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News sur la navale mondiale (les chantiers de constructions navales-dont chantiers STX stNaz)

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Re: News sur la navale mondiale (les chantiers de constructions navales-dont chantiers STX stNaz)

Message par corsair le Jeu 20 Oct - 9:42

19/10/2016

STX mis en vente, Saint-Nazaire acheté séparément ?


photo d'archive

STX Offshore and Shipbuilding, a été officielement mis en vente mercredi par la justice sud-coréenne, en même temps que sa filiale française, les chantiers navals de Saint-Nazaire. Les deux sociétés pourraient être achetées séparément ou en bloc.

Le fleuron français est la seule unité profitable de STX Offshore & Shipbuilding, qui a demandé en mai son placement en redressement judiciaire.

Sur ordre du tribunal de commerce du district central de Séoul, l'appel d'offres public publié dans un journal local invite les acheteurs potentiels à envoyer leurs lettres d'intention d'ici le 4 novembre. « Les candidats peuvent faire une offre pour l'une ou l'autre des deux compagnies ou pour les deux à la fois », dit l'avis d'appel d'offres. 

Un porte-parole du tribunal avait laissé entendre mardi sa préférence pour une vente groupée.

Pertes croissantes

STX Offshore possède les deux tiers de STX France depuis 2008, le tiers restant étant aux mains de l'Etat français. Les banques créancières de STX Offshore et autres parties intéressées doivent se retrouver le 11 novembre pour donner leur feu vert au projet de réhabilitation du groupe. En cas de rejet, STX risque la liquidation.

STX Offshore & Shipbuilding se débat depuis des années avec des pertes croissantes provoquées par une gestion défaillante et une demande globale en berne.

STX France, filiale florissante

STX France, qui compte 2 600 salariés et fait travailler environ 5 000 sous-traitants, est lui en pleine forme.

L'entreprise dispose d'un carnet de commandes très bien rempli, avec 14 bateaux de croisiere à construire d'ici 2026 pour deux gros clients, le suisse MSC et l'américain Royal Caribbean.


Les bateaux que j'ai appréciés en 50 ans de mer : StGermain,Chantilly,ssFrance ,Cambodge, Renaissance, AquilleLauro, Oceanic, EnricoCosta, CostaRiviera, MscRhapsody, StellaSolaris, SuperStarAries, SkyPrincess, CostaVictoria,Azur, Flamenco, Mistral, ssNorway, MscMelody, EuropeanStars, CarnivalSpirit, NclSpirit, R6, NclStar, NclGem,Ncl Epic, C.Magica, C.Méditerranéa, C.Atlantica, MscSplendida- et j'en oublie...
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Re: News sur la navale mondiale (les chantiers de constructions navales-dont chantiers STX stNaz)

Message par corsair le Jeu 20 Oct - 9:43

STX Vise l'avenir



STX France dévoile un bâtiment pour l'hydrographie et la guerre des mines

Les chantiers de Saint-Nazaire, en ligne avec leur volonté de se renforcer sur le marché militaire, viennent de dévoiler à l’occasion d’Euronaval un concept de bâtiment multi-missions conçu notamment pour la guerre des mines et les opérations hydro-océanographiques.

A l’issue d’une phase d’études et de discussions avec des experts de l’Ifremer, du service hydrographique et océanographique ainsi que des spécialistes du déminage de la marine française, les ingénieurs de STX France ont imaginé une plateforme polyvalente longue de 84 mètres pour une largeur de 15 mètres et un déplacement d’environ 4000 tonnes.




Vaste pont modulaire et un LARS innovant

Le bâtiment est doté de 575 m² d’espaces ouverts dont un vaste pont de travail modulaire. Ce dernier peut accueillir des vedettes hydrographiques, des drones, des semi-rigides et des conteneurs (logements pour 8 EVP). Il est équipé d’un LARS (Launch and recovery system) innovant comportant un portique et un système manutention sur rails pour guider sur le pont, déployer et récupérer les différents types d’engins facilement et en toute sécurité.



Moyens scientifiques

Dans sa configuration scientifique, DeviceSeas embarque l’ensemble des équipements permettant d’étudier et de cartographier les fonds et l’environnement marins. On trouve sous la coque une gondole conçue pour accueillir les principaux senseurs, dont un sondeur multifaisceaux de 16 mètres. Alors que la propulsion électrique silencieuse permet d’améliorer la qualité des données recueillies, le navire adopte une étrave inversée, design évitant les perturbations engendrées par les bulles d’air sur les antennes de la gondole (phénomène de bubble sweepdown). Le navire dispose d’une salle de traitement de données et 110 m² de laboratoires sous forme d’espaces reconfigurables (3 à 5 laboratoires). 


DiviceSeas en version hydrographie

Des drones pour la chasse aux mines


Réalisé en acier, mais offrant des signatures acoustique et magnétique réduites, précise-t-on chez STX France, DeviceSeas est aussi adapté à la guerre des mines. Dans cette fonction, il sert de bateau-mère pour l’emploi à distance de la zone de danger de drones. Un hangar, dans le prolongement du pont de travail, peut accueillir jusqu’à quatre gros drones sous-marins (AUV). Eux-aussi sont déployés via le système sécurisé de manutention, tout comme des drones de surface (USV) logés sur le pont. Ces derniers sont chargés de mettre en œuvre des sonars remorqués et de petits AUV ou robots télé-opérés (ROV) pour la détection et l’identification des mines, ainsi que des robots de destruction. Doté d’une zone de stockage de matériel sous le pont et de locaux dédiés aux plongeurs, DeviceSeas peut également mettre en œuvre des drones aériens (UAV), avec une plateforme pour des engins de plus de 400 kg et un hangar pour deux machines (type Camcopter S-100). Ces moyens aériens servent pour des missions de reconnaissance et de relais de communication avec les USV et AUV déployés dans le cadre de la chasse aux mines.


DiviceSeas en version guerre des mines

D'autres types de missions

Doté de deux propulseurs azimutaux (pods) et d’une puissance installée de 9300 kW, DiviceSeas peut atteindre la vitesse de 16 nœuds et dispose d’un système de positionnement dynamique (DP2).  Grâce à sa polyvalence et ses capacités, il peut selon STX France mener d’autres types de missions, comme les opérations spéciales, la surveillance et le sauvetage en mer, l'assistance humanitaire en cas de catastrophe naturelle ou encore la lutte contre la pollution. 

Mis en œuvre par un équipage de 30 marins, le bâtiment dispose de logements pour 30 personnes supplémentaires. Son autodéfense est assurée par un canon télé-opéré de 20mm à l’avant, auquel s’ajoutent des mitrailleuses.


DiviceSeas en version soutien humanitaire


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Re: News sur la navale mondiale (les chantiers de constructions navales-dont chantiers STX stNaz)

Message par corsair le Lun 24 Oct - 8:31

confirmation des bruits de couloirs 22/10/2016 art US

MHI du Japon abandonne l'objectif de la construction de grands navires de croisière



Mitsubishi Heavy Industries du Japon (MHI) a pris une décision douloureuse d'abandonner son objectif une fois ambitieux de construction de grands navires de croisière, après qu'il a accumulé des pertes considérables sur le projet de construction de deux navires pour AIDA Cruises.

Après la livraison de la dernière de la paire AIDA, AIDAperla printemps prochain, MHI va plutôt rester à la construction de petits ferries et navires à passagers de taille moyenne, selon son directeur général Shinichi Miyanaga.


Dans les trois ans se terminant le 31 Mars 2016, le constructeur japonais a réservé une perte cumulée de 2,3 milliards $, en raison principalement des dépassements de coûts et des retards dans la construction de deux navires de croisière 124,500gt (AIDAprima livré plus tôt cette année et AIDAperla encore en construction).

«Nous avons pensé que nous pouvions le gérer, mais il nous a montré que nous avons besoin d'un processus de prise de décision stricte et la gestion des risques», a déclaré Miyanaga journalistes lors d'une conférence de presse tenue à Tokyo cette semaine.

La construction des navires de croisière avait été en proie à une foule de problèmes et de questions telles que les changements tardifs de conception, des retards dans les approbations, la confusion sur les articles à acheter, entre autres.

Dans le cadre du programme de construction navale d'origine, MHI était de terminer le processus de conception et d'approvisionnement au début de 2014 sur le premier navire de croisière, et de livrer à la fin de 2014. Pour le deuxième navire de croisière, MHI était censé compléter les étapes de conception et d'approvisionnement au début de 2015 et de livrer au début de 2016.

Miyanaga dit qu'il sera plus facile à gérer pour MHI construire des navires plus petits tels que 40.000 gt ferries de croisière, compte tenu des effectifs actuels du groupe et la chaîne d'approvisionnement domestique.

À l'heure actuelle, environ 92% des litss en cours de construction sont en cours de construction par quatre chantiers européens - Fincantieri, Meyer Werft, Meyer Turku et STX France.

La dernière excitation dans la croisière de la construction navale est l'entrée de la nation asiatique géant Chine, qui a commandé (le CSSC) de China State Shipbuilding Corp Shanghai Waigaoqiao Shipbuilding (SWS) pour construire deux plus deux navires de croisière 133500-gt pour Carnival Corp & plc.

Avec la première livraison est prévue en 2022, il reste à voir si les Chinois peuvent retirer une construction réussie de ces grands navires complexes et finement conçus croisière.


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Re: News sur la navale mondiale (les chantiers de constructions navales-dont chantiers STX stNaz)

Message par corsair le Mar 25 Oct - 8:23

24/10/2016

STX : Les candidats à la reprise seront connus le 4 novembre



Le tribunal de Séoul en charge de la procédure de redressement judiciaire de STX Offshore & Shipbuilding, a publié le 19 octobre un appel d’offres pour la reprise du groupe sud-coréen. Les candidats devraient être connus le 4 novembre et, une semaine plus tard, les juges devraient se prononcer sur l’avenir du quatrième constructeur du pays, acculé par les dettes. Le tribunal a laissé toutes les options ouvertes pour une reprise groupée ou par chantiers, avec d’un côté les chantiers de Saint-Nazaire et de l’autre les sites coréens.

Alors que l’échéance s’approche, les grandes manœuvres entamées ces derniers mois s’accentuent en coulisses, avec un dossier devenu au fil des semaines extrêmement complexe et périlleux pour le gouvernement et l’industrie navale française, qui risque de jouer là une grande partie de son avenir.

Si les chantiers coréens de STX sont au plus mal, le carnet de commandes plein de Saint-Nazaire suscite des convoitises et plusieurs offres devraient être présentées, pour le seul site français ou en groupé afin de séduire le tribunal de Séoul avec une proposition plus élevée. Avec en lice, apparemment, une véritable collection d’acteurs et de consortiums provenant d’une bonne demi-douzaine de pays, des industriels, des armateurs, des organismes financiers, les pouvoirs publics selon les cas de figure…

A Paris, la priorité semble être de faire barrage à toute reprise asiatique, et plus particulièrement chinoise, qui pose clairement la menace d’un pillage technologique dans le domaine des bateaux de croisiere et, éventuellement, des grandes plateformes militaires. « Nous ferons prévaloir les intérêts de la France, dans un débat, ou dans une discussion, ou dans un dossier aussi difficile que celui-ci. Nous disposons de deux armes. La première c’est que nous avons un pacte d’actionnaires, puisque nous détenons un peu plus de 33 % de l’entreprise », a fait valoir Michel Sapin, ministre de l'Economie, à l’Assemblée nationale la semaine dernière.

Au-delà du droit de veto et des leviers qu’offre la loi (dite Montebourg) sur la protection des entreprises stratégiques, le pacte d’actionnaires signé en 2008 entre STX (qui détient 66.66% de Saint-Nazaire) et l’Etat offre à ce dernier un droit de préemption en cas de vente par les Coréens de leur participation. Mais bien sûr, si la France exerce ce droit, elle devra renchérir sur la meilleure offre déposée à Séoul. Et cette perspective inquiète sérieusement les autorités tricolores, qui redoutent de devoir mobiliser, avec des partenaires préférentiels, des investissements très importants si un candidat « indésirable » met le paquet pour s’adjuger Saint-Nazaire.

Au-delà de cette première priorité, il faudra également déterminer quel serait, parmi les autres offres, la meilleure solution pour le dernier grand constructeur naval civil du pays. Et là aussi, c’est un beau casse-tête puisqu’à l’heure actuelle, aucune des options « européennes » éventées sur la place publique ou évoquée dans les coursives ne semble optimale et apte à apporter toutes les garanties nécessaires pour assurer la pérennité, l’indépendance et la liberté d’action de Saint-Nazaire.

Discussions et négociations se poursuivent donc, dans l’espoir, précisément, de trouver d’ici le 4 novembre la meilleure solution possible pour Saint-Nazaire, la navale française et les intérêts stratégiques du pays.  


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Re: News sur la navale mondiale (les chantiers de constructions navales-dont chantiers STX stNaz)

Message par corsair le Jeu 27 Oct - 6:40

Brittany Ferries : Un 12ème navire en projet

Après une "saison satisfaisante", Brittany Ferries envisage de construire un ferry qui pourrait intégrer une propulsion au gaz naturel liquéfié (GNL). Un projet innovant, abandonné fin 2014, qui renaîtrait sous la forme d’un navire plus modeste destiné à la ligne entre Ouistreham et Portsmouth.



Au début du mois, Jean-Marc Roué, président du conseil de surveillance de la Brittany Ferries, soulignait la nécessité de renouveler la flotte vieillissante de sa compagnie… Tout en rappelant qu’en ces temps de Brexit et de chute de la livre, la prudence restait de mise en matière d’investissement. 

Il semblerait qu’après mûre réflexion, l’armement serait finalement prêt à sauter le pas et à signer la commande d’un nouveau navire innovant. C’est en tout cas ce qui a été annoncé lors d’un conseil de surveillance les jours derniers. La signature de la commande serait prévue pour janvier 2017. Et la livraison au printemps 2019.

D’après les éléments fournis par des sources proches du dossier, les caractéristiques du nouveau navire, qui serait le douzième de la compagnie, rappelleraient celles du projet Pegasis monté en collaboration avec STX France en 2014. 



Chez un chantier partenaire de STX ? 

On peut s’interroger, cette fois, sur le futur lieu de construction du navire, qu’il soit à propulsion au gaz naturel liquéfié (GNL) ou qu’il utilise un gazole faible en soufre pour limiter la pollution (convention Marpol). Car à Saint-Nazaire, on affirme que "les cales de STX sont pleines jusqu’en 2020", en raison d’un important plan de charge.

Toutefois, l’entreprise coréenne s’empresse de préciser qu’elle «cherche toujours à nourrir ses bureaux d’études de nouveaux projets», quitte à faire construire les navires sur d’autres sites: «Nous sommes à la recherche de partenaires européens». 

STX pourrait ainsi se positionner sur le marché des ferries du futur, dont la propulsion au gaz naturel liquéfié est considérée comme plus respectueuse de l’environnement. L’utilisation du GNL permet, en effet, de réduire jusqu’à 99% les émissions de soufre, 80% les particules fines et de 20% le CO2. La future commande du nouveau ferry répondrait à une demande de la filiale normande de la Brittany Ferries.

En remplacement du Normandie



Sur la ligne Ouistreham-Portsmouth, la Somanor envisage ainsi de remplacer le Normandie (2.100 passagers, 648 voitures) qui serait alors affecté à la ligne Le Havre-Porsmouth, en remplacement de l’Étretat (375 passagers). Long de 185 m et large de 31 m comme le Pont-Aven, le navire qui intéresse Brittany Ferries pourra embarquer 1680 passagers et 550 voitures.


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Re: News sur la navale mondiale (les chantiers de constructions navales-dont chantiers STX stNaz)

Message par corsair le Mer 2 Nov - 8:20

01/11/2016 art allemand en trazduc auto

Neptun Werft construit les «centrales gaz» de Meyer Werft - Papenburg

Le chantier naval Neptun à Rostock-Warnemünde construit les  futures "centrales" GPL pour les navires de croisière de la Meyer Werft à Papenburg. Les chantiers navals de Basse-Saxe a annoncé lundi qu'elle à l'estuaire Warnow, une nouvelle halle de production est mis en place. Vous serez à 140 mètres de long, 60 mètres de large et 45 mètres de haut. Le volume d'investissement revient à un à deux chiffres en millions.



GPL comme une source d'énergie plus propre

"Avec cet investissement, nous allons continuer à améliorer la compétitivité de tous les trois sites", a déclaré chantier PDG Bernard Meyer. Le Neptunwerft appartient ainsi que le Meyer Werft à la société mère Meyer Group. Depuis  que les nouveaux navires de croisière pour des raisons de protection de l'environnement seraient à l'avenir fonctionner uniquement avec du GPL et de la technologie des piles à combustible, de plus en plus des exigences technologiques pour les chantiers navals.

La production en série commencera en 2018



De 2018 à compléter les segments doivent être construits pour l'approvisionnement énergétique des navires, puis remis à l'achèvement du fini à Papenburg et à Turku, Finlande Ocean Liners dans la nouvelle salle. Les «centrales» à bord fournirait l'énergie pour conduire les navires et l'alimentation électrique de la propriété, des cuisines et des salles communes

Quatre "centrales" par an

Quatre des modules 140 mètres de chambre longue de la machine à produire par an à Rostock. Le Neptun Werft avec ses plus de 500 employés avait fait au cours des dernières années, principalement en tant que spécialiste des croisières fluviales navires un nom. En outre, des navires spéciaux y être construits comme des transporteurs de gaz.


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Re: News sur la navale mondiale (les chantiers de constructions navales-dont chantiers STX stNaz)

Message par corsair le Jeu 3 Nov - 7:54

en traduc auto -02/11/2016

MV Werften (Chantier allemand de Genting HK) a investi dans "Cabin Facility" à Wismar

MV Werften a annoncé aujourd'hui l'acquisition et l'expansion d'une usine de cabine à Wismar. L'usine de 22.000 mètres carrés sera utilisé pour la fabrication de cabines de bateau pour les navires de croisière prévus en  livraisons en 2020.

L'usine est située à moins de deux kilomètres du chantier naval Wismar et, étant adjacente à la A20 autobahn, possède d'excellentes liaisons de transport pour les deux autres chantiers



chantier naval Wismar

«Avoir notre propre usine de cabine est très important que les grands navires de croisière ne peuvent être construits sur une base de temps et de coût-efficacité avec des cabines préfabriquées", a déclaré Jarmo Laakso, directeur général. "MV Werften Fertigmodule va nous fournir des cabines préfabriquées de haute qualité à un prix compétitif."

Le ministre de l'Economie de Mecklenburg-Vorpommern Harry Glawe a déclaré: «La mise en place d'une installation de production propre pour des cabines de navires et les investissements résultant réaffirment l'engagement du Groupe Genting à l'industrie de la construction navale à Wismar, Rostock et Stralsund. L'ensemble de l'industrie maritime dans toute Mecklenburg-Vorpommern est renforcée. Des centaines d'emplois sont sécurisés et créés ".


«Notre 13 millions € d'investissement comprend des bâtiments d'usine, une ligne d'assemblage state-of-the-art, un entrepôt de cabine de 3500 mètres carrés pour un maximum de 280 modules de cabine complétés et un matériau zone de stockage de RFID-ébréché», a déclaré Volker Asmus, Managing Directeur de MV Werften Fertigmodule. "Nous sommes impatients d'établir de nouvelles normes d'efficacité pour la production de la cabine. Nos premières cabines seront fabriquées à la mi-2017."


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Re: News sur la navale mondiale (les chantiers de constructions navales-dont chantiers STX stNaz)

Message par corsair le Ven 4 Nov - 7:34

03/11/2016 Vente de STX : A l’heure du choix

C’est à partir de demain que, normalement, le tribunal de Séoul en charge du dossier STX doit rendre publiques les identités des candidats à la reprise du groupe sud-coréen. 
Les juges ont laissé aux repreneurs potentiels la possibilité de faire des offres sur l’ensemble de l’entreprise, soit les deux chantiers situés en Corée du sud et celui de Saint-Nazaire, ou sur un actif en particulier.




Ces dernières semaines, les grandes manœuvres se sont accentuées en coulisses, avec au centre des convoitises la filiale française de STX, la seule qui dispose d’un carnet de commandes plein alors que les chantiers de Jinhae et Goseong sont exsangues. 
Si l’avenir de ces deux sites semble bien incertain compte tenu de la crise que traverse actuellement la construction navale mondiale, à l’exception notable des secteurs de la croisière et de la défense, leur reprise via une offre groupée semble plus à même de séduire les juges de Séoul.
Car sans elle c’est la liquidation des sites coréens qui se profile. De plus, cette solution rapporterait normalement plus d’argent, sachant que le gouffre financier que représente depuis 2012 STX se chiffre en milliards d’euros pour se créanciers, à savoir les banque coréennes.


Les Chinois vont-ils tenter un coup de force ?

A Paris, on redoute cette hypothèse, surtout si l’opération est menée par un groupe chinois. Alors qu’un mystérieux fonds d’investissement sino-britannique a été évoqué cet été par des politiques locaux, le nom du conglomérat public China State Shipbuilding Corporation a été récemment mentionné par plusieurs sources comme candidat potentiel à la reprise. 
Si tel est le cas, la situation deviendrait très dangereuse pour Saint-Nazaire et, au-delà, pour l’ensemble des chantiers européens spécialisés dans la croisière. 
Car CSSC peut mobiliser des moyens considérables pour s’offrir STX avec dans ce cas l’ambition évidente de mettre la main sur le savoir-faire français en matière de construction de bateaux de croisiere.


Alors que le marché chinois de la croisière explose, CSSC a d’ailleurs de grandes ambitions dans ce domaine où il va faire ses premiers pas en s’alliant avec le groupe public italien Fincantieri et son client principal, l’armateur américain Carnival Corporation. Au travers de ce partenariat, les chantiers italiens vont vendre aux Chinois le design du navire Carnival Vista, qu’ils ont livré cette année, afin de réaliser à Shanghai de deux à quatre copies, le premier de ces navires devant entrer en service en 2022. 
Les Italiens, qui vont fournir une assistance technique aux Chinois mais ils ont pris des précautions, en conservant l’exclusivité des études de conception et en livrant clé en main certains équipements critiques (liés notamment à la partie énergie/propulsion et à la sécurité). Une digue qui volerait immédiatement en éclat si CSSC mettait la main sur Saint-Nazaire.

Fincantieri sur les rangs

Fincantieri, sans doute bien conscient du danger, s’est également positionné dans le cadre de la mise en vente de STX. Une stratégie défensive mais aussi offensive puisque la taille des paquebots ne cesse de croître et que les chantiers italiens n’ont plus les capacités industrielles suffisantes pour réaliser les très grands navires dont les commandes se multiplient et partent chez leurs concurrents français, finlandais et allemands. L’occasion est donc trop belle pour les Italiens, qui ne peuvent néanmoins pas y aller seuls, comme on le verra plus loin.  

Damen soutenu par les armateurs

Damen est lui-aussi à la manœuvre depuis de nombreux mois. Sur le papier, le groupe néerlandais constitue une solution intéressante. C’est un industriel familial, fondé en 1927 aux Pays-Bas et qui possède aujourd’hui 32 chantiers à travers le monde, dont 18 aux Pays-Bas et deux en France, ceux de Brest (ex-Sobrena) et Dunkerque (ex-Arno), repris en 2012 et spécialisés dans la réparation navale. Des sites avec lesquels, en particulier en Bretagne, des synergies pourraient être mises en place, alors que Damen a une activité multisectorielle qui pourrait permettre de soutenir la diversification de Saint-Nazaire, par exemple sur le segment des énergies marines renouvelables.
Toutefois, malgré un chiffre d’affaires de 2 milliards d’euros, Damen est présenté par certains professionnels du secteur comme un colosse aux pieds d’argiles. Sa situation financière n’est, en effet, pas excellente, avec des performances en baisse continue ces dernières années. La crise que traverse le secteur maritime fragilise le groupe dont la stratégie fut essentiellement basée ces dernières années sur une croissance externe, sans réelle consolidation de ses activités. 
Ce serait d’ailleurs encore le cas avec un rachat de STX puisque Damen ne construit pas jusqu’ici de navires de croisière. Mais le groupe néerlandais, qui ne semble pas avoir les moyens de se lancer seul dans l’aventure, a trouvé de précieux alliés. Plusieurs sources concordantes indiquent que les deux principaux clients de Saint-Nazaire, l’armateur suisse MSC et l’américain RCCL, seraient prêts à intégrer le tour de table autour de Damen. 
Il ne s’agit pas pour eux de devenir propriétaire du chantier et ils n’auraient pas forcément vocation à demeurer au capital sur le long terme. Mais, puisque de l’avenir de Saint-Nazaire dépend une grande partie de leur plan de développement pour les 10 prochaines années, ils ne peuvent se permettre de laisser STX France tomber dans n’importe quelles mains. Or, ce n’est un secret pour personne que ces clients sont réticents à l’arrivée des Chinois et des Italiens dans l’estuaire de la Loire.

L’option Damen/RCCL/MSC pose néanmoins plusieurs questions. D’abord, la présence - même minoritaire - dans le capital d’une entreprise de ses clients engendre d’évidentes contraintes, comme la connaissance exacte des marges et donc la négociation des prix. On peut toutefois estimer que ce risque est ici limité du fait que les contrats sur les 10 prochaines années ont déjà été négociés avec les armateurs.

Concurrence potentielle dans le militaire

L’autre grande interrogation porte sur l’attitude qu’aurait Damen, en cas de reprise de Saint-Nazaire, sur le marché de la défense. Le groupe néerlandais a déjà postulé sans succès à plusieurs appels d’offres pour des programmes de la Marine nationale. Et il pourrait logiquement profiter d’un renforcement significatif de sa position dans l’Hexagone pour « réclamer » une part du gâteau militaire français. Ce qui constituerait une sérieuse concurrence pour les acteurs nationaux traditionnels, à l’image de DCNS, ou plus récents, comme Piriou. Alors qu’aux Pays-Bas Damen Schelde Naval Shipbuilding propose à l’international une large gamme allant de l’intercepteur à la frégate, en passant par les OPV, les corvettes, le navire logistique ou encore les unités amphibies, la décision de STX France de se renforcer sur le segment militaire avec une nouvelle gamme de bâtiments multi-missions et même de frégates a fini d’inquiéter DCNS et ses partenaires.

DCNS dans une position très délicate

La situation est d’autant plus compliquée pour le groupe naval français qu’il coopère avec Saint-Nazaire sur tous les programmes et projets de grandes plateformes en France et à l’export (bâtiments de projection et de commandement, porte-avions, unités logistiques). En effet, suite à l’arrêt des capacités de construction brestoises, seul le chantier ligérien est aujourd’hui en capacité de construire des navires de ce gabarit. C’est pourquoi DCNS, qui a refusé depuis 10 ans tout rapprochement capitalistique avec son compatriote quand celui-ci était à vendre, est cette fois obligé de s’impliquer dans le dossier pour préserver ses intérêts stratégiques. Même son actionnaire industriel de référence, Thales (qui détient 35% de DCNS aux côtés des 65% de l’Etat et dont le président sera reçu demain par le secrétaire d’Etat en charge de l’Industrie), et derrière lui Dassault, qui ne voulaient pas jusqu’ici entendre parler de Saint-Nazaire, sont contraints d’évoluer. Pour l’heure, DCNS a seulement laissé entendre qu’il pourrait, selon la situation, participer à un tour de table en tant qu’actionnaire minoritaire. Ce qui suppose donc une alliance avec d’autres acteurs.

L’hypothèse du trio franco-italien

De ce point de vue, on pourrait logiquement imaginer une alliance avec Fincantieri, qui est probablement comme Damen en quête de partenaires car sa situation financière n’est pas non plus mirobolante, avec une année 2015 marquée par des pertes importantes. De plus, le groupe italien a officiellement appelé en octobre à une coopération accrue avec DCNS. Certes, il n’était question que de l’activité liée aux bâtiments militaires de surface mais cela témoigne d’une démarche vers un rapprochement franco-italien qui pourrait, in fine, concerner aussi bien le civil que le militaire.

La solution « franco-française »

DCNS pourrait aussi intervenir dans le cadre d’une solution « franco-française » aux côtés d’autres acteurs, comme par exemple la Banque Publique d’Investissement ou encore la Caisse des Dépôts, dont le directeur général, le 26 octobre, a estimé que l’organisme « a vocation à être un investisseur avisé et les chantiers navals ne sont pas une mauvaise affaire ». Il y a aussi l’implication potentielle des collectivités locales, comme la région des Pays de la Loire, mais leurs marges de manœuvre sont très limitées et cet investissement ne représenterait que quelques % compte tenu des sommes en jeu.

Une décision d’abord coréenne

Tout dépend maintenant des juges coréens. L’officialisation des candidats permettra déjà de confirmer qui (du moins ceux qui emmènent les consortiums) est véritablement en lice et si les candidats potentiels ayant émergé ces derniers mois se lancent bel et bien. Il peut aussi y avoir des surprises. On peut penser au groupe asiatique Genting Hong Kong, qui a racheté quatre chantiers allemands pour réaliser les navires de ses filiales croisière mais qui rencontre des difficultés et d’importants retards sur ses projets. Il pourrait donc être tenté de reprendre Saint-Nazaire, dont l’ingénierie lui fait cruellement défaut. D’autres options sont aussi possibles, comme des pistes vers l’Europe du nord, notamment du côté de la Scandinavie, récemment évoquées dans les coursives parisiennes.

La grande question de la valorisation

Et puis bien sûr, avec les candidats, il conviendra de voir les offres, groupées ou séparées, et les montants que les repreneurs potentiels sont prêts à mettre sur la table. Pour le seul chantier de Saint-Nazaire, on parle aujourd’hui en centaines de millions d’euros mais cette valeur peut évoluer significativement. Si l’on prend seulement les performances financières de l’entreprise, sachant que la construction navale est très peu rentable, elle est relativement faible. En revanche, s’il s’agit d’un choix stratégique pour un investisseur qui y voit une opportunité cruciale dans le cadre d’un développement à long terme, c’est un peu comme une enchère, les prix peuvent être multipliés et atteindre des sommes très importantes.

Or, de ce point de vue, le risque est essentiellement asiatique, car c’est là que l’on dispose de la puissance financière capable de séduire à coup sûr les Coréens et de mettre hors-jeu les propositions européennes. Avec soit des offres émanant directement des Chinois, soit une tentative de raid plus subtile via un « véhicule » européen allié ou sous contrôle. C’est la crainte du cheval de Troie, qui peut d’ailleurs tout aussi bien concerner d’autres offres géographiquement plus proches.  

L’Etat, ultime rempart en cas de danger

Quoiqu’il en soit, si l’hypothèse d’une proposition asiatique survalorisée survient, l’Etat, qui est actionnaire de STX France à 33.34% et suit le dossier de très près, pourra bloquer la vente. Pour cela, il peut s’appuyer sur la loi permettant de protéger les « entreprises stratégiques » contre un rachat par un repreneur considéré comme indésirable. Mais alors, la France devra faire une contre-offre d’un niveau au moins équivalent à la meilleure proposition reçue par les Coréens. Soit par une nationalisation, soit en réunissant un large pool comprenant des acteurs publics et privés, avec comme conséquence un probable éclatement de l’actionnariat et donc une gouvernance plus complexe. Mais ce « bouclier » est là et, à quelques mois de l’élection présidentielle, le gouvernement ne pourra pas, s’il est au pied du mur, faire l’économie d’un tel plan de sauvetage.

Au final, au moment où le tribunal de Séoul se prépare à faire son choix, on voit à quel point ce dossier est devenu complexe, avec de nombreuses forces en présence, d’importants antagonismes et intérêts divergents, le tout avec une dimension internationale et diplomatique importante, sans oublier un calendrier qui s’insère dans une séquence politique de plus en plus sensible.

Faute de mieux, ce sera l’option la moins bancale

Or, si les enjeux industriels, économiques, sociaux et même stratégiques sont extrêmement importants, il faut bien reconnaitre que, pour l’heure, à défaut d’une solution miracle dont on espère toujours l’émergence, il va sans doute s’agir non pas de choisir la meilleure des options, mais surtout la moins bancale.

La construction locale des navires sécurisée

Les 2600 salariés de STX France et les milliers de sous-traitants qui dépendent de l’activité du chantier peuvent cependant se rassurer sur un point : la construction des 14 bateaux de croisiere commandés ou en passe de l’être, pour des livraisons jusqu’en 2026, ne sera pas délocalisée. Ces navires resteront quoiqu’il arrive réalisés à Saint-Nazaire. En effet, les armateurs se sont apparemment assurés contractuellement que ce serait le cas, faute de quoi ils auraient la possibilité d’annuler leurs commandes.


Les bateaux que j'ai appréciés en 50 ans de mer : StGermain,Chantilly,ssFrance ,Cambodge, Renaissance, AquilleLauro, Oceanic, EnricoCosta, CostaRiviera, MscRhapsody, StellaSolaris, SuperStarAries, SkyPrincess, CostaVictoria,Azur, Flamenco, Mistral, ssNorway, MscMelody, EuropeanStars, CarnivalSpirit, NclSpirit, R6, NclStar, NclGem,Ncl Epic, C.Magica, C.Méditerranéa, C.Atlantica, MscSplendida- et j'en oublie...
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Re: News sur la navale mondiale (les chantiers de constructions navales-dont chantiers STX stNaz)

Message par corsair le Sam 5 Nov - 6:47


04/11/2016  - Chantiers STX. Quatre candidats pour la reprise





Le tribunal de commerce de Séoul indique que quatre groupes souhaitent reprendre tout ou partie du groupe naval sud-coréen, dont fait partie le chantier naval de Saint-Nazaire, STX France.Chantiers navals STX,

La justice sud-coréenne a fait connaître ce matin le résultat de l’appel à candidatures pour la reprise de STX Offshore & Shipbuilding, le groupe en redressement judiciaire depuis mai qui possède notamment le chantier naval STX France de Saint-Nazaire (2 600 salariés). Quatre candidats se sont déclarés, dont trois Européens indique un porte-parole du tribunal de commerce de Séoul qui s’est refusé à dévoiler leurs noms.

Alors que la justice donne aux candidats la possibilité d’acquérir l’ensemble du groupe ou une des sociétés, le porte-parole n’a pas précisé les intentions sur ce point des quatre candidats.

autre art

Quatre sociétés sont candidates au rachat du groupe sud-coréen en difficulté STX Offshore and Shipbuilding, a annoncé vendredi la justice sud-coréenne, les médias locaux évoquant l'intérêt de trois groupes européens.

Un porte-parole du tribunal de commerce de Séoul s'est refusé à citer le nom des candidats au rachat du sud-coréen, mis en vente en même temps que sa florissante filiale française, les chantiers navals de Saint-Nazaire.

Il n'a pas non plus précisé ce qu'ils voulaient racheter exactement: la justice sud-coréenne a offert aux repreneurs la possibilité d'acheter les deux sociétés séparément ou en bloc.

Le fleuron français est la seule unité rentable de STX Offshore & Shipbuilding, qui a demandé en mai son placement en redressement judiciaire.

D'après le Seoul Economic Daily, qui cite des sources proches du secteur, le néerlandais Damen, l'italien Fincantieri et le groupe naval français DCNS sont sur les rangs.

STX Offshore possède les deux tiers de STX France depuis 2008, le tiers restant étant aux mains de l'Etat français.

Les banques créancières de STX Offshore et autres parties intéressées doivent se retrouver le 11 novembre pour donner leur feu vert au projet de réhabilitation du groupe. En cas de rejet, STX risque la liquidation.

STX Offshore & Shipbuilding se débat depuis des années avec des pertes croissantes provoquées par une gestion défaillante et une demande mondiale en berne.

STX France, qui compte 2.600 salariés et fait travailler environ 5.000 sous-traitants, est lui en pleine forme. L'entreprise dispose d'un carnet de commandes très bien rempli, avec 14 paquebots de croisière à construire d'ici 2026 pour deux gros clients, l'italo-suisse MSC Croisières et l'américain Royal Caribbean.

STX Offshore & Shipbuilding, jadis le quatrième constructeur sud-coréen, est sous le contrôle de ses créanciers depuis 2013, dont la banque publique Korea Development Bank. Ceux-ci ont lâché plus de 4.000 milliards de wons (3,2 milliards d'euros) pour l'aider à faire face à ses échéances.


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Re: News sur la navale mondiale (les chantiers de constructions navales-dont chantiers STX stNaz)

Message par corsair le Mar 8 Nov - 8:12

08/11/2016

concepteur de navire finlandais Deltamarin a présenté un navire activité croisière concept a été sélectionné comme le gagnant du concours interne de la conception des navires de la compagnie. Le navire zéro émission peut naviguer sans nuire à l'environnement, il est totalement neutre pour l' environnement et ne pas utiliser de combustibles fossiles



Helsinki - concepteur de navire finlandais Deltamarin a présenté un navire activité croisière concept a été sélectionné comme le gagnant du concours interne de la conception des navires de la compagnie. Le navire zéro émission peut naviguer sans nuire à l'environnement car elle est complètement neutre pour l' environnement et ne pas utiliser de combustibles fossiles, Deltamarin dit. " Les défis techniques ont été entrelacées autour du fait qu'il n'y a pas de combustibles fossiles utilisés sur ce navire de sorte que la consommation d'énergie nécessaire pour être agencé d'une manière qui prend en charge.

La forme SWAT Hull est utilisé comme base de ce concept, "selon la compagnie. Le navire dispose de quatre voiles d'aile entièrement automatique et utilise des cellules d'énergie et de carburant solaire comme sa source d'alimentation. Une option de l' énergie éolienne est également disponible, selon le concepteur du navire. En outre, le navire de croisière a une tour qui peut être levé lorsque le navire est ancré. Il est également possible pour les passagers d'observer le monde sous - marin des fenêtres sous la ligne de flottaison. 

Conçu pour figurer une longueur de 160 mètres et une largeur de 53 mètres, le navire serait en mesure d'accueillir 540 passagers. «Le concept de navire activité croisière zéro émission a été choisi comme le vainqueur de la compétition. Le panneau interne des juges a estimé que le concept a réussi à créer une conception de navire intelligent et efficace qui répond à la fois aux demandes futures du 0000et des besoins complexes de réduction de l' énergie ", a déclaré Deltamarin.


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Le tribunal acte une vente séparée du constructeur, avec d’une part les chantiers de Saint-Nazaire et, d’autre part, les sites coréens de STX

Message par corsair le Mer 9 Nov - 6:18

08/11/2016

Après avoir reçu le 4 novembre les offres des candidats à la reprise du groupe STX Offshore & Shipbuilding, le tribunal de Séoul a rendu plus rapidement que prévu sa première délibération. 

acte une vente séparée du constructeur, avec d’une part les chantiers de Saint-Nazaire et, d’autre part, les sites coréens de STX.




Il s’agit d’une excellente nouvelle pour l’entreprise française et les candidats européens à sa reprise, qui redoutaient que les juges penchent pour une vente groupée, qui aurait potentiellement augmenté le coût d’achat alors que ces acteurs ne souhaitent en aucun cas reprendre les chantiers exsangues de Jinhae et Goseong.

Cette première décision du tribunal laisse donc espérer que, désormais, le choix final de l’offre se fasse plus sur des considérations « qualitatives ». En clair, sur la base de la pertinence du projet industriel et des investissements qui seront proposés pour développer Saint-Nazaire, tant sur ses marchés traditionnels qu’en diversification, plutôt qu’une dimension financière trop importante.

Pour l’heure, aucune annonce officielle n’a été faite quant à l'identité des candidats à la reprise de STX France. Mais on sait que Damen, soutenu par les armateurs MSC et RCCL, est sur les rangs, de même que Fincantieri. Alors que la justice sud-coréenne indiquait la semaine dernière avoir reçu quatre propositions, la question se pose toujours de savoir si des intérêts asiatiques, et notamment Chinois, se positionnent, directement ou via un véhicule européen. DCNS, qui joue un rôle important dans ce dossier, puisque le groupe naval redoute l’émergence potentielle d’une concurrence hexagonale sur le secteur militaire, n’a normalement pas fait d’offre. Mais il demeure très actif en coulisses et pourrait, le cas échéant, rejoindre un consortium en fonction de l’évolution de la situation et des négociations entreprises. L’Etat français aura lui aussi un rôle majeur à jouer puisqu’il est actionnaire à 33.34% de STX France et peut bloquer toute reprise considérée comme indésirable pour les intérêts nationaux.

En attendant que chacun abatte ses cartes et fasse valoir ses arguments, l’assemblée générale des actionnaires de STX O&S doit se tenir le 11 novembre. Elle ne devrait pas avoir d’impact sur la décision de justice et simplement l’acter.

Après avoir présenté leur lettre d’intention, les candidats à la reprise vont désormais entrer dans le vif du sujet, détailler leurs projets et présenter des offres financières fermes d’ici la fin de l’année. C’est sur la base de ces propositions que le tribunal de Séoul choisira le lauréat, qui reprendra les chantiers nazairiens après avoir obtenu le feu vert du gouvernement français.

Autre art

STX : le chantier naval nazairien sera vendu séparément



STX France sera bien vendu séparément du reste du groupe coréen. Le chantier STX France sera bien vendu séparément du reste du groupe coréen. | Jérôme Fouquet
La décision a été prise par le tribunal coréen, qui se penchera sur les offres déposées par les quatre repreneurs vendredi.

Dans un premier temps, le tribunal de commerce de Séoul n'avait pas précisé si la vente de STX Offshore and Shipbuilding se ferait en différentes parties ou sur l'intégralité, comprenant le chantier français et deux chantiers sud-coréens.


Le premier affiche un carnet de commandes plein, alors que les deux autres sont en difficulté financière. Le fleuron nazairien, fort De quatorze bateaux de croisiere à construire, est en fait la seule unité rentable de STX Offshore & Shipbuilding.

La vente séparée, c'est le scénario sur lequel a planché le gouvernement français, avec des candidats européens à un rachat ou une prise de participation, comme Damen, Fincantieri et DCNS.


Pour le président de la Région Pays de la Loire, Bruno Retailleau, cette situation "redonne du poids au gouvernement français, et je m’en réjouis »


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STX. L'État privilégie « un repreneur avec une vocation industrielle »

Message par corsair le Mer 9 Nov - 6:19

08/11/2016

STX. L'État privilégie « un repreneur avec une vocation industrielle »



Le gouvernement préférerait un repreneur industriel pour racheter les chantiers navals STX de Saint-Nazaire, et verrait d'un bon œil une participation du français DCNS, a déclaré le secrétaire d'État à l'Industrie Christophe Sirugue ce mardi soir.

« La France souhaite que soit privilégié un repreneur avec une vocation industrielle », a annoncé le secrétaire d'État Christophe Sirugue en réponse à une question sur l'avenir de STX émanant du sénateur PS de Loire-Atlantique Yannick Vaugrenard, lors d'une audition devant la commission des affaires économiques du Sénat sur le projet de loi de finances 2017.

« Je ne trouverais pas anormal que DCNS participe » à un éventuel consortium pour la reprise de STX, « cela me paraîtrait assez cohérent », a ajouté le secrétaire d'État.


Quatre sociétés sont candidates au rachat du groupe sud-coréen en difficulté STX Offshore and Shipbuilding, dont la situation contraste avec sa filiale française florissante STX France à Saint-Nazaire, qui dispose d'un épais carnet de commandes de paquebots de croisière. « À ma connaissance il y a quatre offres, dont deux avec une vocation industrielle », a dit M. Sirugue, sans les détailler.

Possible recours au droit de véto

Selon des médias sud-coréens, le néerlandais Damen, l'italien Fincantieri et le groupe français DCNS sont notamment sur les rangs. Le nom du groupe asiatique Genting Hong Kong, qui a récemment racheté quatre chantiers navals en Allemagne, circule également.

Le tribunal de commerce de Séoul doit se prononcer vendredi sur la recevabilité des différents dossiers de reprise. M. Sirugue a ajouté avoir fait part de la position française sur STX auprès de l'ambassadeur de Corée du Sud en France et du ministre sud-coréen de l'Industrie, tout en précisant que la décision revenait à la justice sud-coréenne.

Disposant d'un tiers du capital de STX France, l'État français pourrait toutefois user de son droit de veto en cas de décision jugée contraire aux intérêts des chantiers de Saint-Nazaire, ou du dispositif législatif sur les investissements étrangers en France (décret Alstom), a encore prévenu M. Sirugue.


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Chantiers de Saint-Nazaire: la débâcle de STX évitée

Message par corsair le Sam 12 Nov - 7:39

11/11/2016

Chantiers de Saint-Nazaire: la débâcle de STX évitée

Le sauvetage du groupe sud-coréen ouvre la voie à une reprise de STX France - les chantiers de Saint-Nazaire - par un consortium européen. Plusieurs candidats sont en lice.


Les chantiers de Saint-Nazaire, STX France, seule filiale rentable du groupe sud-coréen.

Il s'en est fallu de peu. STX Offshore and Shipbuilding, l'actionnaire sud-coréen majoritaire dans les chantiers navals de Saint-Nazaire, évite la liquidation. Les banques ont approuvé vendredi le plan de restructuration de sa dette. Cet accord intervient une semaine après que le tribunal de commerce du district central de Séoul a annoncé que quatre sociétés étaient candidates au rachat du groupe, jadis quatrième constructeur sud-coréen.  

STX Offshore and Shipbuilding est plongé depuis des années dans d'immenses difficultés financières, face à une demande mondiale en berne. Seule pépite rentable du groupe: les chantiers de Saint-Nazaire, filiale du groupe sud-coréen, qui est en très bonne santé avec un carnet de commandes d'environ douze milliards d’euros pour les 10 ans à venir. Avec notamment 14 bateaux de croisiere à construire d'ici 2026 pour deux gros clients, le suisse MSC  et l'américain Royal Caribbean. Au début du mois d'octobre, le gouvernement français avait mis un coup de pression sur la justice coréenne, afin d'éviter que STX France ne soit embarqué dans un plan de cession global: l'Etat français est actionnaire à 33% de STX France. 
L'arme de la nationalisation avait été agitée très brièvement et officieusement. Puis, le gouvernement avait affiné le tir, en évoquant l'emploi de la réglementation des investissements étrangers - le décret Montebourg - pour protéger les chantiers de Saint-Nazaire, considérés comme des activités stratégiques. 

Le sauvetage du groupe coréen dans son ensemble passerait par la levée de 1.000 milliards de wons (787 millions d'euros) d'ici 2026 au travers de ses activités, de la vente d'actifs non essentiels et de nouveaux emprunts, selon le plan présenté devant le Tribunal de commerce de Séoul. Un "plan de réhabilitation jugé faisable", selon le rapport de l'expert-comptable.

Cette décision ouvre la voie à une reprise du groupe, mais surtout à un rachat séparé de la seule participation de 66% au capital de STX France.  La justice sud-coréenne s'était refusée la semaine dernière à identifier les quatre candidats en lice.  Le Seoul Economic Daily avait, en citant des sources proches du secteur, rapporté que le néerlandais Damen, l'italien Fincantieri et le groupe naval français DCNS étaient sur les rangs, pour les chantiers de saint-Nazaire. 

Le quotidien Ouest-France se montrait vendredi plus précis, citant le nom des quatre candidats repreneurs. Il s'agirait "de deux groupes asiatiques: China State Shipbuilding Corporation (CSSC) et Genting Honk Kong. Et de deux européens: le néerlandais Damen appuyé par deux croisiéristes (le suisse MSC et l'américain RCCL), et l'italien Fincantieri, concurrent de STX. Le groupe naval militaire français DCNS s'associerait à l'un de ces deux derniers candidats."

Pour l'heure, regrettait vendredi François Janvier de la CFE-CGC, "nous n'avons reçu aucune information officielle, ce ne sont que des supputations". Difficile de prendre position, complétait-il, alors qu'"aucun candidat ne nous a présenté son projet". STX France compte 2.600 salariés et fait travailler environ 5.000 sous-traitants.


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Quatre candidats retenus pour la vente des chantiers de Saint-Nazaire

Message par corsair le Sam 12 Nov - 7:40

11/11/2016

Quatre candidats retenus pour la vente des chantiers de Saint-Nazaire

Les groupes en lice, dont Fincantieri et Damen, ont jusqu’au 26 décembre pour remettre leurs offres



La compétition est officiellement lancée. Les quatre candidats intéressés par les chantiers navals de Saint-Nazaire (Loire-Atlantique) et les autres sites du groupe coréen STX Offshore and Shipbuilding ont désormais jusqu’au 26 décembre pour remettre leurs offres d’achat. C’est ce qu’a annoncé le tribunal de commerce du district central de Séoul, vendredi 11 novembre, à l’issue d’une réunion lors de laquelle les créanciers du constructeur de navires en dépôt de bilan ont validé de justesse son plan de restructuration.

Le jeu demeure donc très ouvert, au grand soulagement des pouvoirs publics français qui suivent de près le sort des chantiers de Saint-Nazaire. Début novembre, quatre candidats avaient donné des marques d’intérêt au tribunal coréen. Trois ne visaient que le site de Saint-Nazaire, considéré comme la pépite du groupe. La quatrième, la plus mystérieuse, portait semble-t-il sur l’ensemble des actifs, y compris les chantiers de Jinhae et Goseong, en Corée. « La crainte, c’était que le tribunal privilégie une vente globale, et que les offres limitées à Saint-Nazaire se retrouvent hors course, ce qui aurait posé problème », explique Erminio Eschena, l’un des dirigeants de MSC Croisières, principal client des chantiers français.


Identité secrète

Cette hypothèse écartée, les quatre candidats retenus par la justice vont désormais avoir accès à l’ensemble des données disponibles sur STX. Ils pourront déposer des offres portant soit sur la totalité du groupe, soit sur certains de ses actifs seulement, à commencer par Saint-Nazaire.

L’identité du candidat intéressé par l’ensemble de STX reste pour l’heure secrète, et certains doutent même de son existence ou de son sérieux. Les trois autres groupes sur les rangs sont l’italien Fincantieri, le néerlandais Damen, et le chinois Genting Hongkong, qui appartient à la galaxie Genting, un conglomérat malaisien présent dans les jeux, les plantations et le tourisme, indiquent des sources concordantes.

La société Constructions Mécaniques de Normandie (CMN), détenue par le très controversé homme d’affaires franco-libanais Iskandar Safa, a bien déposé une lettre d’intention au début de novembre, mais trop tard aux yeux du tribunal, qui n’a pas retenu cette candidature, confie un proche du dossier. Quant au groupe militaire français DCNS, qui envisageait de participer à la compétition, il en a été dissuadé par l’Etat, son actionnaire majoritaire.

Le tribunal de Séoul a approuvé "de justesse" ce vendredi 11 le projet de sauvetage de STX Offshore & Shipbuilding., en proie à de grandes difficultés financières, et actionnaire majoritaire du chantier naval de Saint-Nazaire.


Les bateaux que j'ai appréciés en 50 ans de mer : StGermain,Chantilly,ssFrance ,Cambodge, Renaissance, AquilleLauro, Oceanic, EnricoCosta, CostaRiviera, MscRhapsody, StellaSolaris, SuperStarAries, SkyPrincess, CostaVictoria,Azur, Flamenco, Mistral, ssNorway, MscMelody, EuropeanStars, CarnivalSpirit, NclSpirit, R6, NclStar, NclGem,Ncl Epic, C.Magica, C.Méditerranéa, C.Atlantica, MscSplendida- et j'en oublie...
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STX : trois repreneurs ne veulent que Saint-Nazaire

Message par corsair le Sam 12 Nov - 7:41

11/11/2016

STX : trois repreneurs ne veulent que Saint-Nazaire

L'italien Fincantieri, et le néerlandais Damen, et le groupe asiatique, Genting Hong Kong seraient sur les rangs pour racheter STX France



Parmi les quatre sociétés candidates au rachat du chantier naval sud-coréen en difficulté STX Offshore and Shipbuilding, trois repreneurs viseraient l'acquisition de la seule filiale STX France (Saint-Nazaire), selon des sources concordantes. Ces expressions d'intérêt  ont été jugées sérieuses à ce stade du processus de vente. Elles émanent de deux chantiers navals européens - Fincantieri (Italie) et Damen (Pays-Bas), qui serait associé à deux croisiéristes (MSC Croisières et Royal Caribbean Cruises). Détenu par l'État à 62%, DCNS discute pour sa part avec ces deux groupes pour s'associer à leur offre. Enfin, un groupe asiatique, Genting Hong Kong, une filiale d'un conglomérat malaisien basée à Hong Kong, serait également sur les rangs. La quatrième offre serait en revanche beaucoup plus anecdotique, fait-on valoir à La Tribune.

Les banques créancières de STX Offshore & Shipbuilding, dont la banque publique Korea Development Bank,, et d'autres créanciers vont se retrouver le 11 novembre pour donner leur feu vert au(x) projet(s) de reprise du chantier. En cas de rejet, STX risque la liquidation. STX Offshore & Shipbuilding se débat depuis des années avec des pertes croissantes provoquées par une gestion défaillante et une demande mondiale en berne. Les offres engageantes des repreneurs devraient être remise avant Noël.

Une bonne nouvelle pour Paris

Sauf coup de théâtre, le processus de vente prend une tournure favorable pour STX France et le gouvernement français, qui s'investit beaucoup sur ce dossier. Ce dernier préférerait un repreneur industriel pour le site de Saint-Nazaire. "La France souhaite que soit privilégié un repreneur avec une vocation industrielle", a d'ailleurs indiqué mardi soir le secrétaire d'État à l'Industrie Christophe Sirugue, en réponse à une question du sénateur PS de Loire-Atlantique Yannick Vaugrenard lors d'une audition devant la commission des affaires économiques du Sénat sur le projet de loi de finances 2017.

Si effectivement les trois groupes confirment leur intérêt, Paris pourra donc peser de tout son poids sur ce dossier sensible, surtout à quelques mois de la présidentielle. Car STX France est une société de droit français. Du coup, le fameux décret Montebourg (2014-479 du 14 mai 2014) relatif aux investissements étrangers soumis à autorisation préalable du gouvernement français s'applique. Cela aurait été en revanche impossible de le faire jouer si les repreneurs avaient déposé une offre sur la maison mère de STX France, le groupe sud-coréen STX Offshore & Shipbuilding. Pour autant, un nouveau groupe peut encore se jeter dans la mêlée sans être passé par la première étape, estime-t-on.

Genting Hong Kong, un danger?


Créée en 1993, Genting Hong Kong Limited (690 millions de dollars de chiffre d'affaires en 2015), propriétaire des compagnies de croisière Star Cruises ,Crystal Cruises, et Dreal cruises reste une énigme. Il est entré en force dans le marché de la croisière en rachetant coup sur coup quatre chantiers navals allemands ces deux dernières années. En 2016, il a racheté pour 230 millions d'euros le groupe allemand Nordic Yards, qui compte trois chantiers à Wismar, Warnemünde et Stralsund. Ce rachat s'est ajouté à celui de Lloyd Werft, à Bremerhaven, dont Genting HK a pris le contrôle en 2015 pour 17,5 millions d'euros.

En s'installant dans le jardin de Meyer Werft, l'un des grands acteurs mondiaux de ce marché, il va tenter de séduire et d'attirer tout ou partie du réseau de fournisseurs du chantier allemand, la clé de cette industrie pour livrer des bateaux luxueux irréprochables à l'heure, estiment certains observateurs. Le rachat de Saint-Nazaire permettrait à Genting Hong Kong de jouer dans la cour des grands dans le domaine de la construction des très grands bateaux de croisière en maîtrisant cette industrie si particulière grâce à Saint-Nazaire.

Damen en embuscade

Chantier familial et spécialiste de la réparation navale, le chantier néerlandais Damen (2,1 milliards d'euros de chiffre d'affaires en 2015) travaillerait sur une offre pour la reprise de Saint-Nazaire. Damen, qui a déjà acheté en 2012 deux petits chantiers navals en France  - Sobrena à Brest et Arno à Dunkerque -, serait accompagné de deux de ses clients, deux des plus grands croisiéristes mondiaux, le groupe suisse MSC  et l'américain Royal Caribbean Cruises. Une offre qui séduit beaucoup les élus locaux et les syndicats de Saint-Nazaire. Pourtant l'image de Damen reste contrastée, le néerlandais faisant appel à beaucoup de main d'oeuvre roumaine, voire ukrainienne, en France.

En outre, Damen en nette perte de vitesse ces dernières années (4% de marge en 2014 contre 10% en 2010) ne pourra pas augmenter sa marge opérationnelle très facilement en rachetant Saint-Nazaire. Deux des principaux clients du chantier français seront également ses actionnaires, qui connaissent sur le bout des doigts le marché et ses prix. Les marges de la construction des bateaux de croisière sont effectivement faibles (autour de 2%). Enfin, Damen, qui n'est pas réputé pour avoir beaucoup de cash, va entrer dans un métier où il en faut énormément. Car un chantier naval ne reçoit qu'un acompte de 15% de la valeur du bateau à la signature du contrat, le reste à la livraison. Il n'y pas de lissage de cash lié à l'avancement du bateau.

Fincantieri également

Enfin, le chantier naval italien Fincantieri, qui a affiché 4,1 milliards d'euros de chiffre d'affaires environ en 2015 (dont deux milliards générés par les bateaux de croisière) reste très intéressé par STX Saint-Nazaire. Car il rêve d'égaler Meyer Werft, qui construit des très grands bateaux de 700.000 tonnes grâce au chantier de Turku en Finlande racheté à STX en 2014. Ce qui n'est pas le cas de Fincantieri. Mais avec le chantier français, l'italien y parviendrait.

La reprise de STX Saint-Nazaire par Fincantieri inquiéterait en revanche les croisiéristes, qui ne verraient pas d'un bon œil la concentration de ce secteur. Car jusqu'ici c'est eux qui maîtrisaient les prix des navires. Mais face à un duopole - Fincantieri et Meyer Werft - dans la construction des très grands bateaux de croisière, ils ne pourraient plus peser autant sur les prix. D'où vraisemblablement l'intérêt de ces deux croisiéristes - MSC  et Royal Caribbean - de soutenir Damen dans la mise aux enchères. Enfin, si Fincantieri mettait la main sur Saint-Nazaire, DCNS serait lui aussi inquiet de voir un chantier qui réalise 33% du chiffre d'affaires de Fincantieri dans le militaire, fabriquer des navires de guerre à partir de la France.


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Note corsair sur la reprise der StNazaire

Message par corsair le Sam 12 Nov - 7:46

11/11/2016


Note corsair sur la reprise der StNazaire




corsair a écrit:
le néerlandais Damen appuyé par deux croisiéristes (le suisse MSC et l'américain RCCL),

Configuration qui pourrais être intéressent  a prime abord ,le groupe RCCL  a potentiellement beaucoup de Commandes ,
 par contre y a t il pas conflit d intérêt concernent la défense  ?

réponse : Non la france avec ses 33+ peut faire la loi à se sujet, et Damen, n'est pas sur les grosses unités, qui ne sont que soutraitées à stNazaire par DCNS, c'est plus délicat avec Fincantieri,qui a deja un partenariat avec DCNS mais aussi avec les chinois...et une methodologie quelque peu en retard...et pas de capacité de + 175000gt

le seul pb c'est le cash de fonctionnement, personne ne l'a sauf Genting.... 

Qui est le groupe Genting?


L'activité principale du groupe Genting avec ses près de 60.000 employés sont des hôtels de luxes en asie, Bahamas, Usa, des casinos, des parcs à thème, les plantations. Mais maintenant : croisières et construction de navires, et transporteur aerien de luxe[/quote]


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Re: News sur la navale mondiale (les chantiers de constructions navales-dont chantiers STX stNaz)

Message par corsair le Mar 15 Nov - 7:24

14/11/2016

Fincantieri lance une offre pour les actions restantes Vard


Fincantieri Oil & Gas a lancé une offre générale volontaire conditionnelle à Singapour pour les actions ordinaires de Vard Holdings Ltd. pas déjà détenues par Fincantieri O & G et de ses sociétés apparentées.


Parmi les ordres de croisière Vard sont deux navires de l'expédition haut de gamme pour Hapag-Lloyd

L'offre est pour 523,528,732 actions, soit 44,37% du capital de Vard. Fincantieri O & G détient déjà une participation de 55,63% dans Vard.

Fincantieri O & G offre 0,24 dollars de Singapour par action, pour une contrepartie maximale de SGD 125,646,896 (environ 82m €) en cas d'acceptation pleine et entière. L'offre sera financée par des ressources disponibles.

Le but de l'offre est de retirer de la cote Vard-un des plus grands constructeurs mondiaux de navires offshore et spécialisés, avec environ 9.000 employés et neuf chantiers navals en Norvège, la Roumanie, le Brésil et le Vietnam de la Bourse de Singapour.

Dans le secteur des croisières Vard construit deux navires de l'expédition haut de gamme pour Hapag-Lloyd Cruises et quatre pour Ponant.

L'offre est conditionnelle à Fincantieri O & G acquérir plus de 90% du total des actions Vard. Une fois que cette condition est remplie, la Bourse de Singapour peut suspendre la cotation des actions Vard après la clôture de l'offre.

La période d'offre se prolongera au moins 28 jours après le document d'offre est expédiée aux actionnaires et est soumis à d'autres extensions.


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STX France : Damen, Fincantieri, Genting et les autres

Message par corsair le Mer 16 Nov - 7:36

15/11/2016

STX France : Damen, Fincantieri, Genting et les autres




Alors que le choix du repreneur des chantiers de Saint-Nazaire doit être annoncé d’ici le 26 décembre, l’assemblée générale des créanciers de STX Offshore & Shipbuilding, réunie le 11 novembre, a approuvé le plan de restructuration de la dette du groupe sud-coréen, écartant sa liquidation. Une décision logique après celle intervenue trois jours plus tôt au tribunal de Séoul, dont dépend la procédure de redressement judiciaire de STX et qui a acté le principe d’une vente séparée des actifs du constructeur : d’un côté sa participation majoritaire dans les chantiers de Saint-Nazaire (dont il possède 66.66% du capital)  et, de l’autre, les filiales coréennes, avec notamment les chantiers de Jinhae et Goseong. Ce choix devrait simplifier grandement la position de la France, qui redoutait que Séoul favorise une cession groupée à un repreneur asiatique.


Genting, le poids lourd asiatique

La « menace » asiatique n’est, pour autant, pas écartée, loin s’en faut. Car l’un des quatre candidats potentiels à la reprise de STX France serait Genting Hong Kong. Ce groupe tentaculaire, basé en Malaisie et en Chine, développe très fortement son activité dans la croisière, en visant notamment le marché chinois, en plein essor et appelé à devenir au cours des 10/15 prochaines années l’un des premiers au monde, si ce n’est le plus important. Dans cette perspective, il s’est offert quatre chantiers allemands en 2015 (Lloyd Werft à Bremerhaven) et 2016 (Nordic Yards avec ses sites de Warnemünde, Wismar et Stralsund). Avec ces acquisitions, Genting dispose désormais d’importantes capacités industrielles, mais manque d’une ingénierie spécialisée dans les bateaux de croisiere. 
En témoignent les retards annoncés dans les livraisons de navires commandés dans ses chantiers allemands (rebaptisés MV Werften) pour ses filiales Star Cruises et Crystal Cruises. C’est donc sans aucun doute les compétences spécifiques de STX France, tant au niveau technique qu’en termes de management de projet, de coréalisateurs spécialisés et de logistique, qui intéressent en premier lieu Genting. Une aubaine qu’il n’a sans doute pas l’intention de laisser échapper. Or, ce groupe bénéficie de ressources financières considérables et est donc en mesure de faire une offre très élevée, susceptible de mettre hors course les autres prétendants. Malgré un carnet de commandes quasi-vide, le rachat des trois chantiers de Nordic Yards, pour lesquels Genting a déboursé quelques 230 millions (hors investissements dans la modernisation de l'outil industriel), démontre que le groupe est déterminé à devenir un acteur majeur de la construction de navires à passagers. Et qu'il a les moyens de ses ambitions, ce qui inquiète forcément en France, où l’on veut à tout prix éviter qu’un nouvel acteur asiatique s’empare de Saint-Nazaire. Car, même si l'offre passe par l'Allemagne et que l'on parle aujourd'hui de constructions en Europe, derrière Genting il y a la Chine et d'évidentes questions sur le moyen et le long termes. 

Le consortium Damen/MSC/RCCL

Le tribunal de Séoul, qui a reçu le 4 novembre les lettres d’intention des candidats potentiels, avait alors indiqué que quatre acteurs avaient manifesté leur intérêt. Personne n’est encore officiellement sorti du bois mais, en dehors de Genting, on sait que Damen est sur les rangs. Fort de 32 chantiers dans le monde, dont 18 aux Pays-Bas, le groupe néerlandais, qui souhaite développer son activité dans la croisière, dispose déjà de deux chantiers de réparation navale en France (Brest et Dunkerque). Il viendrait dans l’estuaire de la Loire avec un solide plan de développement industriel. Damen laisserait de par sa stratégie d'intégration horizontale son autonomie décisionnelle à Saint-Nazaire, tout en préservant ses capacités d'ingénierie et en jouant la complémentarité et les synergies au sein du groupe afin de développer l'activité et poursuivre la diversification, notamment dans le domaine des énergies marines. 
Damen dispose aussi du soutien crucial de MSC et RCCL. Principaux clients de Saint-Nazaire, avec 14 bateaux à construire d'ici 2026 pour un investissement global de 12 milliards d'euros, les armateurs ont clairement fait leur choix et, pour sécuriser leurs commandes et assurer la pérennité d'un outil industriel crucial pour leurs développements futurs, sont prêts à soutenir Damen en entrant avec lui au capital de STX France. 
Une aide bienvenue pour le groupe néerlandais, dont les résultats financiers, en baisse ces dernières années du fait de la crise rentrée dans le transport maritime et l'offshore, ne lui permettent sans doute pas d'avaler seul un si gros morceau. 

Fincantieri lance son offensive

Face au consortium Damen/MSC/RCCL, il y a aussi Fincantieri, concurrent historique du chantier français, qui lorgne sur ses capacités industrielles pour toucher le marché des très grands navires, que les cales italiennes, trop petites, ne lui permettent pas de construire. Christophe Sirugue, secrétaire d'Etat à l'industrie, doit rencontrer ce mardi Giuseppe Bono, directeur général de Fincantieri. La candidature de ce dernier est redoutée à Saint-Nazaire, car l’avenir du chantier se jouerait alors en grande partie de l’autre côté des Alpes, bien que l’Etat restera au capital. Les syndicats craignent en outre une trop forte spécialisation sur les méga-navires et s’inquiètent, si le marché de la croisière venait à s’essouffler, que les chantiers italiens soient privilégiés dans la répartition des commandes.

Mais ce qui ne passe surtout pas, ce sont les récents accords que Fincantieri a conclu avec les Chinois. Dans ce cadre, un transfert de technologie vers les chantiers CSSC de Shanghai va être opéré. La commande de deux copies du Carnival Vista, livré cette année par les chantiers italiens, a déjà été entérinée et deux autres sont déjà prévus. Même si Fincantieri conserve la haute main sur le design et la livraison d'équipements critiques, en lien notamment avec la partie énergie/propulsion et la sécurité, cet accord suscite des craintes importantes sur les bords de Loire - et ailleurs - où l'on considère qu'elle va faciliter la montée en puissance d'une concurrence chinoise sur les paquebots.

DCNS en arrière-plan- la mouche du coche de l'état

Mais Fincantieri, malgré un net rejet jusqu’ici de la part des Ligériens, se lance résolument dans la bataille et démultiplie les contacts nationaux et locaux pour faire valoir son offre de reprise. De plus, le groupe semble bénéficier en coulisses du soutien de DCNS, qui travaille par ailleurs, avec lui, sur des projets de collaboration dans le domaine des bâtiments militaires de surface. L'industriel français, détenu à 65% par l'Etat et à 35% par Thales, n'a pas souhaité faire d'offre sur STX France, considérant malgré leur coopération sur les grandes plateformes (porte-avions, bâtiments de projection, navires logistiques) que les métiers des deux entreprises étaient trop éloignés. Toutefois, DCNS craint par-dessus tout de voir Damen développer dans l'Hexagone une concurrence sur le segment du naval de défense.

Soutenir Fincantieri est donc une position défensive logique. Toutefois, selon la suite des évènements, la donne peut changer et l’Etat impulser des décisions qui ne semblent pas aujourd’hui « naturelle ». Quoiqu’il arrive, et Christophe Sirugue l’a lui-même laissé entendre la semaine dernière, DCNS a de grandes chances de participer au tour de table final, quel qu'il soit, afin au minimum de veiller à la préservation de ses intérêts. Son intervention pourrait même être de plus grande ampleur au cas où les juges coréens retiendraient une offre asiatique plus alléchante que celles de Damen et Fincantieri. Dans ce cas, le gouvernement français pourra s’y opposer mais devra présenter une contre-offre financièrement équivalente, ce qui peut monter haut et faire voler en éclat les scenarii aujourd’hui sur la table.
DCNS pourra etre la mouche du coche
Le jeudi secrétaire d'Etat français à l' Industrie Christophe Sirugue divulgué que si à la fin Séoul choisit Fincantieri ou Damen, DCNS, qui est contrôlé par l'Etat français 62%, va associer à l' un de ces groupes afin de renforcer la protection de Paris de Saint- Nazaire (l'Etat français contrôle désormais 33% de STX France).

Un autre Chinois ?

Un quatrième acteur aurait, enfin, manifesté son intérêt auprès du tribunal de Séoul. Un mystérieux candidat dont l’identité est, pour le coup, incertaine. L’hypothèse CMN ayant été à priori écartée, il pourrait être asiatique. On parle toujours, mais sans certitude désormais, du fameux fonds d’investissement sino-britannique ou du groupe chinois CSSC, celui-là même qui s’est récemment allié à Fincantieri. Cette offre potentiellement chinoise porterait toutefois, du moins dans sa version initiale, sur l’ensemble du groupe STX, solution qui n’est donc pas, à priori, celle actuellement privilégiée à Séoul. Mais il convient de rester très prudent, sachant qu’un candidat mystère est, par nature, toujours susceptible de créer la surprise.

Des créanciers qui veulent aller vite

Quoiqu’il en soit, alors que le constructeur sud-coréen, en grande difficulté depuis 2012, a cumulé ces dernières années des milliards de dollars de dettes, ses créanciers, c’est-à-dire les banques nationales, qui en ont pris le contrôle en 2013, souhaitent sans doute solder rapidement ce dossier. Car chaque semaine qui passe creuse un peu plus le gouffre financier. Or, dans cette perspective, les Coréens savent très bien qu’une revente aux Chinois susciterait immanquablement une opposition de la France.

Car à Paris, le gouvernement redoute dans ce cas un pillage technologique et a les moyens de s’y opposer. La loi sur les entreprises stratégiques, « statut » dont dispose STX France du fait qu’il constitue le dernier chantier français capable de réaliser de grandes plateformes militaires (porte-avions, bâtiments de projection, navires logistiques), lui permet d’empêcher tout rachat par un acteur indésirable considéré comme dangereux pour les intérêts nationaux. De plus, l’Etat, qui détient 33.34% des chantiers nazairiens, dispose via le pacte d’actionnaire le liant depuis 2008 à STX d’un droit de préemption sur les parts du groupe coréen (66.66%) en cas de vente.

Il est donc à souhaiter que, même si financièrement la solution d’une reprise groupée est tentante, les créanciers du groupe coréen préfèrent, pour aller vite, voir émerger une option qui ne suscitera pas d’opposition de la part du gouvernement français, l'aspect politique du dossier étant d'autant plus sensible en raison des échéances électorales de 2017.

Infos+



Le secrétaire d'Etat à l'Industrie recevra mercredi matin, à 8 h, le directeur général de STX France, Laurent Castaing. La rencontre figure dans son agenda hebdomadaire mis en ligne.

Un rendez-vous qui intervient dans une période charnière pour le chantier naval nazairien : le tribunal de Séoul a écarté vendredi la liquidation pour le groupe STX offshore and shipbuilding et a laissé jusqu'au 27 décembre aux quatre candidats à la reprise pour détailler leur offre.


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Re: News sur la navale mondiale (les chantiers de constructions navales-dont chantiers STX stNaz)

Message par corsair le Mar 22 Nov - 8:29

art US - 21/11/2016

STX France coupe l'acier pour 'pionnier' Celebrity Edge


STX France lundi couper l'acier pour un navire Richard Fain dit sera un «pionnier dans Voyage de luxe moderne. '

Celebrity Edge, en raison de la livraison de la cour Saint-Nazaire à l'automne 2018, commence une nouvelle génération de Celebrity Cruises, dont newbuild dernière était en 2008.

La ligne a également annoncé le nom de la sœur de Edge, Celebrity Au-delà, prévue pour le printemps 2020. Les troisième et quatrième navires Edge-classe sont dus à l'automne 2021 et l'automne 2022.


A Saint-Nazaire, de gauche, Jean-Yves Jaouen, opérations svp, STX France; Harri Kulovaara, evp newbuild et de l' innovation, Royal Caribbean Cruises Ltd .; Richard Fain de RCL, Lisa Lutoff-Perlo Celebrity et Laurent Castaing STX France


«Les nouveaux navires seront à la fine pointe de l'innovation et de la pointe de la conception, de sorte que les noms des navires sont spot-on et offrent un sens de la façon dont Celebrity Cruises est à la recherche dans l'avenir, dit Fain, président et chef de la direction, royal Caribbean Cruises Ltd.


«Nous avons mis la barre haute pour les architectes et les designers sur classe Edge, et nous avons été récompensés avec un design magnifique", a ajouté le président de Celebrity et ceo Lisa Lutoff-Perlo. «Cutting première pièce d'acier du navire est la première étape traditionnelle dans le processus de la construction navale, et je suis heureux de voir nos rêves se transforment en réalité au cours des 24 prochains mois. '

Lutoff-Perlo dit plus de détails seront annoncés bientôt.

«Toute personne impliquée dans Edge a relevé le défi de faire de cette nouvelle classe de navires dramatiques et spéciaux, et nous prenons une grande fierté pour aider Celebrity Cruises prendre une telle avancée remarquable dans la conception des navires, dit STX France gm Laurent Castaing.


Infos+ Corsair

en traduc auto

STX France coupé aujourd'hui l'acier pour 2018 newbuild Celebrity, maintenant appelé Celebrity Edge, qui sera le premier de quatre navires Edge-classe pour la marque. Les navires sont 117.000 GT et 2.900 passagers. Le deuxième navire de la classe, à la suite en 2020, sera nommé Celebrity Beyond.

La société prévoit la livraison de Celebrity Edge automne 2018. Celebrity Beyond est prévue pour la livraison au printemps 2020, et les navires troisième et quatrième bords de classe à l'automne 2021 et automne 2022, respectivement.


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Re: News sur la navale mondiale (les chantiers de constructions navales-dont chantiers STX stNaz)

Message par corsair le Mar 29 Nov - 7:58

28/11/2016

Reprise du groupe STX : un fonds anglais vient perturber le jeu




Un fonds d'investissement britannique a soumis mi-novembre au tribunal coréen une lettre d'intention pour racheter l'ensemble du groupe STX offshore and Shipbuilding.

Ce fonds n'a pas démontré comment il financerait l'opération, mais selon le Wall Street Journal, un juge coréen a affirmé vendredi  : « Nous devrons redémarrer le processus de vente pour STX l'année prochaine en invitant les candidats à redéposer leurs offres ».

Il ajoute toutefois que la vente de l'unité française de STX Offshore, c'est-à-dire le site nazairien qui fabrique des navires de croisière, se déroulerait comme prévu.

Une certaine confusion règne donc depuis lors sur le déroulerment de cette vente.


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Re: News sur la navale mondiale (les chantiers de constructions navales-dont chantiers STX stNaz)

Message par corsair le Jeu 1 Déc - 8:09

Reprise de STX : deux armateurs de croisiéres à Bercy



Le secrétariat à l'industrie est à l'écoute des candidats au rachat de STX Europe et de son chantier naval de Saint-Nazaire. Après avoir rencontré les dirigeants de l'industriel italien Fincantieri la semaine dernière, ce sont d'autres entreprises attentives à la vente qui seront à Paris mercredi.

Le secrétaire d'Etat Christophe Sirugue doit s'entretenir à 18 h 30 aujourd'hui avec Pierfrancesco VAGO, Président exécutif de MSC Croisières et Richard FAIN Président exécutif de Royal Caribbean Cruises Limited (RCCL). 

Les Deux dirigeants de compagnies concurrentes ont commandé plusieurs bateaux de croisiere ces dernières années. Et ils sont donc vigilants à l'évolution du prix des navires et au profil du repreneur.


Leurs noms sont régulièrement associés à ceux du candidat néerlandais Damen qui pourrait les réunir au sein d'un consortium d'acheteurs.


Les bateaux que j'ai appréciés en 50 ans de mer : StGermain,Chantilly,ssFrance ,Cambodge, Renaissance, AquilleLauro, Oceanic, EnricoCosta, CostaRiviera, MscRhapsody, StellaSolaris, SuperStarAries, SkyPrincess, CostaVictoria,Azur, Flamenco, Mistral, ssNorway, MscMelody, EuropeanStars, CarnivalSpirit, NclSpirit, R6, NclStar, NclGem,Ncl Epic, C.Magica, C.Méditerranéa, C.Atlantica, MscSplendida- et j'en oublie...
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STX France décroche le marché de MCO des La Fayette

Message par corsair le Ven 2 Déc - 12:02

01/12/2016

STX France décroche le marché de MCO des La Fayette

C’est une surprise et un coup dur pour DCNS, qui assurait jusqu’ici l’entretien des cinq frégates du type La Fayette de la Marine nationale. Le groupe naval en avait même fait le symbole de la réorganisation de son activité en matière de maintien en condition opérationnelle. Depuis 2011, il avait développé à Toulon un chantier spécialement dédié à l’entretien des FLF, avec pour objectif d’accroître la réactivité des équipes et le taux de disponibilité des bâtiments, tout en réduisant les coûts. Pour cela, DCNS avait mis en place des infrastructures, une logistique, un management et des équipes de spécialistes (personnels du groupe et sous-traitants) travaillant uniquement au MCO des frégates. Un concept qui a fait ses preuves et dont les marins ont salué l’efficacité, permettant de le déployer sur d’autres contrats de maintenance.



DCNS conserve les systèmes critiques

Malgré cette réussite, le Service de soutien de la flotte, en charge de la gestion des contrats de MCO des unités de la Marine nationale, a décidé ce mois-ci d’attribuer à STX France le nouveau marché de maintenance des La Fayette. D’une durée de six ans, avec une tranche ferme de trois ans et demi et une optionnelle pour deux années et demie supplémentaires, il comprend sur l’ensemble de la durée quelques 23 arrêts techniques, dont 5 majeurs. Le contrat débutera le 1er janvier et verra les chantiers nazairiens succéder à DCNS pour assurer le MCO de la plateforme. Car le groupe naval a, quand même, remporté le contrat FRG15, au travers duquel il conserve la maintenance des équipements les plus complexes et sensibles de ces frégates : système de combat, guerre électronique, armement (canon de 100mm et conduite de tir, système surface-air Crotale) et communications, dont le système satellitaire Syracuse.

Deux frégates à refondre

De plus, DCNS sera chargé de piloter le programme de modernisation de certains de ces bâtiments, qu’il a réalisés à Lorient et dont les mises en service sont intervenues entre 1996 et 2001. En attendant l’arrivée des futures frégates de taille intermédiaire (FTI), dont la première est attendue à partir de 2023, une partie des cinq FLF verra ses équipements mis à jour ou remplacés (ajout d’un sonar, modernisation du système de combat et de la détection, remplacement probable du Crotale par des systèmes Sadral ou Simbad RC…) Pour l’heure, la rénovation de deux FLF est prévue à partir de 2020, la refonte étant couplée à leur arrêt technique majeur. D'autres FLF pourraient ensuite être modernisées, mais elles le seraient ultérieurement au nouveau contrat de MCO. 

Equipes et sous-traitance locales


DCNS va réaffecter une partie des collaborateurs (quelques dizaines de personnes) qui travaillent sur les La Fayette à d’autres projets, sachant que le groupe ne manque pas de travail à Toulon actuellement, la refonte à mi-vie du porte-avions Charles de Gaulle, qui doit passer en cale sèche à partir de février, allant mobiliser des centaines de personnes. Quant à STX France, il va étoffer son équipe locale (qui gère notamment le MCO des BPC du type Mistral), forte de 15 salariés, avec une demi-douzaine de personnes supplémentaires. L’entreprise, qui s’appuiera sur l’expertise de Saint-Nazaire dans certains domaines, va également avoir recours à la sous-traitance locale. Ce qui est déjà le cas à Toulon avec les BPC, pour lesquels STX travaille par exemple avec Sud Moteurs, Sonocor (peinture), Acti (tuyauterie) ou encore Snef (électricité).

Saint-Nazaire a marqué des points avec les Floréal

En dehors d’une offre sans nul doute plus intéressante financièrement, ce qui a forcément de l’importance en cette période budgétairement contrainte, l’industriel ligérien a clairement bénéficié de ses précédentes expériences pour convaincre le SSF. STX France a débuté cette activité de MCO au profit de la marine en 2009 avec les ravitailleurs Meuse, Marne, Var et Somme, qu’il a entretenus jusqu’en 2014. En 2012, il décrochait en groupement avec DCNS le marché des six frégates de surveillance du type Floréal, toutes basées Outre-mer et auparavant entretenues par CNN MCO (qui a récupéré les ravitailleurs en 2014). Un contrat qui s’est bien déroulé et pour lequel la Marine nationale a fortement apprécié le travail réalisé sur le Nivôse. Ce dernier a en effet bénéficié d’un remarquable chantier de réparation imprévu et d’une modernisation en avance de phase après avoir été gravement endommagé par un incendie en septembre 2014. Puis, l’an dernier, nouveau succès pour STX avec le contrat de MCO des trois bâtiments de projection et de commandement du type Mistral, là aussi remporté avec DCNS.  Enfin, en mars de cette année, Saint-Nazaire était choisi par le SSF pour assurer seul, à Brest, l’entretien du bâtiment d’essais et de mesure Monge, auparavant assuré par DCNS.

Un axe de diversification pour STX

Le succès est donc au rendez-vous pour les chantiers nazairiens, dont l’un des axes de la stratégie de diversification porte justement sur le développement des services, auxquels est rattachée la maintenance des bateaux gris, mais aussi des travaux d’ingénierie et le pilotage d’interventions techniques sur des navires civils. Les derniers exemples en date concernent des paquebots et ferries, à l’image de l’intégration de systèmes de lavage des fumées (scrubbers) sur des navires de Brittany Ferries et MSC Cruises. A cette activité de longue date dans le civil, vient donc désormais s’ajouter le domaine militaire, sur lequel les équipes du chantier ligérien développent progressivement un savoir-faire spécifique.  « Nous avons beaucoup appris et progressé depuis les ravitailleurs et nous pensons que ce qui est apprécié, c’est notre fonctionnement très agile qui permet une flexibilité et une grande rapidité d’intervention. Et nous proposons bien sûr des prestations compétitives en termes de coûts », explique-t-on à Saint-Nazaire.

Avec les La Fayette, STX franchit clairement une nouvelle étape. Car à l’exception des ravitailleurs (mais ce sont des bateaux proches des standards civils connus à Saint-Nazaire), l’entreprise n’a jusqu’ici travaillé que sur des bâtiments qu’il a conçu et/ou construit.

Concurrence très rude pour DCNS

En revanche, pour DCNS, la perte de ce contrat de MCO illustre la vive compétition à laquelle est désormais confronté le groupe sur le marché national, où d’autres acteurs, non seulement STX mais aussi CNN MCO ou Piriou, ont décroché la plupart des marchés ouverts à la concurrence depuis 10 ans. Même si l’industriel historique de la marine parvient à tirer son épingle du jeu dans certaines compétitions, comme celle des chasseurs de mines en 2014, force est de constater qu’il perd du terrain. C’est d’ailleurs tout l’enjeu de sa politique de réorganisation des services, qui doit lui permettre notamment de gagner en compétitivité et de résister à des concurrents qui n’ont pas les mêmes contraintes. Car le groupe naval, s’il conserve le monopole sur les marchés relatifs aux unités les plus stratégiques, comme les sous-marins, le porte-avions ou les frégates très complexes, doit investir massivement pour préserver nombre de compétences clés et un outil industriel capable de répondre aux exigences opérationnelles et aux besoins très pointus des principales unités de la flotte. Or, l’équilibre économique et technologique nécessaire à cette mission passe aussi, selon la direction, par l’obtention d’une partie des marchés ouverts à la concurrence. « Si DCNS ne gagne que les gros contrats et perd les petits, cela augmentera les frais fixes et donc les coûts de revient, au risque de déséquilibrer les tarifs que nous appliquons dans des domaines plus scientifiques et plus spécifiques », avait ainsi indiqué Hervé Guillou, président de DCNS, suite à la perte du contrat du Monge.

L’habile découpage du SSF


La question d’une évaluation par l’Etat de la politique industrielle à long terme concernant la marine avait d’ailleurs été posée à cette occasion. Et elle se pose aujourd’hui avec encore plus d’acuité puisque les La Fayette représentent un nouveau cap. C’est en effet la première fois que le MCO de frégates dites de « premier rang » échappe à DCNS. Se basant probablement sur la collaboration déjà éprouvée avec STX sur les BPC et les Floréal, le SSF a habilement « découpé » les frégates entre les fonctions liées à la plateforme, comme la propulsion et les carénages, qui ne nécessitent pas une expertise particulière de DCNS et pouvaient être trouvées à moindre frais sur le marché, et les parties que seul le groupe naval peut assurer avec le niveau de technicité et de confidentialité requis. Une approche intéressante pour le budget de la marine, mais qui pourrait bien constituer un fâcheux précédent pour DCNS. Avec cette question : après les La Fayette, peut-on reproduire le même concept sur d’autres unités, à l’image des frégates des types FREMM et Horizon ?

Un marché attribué en plein processus de vente

La surprise vient aussi du contexte actuel. Car STX France doit être vendu prochainement et son repreneur n’est pas encore connu, sachant que le Néerlandais Damen, l’Italien Fincantieri et l’Asiatique Genting sont en lice. Dans ces conditions, on aurait pu imaginer, même si DCNS conservera la haute main sur les systèmes critiques des FLF, que l’Etat demeure prudent sur le nouveau contrat de MCO des frégates, en attendant au moins d’y voir plus clair sur l’identité du repreneur de STX France. On notera néanmoins que, si tel avait été le cas, cela n’aurait de toute façon pas empêché DCNS de perdre le contrat puisque son offre est apparemment arrivée en troisième position derrière celles de Saint-Nazaire mais aussi de CNN MCO. De quoi, probablement, appeler une vigoureuse réaction chez DCNS pour éviter d’autres déconvenues.


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Re: News sur la navale mondiale (les chantiers de constructions navales-dont chantiers STX stNaz)

Message par corsair le Sam 3 Déc - 8:05

02/12/2016 - art réduit , le complet dans le post dédié de RCI

Lorient livre une dernière cheminée de bateau de croisiere pour STX




En provenance de Lorient, où elle a été acheminée sur la barge Le Ter, tractée par le remorqueur Scorff, la seconde cheminée du sistership de l’Harmony of the Seas, plus grand paquebot du monde livré en juin dernier par STX France, a été débarquée hier à Saint-Nazaire. L’imposante structure de plus de 150 tonnes, longue de 30 mètres pour une largeur de 15 mètres et une hauteur de 14 mètres, a été manutentionnée au moyen de la bigue du quai des Charbonniers. Elle va rejoindre le chantier nazairien, où la coque du navire sur laquelle elle prendra place est en cours d’assemblage. Long de 362 mètres pour une jauge de 227.700 GT, le « B34 » sera livré au printemps 2018 à l’armateur américain Royal Caribbean International. La première de ses deux cheminées, également produite à Lorient, avait rejoint en septembre l’estuaire de la Loire.

Il s’agit des deux dernières cheminées produites par le chantier du Rohu, à Lanester, pour son ancienne maison-mère. L’ancienne filiale lorientaise de STX France a en effet changé en octobre de propriétaire, suite à son rachat par Kership, société commune de Piriou et DCNS. Le site, qui emploie une quarantaine de salariés, va désormais se concentrer sur les projets de son repreneur, à commencer par la coque du nouveau transbordeur destiné au Conseil général du Morbihan, puis des sections métalliques destinées aux frégates multi-missions construites par DCNS à Lorient.


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Re: News sur la navale mondiale (les chantiers de constructions navales-dont chantiers STX stNaz)

Message par corsair le Sam 17 Déc - 9:25

16/12/2016

DCNS : Très bonne année pour les services mais le marché national pose question



Malgré la perte de deux contrats de MCO au profit de STX France, qui pose question et appelle des réactions comme on le verra plus loin, DCNS a enregistré une très belle année dans le domaine des services. Ceux-ci représentent en effet 40% des prises de commandes du groupe en 2016, qu’il s’agisse de contrats nationaux ou de l’international. « 2016 fut une excellente année pour DCNS, en particulier dans le domaine des services. Cela préfigure d’ailleurs de notre niveau d’activité au cours des deux prochaines années, au cours desquelles les services vont représenter plus de 40% de la charge, en particulier grâce au second arrêt technique majeur du Charles de Gaulle et à la refonte du SNLE Le Téméraire », se félicite Nathalie Smirnov. Pour la directrice de la division Services du groupe naval, « ces bons résultats sont liés à l’amélioration continue des processus, à l’adaptation de l’outil industriel de DCNS et de ses sous-traitants, ainsi qu’à une écoute accrue des clients ».

Malaisie, Maroc, Egypte et Arabie Saoudite

Sur le plan international, le groupe poursuit son développement. En Malaisie, la première indisponibilité périodique pour entretien et réparations (IPER) du sous-marin Tunku Abdul Rahman, livré en 2009, a débuté au mois de janvier sur la base de Kota Kinabalu et bat son plein actuellement : « C’est une très belle expérience de transfert de compétences et les équipes locales montent en puissance, avec de plus en plus de Malaisiens au sein de BDNC, notre filiale commune avec Boustead. Nous achèverons ce chantier fin 2017 et enchainerons avec le second Scorpene de la marine malaisienne, qui continue de naviguer et a d’ailleurs largement dépassé son contrat opérationnel en termes de jours à la mer, ce qui est une réelle satisfaction ». Alors que l’arrêt technique de la frégate multi-missions (FREMM) marocaine Mohammed VI s’est déroulé avec succès à Casablanca au mois d’octobre, DCNS voit ses activités augmenter en Egypte, où le groupe compte maintenant une vingtaine de collaborateurs et développe ses partenariats locaux. Là aussi, DCNS assure le maintien en conditions opérationnelle d’une FREMM, la Tahya Misr, mais aussi des bâtiments de projection et de commandement (BPC) Gamal Abdel Nasser et Anwar al-Sadat livrés cette année. Enfin, en Arabie Saoudite, le programme de modernisation des frégates issues des programmes Sawari I et Sawari II se poursuit à Djeddah.



Déploiement du concept des bases avant

En France, « les contrats sont globalement renouvelés et le niveau de satisfaction que nous enregistrons auprès du Service de soutien de la flotte, de la DGA et des équipages est en augmentation. C’est la preuve que le nouveau modèle que nous avons mis en place, avec un dispositif industriel et un mode d’organisation optimisés, fonctionne et commence à porter ses fruits ». Le maintien en condition opérationnelle des cinq frégates du type La Fayette (FLF), conduit de 2010 à 2016 à Toulon, fut le laboratoire de la profonde évolution lancée par le groupe dans le domaine de la maintenance. Celle-ci a vu la création d’un véritable chantier dédié autour de l’îlot Castigneau, avec des moyens industriels et des équipes spécialisées dédiées au MCO de ces frégates. Il en a résulté un concept de « bases avant », déployé cette année sur d’autres contrats français et étrangers, avec en arrière-plan un back office commun qui assure le pilotage global des ressources et plans de charge, les fonctions transverses ainsi que les décisions d’intervention. « Le concept a fait ses preuves avec les La Fayette, dont le taux de disponibilité a terriblement augmenté sur la période, au-delà de l’engagement contractuel. Les équipages nous ont d’ailleurs largement témoigné leur satisfaction. Cette expérience a ensuite bénéficié à d’autres types de bâtiments et nous avons notamment d’excellents résultats sur les SNA, qui n’ont jamais effectué autant de jours à la mer depuis 1993 ».

Le coup dur des La Fayette

Pour autant, le SSF n’a pas reconduit le marché emblématique des FLF au profit de DCNS. Après le contrat de MCO du bâtiment d’essais et de mesure Monge, à Brest, le groupe a perdu le nouvel appel d’offres des FLF face au Nazairien STX France, qui va assurer la maintenance des frégates à Toulon à compter du 1er janvier. Certes, DCNS conserve la haute main sur les équipements critiques des bâtiments, comme l’armement et l’électronique, mais la perte de l’entretien de la plateforme est significative car c’est elle qui génère le plus d’activité et de main d’œuvre. « Le fait d’attribuer ce marché à STX nous pénalise », reconnait Nathalie Smirnov, qui donne son explication quant au différentiel de compétitivité avec la concurrence : « Le modèle est différent. STX met en place une excellente équipe de management de programme avec une structure légère, agile et autonome. Ensuite, il s’appuie sur le tissu industriel local. Or, ce dernier s’appuie lui-même sur DCNS, qui forme et entretient les compétences de ces sous-traitants dans un système global et pérenne ».



Des coûts de structures plus lourds car globaux

Tout le problème réside d’ailleurs ici. Si la perte du Monge et des FLF n’est financièrement pas dramatique pour DCNS, ces deux marchés représentant en cumulé moins de 100 millions d’euros, pour environ 1.5 milliard d’euros de prises de commandes dans le MCO en 2016, ils contribuent à la structuration globale d’une filière. « DCNS a des structures beaucoup plus lourdes pour assurer des arrêts techniques majeurs extrêmement complexes, comme ceux des sous-marins ou du porte-avions. Cela joue sur nos coûts car il faut pour répondre à ces besoins des process et outils, ainsi qu’une structure globale de services forcément plus lourde. Et nous avons absolument besoin de nous appuyer sur un réseau de sous-traitants extrêmement pointus, et qui conservent leurs compétences et habilitations dans la durée, pour gérer les variations de charge que l’on peut avoir à subir. L’équilibre global a bien fonctionné jusqu’ici mais si on modifie trop l’équilibre en réduisant le volume de MCO attribué à DCNS, l’amortissement de toutes ces structures ne sera plus assuré et il faudra le faire porter sur d’autres contrats, comme ceux des SNA, des SNLE, du porte-avions et des frégates de premier rang ». En clair, si la tendance se poursuit, les marchés qui ne peuvent être ouverts à la concurrence risquent de voir leur coût augmenter, rendant, au passage, moins évidentes les économies pouvant être réalisées sur les contrats attribués à des prestataires plus compétitifs. Se pose, de plus, la question de certains services, comme le soutien logistique initial ou la transmission du retour d’expérience, historiquement fournis à la marine avec ses bâtiments neufs. Or, si le groupe n’est plus assuré de conduire le MCO des unités qu’il produit, il pourrait être tenté de revoir sa position afin que de précieuses données ne bénéficient pas « gratuitement » à ses concurrents. Enfin, il y a l’enjeu du maintien des compétences sur le long terme, alors que l’ouverture d’une partie du MCO de la flotte depuis une dizaine d’années est marquée parfois par des changements réguliers de prestataires pour les mêmes bâtiments, à l’image des ravitailleurs ou encore des frégates de surveillance.

Politique industrielle à long terme

C’est pourquoi, la direction de DCNS a souligné il y a plusieurs mois déjà la nécessité d’évaluer la politique industrielle à long terme de l’Etat au sujet de l’entretien de la flotte. « C’est une question globale qu’il va falloir revoir avec la Marine nationale et le SSF car des choix opérés découlera la structure et les effectifs mis en place. Avec en toile de fond la nécessité de maintenir de façon pérenne les compétences à Brest comme à Toulon. Il ne s’agit pas de remettre en cause la concurrence, mais de veiller à la réalité d’un équilibre et prendre conscience que si les marchés sont trop distribués, on ne saura pas dans la durée comment maintenir certains savoir-faire ou garantir leur disponibilité quand nous en aurons besoin ». Or, selon le groupe, des efforts significatifs sont dans cette optique déjà consentis sur certains contrats de MCO, comme celui des chasseurs de mines, conservé par DCNS moyennant des prix très bas : « C’est un véritable laboratoire d’optimisation car c’est un contrat extrêmement dur financièrement qui nous oblige à regarder absolument tout et gérer notre organisation au plus juste ».

Un coût bien moindre par rapport aux Britanniques

En termes de compétitivité, Nathalie Smirnov estime d’ailleurs que « de très importants efforts ont déjà été réalisés » et que la concurrence « force à nous améliorer sans cesse et continuer d’optimiser nos coûts ». Toutefois, note la directrice des services de DCNS, le poids financier global de l’entretien de la marine française se situerait déjà à un très bon niveau par rapport à ce que l’in observe à l’étranger. « Il y a deux ans, nous avons mené une étude comparative avec la Royal Navy. Il en est ressorti que nous étions 25 à 30% moins chers que les industriels britanniques pour une flotte équivalente, et avec un taux de disponibilité supérieur ».




Compétitions à venir sur une série de contrats

Alors que DCNS a vu renouvelés récemment un certain nombre de contrats de MCO avec la marine française, comme celui des sous-marins nucléaires d’attaque (SNA) en 2015, ces questions sont considérées par le groupe comme cruciales au moment où toute une série de marchés va prochainement être remise en compétition. C’est le cas par exemple des chasseurs de mines, en 2018, et avant cela des avisos, que DCNS avait perdu au profit de CNN MCO. Il y aura aussi les frégates de surveillance, où le groupe travaille, comme pour les bâtiments de projection et de commandement (BPC), en groupement avec STX France. Une collaboration dont on verra d’ailleurs l’évolution à la lumière de l’affaire des FLF, sur laquelle les deux industriels ont encore bien des discussions à mener, notamment en ce qui concerne la reprise des installations toulonnaises, où de lourds investissements ont été consentis ces dernières années, ainsi que la gestion de la refonte des frégates, programmée à la fin de la décennie. DCNS, qui en assurera la maîtrise d’œuvre, ne fera sans doute aucun cadeau à Saint-Nazaire.

Les bases arrière, le grand chantier de 2017

En attendant d’y voir plus clair sur ce sujet, le groupe poursuit sa stratégie de réorganisation de sa division Services. « 2016 a été l’année de la mise en place des bases avant, qui sont désormais opérationnelles. En 2017, nous nous attaquerons aux bases arrière. Nous sommes très bons en matière de support aux interventions mais nous devons renforcer notre proactivité pour proposer des solutions aux clients, par exemple des refontes, une amélioration des cahiers de maintenance, de la gestion des pièces de rechange… Cela, en tenant compte des familles de bateaux, par exemple les La Fayette produites pour différents pays et pour lesquelles il peut y avoir des sujets communs. Nous allons retravailler notre modèle d’ingénierie avec la nomination de chefs de file techniques par grands types de bateaux. Ils seront chargés de structurer et alimenter toutes les questions transverses pour avoir une réflexion par lignes de produits en matière de modernisation ou encore de rénovation des systèmes ».

L’enjeu de la digitalisation

Parmi les autres grands enjeux des années à venir en termes de maintenance, il y aura aussi la numérisation des systèmes, non seulement ceux embarqués sur des bâtiments modernes et de plus en plus connectés, mais aussi au niveau de la structure de soutien. DCNS, qui se fixe pour objectif d’améliorer ses référentiels techniques de maintenance, investit dans les data centers. Afin de mieux capitaliser le retour d’expérience et faciliter l’accès en détail aux différentes interventions menées et aléas rencontrés durant la vie d’un bateau, le groupe déploie actuellement des Centres opérationnels de soutien intégré numérique (Cosin), alimentés par les bases arrière et avant. « Il faut capitaliser l’expérience et structurer les données, notamment celles qui à l’époque étaient sous forme de plans papiers. La numérisation et la digitalisation sont un enjeu majeur pour renforcer l’efficacité des équipes d’ingénierie en leur permettant de s’appuyer sur des données fiables, complètes et utilisables directement sur les bases avant. Le tout avec une architecture sécurisée ».


Infos+ complémentaire


Areva TA : L’Etat, DCNS et le CEA reprennent les parts d'Areva



Dans le cadre de sa restructuration, Areva a entériné la cession de sa filiale dédiée à la conception, la réalisation et le maintien en condition opérationnelle des réacteurs nucléaires des bâtiments de la marine française, sous-marins et porte-avions, ainsi que des réacteurs et installations nucléaires de recherche.

Le groupe a annoncé hier avoir signé la vente des 83.6% du capital d’Areva TA qu’il détient à l’Agence des Participations de l’Etat, au Commissariat à l'énergie atomique et aux énergies alternatives (CEA), ainsi qu’à DCNS.

Au terme de l’opération, qui doit entrer en vigueur au premier trimestre 2017, l’Etat prendra 50.3% de la société, alors que le CEA et DCNS en possèderont chacun 20.3%, le second ayant déjà une participation de 6.5% dans cette société stratégique pour l'activité du groupe naval. EDF, également présent aujourd'hui au capital d'Areva TA, conservera sa participation, à hauteur de 9 %.

Dans le domaine naval, on rappellera que 12 réacteurs nucléaires sont actuellement en service dans la flotte française, soit deux pour le porte-avions Charles de Gaulle et les 10 autres sur autant de sous-marins à propulsion nucléaire (4 SNLE et 6 SNA).

Pour les nouveaux sous-marins nucléaires d’attaque du type Barracuda, dont la tête de série doit être livrée en 2019, 6 autres réacteurs seront produits. Dans le cadre de ce programme, DCNS est maître d’œuvre d’ensemble des SNA, Areva TA assurant la maîtrise d’œuvre de la chaufferie nucléaire embarquée par chaque bâtiment.  



Cuve de réacteur d'un SNLE


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Re: News sur la navale mondiale (les chantiers de constructions navales-dont chantiers STX stNaz)

Message par corsair le Lun 19 Déc - 6:56

art US 19/12/2016

Grand Bahama Shipyard achevé ses travaux sur 20 navires de croisière en 2016



Malgré l'impact de puissant ouragan Matthew, qui rugit sur l' île de Grand Bahama en Octobre, Grand Bahama Shipyard a été en mesure d'achever les travaux sur les 20 navires de croisière cette année.

La portée des travaux comprend la propulsion importante et révisions des systèmes techniques, le traitement de la coque, des mises à niveau des logements et des espaces publics et l'ajout d'attractions.

Pour 2017, Grand Bahama Shipyard a confirmé 23 navires de croisière pour radoub, la rénovation ou la revitalisation.

Le premier drydock de 2016 était Maasdam de Holland America Line, suivie par Veendam en Mars et Prinsendam en mai. Travaux inclus épurateur et ADG installations, révisions des propulseurs, des travaux en acier et un important traitement de la coque.

Royal Caribbean International a accosté trois navires pour les révisions et les mises à jour importantes. Liberty of the Seas a subi d'importants travaux à la fin Janvier. Cabins ont été ajoutés à sa plate-forme 12 structure et un parc aquatique a été installé. Sur le plan technique, azipods ont été révisés, les grandes conversions de réservoir effectuées, les réparations générales entreprise et un système d'épuration installé. Jewel of the Seas en Avril et Adventure of the Seas en Octobre, après l'ouragan Matthew, avait la même portée du travail.

Azamara Journey Azamara Club Cruises est entré drydock à la mi-Janvier pour une période de 14 jours qui comprenait un réaménagement intérieur vaste facilité par le chantier naval.

En Mars Celebrity Summit de Celebrity Cruises a subi la coque principale et le traitement côté supérieur et la fabrication complète et le carénage des cabines de l'équipage, avec stabilisateur de révision.

Carnival Cruise Line amarré quatre navires en 2016. Tout d'abord pour arriver, en Février, était Carnival Magic, puis en Mars par Carnival Splendor puis Carnival Triumph et, en Décembre, Carnival Liberty. Chaque navire a subi d'importants travaux y compris l'installation ADG pour Carnival Magic, Carnival Splendor et Carnival Valor, ainsi que diverses adaptations et mises à niveau de l'espace publics à tous les quatre navires.

P & O Adonia de Croisières a été rebaptisée pour Fathom, qui a nécessité la coque complète et dynamitage UHP topside, revêtement, puis la peinture.

Coral Princess Princess Cruises a reçu un nouvel épurateur, et le travail de l'acier a été réalisée par l'équipe de Grand Bahama de soudeurs certifiés multinationales pour mettre à niveau la coque aux nouvelles normes du canal de Panama. Lifeboats subi l'entretien. coque importante et le traitement topside inclus UHP dynamitage suivi par les revêtements et peintures.

Norwegian Dawn Norwegian Cruise Line a été dans le Dock 2 pour une période de 27 jours qui comprenait une vaste coque complète et le traitement de bord, une révision des stabilisateurs et des réparations Azipod.

Pour la première fois de Grand Bahama Shipyard géré un navire de MSC Croisières, MSC Divina wtih recevant travail général en Septembre.

Également au cours de 2016, des investissements importants ont été faits dans le chantier naval, selon Graham Couser, les ventes vp et marketing. Ces mises à niveau de l'installation inclus, l'achat de nouvelles machines et de l'outillage, et l'amélioration des immobilisations de la plage de North Wharf.

D'autres développements et extensions aux zones de South Beach et East Beach sont prévues pour 2017.


Les bateaux que j'ai appréciés en 50 ans de mer : StGermain,Chantilly,ssFrance ,Cambodge, Renaissance, AquilleLauro, Oceanic, EnricoCosta, CostaRiviera, MscRhapsody, StellaSolaris, SuperStarAries, SkyPrincess, CostaVictoria,Azur, Flamenco, Mistral, ssNorway, MscMelody, EuropeanStars, CarnivalSpirit, NclSpirit, R6, NclStar, NclGem,Ncl Epic, C.Magica, C.Méditerranéa, C.Atlantica, MscSplendida- et j'en oublie...
Je n'ai pas trop aimé: Mermoz,Costa Sérena, CarnivalConquest...
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