerlandais Damen et l’italien Fincantieri. Finalement, un seul a déposé une offre dans les délais impartis, a fait savoir, ce 27 décembre, le tribunal de commerce du district central de Séoul. Mais ce dernier s’est refusé à donner le nom de cet éventuel repreneur.

Mais d’après plusieurs sources, dont l’agence Reuters, ce serait finalement Fincantieri qui aurait déposé la seule offre de reprise. L’abandon de Genting Hong Kong n’est pas trop surprenant dans la mesure : le groupe asiatique a sans doute voulu éviter un bras de fer avec le gouvernement français. En revanche, l’attitude de Damen, qui avait pris la tête d’un consortium pour reprendre STX France, est une surprise étant donné son activité sur ce dossier.

Par ailleurs, le constructeur naval français DCNS a déjà indiqué, comme l’a récemment rappelé son Pdg, Hervé Guillou, qu’il « s’associera avec un repreneur [de STX France] pour assumer la modeste part de l’activité que représentera la gouvernance du marché militaire ou du marché de souveraineté. » Et cela peut donner lieu à une éventuelle consolidation du secteur naval militaire en Europe.

Cela étant, le dossier est encore loin d’être clos. Dans un premier temps, le tribunal de commerce de Séoul aura à évaluer l’offre de Fincantieri. Et s’il la juge insuffisante, la procédure repartira de zéro. Puis il restera à voir, le cas échéant, ce qu’en dira le gouvernement français, sachant que, sur le segment des paquebots, le constructeur italien est très lié avec le chantier naval chinois « le chantier chinois China Sate Shipbuilding Corporation. »


Les bateaux que j'ai appréciés en 50 ans de mer : StGermain,Chantilly,ssFrance ,Cambodge, Renaissance, AquilleLauro, Oceanic, EnricoCosta, CostaRiviera, MscRhapsody, StellaSolaris, SuperStarAries, SkyPrincess, CostaVictoria,Azur, Flamenco, Mistral, ssNorway, MscMelody, EuropeanStars, CarnivalSpirit, NclSpirit, R6, NclStar, NclGem,Ncl Epic, C.Magica, C.Méditerranéa, C.Atlantica, MscSplendida- et j'en oublie...
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STX France : Fincantieri seul en course

Message par corsair le Jeu 29 Déc - 8:57

28/12/2016

STX France : Fincantieri seul en course

Trois candidats s'étaient positionnés pour le rachat des chantiers de Saint-Nazaire mais seulement un a finalement déposé une offre au tribunal de Séoul en charge de la vente des actifs du groupe sud-coréen STX Offshore & Shipbuilding. Selon nos informations, il s'agit de l'Italien Fincantieri. 



Le groupe asiatique Genting, qui suscitait un rejet unanime dans l'Hexagone, risquait de se voir opposer un refus du gouvernement français.
De plus, le fait que les armateurs MSC Cruises et Royal Caribbean Cruises Ltd aient confirmé la semaine dernière les commandes de plusieurs navires, saturant l'outil industriel de STX France jusqu'en 2022, rendait le rachat de Saint-Nazaire bien moins intéressant pour Genting, qui convoitait non seulement l'ingénierie française mais aussi, et peut-être surtout, des capacités pour réaliser les très gros bateaux destinés à ses filiales.

Quant au consortium emmené par le groupe néerlandais Damen et dont faisaient partie MSC et RCCL, il n'a donc pas non plus, et c'est là une très grosse surprise, fait d'offre. On ne connaît pas les raisons de ce retrait, qui n'a pu logiquement intervenir, compte-tenu de l'énergie dépensée par le trio ces derniers mois dans ce projet, qu'en raison d'une mésentente ou d'un revirement stratégique de dernière minute d'un ou plusieurs des partenaires.

Le tribunal de Séoul doit, désormais, rendre son avis le 3 janvier sur la seule offre dont il dispose. S'il juge la proposition de Fincantieri trop basse financièrement, il pourra la rejeter. Mais il faudrait alors relancer tout le processus de vente, ce qui ne serait pas forcément dans l'intérêt des créanciers du groupe STX O&S, à savoir les banques coréennes, qui ont déjà perdu beaucoup d'argent avec le constructeur et souhaitent naturellement solder ce dossier au plus vite.

Par ailleurs, si l'offre de Fincantieri pour le rachat des parts de STX dans les chantiers nazairiens (66.66 %) est actée a Seoul, elle devra être validée par le gouvernement français, avec lequel devra être conclu un nouveau pacte d'actionnaires, l'Etat détenant 33.34 % de l'entreprise. Celui-ci demandera très probablement au groupe italien des garanties, notamment sur ses relations avec les chantiers chinois, mais aussi l'assurance qu'en cas de retournement de conjoncture, Saint-Nazaire ne soit pas sacrifié au profit des sites italiens de Fincantieri. 

Enfin, au cas où le constructeur italien est bien désigné comme repreneur, il conviendra de voir s'il conserve l'ensemble des parts actuelles de STX ou s'il décide d'ouvrir le capital à d'autres acteurs. On peut par exemple penser à DCNS, mais aussi, pourquoi pas, à RCCL et/ou MSC, s'ils sont toujours intéressés par une prise de participation. Cela permettrait en effet à Fincantieri de garantir la présence à Saint-Nazaire sur le long terme de ces armateurs, qui lui ont été plutôt hostiles jusqu'ici. Et pour les deux principaux clients de STX France, ce serait une façon de disposer d'un moyen de contrôle sur l'outil industriel dont dépend l'essentiel de leur plan de développement au cours de la prochaine décennie.


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STX France : Fincantieri seul en course - suite

Message par corsair le Jeu 29 Déc - 8:58

art italien

STX France, Fincantieri fonctionne seul

- Fincantieri Il ne serait sur la bonne voie pour l'achat de 66,6% de STX France, la société contrôlée par le groupe coréen STX Offshore & Shipbuilding en redressement judiciaire depuis le 30 mai dernier à la suite d' un accident de 5,8 milliards de dollars



Fincantieri Il ne serait sur la bonne voie pour l'achat de 66,6% de STX France, la société contrôlée par le groupe coréen STX Offshore & Shipbuilding en redressement judiciaire depuis le 30 mai dernier à la suite d' un accident de 5,8 milliards de dollars .

Le chantier naval de Saint-Nazaire (mise à l' échelle par les Coréens en 2008 quand il a été possédé par le groupe norvégien Aker Yards, avec les usines finlandaises à Turku, vendus en 2014) est la plus belle partie de Stx, avec une valeur de marché selon les estimations des dispositions Asiatiques à l'écart entre les dollars 80-100 et 220 millions, 2.600 plus de 5000 employés dans les industries connexes, un carnet de commandes de 10 plus quatre navires sous option pour une valeur totale de 12 milliards $.


Hier était le dernier jour pour envoyer à la cour de Séoul pour l'offre de Saint - Nazaire, tandis que la vente du reste du groupe sera géré à la mi 2017, après une «dernière restructuration douloureuse. Juge Choi Ung-Young, un porte - parole de la procédure en cours, a annoncé que le soumissionnaire est un, et selon les rapports recueillis par Reuters , il détiendrait Fincantieri.

Donc , les trois sujets dans le domaine , il serait d' abord avoir que le groupe contrôlé principalement par le gouvernement italien - qui ne se prononce pas sur l'évolution de la situation - comme vous seriez fait à la fois par le constructeur néerlandais Damen (probablement en partenariat avec des clients clés de Saint entreprises -Nazaire, les Croisières MSC, Gianluigi Aponte et royal Caribbean - avec des parts comprises entre 5% et 16%) que les sites de construction Genting Hong Kong.

Le verdict du tribunal sur l'équité de l'offre ne viendra la semaine prochaine: si le projet Fincantieri ne doit pas être considérée comme satisfaisante, les juges seront ré-ouvrir le jeu.


Fincantieri, a déclaré une source du secteur, obtenant STX France éliminerait un concurrent de longue date et d' obtenir une structure capable de construire des navires méga-croisière: aujourd'hui seulement chantier naval de Monfalcone, avec un bassin demi-kilomètre plus courte que celle de Saint -Nazaire partiellement en mesure de répondre aux exigences de gigantisme des armateurs. Surtout, avec le groupe Meyer Werft allemand constituerait une oligopole européenne peut contrôler la quasi - totalité de la construction navale de croisière, qu'en ce moment - en attente de l'industrie pétrolière re-démarrage - est le seul créneau de la construction navale rentable.

Genting achèterait Saint-Nazaire avec les mêmes objectifs Stx il y a neuf ans, ce qui est de transférer les connaissances en Asie - mais à partir d'un pied bien plus ferme - tandis que le groupe Damen, qui n'a jamais fait un bateau de croisière, cependant, aurait été derrière msc et RCCL. Cette dernière combinaison était la plus agréable au gouvernement français, qui, cependant, déjà au début de Novembre a annoncé que toute personne qui a été le vainqueur à Saint-Nazaire, il devrait alors obtenir un partenariat avec DCNS, constructeur de navires de guerre contrôlée à 62% par " Eliseo. Objectif, renforcer indépendante des événements de protection de Paris sur son Chantiers , a déjà participé pour 34,4% restants

L'idée d'avoir le partenaire italien de la direction de l' industrie stratégique du pays ne réchauffe pas les esprits au - delà des Alpes, mais le couple Fincantieri-DCNS serait rien de plus qu'un modèle préconisé à plusieurs reprises au niveau européen, les soi-disant «mers d' Airbus ", une grande entreprise assez pour ranger la connaissance technologique européenne dans le domaine maritime, à la fois militaires et civils.

DCNS et Fincantieri ont déjà collaboré dans le passé, et peut - être pour Saint-Nazaire est préférable d'avoir des experts dans la propriété du commerce plutôt que par les maîtres des partenaires commerciaux qui n'ont construit des navires de croisière, ou les membres que le métier le connaissent bien conduit le client et visent à exporter des connaissances. Pourvu que les deux rivaux ne font pas confiance dans le refus de la cour, avec Fincantieri forcé, le prochain tour, pour jouer aux cartes


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STX France : Fincantieri seul en course - suite 2

Message par corsair le Jeu 29 Déc - 9:00

Séoul, 27 déc 2016
Une seule offre de reprise du chantier naval STX de Saint-Nazaire (ouest de la France) a été soumise au tribunal sud-coréen examinant la procédure de redressement judiciaire de sa maison mère STX Offshore and Shipbuilding, a annoncé à l'AFP un porte-parole du tribunal.

Le groupe sud-coréen se débat depuis des années avec des pertes croissantes provoquées par une gestion défaillante et une demande mondiale en berne.



Les chantiers de Saint-Nazaire, détenus pour un tiers par l'Etat français, sont sa seule filiale rentable et il a évité de justesse la liquidation en novembre.

Tout comme STX Offshore and Shipbuilding, placé en redressement judiciaire en mai, STX France a été officiellement mis en vente par la justice sud-coréenne le 19 octobre.

L'italien Fincantieri, les chantiers néerlandais Damen ou encore le groupe asiatique Genting Hong Kong avaient montré un intérêt pour racheter les chantiers de Saint-Nazaire, dont le carnet de commande est plein.

"Mais seul un candidat a déposé son offre dans le délai imparti", a déclaré à l'AFP le juge Choi Ung-Young, qui fait office de porte-parole du tribunal de commerce du district central de Séoul.


Il s'est cependant refusé à donner l'identité de ce repreneur potentiel. Il a précisé que l'offre en question était étudiée par Samil PricewaterhouseCooper, qui gère le dossier.

Un porte-parole de STX Offshore and Shipbuilding a indiqué que la justice annoncerait le 3 janvier si cette offre est acceptée.

"Si le prix proposé est trop bas, l'offre sera refusée et un nouvel appel d'offre sera lancé", a déclaré le porte-parole.

Selon le site d'actualité maritime Mer et Marine, c'est le constructeur naval italien Fincantieri qui est l'auteur de l'offre. "Fincantieri, seul en course", titre-t-il sans dévoiler sa source.

Le groupe italien et le gouvernement français interrogés par l'AFP n'ont souhaité faire aucun commentaire.

"Fincantieri, on les a rencontrés. On se pose encore plein de questions sur leur véritable projet industriel et surtout sur le projet social qu'il y a derrière parce qu'on est sur les mêmes créneaux de travail", a réagi pour sa part Christophe Morel de la CFDT, interrogé par l'AFP.

"C'est une déception, c'est pas le candidat que l'on soutenait", a souligné pour sa part François Janvier de la CFE-CGC restant toutefois prudent en attendant l'annonce officielle.

Le néerlandais Damen est privilégié par les syndicats et élus.

Le secrétaire d'Etat français à l'Industrie, Christophe Sirugue, avait déclaré début novembre que le gouvernement préférerait un repreneur industriel pour racheter STX France, et verrait d'un bon oeil une participation du français DCNS.

Ce dernier n'a jamais montré son intérêt pour les chantiers de Saint-Nazaire, mais il pourrait prendre une participation minoritaire.

Contrairement à sa maison mère, STX France, qui compte 2.600 salariés et fait travailler environ 5.000 sous-traitants, est en pleine forme avec un carnet de commandes très bien rempli.

STX France avait été revendu à STX en 2008 par le Norvégien Aker Yards, qui l'avait racheté en 2006 à Alstom.

STX Offshore & Shipbuilding est sous le contrôle de ses créanciers depuis 2013, dont la banque publique Korea Development Bank. Ceux-ci ont lâché plus de 4.000 milliards de wons pour l'aider à faire face à ses échéances (3,2 milliards d'euros).

Mais cela n'a pas suffi à remettre l'entreprise à flot et son endettement total atteignait 7.300 milliards de wons en juin.


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STX France : Fincantieri seul en course - suite 2

Message par corsair le Jeu 29 Déc - 9:01

Séoul, 27 déc 2016
Une seule offre de reprise du chantier naval STX de Saint-Nazaire (ouest de la France) a été soumise au tribunal sud-coréen examinant la procédure de redressement judiciaire de sa maison mère STX Offshore and Shipbuilding, a annoncé à l'AFP un porte-parole du tribunal.

Le groupe sud-coréen se débat depuis des années avec des pertes croissantes provoquées par une gestion défaillante et une demande mondiale en berne.



Les chantiers de Saint-Nazaire, détenus pour un tiers par l'Etat français, sont sa seule filiale rentable et il a évité de justesse la liquidation en novembre.

Tout comme STX Offshore and Shipbuilding, placé en redressement judiciaire en mai, STX France a été officiellement mis en vente par la justice sud-coréenne le 19 octobre.

L'italien Fincantieri, les chantiers néerlandais Damen ou encore le groupe asiatique Genting Hong Kong avaient montré un intérêt pour racheter les chantiers de Saint-Nazaire, dont le carnet de commande est plein.

"Mais seul un candidat a déposé son offre dans le délai imparti", a déclaré à l'AFP le juge Choi Ung-Young, qui fait office de porte-parole du tribunal de commerce du district central de Séoul.


Il s'est cependant refusé à donner l'identité de ce repreneur potentiel. Il a précisé que l'offre en question était étudiée par Samil PricewaterhouseCooper, qui gère le dossier.

Un porte-parole de STX Offshore and Shipbuilding a indiqué que la justice annoncerait le 3 janvier si cette offre est acceptée.

"Si le prix proposé est trop bas, l'offre sera refusée et un nouvel appel d'offre sera lancé", a déclaré le porte-parole.

Selon le site d'actualité maritime Mer et Marine, c'est le constructeur naval italien Fincantieri qui est l'auteur de l'offre. "Fincantieri, seul en course", titre-t-il sans dévoiler sa source.

Le groupe italien et le gouvernement français interrogés par l'AFP n'ont souhaité faire aucun commentaire.

"Fincantieri, on les a rencontrés. On se pose encore plein de questions sur leur véritable projet industriel et surtout sur le projet social qu'il y a derrière parce qu'on est sur les mêmes créneaux de travail", a réagi pour sa part Christophe Morel de la CFDT, interrogé par l'AFP.

"C'est une déception, c'est pas le candidat que l'on soutenait", a souligné pour sa part François Janvier de la CFE-CGC restant toutefois prudent en attendant l'annonce officielle.

Le néerlandais Damen est privilégié par les syndicats et élus.

Le secrétaire d'Etat français à l'Industrie, Christophe Sirugue, avait déclaré début novembre que le gouvernement préférerait un repreneur industriel pour racheter STX France, et verrait d'un bon oeil une participation du français DCNS.

Ce dernier n'a jamais montré son intérêt pour les chantiers de Saint-Nazaire, mais il pourrait prendre une participation minoritaire.

Contrairement à sa maison mère, STX France, qui compte 2.600 salariés et fait travailler environ 5.000 sous-traitants, est en pleine forme avec un carnet de commandes très bien rempli.

STX France avait été revendu à STX en 2008 par le Norvégien Aker Yards, qui l'avait racheté en 2006 à Alstom.

STX Offshore & Shipbuilding est sous le contrôle de ses créanciers depuis 2013, dont la banque publique Korea Development Bank. Ceux-ci ont lâché plus de 4.000 milliards de wons pour l'aider à faire face à ses échéances (3,2 milliards d'euros).

Mais cela n'a pas suffi à remettre l'entreprise à flot et son endettement total atteignait 7.300 milliards de wons en juin.


Les bateaux que j'ai appréciés en 50 ans de mer : StGermain,Chantilly,ssFrance ,Cambodge, Renaissance, AquilleLauro, Oceanic, EnricoCosta, CostaRiviera, MscRhapsody, StellaSolaris, SuperStarAries, SkyPrincess, CostaVictoria,Azur, Flamenco, Mistral, ssNorway, MscMelody, EuropeanStars, CarnivalSpirit, NclSpirit, R6, NclStar, NclGem,Ncl Epic, C.Magica, C.Méditerranéa, C.Atlantica, MscSplendida- et j'en oublie...
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Re: News sur la navale mondiale (les chantiers de constructions navales-dont chantiers STX stNaz)

Message par corsair le Ven 30 Déc - 7:49

art italien en traduc auto
29/12/2016


STX France, Fincantieri seul soumissionnaire / FOCUS



Genova - Il semblerait que Fincantieri est le seul soumissionnaire pour la participation de 66,6% dans STX France, la filiale de la construction navale du groupe STX Offshore & Shipbuilding de la Corée qui a été sous séquestre depuis la fin du mois de mai, après avoir amassé 5,8 milliards $ de dettes. Le chantier naval français, situé à Saint-Nazaire, (dont la société coréenne a acquis, en 2008, du groupe de construction navale norvégien Aker Yards, qui possédait aussi le chantier naval de Turku en Finlande , qui a vendu en 2014), représente le joyau de la couronne de STX , avec une valeur de marché estimée par des fonds asiatiques pour se situer entre 80 à 100 millions $ et 220 millions $, en fournissant 2.600 emplois , plus encore 5.000 emplois dans les industries connexes, et avec plus de dix navires sur son carnet de commandes, ainsi que des options sur quatre autres navires, pour une valeur totale de 12 milliards $.

Hier était le dernier jour pour soumettre des offres à la manipulation de la vente judiciaire Séoul du chantier naval de Saint - Nazaire, tandis que la vente du reste des activités du groupe aura lieu à la mi-2017. Juge Choi Ung-Young, agissant en tant que porte - parole du tribunal de superviser le processus, a annoncé qu'il n'y avait qu'un seul soumissionnaire, ce qui serait Fincantieri, selon des informations rapportées par Reuters.

Il semblerait donc que des trois parties ont initialement intéressés à la vente, que Fincantieri, dans lequel le gouvernement italien a une participation majoritaire - et n'a pas fait de commentaires sur le processus - reste, alors que, vraisemblablement, constructeur naval néerlandais Damen (probablement en partenariat avec les principaux clients de Saint-Nazaire, MSC Croisières et royal Caribbean - avec des parts comprises entre 5% et 16%), et Genting chantier naval de Hong Kong, ont décidé de ne pas se joindre à l'offre. Un verdict par le tribunal sur l'adéquation de l'offre est prévue la semaine prochaine: si l'offre de Fincantieri doit être considéré comme non satisfaisant, les juges pourraient rouvrir la vente. Pour Fincantieri, selon une source proche du dossier, l' acquisition de STX France éliminerait un concurrent de longue date, et de fournir à l'entreprise une installation capable de construire des navires méga-croisière; à l' heure actuelle seulement leur chantier naval situé à Monfalcone, avec un bassin de 550 mètres plus courte que celle de Saint-Nazaire, peut en partie répondre à la demande des armateurs pour les navires de plus en plus gigantesques. En particulier, un accord possible entraînerait une oligopole européenne, ainsi que le groupe Meyer Werft en Allemagne, Fincantieri contrôlerait presque tous les chantiers navals de croisière, ce qui - en attente d'un redémarrage dans l'industrie du pétrole - est le seul segment rentable de la construction navale actuellement.

L'objectif de Genting dans l' achat de Saint-Nazaire aurait poursuivi les mêmes objectifs STX avait il y a neuf ans, ce qui est le transfert de savoir-faire pour l'Extrême - Orient - mais à partir des bases plus solides - alors que le groupe Damen, qui manque d' expérience de croisière de la construction navale, cependant , aurait eu le soutien de MSC et RCCL. Cette dernière disposition a été le plus acceptable pour le gouvernement français, qui, cependant, déjà au début de Novembre a annoncé que celui qui a remporté le processus d'appel d'offres pour le chantier naval de Saint-Nazaire, devrait négocier un partenariat avec l' entrepreneur navale publique française DCNS.

L'objectif de l'Etat français est de veiller à ce que, quel que soit le résultat, il conserve une forte influence sur les questions relatives au chantier naval STX France, dans laquelle elle détient une participation minoritaire de 34,4%. L'idée d'avoir un partenaire italien à la tête d'une industrie stratégiquement sensible pour la France, a reçu la réception tiède dans le pays, mais un partenariat Fincantieri-DCNS serait en fait incarner un modèle invoqué à plusieurs reprises au niveau de l' UE, un soi-disant " Airbus des mers », une entreprise suffisamment grande pour protéger le savoir-faire technologique européenne à la fois l' architecture navale militaire et civile.

DCNS et Fincantieri ont déjà collaboré dans le passé, et peut - être à cause de STX France , il est préférable pour les experts du commerce à se joindre à l'entreprise, plutôt que de clients devenu propriétaires dirigé par un partenaire sans aucune connaissance de croisière de la construction navale, ou des partenaires qui peuvent connaître le commerce bien , mais chercher à exporter le savoir-faire. Les deux entreprises rivales ne comptent pas sur le rejet par le tribunal, mais Fincantieri seront forcés, au prochain tour, de montrer toutes leurs cartes.


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STX, l'état sera attentif......

Message par corsair le Ven 30 Déc - 7:50

29/12/2016



Paris, 29 déc 2016
L'Etat français reste attentif au rachat du chantier naval STX de Saint-Nazaire et ne compte pas diminuer sa participation au sein du groupe, a indiqué jeudi à l'AFP le secrétaire d'Etat à l'Industrie, Christophe Sirugue.

"Nous avons trois impératifs: quel projet industriel pour la pérennité du site? Quelle politique de l'emploi notamment en direction des sous-traitants et quelle place par rapport au rôle stratégique des chantiers de Saint-Nazaire?", a déclaré M. Sirugue qui a affirmé ne pas avoir été informé officiellement du nom du candidat à la reprise.

"La stratégie de l'Etat reste une stratégie extrêmement attentive par rapport à ce dossier", a-t-il ajouté.

Une seule offre de reprise du chantier naval français a été soumise au tribunal sud-coréen examinant la procédure de redressement judiciaire de sa maison mère STX Offshore and Shipbuilding, a annoncé mardi la justice sud-coréenne.

Aucune information officielle n'a été donnée sur l'identité du candidat mais le nom du constructeur naval italien Fincantieri a été cité par plusieurs médias comme étant le seul industriel en lice pour la reprise des chantiers, détenus pour un tiers par l'Etat français.

"Nous continuerons à avoir une minorité de blocage et nous ne comptons pas diminuer notre participation", a ajouté le ministre.


Il a rappelé que l'Etat était ouvert à une participation du groupe naval militaire DCNS, qu'il détient à hauteur de 62,5% et qui est un concurrent de Fincantieri, au sein de STX France.

L'Etat reste sur l'option d'une participation minoritaire au sein de la future entité, a-t-il ajouté, souhaitant des discussions "avec l'industriel retenu sur un pacte d'actionnariat avec d'autres intervenants encore", comme "des clients, des croisiéristes qui pourraient être intéressés".

La justice sud-coreenne annoncera le 3 janvier si l'offre du seul candidat est acceptée mais si le prix proposé est trop bas, elle sera refusée et un nouvel appel d'offre sera lancé, selon un porte-parole de STX Offshore and Shipbuilding.


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STX France, les syndicats s'opposer Fincantieri

Message par corsair le Sam 31 Déc - 9:10

30/12/2016 art italien en traduc auto


STX France, les syndicats s'opposer Fincantieri


Genova - Les syndicats français ont déjà soulevé des barrages routiers à l'entrée de Fincantieri dans STX France. Le groupe de construction navale italienne est le seul soumissionnaire pour l'achat du grand chantier naval, situé à Saint Nazaire, mais les représentants syndicaux sont concernés et présentent d' autres options pour une prise de contrôle italien: «Le gouvernement français devrait nationaliser l'entreprise," exhorta syndicat français force ouvrière (FO). Paris détient une participation de 33,3% dans STX, tandis que la société coréenne a mis le reste des actions en vente.

Les travailleurs préféreraient des mesures pour «sauver le dernier grand chantier naval français", a rapporté la presse française. Un autre syndicat craint qu'un accord visant à développer l'industrie des croisières en Chine, entre Fincantieri et China State Shipbuilding Corporation (CSSC), est susceptible de favoriser «notre concurrent direct.» Et aussi à l'honneur est la crainte de la part des syndicats que les travailleurs pourraient être touchés par une entreprise possible rationalisation.



Les syndicats français sont sur la défensive, alors que le gouvernement reste silencieux, en attendant la divulgation des détails de l'offre d'achat du chantier naval qui sera rendu public le 3 Janvier. L'installation à Saint Nazaire dispose d' une zone de construction navale 900 mètres de long et 70 de large, capable de construire deux navires Oasis de classe, parmi les plus grands navires de croisière dans le monde, en même temps.

En outre, récemment , il y a eu une amélioration de l' équipement: pour la construction de "Harmony of the Seas" une nouvelle grue à portique avec un record de 1400 tonnes de capacité de levage a été acheté. Merci à cette plus grande capacité de levage, le chantier est désormais en mesure de préfabriquer sections de coque plus grandes sur la terre, avec des économies conséquentes à la fois des coûts de construction et de temps. STX France dispose également d' un autre grand bassin (450 mètres), qui sert de diverses fonctions, telles que l' entretien - et le nettoyage des coques - des grands navires de croisière.

Pendant ce temps, il y a des plans en cours pour améliorer encore l'installation, l'étape suivante étant une extension de la zone de pré-assemblage par un supplément de 130 mètres. Pour ces raisons, l'usine de Saint Nazaire est actuellement le seul placé pour faire le prochain bond en avant dans la tendance à toujours plus grands navires. Son acquisition doterait Fincantieri avec l' équipement et l' infrastructure de l' Italie du groupe de construction navale fait actuellement défaut; son chantier naval à Monfalcone, près de Trieste, par exemple, est le seul site capable de construire des navires de plus de 150.000 tonnes, mais il n'a pas à sa disposition dans l'Adriatique une cale sèche de plus de 300 m de longueur.

Pendant ce temps , Fincantieri a reporté à 17h30 ( heure de Singapour) du 12 Janvier prochain, la date limite de son offre publique d'achat d'actions Vard des chantiers navals, a lancé la dernière Novembre 13, qui avait été initialement prévu pour hier. L'offre, lancée à travers sa filiale Fincantieri Oil & Gas, vise à prendre le contrôle de plus de 90% en Vard aux fins de la radiation de la société (il est cotée à la Bourse de Singapour) en acquérant 44,37% des actions restantes ne sont pas déjà détenues directement soit indirectement; la valeur de la transaction, si elle est acceptée au total, est d' environ 82 millions €.


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Re: News sur la navale mondiale (les chantiers de constructions navales-dont chantiers STX stNaz)

Message par corsair le Sam 31 Déc - 17:26

31/12/2016

STX. La France déterminée à peser sur la reprise du chantier

Le gouvernement a assuré qu’il saura imposer des garanties à l’éventuel repreneur du chantier naval de Saint-Nazaire STX.



On sait depuis mardi que l’industriel italien Fincantieri est le probable repreneur des chantiers navals de Saint-Nazaire. Sans citer ce concurrent de STX, Christophe Sirugue, secrétaire d’État à l’Industrie, a redit, hier, que l’État serait « extrêmement attentif au projet industriel porté par le candidat retenu par la justice coréenne ».

L’État compte exiger des éléments d’assurance portant « sur la pérennité du site de Saint-Nazaire, sur la relation avec les sous-traitants du territoire et sur l’intérêt stratégique du chantier », détaille le secrétaire d’État chargé de l’Industrie.


Une minorité de blocage

La minorité de blocage de 33 % au sein du capital de STX Europe est l’arme pour imposer ces garanties. « Il pourrait y avoir, au pire, la préemption, même si, depuis le début, nous ne sommes pas favorables à la nationalisation. » Une montée même plus faible (en dessous de 50 %) de l’État dans le capital est-elle envisageable ? « C’est une décision qui relève du président de la République et du Premier ministre et nous verrons si cela est nécessaire à un moment. »

Mardi 3 janvier, à Séoul, la justice doit rendre sa décision. Si la candidature Fincantieri est retenue, l’État disposera d’un mois pour poursuivre la discussion et obtenir des résultats. « On regardera comment se constituera le capital, avec qui, quelle est la part des uns et des autres. Et évidemment, comment se concrétiseront les engagements précis que nous attendons. »
Le secrétaire d’État a « mentionné tous ces éléments », jeudi dernier, au N° 1 de Fincantieri, Giuseppe Bono.


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Re: News sur la navale mondiale (les chantiers de constructions navales-dont chantiers STX stNaz)

Message par corsair le Mar 3 Jan - 14:20

03/01/2017

Comme nous l’indiquions  la semaine dernière, le tribunal de Séoul a fait de l’italien Fincantieri le candidat privilégié à la reprise des chantiers navals STX de Saint-Nazaire (Loire-Atlantique).

Le tribunal sud-coréen n’a pas donné plus de détails. Un porte-parole de Fincantieri a refusé de faire le moindre commentaire.

Une seule candidature

Le groupe italien était le seul à avoir déposé une offre sur les chantiers navals de STX.

Ces derniers, spécialisés dans la construction, rentable, de navires de croisière, font partie de STX Offshore & Shipbuilding, groupe sud-coréen en redressement judiciaire et propriétaire à 66 % des chantiers de Saint-Nazaire.

Ficantieri basé à Trieste compte 20 chantiers dans le monde et emplois 19 000 personnes. Il construit des bateaux de croisiere, des bâtiments militaires et des navires civils.


Dernière édition par corsair le Mar 3 Jan - 21:29, édité 1 fois


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Re: News sur la navale mondiale (les chantiers de constructions navales-dont chantiers STX stNaz)

Message par corsair le Mar 3 Jan - 14:29

Note de Corsair

L'analyse sur les diverses possibilités , leurs suivies depuis des mois sur ce post,donc pas de surprise,
rien de nouveau dans la presse non spécialisée, voir quelques erreurs

- maintenant il faut attendre les attendus, le paiement, et les barrieres de la France

La France peut verrouiller en maintenant l' autonomie du site de production....comme l'avait fait sarko lors de la vente à Stx et barder la production et les cdes actuelles et avenirs, sinon Stx corée aurait succé st Naz, qui serait deja fermé
si ce n'est pas le cas, les dernieres cdes disparaitrons, confirmées ou non
c'est le financement et l'avance à la decoupe de la première tole qui concrétise définitivement le chantier

la main est aux politiques au pouvoir


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Re: News sur la navale mondiale (les chantiers de constructions navales-dont chantiers STX stNaz)

Message par corsair le Mer 4 Jan - 7:01



Les publication par corsair sur le Rachat de STX France vont s'articuler en 3 sequences

-les reactions de la presse marine/ 03/01/2017
-les reactions des intervenants dans le processus /03/01/2017
publiés avant 7.30
puis
- l'actu au j/j a partir du 04/01/2017

suivre ce lien
http://forum.plaisir-croisiere.fr/t2482p100-news-sur-la-navale-mondiale-les-chantiers-de-constructions-navales-dont-chantiers-stx-stnaz#30580


Dernière édition par corsair le Mer 4 Jan - 7:53, édité 2 fois


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Re: News sur la navale mondiale (les chantiers de constructions navales-dont chantiers STX stNaz)

Message par corsair le Mer 4 Jan - 7:03

03/01/2016

Réaction dans la presse spécialisé...qui ne se mouille pas.... comme nos politiques ,pourtant si prompt à communiquer
pour une crotte de chien sur le trottoir




Sans surprise, et dans le cadre du redressement judiciaire du groupe STX Offshore and Shipbuilding, le tribunal de commerce du district central de Séoul a retenu, ce 3 janvier, la seule offre qu’il avait reçue pour la reprise du chantier naval STX France de Saint-Nazaire, c’est à dire celle soumise par le constructeur italien Fincantieri.

Au départ, trois industriels étaient intéressés par STX France, la seule filiale rentable du groupe sud-coréen. Seulement, le spécialiste chinois des bateaux de croisière, Genting Hong Kong, anticipant probablement des difficultés avec les autorités françaises, a jeté l’éponge. Et le consortium emmené par le néerlandais Damen n’a pas été en mesure de soumettre une proposition en raison de désaccords entre ses membres. D’où la candidature unique de Fincantieri.


Restait à voir si l’offre du groupe italien, qui porte sur 66% du capital de STX France [l'État français détient un minorité de blocage, ndlr] allait être satisfaisante aux yeux du tribunal de commerce de Séoul. Ce qui a donc été le cas.

La reprise de STX France est suivie de près par le gouvernement français dans la mesure où le chantier naval de Saint-Nazaire est le seul en France à permettre la construction de navires militaires imposants, comme peuvent l’être les Bâtiments de projection et de commandement (BPC) et les porte-avions.

Or, le groupe français DCNS, dont l’État est actionnaire à hauteur de 62,48%, n’était pas intéressé par une reprise complète de STX France, au motif que la construction de paquebots n’est pas son métier. En octobre, son Pdg, Hervé Guillou, fit savoir, en octobre 2016, qu’il était ouvert à une prise de participation minoritaire au capital de STX France.

Une position réaffirmée quelques semaines plus tard, à l’occasion d’une audition devant les députés de la commission de la Défense.  »
Si nécessaire [...] DCNS s’associera avec un repreneur pour assumer la modeste part de l’activité que représentera la gouvernance du marché militaire ou du marché de souveraineté », a en effet déclaré M. Guillou.

La reprise de STX France par Fincantieri pourrait-elle amorcer la consolidation du secteur européen de la construction navale militaire? En 2015, il fut rapporté que DCNS et son concurrent italien avaient signé un Head of Agreement (HoA) pour un rapprochement dans le domaine des navires de surface…

« Dans le cas où l’acheteur de STX ferait partie de nos concurrents [ce qui sera donc le cas, ndlr] dans le domaine naval militaire, il faudrait éviter de recommencer les guerres à propos de l’export des bâtiments militaires », a fait valoir, devant les députés, Hervé Guillou, avant de rappeler que DCNS venait de perdre un important marché au Qatar face à Fincantieri.

Mais on n’en est pas encore là. Car la reprise de STX France par le groupe italien ne fera pas que des heureux dans le secteur de la construction de bateaux de croisiere et il n’est pas exclu que les autorités européennes chargées de faire respecter la concurrence soient saisies. Enfin, la coopération de Fincantieri avec le China State Shipbuilding Corp. dans le domaine des navires de croisière inquiéte également…


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Re: News sur la navale mondiale (les chantiers de constructions navales-dont chantiers STX stNaz)

Message par corsair le Mer 4 Jan - 7:04

Autre art presse maritime française

Nantes, 3 jan 2017  -

Des géants des mers, dont le "France", le "Queen Mary II" et plus récemment le "Harmony of the seas", sont sortis des cales des chantiers navals de Saint-Nazaire, qui  passent sous le drapeau de Fincantieri après avoir déjà changé de main à de multiples reprises depuis 150 ans.

En 1861, deux hommes d'affaires, les frères Péreire, créent la Compagnie générale transatlantique (CGT). L'année suivante ils vont construire, avec l'aide de l'ingénieur écossais John Scott, un chantier à Saint-Nazaire, qui n'était alors qu'un petit port de pêche à l'embouchure de la Loire.

En 1864 sort des chantiers l'"Impératrice Eugénie", premier d'une liste de plus de 120 paquebots et bateaux de croisiere , mais aussi de déboires économiques.

A peine deux ans plus tard, le chantier Scott fait faillite, les frères Péreire le rachètent, avant de le fermer à nouveau un an plus tard... et de le faire renaître de ses cendres en 1878. Les Chantiers de Penhoët, tels qu'ils se nomment alors, portés par la mode des transatlantiques, vont bâtir des fleurons nationaux comme, "la France "1912, "l'Ile de France", le "Normandie", mis en service en 1935 puis le célèbre "France", inauguré en 1960.

Dans les années 1950, ils se diversifient avec la construction de pétroliers, après celle de navires militaires comme le croiseur école "Jeanne d'Arc" pour la Marine nationale, mis en service en 1931.

Puis en 1955, les Chantiers de Penhoët fusionnent avec les Ateliers et Chantiers de la Loire: les Chantiers de l'Atlantique sont nés.

Après une période florissante, les chantiers sont stoppés par la crise pétrolière en 1976. Ils concluent un mariage d'intérêt avec Alsthom, en difficultés, et en deviennent une filiale en 1984.

Les Chantiers de l'Atlantique continueront à sortir de leurs cales des paquebots de légende, comme le "Sovereign of the seas" en 1987. En 1998, Alsthom perd une lettre et devient Alstom, rachète le chantier de Lorient et crée la branche Alstom Marine.

- Fleuron français -

Dernier grand chantier naval français, après la fermeture du Havre, Alstom Marine affronte alors la concurrence européenne, puis asiatique. Malgré la cale la plus grande d'Europe (425 m pour une forme de construction de 900 m), les commandes se font plus rares.

En 2003, alors que le "Queen Mary II" est livré, les commandes sont en chute libre. Le nombre d'ouvriers est passé de 5.000 en 2001 à 3.000 en 2006, et ce malgré une politique de diversification (méthaniers ou encore navires océanographiques comme le "Pourquoi Pas").

La branche Alstom Marine perd de l'argent et la mort de 16 personnes après l'effondrement d'une passerelle d'accès au "Queen Mary II" entache encore plus l'image de la filiale.

Après une tentative infructueuse pour vendre en 2005 les chantiers à la Direction des constructions navales (DCN), les ex-Chantiers de l'Atlantique (Saint-Nazaire et Lorient) sont finalement acquis en janvier 2006 par le concurrent norvégien Aker Yards.

Aker possède 75% des parts, Alstom en gardant 25% qu'il doit céder en 2010. L'ensemble Aker Yards/Chantiers de l'Atlantique est en 2008 le n°2 mondial des bateaux de croisiere, derrière l'Italien Fincantieri.

Courant 2008, Aker Yards passe sous l'égide du sud-coréen STX Shipbuilding qui rebaptise les chantiers "STX France". L'État va entrer au capital à hauteur de 9% en juin 2008, s'ajoutant aux 25% encore détenus par Alstom.

Puis Alstom va céder ses parts à l'État, qui est encore aujourd'hui actionnaire de l'entreprise à 33,33%.-majorité de blocage-

Mais depuis plusieurs années, le géant coréen STX affiche des pertes croissantes. En novembre 2016, le groupe coréen évite même de justesse la liquidation.

STX France (2.600 salariés mais qui fait aussi travailler 5.000 salariés chez ses sous-traitants), sa seule filiale rentable, est à vendre depuis 2013. L'entreprise dispose d'un carnet de commandes bien rempli, avec 14 bateaux de croisiere à construire d'ici 2026 pour ses deux principaux clients, leSuisse MSC Croisières et l'Américain Royal Caribbean.

Tout en conservant leur coeur de métier, les chantiers ont aussi opéré un virage d'envergure en se lançant dans la construction de fondations d'éoliennes offshore et de sous-stations électriques, une diversification qui permet de pallier l'activité cyclique de la construction navale.



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Re: News sur la navale mondiale (les chantiers de constructions navales-dont chantiers STX stNaz)

Message par corsair le Mer 4 Jan - 7:05

Autre Article français/presse maritime

Ce serait donc Fincantieri. D’après l’Agence France presse, le juge du tribunal de commerce de Séoul, Choi Ung-Young, a déclaré aujourd’hui que c’est l’Italien Fincantieri qui a été choisi comme repreneur de STX Offshore and Shipbuilding, propriétaire des chantiers de Saint-Nazaire. « Le tribunal est parvenu à une décision cet après-midi », a déclaré Choi Ung-Young. C’est le même juge qui, la semaine dernière, avait annoncé qu’un seul dossier de reprise avait été déposé. Sans toutefois donner de nom. Trois candidats semblaient pourtant être sur les rangs : l’asiatique Gentling, le consortium emmené par le groupe néerlandais Damen (et dont faisaient partie MSC et RCCL), et l’Italien Fincantieri donc. D’après nos informations, c’est ce dernier qui avait été cet unique candidat à la reprise.


Mais le prix d’achat reste à définir

Après une validation auprès du cabinet devant gérer la vente, Samil PricewaterhouseCooper, le tribunal de commerce de Séoul a donc tranché. Et le dossier du constructeur naval italien a été accepté. Le juge Choi Ung-Young a déclaré que Fincantieri devait à présent mener une étude de terrain sur les chantiers navals français et se mettre d'accord sur un prix d'achat avec le groupe sud-coréen. Objectif : la signature de l’accord qui le verrait acquérir 66,6 % de STX France.

Un accord doit être trouvé avec la France

Pour le tiers restant, c’est avec l’Etat français que Fincantieri devra trouver un accord. Avec ses 33,3 %, l’Etat dispose en effet d’une minorité de blocage. Majoritaire chez STX France, la CGT demande à l’Etat « des garanties en terme d'emploi et un véritable plan de développement sur cinq ans au regard du carnet de commandes. Cette poule aux œufs d'or, il faut la défendre.» Avec la confirmation, il y a deux semaines, de contrats des armateurs MSC Cruises et Royal Caribbean Limited, le carnet de commandes est en effet plein jusqu’en 2022. Et contrairement à sa maison-mère, STX France n’est pas déficitaire.

La CFDT demande, elle, des garanties sur trois points : le maintien de la diversité des constructions (grands navires de croisiere, militaires, sous-stations pour les énergies marines renouvelables), le maintien d’une autonomie de fonctionnement (et donc de tous les postes y compris ceux qui font doublon avec ceux existant à Fincantieri à Trieste) et la protection du savoir-faire français. Ce sont ici les liens du constructeur italien avec les chantiers chinois qui inquiètent.

Aucune réaction de l'intéressé, à cette heure

Reste désormais à connaître la position des principaux concernés. Le secrétaire d’Etat à l’Industrie, Christophe Sirugue, qui a indiqué que l'Etat français ne comptait pas réduire sa participation au sein de STX France, est attendu demain à Saint-Nazaire. Quant à STX et Fincantieri, silence radio pour le moment.


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Re: News sur la navale mondiale (les chantiers de constructions navales-dont chantiers STX stNaz)

Message par corsair le Mer 4 Jan - 7:06

Communiqué Italien - en traduc auto 03/01/2017


STX France à vendre, Fincantieri est le "plus offrant"


Trieste - Fincantieri plus offrant ( "preferred bidder"), pour l'acquisition de STX France. Cela a été rapporté par un porte - parole du tribunal de Séoul, qui gère l'histoire Stx, sans donner plus de détails. La société ne fait aucun commentaire.

Le tribunal des faillites à Séoul , s'il n'a pas considéré que de Fincantieri comme la meilleure offre devra répéter la course, avec une procédure nouvelle et longue. La prise en compte, par conséquent, le tribunal est que l'offre a été jugée exigences adéquates et valides. Maintenant commence un processus complexe de formalisation.




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Re: News sur la navale mondiale (les chantiers de constructions navales-dont chantiers STX stNaz)

Message par corsair le Mer 4 Jan - 7:07

Les Américains - 03/01/2017 en traduc auto

Feux vert du tribunal de Corée du Sud a l'offre de Fincantieri pour STX France

Fincantieri a été approuvé comme soumissionnaire privilégié pour acquérir STX France, rapporte Reuters. Si la transaction aboutit, le géant italien contrôlerait un morceau encore plus grande du marché mondial de la construction navale de croisière et de réparation.

La rentabilité cour Saint-Nazaire, un important constructeur de navires de croisière dans son propre droit, a été mis en vente dans le cadre de la disparition du groupe STX Offshore & Shipbuilding en Corée du Sud.

Le groupe coréen détient les deux tiers de STX France. Le tiers restant est détenu par l'Etat français, qui a l'intention de conserver sa part minoritaire.

La vente de la cour française, qui l' an dernier a livré Harmony of the Seas, le plus grand navire de croisière au monde, devait être conclu en fin d' année 2016 .

Alors que les bulletins de nouvelles en Novembre lesdites quatre parties, y compris Fincantieri, DCNS Group France, Damen les Pays-Bas et une entité sans nom, non-coréenne ont manifesté leur intérêt, la semaine dernière Fincantieri a émergé comme le seul soumissionnaire.

Un porte-parole Fincantieri n'a fait aucun commentaire mardi matin.

STX France est prévue pour terminer MSC Meraviglia cette année, et 2018 livraisons comprennent Oasis 4 pour Royal Caribbean International et le premier navire Edge-classe, Celebrity Edge, pour Celebrity Cruises. MSC Bellissima et un navire Meraviglia-Plus sont dus en 2019, un second navire Celebrity Edge, Celebrity Au-delà, et un autre navire Meraviglia-Plus en 2020, Bord 3 en 2021 et une paire de navires de classe mondiale de nouvelle conception pour MSC, un en 2022 et un en 2024.


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Les réactions / fin de journée - 03/01/2017

Message par corsair le Mer 4 Jan - 7:08

Candidature STX Fincantieri. Réaction syndicales et politiques



Les représentants du personnel CFDT et CGT STX réagissent à l'arrivée désormais très probable de Fincantieri à la barre des chantiers navals de Saint-Nazaire. Plusieurs partis politiques aussi.

Pour la CFDT, « ce choix appelle plusieurs interrogations qu'il faudra lever dans les prochaines semaines ». Sur le plan industriel, le chantier « vit aujourd'hui parce qu'il construit, à coté des grands paquebots, d'autres bateaux dans le militaire ou même des sous-stations pour les énergies marines renouvelables. Les premiers apportent le volume de travail, les autres la marge. La crainte de la CFDT est de voir notre chantier se spécialiser dans les grands navires - de part sa grande cale - remettant en cause nos équilibres. » L’inquiétude porte aussi sur un éventuel « retournement de conjoncture » avec « quels arbitrages entre les chantiers italiens et français ? »

Sur le plan social, « lorsqu'on est racheté par un concurrent direct, le risque est de voir arriver la recherche de synergies qui se font bien souvent au détriment de l'emploi, dans la recherche de doublons. Quid du service commercial, des bureaux d'études, des achats... ? » Pour la CFDT, le chantier doit garder « toutes ses capacités et son autonomie, du haut en bas de l'échelle, et ne pas dépendre de Trieste. »

Sur le plan stratégique, « il y a une grande inquiétude d'un transfert de savoir-faire vers la Chine. » Pour la CFDT, « plus que la technologie, c'est ce savoir-faire, dans l'ingénierie, la logistique, le réseau de sous-traitance que nous devons préserver car ce dernier a un impact fort dans notre région avec des milliers d'emplois à la clé. Ne les laissons pas partir ! »« Fincantieri ne sera pas le seul actionnaire, rappelle enfin le syndicat. Et l'Etat, avec sa minorité de blocage, devra nous apporter des garanties sur ces trois points. »


La CGT refuse l'emploi précaire

Pour le syndicats majoritaire CGT, « l'inquiétude est réelle, tout comme nous pouvions l'être pour tout autre actionnaire présent jusqu'ici dans ce dossier. Risque de doublon de certains services, choix politiques et industriels au détriment des salariés… De nombreuses questions sont à poser, notamment aux représentants de l’Etat, actionnaire du chantier, qui est en responsabilité du dossier. »

L’organisation syndicale rapporte que « lors d'une rencontre récente sur le site, la direction de Fincantieri a indiqué utiliser à 65% le travail détaché sur ses chantiers. Il peut donc tout à fait accentuer la politique de précarisation des emplois entamée depuis plusieurs années par la direction d’Alstom, Aker et STX, y compris avec l'aval de l'Etat français, actionnaire à 33%. Cela n'est pas acceptable ! »

Le CGT navale estime que « cette politique de l'emploi précaire est un danger pour les salariés. Elle demande un plan d'embauche massif et un vrai contenu salarial qui ne soit pas du saupoudrage comme cela l'est actuellement. »

En l’espace de trois ans, avec un carnet de commande plein, « le chantier est passé d’un effectif de 2200 personnes à 2600 personnes là où, à charge équivalente, il y avait 4500 CDI, il y a 15 ans ! »

Le syndicat pointe aussi « le niveau des salaires toujours aussi faible. Le dernier accord salarial de 0,7% d’augmentation générale (que la CGT n’a pas signé) ne permet même pas aux plus bas salaires d’atteindre le taux horaire du Smic. Nous devons imposer des réponses claires aux potentiels acheteurs du Chantier sur leurs intentions en la matière, y compris l'Etat. »


Egalement des réactions politiques

Bruno Retailleau , président du conseil régional. "La justice sud-coréenne vient de trancher en faveur du groupe italien Fincantieri pour la reprise des chantiers STX France.Leader européen, Fincantieri a une expertise et un savoir-faire reconnus dans le domaine de la construction navale et il peut exister, en effet, une réelle complémentarité économique entre les chantiers nazairiens et italiens, mais à condition que soient levées un certain nombre d’incertitudes et que plusieurs garanties soient apportées.D’abord, garantir la pérennité et le développement du site de St Nazaire, en évitant tout risque de transfert de commandes ou de technologies.Ensuite, garantir la politique de l’emploi, de la gouvernance et des investissements de la nouvelle entreprise.Enfin, garantir les intérêts stratégiques de ce secteur essentiel à la souveraineté française.Il revient à l’État d’assurer dans le mois qui vient toutes ces garanties, en lien avec le groupe Fincantieri. Cela passera notamment par la constitution d’un tour de table du capital équilibré et par la rédaction d’un pacte d’actionnaires robuste.

Pour le tour de table, je souhaite : que le niveau de participation de l’État et de DCNS soit proche de celui de Fincantieri. Que les croisiéristes, qui assurent à eux seuls le plan de charge des chantiers de St Nazaire pour les dix ans à venir, soient présents dans le capital de la future entité. Ce sera un élément essentiel de stabilité.

Depuis Noël, j’ai eu l’occasion de m’entretenir avec tous ces acteurs potentiels ainsi qu’avec Christophe Sirugue, Secrétaire d’État à l’Industrie. Je suis persuadé qu’une solution porteuse d’avenir pour nos chantiers est possible"


Parti communiste : « L'État a toutes les cartes en mains pour s'opposer à la prise de contrôle italienne. Il n'est pas trop tard pour mettre en oeuvre une solution nationale utile au pays en renforçant la participation de l'État au capital du chantier, en y associant ses partenaires historiques mais aussi des industriels nationaux ».

Nicolas Dupont-Aignan, candidat Debout la France à la présidentielle : « A peine acheté, STXFrance peut craindre une réorganisation opérée par son repreneur italien : ce dernier pillera le savoir-faire français, la richesse en R&D de STX et ses commandes qui se comptent en milliards... Dans une logique de baisse des coûts, il pourra également supprimer les postes en France au profit de sites de production chinois ! (...) Un Etat sensé et défenseur des intérêts nationaux bloquerait par tous les moyens cette acquisition d'entreprise stratégique par un groupe étranger, en activant le décret Villepin (élargi par Arnaud Montebourg lors de l'affaire Alstom). Il entamerait des négociations visant à nationaliser STX France dans le cadre d'un conglomérat STX/DCNS/Alstom ».


Les bateaux que j'ai appréciés en 50 ans de mer : StGermain,Chantilly,ssFrance ,Cambodge, Renaissance, AquilleLauro, Oceanic, EnricoCosta, CostaRiviera, MscRhapsody, StellaSolaris, SuperStarAries, SkyPrincess, CostaVictoria,Azur, Flamenco, Mistral, ssNorway, MscMelody, EuropeanStars, CarnivalSpirit, NclSpirit, R6, NclStar, NclGem,Ncl Epic, C.Magica, C.Méditerranéa, C.Atlantica, MscSplendida- et j'en oublie...
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Les réactions / fin de journée - 03/01/2017 suite

Message par corsair le Mer 4 Jan - 7:10

Chantiers navals : David Samzun , Maire de St Nazaire, opposé au scénario Fincantieri


"Il n'est pas envisageable que Fincantieri, premier concurrent des chantiers navals, devienne majoritaire", estime le maire de Saint-Nazaire, David Samzun.

Fin septembre, David Samzun, maire de Saint-Nazaire, accompagné des élus parlementaires Yannick Vaugrenard et Marie-Odile Bouillé, était pourtant ressorti "serein" de son entrevue avec Christophe Sirugue, secrétaire d'Etat à l'Industrie.

Maintenant que le nom de l'Italien Fincantieri a été confirmé par le tribunal de Séoul pour reprendre les chantiers navals nazairiens, le maire ne cache plus son inquiétude.

David Samzun s'interroge : "Pourquoi l'hypothèse qui me semblait la plus adaptée, à savoir une alliance entre l'industriel néerlandais Damen et les deux principaux clients des chantiers, MSC et RCCL, n'a pas été déposée au tribunal ?"


Transfert de savoir-faire

Pour le maire David Samzun, la reprise des chantiers par Fincantieri présente plusieurs risques. "Aujourd'hui, on a une visibilité à dix ans. Mais si le marché se resserre, les chantiers ne risquent-ils pas de devenir la variable d'ajustement ? Autre danger, le transfert du savoir-faire de Saint-Nazaire vers la Chine, où Fincantieri possède une filiale..." craint l'élu socialiste, qui avait reçu l'Italien en "visite de courtoisie" à Saint-Nazaire.

Le maire rencontrera le secrétaire d'Etat Christophe Sirugue demain mercredi, à l'occasion de la venue de ce dernier aux chantiers navals. "J'ai hâte de le voir pour lui poser toutes mes questions."

Infos+

Confirmation
Le secrétaire d'Etat chargé de l'industrie sera mercredi après-midi sur le chantier naval STX de Saint-Nazaire. L'information a été confirmée aux représentants du personnels en fin de matinée. Christophe Sirugue se déplace sur place alors les juges coréens étudient encore l'offre de reprise du chantier naval STX par son concurrent Fincantieri.



Christophe Sirugue


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Re: News sur la navale mondiale (les chantiers de constructions navales-dont chantiers STX stNaz)

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