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L'actu de la MARINE NATIONALE, de notre défense et de nos alliés /2

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L'actu de la MARINE NATIONALE, de notre défense et de nos alliés /2

Message par corsair le Mer 23 Nov - 10:35

19/11/2016

Les gendarmes font face à une situation « explosive » à Mayotte et « préoccupante » en Nouvelle-Calédonie



Dans un rapport diffusé en juin dernier, l’on pouvait lire que les « gendarmes affectés dans les départements et collectivités d’outre-mer restent en 2015 les plus exposés au niveau national à la menace d’une agression physique » et que le « le nombre d’agressions physiques constatées outre-mer représente 15,37% des faits enregistrés au niveau national. »

Et c’est en Nouvelle-Calédonie que la situation est la plus sensible pour les gendarmes. Fin octobre, six d’entre-eux ont encore été blessés – dont cinq par arme à feu – au cours d’affrontements ayant éclaté après la mort d’un jeune homme lors du contrôle de son fourgon, « dont la présence avait été signalée sur des faits délictueux commis au cours de la nuit ». Précision importante : l’individu en question avait cherché à percuter un des militaires au moment de ce contrôle…

Et le Directeur général de la Gendarmerie nationale (DGGN), le général Richard Lizurey, ne s’est pas montré très optimiste pour l’avenir. « La situation de la Nouvelle-Calédonie est préoccupante », a-t-il dit, lors de son audition par les sénateurs de la commission des Affaires étrangères et des Forces armées.

« À la suite de la réunion du comité des signataires des Accords de Nouméa qui vient de se tenir avec le ministre de l’Intérieur, un effort sera conduit, dès 2017, pour augmenter les effectifs en Nouvelle-Calédonie et mieux assurer la protection de nos personnels », a souligné le général Lizrurey. Car, a-t-il ajouté, « la Nouvelle-Calédonie est le territoire d’Outremer où le nombre de tirs directs par arme à feu sur les gendarmes est le plus important ».

En outre, a continué le général Lizurey, « plus le référendum d’autodétermination, qui aura lieu en 2018, ndlr] s’approche, plus le niveau de violence augmente. Il nous faut ainsi nous préparer, le jour du référendum, à mettre en oeuvre un dispositif du maintien de l’ordre public. »

Par ailleurs, le contexte à Mayotte est « extrêmement préoccupant ». Du moins, c’est ce qu’avait estimé le président Hollande lors du Conseil des ministres du 18 mai dernier. Et le porte-parole du gouvernement, Stéphane Le Foll, d’expliquer : « Il y a là, avec l’immigration qui vient des Comores, un sujet sur lequel le statu quo ne peut pas être accepté (…) C’est un sujet extrêmement brûlant sur lequel il va falloir que l’on prenne des dispositions. »

« Les tensions liées aux migrations aujourd’hui à Mayotte conduisent à des choses qui sont assez inacceptables », avait ajouté M. Le Foll. Sur un population d’environ 210.000 habitants, l’archipel compte 40% d’étrangers. Ce qui donne lieu à des tensions communautaires tandis que les vols, les trafics et la délinquance explosent. Entre 2014 et 2015, les agressions physiques ont en effet augmenté de 50%.

En juin, le ministère de l’Intérieur a annoncé un plan pour augmenter les effectifs des forces de sécurité à Mayotte, afin d’y mener des « opérations de prévention et sécurisation autour des établissements scolaires et hospitaliers », renforcer « la lutte contre les cambriolages » et lutter contre « l’immigration clandestine ».

Le général Lizurey, qui a évoqué, devant les sénateurs, des « difficultés sociales induisant des impacts collatéraux en matière de sécurité », a rappelé qu’une antenne du Groupe d’Intervention de la Gendarmerie Nationale (GIGN), forte de 32 militaires, a été créée à Mayotte. Et, visiblement, il semble qu’il y ait des problèmes au niveau des matériels puisqu’il a annoncé le remplacement, « dès que possible », d’un « moyen nautique actuellement en panne ».

Mais pour le DGGN, la situation à Mayotte est plus que « extrêmement préoccupante » : elle est « explosive ». Et « les véhicules blindés qui sont sur place ont jusqu’à 50 ans d’âge », a-t-il souligné. « On ne dispose pas aujourd’hui des crédits nécessaires à l’achat de nouveaux véhicules blindés. Cependant, les véhicules blindés à roues de la Gendarmerie (VBRG) seront entretenus, tout en en projetant de la métropole. (…) Il nous faudra également y déployer des véhicules de type Defender afin d’assurer la protection de nos personnels », a-t-il expliqué aux sénateurs.

Le dossier du remplacement des VBRG est un serpend de mer. Et il devrait le rester encore longtemps étant donné qu’il n’est pas prioritaire. « Soucieux de préserver ces moyens, le ministère de l’Intérieur met en œuvre des solutions afin d’en préserver le potentiel opérationnel (utilisation de porte-engins avec remorque et réemploi des pièces des VBRG réformés). Cette situation doit par ailleurs être analysée au travers de la faible occurrence de l’emploi de ces engins sur le territoire national. Ainsi leur taux de disponibilité technique reste suffisant au regard des besoins opérationnels de la gendarmerie », avaient en effet répondu, en février 2015, les services de la Place Beauvau, à une question écrite posée par un sénateur.


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Syrie : l'ONU «horrifiée» par la violence inouïe des bombardements sur Alep

Message par corsair le Mer 23 Nov - 10:36

19/11/2016

Syrie : l'ONU «horrifiée» par la violence inouïe des bombardements sur Alep




Les quartiers rebelles de la grande ville du nord de la Syrie subissent les bombardements d'artillerie les plus violents depuis deux ans, signe de l'objectif du régime syrien de reprendre le contrôle de toute la ville. Les États-Unis évoquent «des actes atroces». L'ONU se dit «horifiée».
Le correspondant de l'AFP a rapporté samedi que des bombardements d'une violence inouïe menés par le régime syrien pour le cinquième jour consécutif sur les quartiers rebelles de la ville d'Alep ont détruit l'un des derniers hôpitaux du secteur et forcé les écoles à fermer. L'actuelle offensive sur Alep-Est a commencé mardi et les forces progouvernementales pilonne depuis plusieurs quartiers.

Ainsi, il apparaît que tous les hôpitaux des quartiers est d'Alep aux mains des insurgés seraient désormais hors service. Selon Elizabeth Hoff, représentante de l'Organisation mondiale de la santé en Syrie, les organisations humanitaires placées sous la direction de l'Onu et présentes du côté turc de la frontière «ont confirmé aujourd'hui que tous les hôpitaux d'Alep étaient hors service».

Les structures de secours ont été durement affectées par ce tapis de bombes, plongeant les milliers d'habitants qui résideraient encore dans les quartiers est dans une situation de plus en plus dramatique. Selon le correspondant de l'AFP en secteur rebelle, jamais depuis deux ans l'artillerie gouvernementale n'avait pilonné ces quartiers avec une telle intensité, avec des roquettes s'abattant dans un bruit terrifiant et des explosions faisant trembler le sol. Vendredi, un bombardement sur le quartier rebelle de Maadi a mis hors service un des derniers hôpitaux d'Alep-Est après l'avoir détruit partiellement.



Le dernier hôpital pédiatrique encore en fonction a été évacué vendredi après avoir été endommagé deux jours plus tôt par des barils d'explosifs. Un centre des Casques blancs, ces secouristes en zone rebelle, a été complètement dévasté à Bab al-Nayrab et ses véhicules complètement détruits. Certains hôpitaux de la partie assiégée de la grande ville continueraient à prodiguer des soins, mais les bombardements dissuadent les habitants de s'y rendre.
Les États-Unis ont mis en garde samedi soir la Syrie et la Russie contre ces «atroces» bombardements menés depuis plusieurs jours. Washington condamne dans les termes les plus forts les bombardements à Alep. «Il n'y a pas d'excuse pour ces actes atroces», a déclaré la conseillère américaine à la sécurité nationale Susan Rice. «Le régime syrien et ses alliés, la Russie en particulier, sont responsables des conséquences immédiates et sur le long terme de tels actes». Dans le même temps, l'ONU s'est dite «horrifiée». «Les Nations unies sont extrêmement attristées et horrifiées par la récente escalade des violences dans plusieurs régions de Syrie et appellent toutes les parties à cesser les attaques indiscriminées contre les civils et les infrastructures civiles», ont déclaré le coordinateur humanitaire de l'ONU pour la Syrie Ali al-Zaatari et le coordinateur humanitaire régional Kevin Kennedy.

Des habitants déjà en proie à la faim


Depuis la reprise des bombardements mardi dans l'ex-capitale économique de la Syrie, après une suspension d'un mois, au moins 65 civils ont péri. A Berlin, les principaux dirigeants européens et le président américain Barack Obama ont appelé vendredi à «l'arrêt immédiat» des attaques contre le secteur rebelle d'Alep, où les habitants souffrent déjà de la faim en raison d'un siège de plus de quatre mois imposé par le régime de Bachar el-Assad.
La Russie, qui intervient en Syrie depuis plus d'un an pour soutenir le régime, dit ne pas participer aux bombardements aériens sur Alep-Est. Mais elle mène depuis mardi des frappes sur la province voisine d'Idleb, contrôlée par une alliance de rebelles et de djihadistes. Selon des analystes, Damas et ses alliés veulent aller vite avant la prise de fonction de Donald Trump à la présidence américaine le 20 janvier.


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La frégate de surveillance Germinal a permis la saisie de 780 kg de cocaïne pure

Message par corsair le Mer 23 Nov - 10:37

20/11/2016

La frégate de surveillance Germinal a permis la saisie de 780 kg de cocaïne pure



Les frégates de surveillance Ventôse et Germinal, affectées aux Forces armées aux Antilles (FAA), sont régulièrement sollicitées pour participer à des opérations contre les trafiquants de drogue. Et l’une comme l’autre affichent, chaque année, des « tableaux de chasse » assez significatifs.

Ainsi, en avril, l’intervention de la frégate Germinal avait permis d’intercepter une embarcation rapide suspecte transportant 700 kg de marijuana, à une cinquantaine de kilomètres des côtes martiniquaises. Et, début octobre, ce navire de la Marine nationale a déjoué le transfert de 55 kg de cocaïne entre un bateau de pêche et un go-fast à environ 75 km de l’île de La Dominique.

Mais le Germinal a encore amélioré son bilan en matière de lutte anti-drogue dans la nuit du 17 au 18 novembre en intervenant 110 milles au nord de la péninsule de Guajira (Colombie) sur la base de renseignements communiqués par les autorités colombiennes et confirmés par la Joint Inter Agency Task Force – South (JIATF-S), une force américaine qui, basée à Naval Air Station de Key West, en Floride, travaille en étroite coopération avec d’autre pays, dont la France, l’Espagne, les Pays-Bas, la Colombie et le Venezuela.



C’est ainsi qu’une embarcation suspecte a été repérée par l’équipage de la frégate française, qui était alors en opération avec la marine colombienne. Comme à chaque fois dans ce genre de situation, les trafiquants, quand ils s’aperçoivent qu’ils sont pistés, jettent leur cargaison à la mer.

Ceux du go-fast pris en chasse par le Germinal ont ainsi eu le temps de se débarrasser d’une trentaine de ballots de drogue avant d’être arrêtés, grâce à l’hélicoptère et aux commandos marine embarqués à bord du navire français.

« L’intervention combinée de la frégate, de son hélicoptère, des tireurs d’élites et de l’embarcation ‘d’assaut’ des commandos marine (ETRACO) armée par l’équipe de visite du Germinal a été rapide, permettant non seulement la saisie du Go fast et l’arrestation de son équipage mais également la récupération de tous les ballots rejetés », est-il expliqué dans un communiqué diffusé par les Forces armées aux Antilles. Et ces dernières de préciser que « l’ensemble a été remis aux unités colombiennes participant à l’opération après accord du Procureur de la République de Fort-de-France. »

Au total, cette action décisive du Germinal a permis de mettre la main sur 780 kg de cocaïne pure, ce qui représente 3,9 millions de sachets de 1 gramme et une valeur de 47 millions d’euros.



« Il s’agit de la plus importante saisie de cocaïne en mer de l’année par les services de l’État, ce qui illustre les capacités et savoir-faire spécifiques mis en œuvre par la Marine nationale, dont peu de pays disposent aujourd’hui », précisent les FAA. Depuis le début de cette année, les services français concernés ont saisi en mer près de 5,6 tonnes de drogue.


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Nort-sur-Erdre. Une grosse commande pour le chantier Merré

Message par corsair le Mer 23 Nov - 10:38

21/11/2016




Nort-sur-Erdre. Une grosse commande pour le chantier Merré

Le Chantier Merré de Nort-sur-Erdre aurait décroché le marché d'une trentaine remorqueurs-pousseurs pour la Marine nationale.

En janvier, la Direction générale de l’armement a lancé un appel d’offres pour la construction d’une trentaine de remorqueurs-pousseurs pour la Marine nationale. Selon nos informations, que ne confirme pas la DGA, le marché a été attribué au chantier naval Merré, de Nort-sur-Erdre.

La holding BMA, propriétaire du chantier, a récemment acquis la Chaudronnerie industrielle brestoise (CIB). Cette dernière se verrait confier la construction de six ou sept remorqueurs-pousseurs, des unités polyvalentes de moins de 12 m de long.

« Pour l’instant, nous ne pouvons ni infirmer ni confirmer cette information. Mais en effet, nous sommes dans une période qui correspond au processus de décision de la DGA », indique François Martin, directeur général du chantier naval.


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Un avion russe escorté par des chasseurs suisses

Message par corsair le Mer 23 Nov - 10:38

21/11/2016

Un avion russe escorté par des chasseurs suisses



Deux avions de chasse suisses ont escorté vendredi un avion du gouvernement russe au-dessus du territoire helvétique pour un "contrôle de routine", selon l'armée suisse, une procédure qui a suscité la protestation de l'ambassade de Russie.
L'appareil transportait des membres de la délégation russe et des journalistes se rendant à Lima pour participer au forum de coopération économique Asie-Pacifique (APEC).


Des photos montrant les chasseurs suisses à proximité de l'avion ont été postées sur les réseaux sociaux.
"Vendredi 18 novembre 2016, peu après 15h00 heures, deux avions FA/18 des Forces aériennes suisses ont procédé à un contrôle de routine d'un avion de l'Etat russe. Cet avion était annoncé. Il s'agissait, comme le prévoient les règles de l'ICAO, de vérifier l'identification de l'avion concerné", a indiqué dans un message le porte-parole de l'armée suisse, Daniel Reist.
l'ICAO est l'acronyme anglais de l'OACI, Organisation de l'aviation civile internationale.



M. Reist a rappelé que les Forces aériennes Suisses "effectuent entre 300 et 400 contrôles d'aéronefs d'Etat tiers par an". "Ces contrôles correspondent aux procédés standards de l'ICAO et suivent des règles ICAO strictes", a-t-il souligné.
Les autorités russes ont fait part de leur étonnement et demandé des explications au gouvernement helvétique.
"Nous avons demandé des explications à la Suisse concernant l'incident impliquant un avion du gouvernement russe dans l'espace aérien suisse", a écrit sur Twitter samedi l'ambassade de Russie à Berne.

Ce n'est pas la première fois qu'un avion russe traversant l'espace aérien helvétique est soumis à une telle procédure.
En octobre 2015, Moscou avait protesté auprès de l'ambassadeur suisse à la suite d'une manoeuvre d'un F/A-18 à proximité d'un avion russe transportant une délégation parlementaire de la Douma à Genève.
La Suisse avait présenté ses excuses, mais précisé que les autorités russes avaient été prévenues.
Le ministère russe des Affaires étrangères avaient jugé "peu convaincantes" les explications officielles suisses.

Info+



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Ouverture d’une enquête sur la fuite d’un document confidentiel sur un projet de raid français en Syrie

Message par corsair le Mer 23 Nov - 10:39

22/11/2016

Ouverture d’une enquête sur la fuite d’un document confidentiel sur un projet de raid français en Syrie



Tout est parti d’un article publié cet été par le quotidien Le Monde. Intitulé « Le jour où… Obama a laissé tomber Hollande », le papier en question, signé par les journalistes Gérard Davet et Fabrice Lhomme, les mêmes qui ont récemment publié un livre sur les confidences du chef de l’État, revenait sur les conditions dans lesquelles furent annulées, au dernier moment, des frappes franco-américaines contre le régime de Bachar el-Assad, juste après l’attaque chimique de la Goutha, en août 2013.

Pour illustrer leur article, les deux journalistes produisirent un document estampillé « confidentiel défense », qui donnait la chronologie du raid que devaient effectuer les avions français en Syrie. « C’est le véritable vade-mecum de l’intervention française », firent-ils valoir. Or, aucun renseignement opérationnel (cibles visées, par exemple) ne figurait dans la copie publiée par leur journal.

Visiblement mal à l’aise pour commenter les confidences du président Hollande sur les opérations clandestines et secrètes, rapportées par MM. Davet et Lhomme dans leur livre « Un président ne devrait pas dire ça », le ministre de la Défense, Jean-Yves Le Drian, avait relativisé cette affaire lors de son passage dans l’émission le Grand rendez-vous, le 6 novembre. « De quoi s’agit-il? De la publication dans un journal du soir d’éléments (…) sur des événements qui remontent à trois ans et en plus sur une opération qui n’a pas eu lieu? », avait-il affirmé.


Seulement, les deux journalistes du journal Le Monde n’aurait pas dû avoir un tel document sous les yeux, et encore moins entre leurs mains… D’où la procédure lancée par le député (LR) Éric Ciotti qui, après s’être ému d’une « compromission flagrante et dangereuse du secret nécessaire à notre sécurité et à notre souveraineté », a écrit au Parquet de Paris en fondant sa démarche sur l’article 40 du code de procédure pénale, lequel stipule que « toute autorité constituée, tout officier public ou fonctionnaire qui, dans l’exercice de ses fonctions, acquiert la connaissance d’un crime ou d’un délit est tenu d’en donner avis sans délai au procureur de la République et de transmettre à ce magistrat tous les renseignements, procès-verbaux et actes qui y sont relatifs. »

Visiblement, il a été donné une suite à la démarche de M. Ciotti puisque le Parquet de Paris vient d’ouvrir une enquête pour compromission du secret relevant de la Défense nationale.

Pour le moment, a précisé une source judicaire à l’AFP, le service d’enquête n’a pas encore été saisi. Mais le parquet a « transmis un courrier au ministère de la Défense pour obtenir des réponses sur la classification du document et sur le degré éventuel d’atteinte portée à la défense nationale. »

Par ailleurs, une seconde procédure, en rapport avec les confidences présidentielles relatées dans le dernier livre de Gérard Davet et Fabrice Lhomme, a été lancée début novembre par le député (LR) Pierre Lellouche. Il s’agit, ni plus ni moins, d’une proposition de destitution du président Hollande pour « divulgation d’informations secrètes ». Cette dernière, qui a reçu 152 signatures, sera examinée le 23 novembre par le bureau de l’Assemblée nationale.

Cette proposition est motivée, selon M. Lellouche, par le « manquement (de François Hollande) manifestement incompatible avec l’exercice de ses fonctions que constituent ses confidences concernant la défense nationale, révélées dans l’ouvrage intitulé ‘Un président ne devrait pas dire ça’ ». Et de citer « la divulgation d’opérations aériennes, celle de l’exécution décidée par le chef de l’État lui-même, de chefs djihadistes », ainsi que la révélation « que la France payait pour la libération de ses otages ».

Sur les éliminations ciblées tout comme sur la divulgation de documents estampillés « confidentiel défense », le président Hollande ne risque pas grand chose, comme l’a souligné, dans les colonnnes du Figaro, Bertrand Warusfel, professeur à l’université de Lille, et avocat au barreau de Paris, spécialiste du droit de la guerre et de la sécurité.

« Il sera compliqué juridiquement de poursuivre le chef de l’État. Tout d’abord parce qu’en tant que chef de l’exécutif et chef des armées, il détient la prérogative de décider de ce qui est classé secret défense ou pas. Ensuite parce que l’information qu’il donne reste extrêmement succincte puisqu’il ne divulgue ni l’identité des personnes ciblées ni les éléments de contexte, qu’il s’agisse de la temporalité, des lieux ou encore de la méthode employée. Il avoue seulement avoir décidé de quatre assassinats ciblés », a-t-il en effet estimé.


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La Finlande va accueillir un centre européen contre les menaces hybrides

Message par corsair le Mer 23 Nov - 10:40

22/11/2016

La Finlande va accueillir un centre européen contre les menaces hybrides




Imaginez que le système de contrôle du chauffage tombe en panne alors qu’il fait moins 10 degrés dehors… Les habitants de plusieurs résidences de Lappeenranta, une ville finlandaise située à une trentaine de kilomètres de la frontière russe, n’ont pas eu à imaginer une telle situation : ils l’ont vécue pendant une semaine.

Et cela à cause d’une attaque informatique par déni de service distribué (DDoS) contre les unités de commande centrale utilisées pour la gestion du système de chauffage et climatisation. Et visiblement, les techniciens chargés d’en assurer la maintenance étaient à mille lieues d’imaginer un tel mode opératoire. D’où le temps qu’il leur a fallu pour prendre les mesures adéquates.

Cette dépendance, toujours de plus en plus marquée, aux outils informatiques constitue un point faible qui ne peut être qu’exploitée dans le cadre d’une guerre dite hybride, c’est à dire qui repose sur une stratégie qui combine à la fois des moyens militaires et non militaires (influence, désinformation, diplomatie, technologie, économie, etc).

En général, et même si elle peut être le fait d’acteur non étatique, comme l’organisation État islamique, la guerre dite « hybride » est le généralement menée par des acteurs étatiques. La Russie en a donné un exemple lors de l’annexion de la Crimée, en utilisant et en coordonnant, comme l’a souligné un rapport de l’Assemblée parlementaire de l’Otan, « une vaste gamme de tactiques différentes allant de la coercition politique et économique aux
cyberattaques, à la désinformation et à la propagande, en passant par l’action militaire clandestine ou manifeste. »

En Finlande justement, où l’on s’inquiète du voisin russe, les menaces de ce genre sont prises très au sérieux. D’où l’annonce, faite par Helsinki, ce 21 novembre, de la création prochaine d’un Centre européen d’excellence de lutte contre les menaces « hybrides ».


« Il s’agit de mettre en place des capacités de résistance et de préparer (…) aux menaces hybrides », a expliqué Jori Arvonen, le responsable des affaires européennes auprès du Premier ministre finlandais.

Ce centre, qui devrait être opérationnel l’an prochain, permettra à un réseau d’experts européens d’échanger des informations sur les modes opératoires russes ainsi que sur les tactiques de l’État islamique.

Ce réseau, qui comptera des universitaires et des fonctionnaires spécialistes de ces questions, « se concentrera sur la recherche, la formation et l’échange des meilleures pratiques » contre les menaces hybrides », a précisé M. Arvonen. D’après lui, la Finlande est l’hôte « idéal » car le pays compte de « bons experts sur la Russie ».

Cette initiative finlandaise est soutenue par l’Union européenne et le secrétariat de l’Otan. Son budget, dont le montant sera d’environ 2 millions d’euros, sera en grande partie pris en charge par Helsinki. Mais d’autres pays, dont la liste n’est pas encore définitivement arrêtée, sont prêts à donner une participation financière.

À noter que l’Otan, qui ne compte pas la Finlande parmi ses membres, a mis en place Centre d’excellence pour la communication stratégique (STRATCOM), dont la mission est justement de « renforcer la sécurité de l’information, de protéger l’espace public des alliés contre la désinformation. »


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La Suède remet en service un système de défense côtière abandonné il y a 15 ans

Message par corsair le Mer 23 Nov - 10:41

22/11/2016

La Suède remet en service un système de défense côtière abandonné il y a 15 ans





À la fin des années 1980, il fut décidé de doter l’artillerie suédoise de quatre batterie de défense côtière Kustrobotbatteri 90, utilisant le missile anti-navire Saab Robotsystem 15 (RBS-15). Mais, avec l’éclatement de l’Union soviétique et la fin de la Guerre Froide, les plans furent révisés à la baisse. Et le seul système finalement livré fut retiré du service en 2000.

Depuis, le contexte sécuritaire a évolué dans la région de la Baltique, en particulier avec l’intensification de l’activité militaire russe, laquelle est prise très au sérieux à Stockholm, où la politique de défense a radicalement changé depuis 3 ans, avec la hausse des dépenses militaires, le retour de la conscription, réactualisation de son concept de « défense totale » et la remilitarisation de l’île stratégique de Gotland.

D’où la nécessité, pour les forces suédoises, de disposer à nouveau d’un système de défense côtière le plus rapidement possible. Pour cela, et comme il n’était pas question d’en développer un nouveau, l’idée de l’état-major a été de remettre au goût du jour la Kustrobotbatteri 90. Seulement, si les missiles RBS-15 ne manquent pas, les lanceurs faisaient défaut.


Pour y remédier, il a fallu récupérer, dans les musées, des camions Scania. Et « nous avons avons pris des composants sur des navires qui avaient le même système de missile », a expliqué le contre-amiral Thomas Engevall au quotidien Dagens Nyheter. En effet, le RBS-15 arme (ou a armé) les corvettes des classe Stockholm, Göteborg et Visby.

« Il est extrêmement positif que nous ayons des systèmes de missiles côtiers de retour dans notre défense nationale. Cela signifie que nous pouvons tirer depuis la terre des missiles anti-navires sur de longues distances. Cela nous donne une flexibilité accrue et une capacité supplémentaire dans la guerre maritime. Cela augmente notre capacité militaire et c’est quelque chose dont nous avons besoin », a commenté Peter Hultqvist, le ministère suédois de la Défense.

A priori, ce système de défense côtière devrait être déployé sur l’île de Gotland, ce qui permettra, a souligné Mike Winnerstig, un analyste de l’agence de recherche de la défense suédoise, de « contrôler une grande surface depuis le milieu de la Baltique ».



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]Moscou va déployer des systèmes S-400 à Kaliningrad

Message par corsair le Mer 23 Nov - 10:42

22/11/2016

Moscou va déployer des systèmes S-400 à Kaliningrad



La Russie va déployer des systèmes de missiles S-400 et des missiles balistiques Iskander dans l'enclave russe de Kaliningrad, entre la Pologne et la Lituanie, rapporte lundi l'agence de presse Ria qui cite le président de la commission de Défense de la chambre haute du Parlement.

Selon Viktor Ozerov, ces déploiements constituent la "réponse contrainte" de la Russie à l'installation dans l'est de l'Europe d'un bouclier antimissile américain. Les Etats-Unis assurent que ce système est destiné à protéger le Vieux continent d'une attaque iranienne et qu'il n'est pas dirigé contre la Russie.





Egalement cité par l'agence Ria, Vladimir Poutine a confirmé que la Russie prendrait des mesures en réaction à l'expansion de l'Otan vers l'est.

"Pourquoi réagissons-nous avec autant d'émotion à l'expansion de l'Otan ? (Parce que) nous sommes inquiets par les prises de décision de l'Otan", dit le président russe.

"Que devons-nous faire ? Il nous faut prendre des contre-mesures, c'est-à-dire viser avec nos systèmes de missiles les installations qui, selon nous, commencent à constituer une menace pour nous", ajoute-t-il dans une interview télévisée enregistrée dont Ria publie des extraits.

De PLUS

Vers un déploiement permanent de missiles Iskander dans l’enclave russe de Kaliningrad?



Régulièrement, dans le cadre d’exercices militaires, la Russie envoie dans l’enclave de Kaliningrad, coincée entre la Lituanie et la Pologne, des missiles balistiques à capacité nucléaire Iskander, lesquels peuvent théoriquement atteindre Berlin ou encore l’île suédoise – stratégique – de Gotland.

Ces déploiements ponctuels de missiles Iskander associés à une actitivité militaire russe accrue dans la région depuis l’annexion de la Crimée et les troubles qui agitent le sud-est de l’Ukraine ainsi qu’aux intimidations répétées dont font l’objet les pays de cette zones, ont conduit l’Otan à prendre des mesures de « réassurance » au profit des trois États baltes et de la Pologne.

Ces dernières passent notamment par le déploiement de 4 bataillons forts de 600 à 1.000 hommes en Pologne, Estonie, Lituanie et Lettonie, ainsi que sur la mise sur pied d’une force de réaction « très rapide » (Very High Readiness Joint Task Force) de 3.000 à 5.000 soldats.

Seulement, pour Moscou, ce renforcement du flanc oriental de l’Otan est vu comme une menace supplémentaire. Tout comme, d’ailleurs, l’installation du bouclier anti-missile en Roumanie et en Pologne. Pourtant, en 2010, les Alliés avaient proposé à la Russie de participer à cette défense anti-missile… Mais, comme si cette proposition était gênante pour leurs intérêts, les autorités russes firent monter les enchères au point de faire échouer les discussions.

Quoi qu’il en soit, ce bouclier anti-missile de l’Otan justifie, aux yeux de Viktor Ozerov, le président de la commission de Défense de la chambre haute du Parlement russe, le déploiement (permanent?) de système de défense aérienne S-400 et de missiles balistiques Iskander à Kaliningrad.

Selon lui, il s’agit de la « réponse contrainte » de la Russie à l’installation, en Europe de l’est, de la défense antimissile de l’Otan, largement dépendante des moyens américains.

« Comme mesures de riposte à ces menaces, nous aurons à déployer des forces supplémentaires. Ce renforcement comprend le déploiement de système S-400 et de missiles Iskander à Kaliningrad », a en effet déclaré, le 21 novembre, M. Ozerov, dont les propos ont été rapportés par l’agence officielle Ria.

Le président Vladimir Poutine a quant à lui justifié ce renforcement de la présence militaire russe à Kaliningrad par les mesures de « réassurance » de l’Otan prises en faveur des pays baltes et de la Pologne. « Pourquoi réagissons-nous avec autant d’émotion à l’expansion de l’Otan? (Parce que) nous sommes inquiets par les prises de décision de l’Otan », a-t-il affirmé.

« Que devons-nous faire ? Il nous faut prendre des contre-mesures, c’est-à-dire viser avec nos systèmes de missiles les installations qui, selon nous, commencent à constituer une menace pour nous », a fait valoir le maître du Kremlin lors d’un entretien télévisé dont l’agence RIA a diffusé des extraits.

Ces propos n’ont pas manqué de faire réagir à Washington. « Le déploiement d’Iskander et de missiles S-400 à Kaliningrad déstabilisent la sécurité européenne. La Russie menace d’y déplacer les missiles d’Iskander depuis plusieurs années en réponse à divers développements en Europe. Mais aucun de ces développements ne mérite une telle réponse », a en effet valoir John Kirby, un porte-parole de la diplomatie américaine.


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L’armée dépensera 800 millions frs pour faire le joint aérien

Message par corsair le Jeu 24 Nov - 8:42

22/11/2016

L’armée suisse dépensera 800 millions frs pour faire le joint aérien

Dans un premier temps, les F/A-18 et les F-5 Tiger seront adaptés pour continuer à voler quelques années. Quant au nouvel appareil, il sera choisi en 2020

Les F-5 Tiger n’iront pas tous au rebut en 2018 comme prévu. Dans l’attente de l’achat de leur successeur, processus qui prendra encore plusieurs années, ils continueront de rendre quelques menus services. C’est ce qu’annonce le conseiller fédéral Guy Parmelin lundi, qui s’appuie sur le rapport intermédiaire du groupe d’experts constitué à la suite du refus populaire d’acheter des Gripen suédois en 2014.




Guy Parmelin annonce que le choix d'un nouvel avion de combat sera en principe fait en 2020, mais les options sont limitées: la partie se jouera a priori entre le F-35 américain, le Gripen dans sa nouvelle version E, voire des avions du genre Eurofighter loués ou, si la France le propose, le Rafale. Le groupe d’experts mandaté pour préparer le terrain livrera ses conclusions au printemps 2017. Une première tranche d’appareils figurera dans le programme d’armement 2022 et une seconde tranche cinq ans plus tard. Les premières livraisons sont prévues dès 2025.

Cela signifie que l’armée suisse va devoir se contenter pendant encore quelques années des F/A-18, dont elle possède encore 30 des 34 unités achetées dans les années 90, et des vieux F-5 Tiger, acquis entre 1976 et 1981. Dans l’immédiat, Guy Parmelin compte demander un crédit global de 10 millions pour l’étude de projets, essais et préparatifs d’achats (EEP, dans le jargon militaire) en prévision de l’acquisition de leur remplaçant. Cette somme sera incluse dans le message sur l’armée 2017, annonce-t-il dans le rapport intermédiaire.
Pas de drones ou d’avions sans pilote

En parallèle, il compte examiner la prolongation de la durée de vie des 30 F/A-18 restants. L’objectif est de leur permettre d’atteindre 6000 heures de vol, soit 1000 de plus que prévu. Les mesures de rééquipement envisagées sont estimées à 490 millions au maximum.

Enfin, il étudie aussi le maintien partiel de la flotte des F-5 Tiger au-delà de la fin de l'année, date initialement prévue pour leur mise au rebut. L’armée en possède 53 exemplaires, dont 31 sont toujours en service. Il envisage d’en conserver 26 pour un coût de 30 millions par année et cela jusqu'en 2025, soit environ 300 millions. Malgré leurs possibilités d’engagement limitées, ces appareils peuvent encore rendre service jusqu’à ce que le futur avion qui les remplacera soit opérationnel, juge le groupe d’experts. Ils ne sont plus en état d’assurer les tâches de police aérienne, mais on leur confiera des missions secondaires telles que le rôle de cibles ou d’agresseurs dans des entraînements de combat, des vols d’essais ou des missions de surveillance de la radioactivité de l’air. Cela permettra de concentrer l’utilisation des F/A-18 sur des tâches plus essentielles.

Ces trois mesures sont jugées urgentes. Celles qui concernent les F/A-18 et les F-5 seront insérées dans le message sur l’armée 2018. Le rapport intermédiaire exclut de remplacer les anciens jets de combat par des appareils sans pilote ou des drones.


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Watch a Russian Su-33 depart from Kuznetsov aircraft carrier in cool 360-degree 4K video

Message par corsair le Jeu 24 Nov - 8:43

22/11/2016

VIDEO - Watch a Russian Su-33 depart from Kuznetsov aircraft carrier in cool 360-degree 4K video

Une caméra panoramique vous amène à bord du seul porte-avions de la Russie lors des "opérations d'eaux bleues".

Les opérations de vol sur le pont de l'amiral Kuznetsov se poursuivent dans la mer Méditerranée orientale.

Tourné avec une caméra 360 la vidéo suivante montre Sukhoi Su-33 chasseurs en préparation pour le décollage et puis un autre Flanker prenant le saut du ciel de la Russie transporteur.





Bien que les Su-33s soient principalement utilisés pour des missions de supériorité aérienne, des captures d'écran tirées à partir d'agrafes tirées à bord du transporteur montrant que les avions portant des bombes FAB-500M-52 sur les stations centrales ont fait le tour des réseaux sociaux ces derniers jours. Le MOD russe a annoncé le début des premières frappes aériennes lancées par le transporteur sur des cibles situées autour d'Alep.

Pourtant, nous n'avons pas vu d'images claires de l'avion en train de décoller de Kuznetsov dans cette configuration même s'il faut dire qu'il n'est pas facile de repérer les bombes transportées sous le fuselage entre les prises d'air.


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LES FORCES ARMÉES EN GUYANE PROTÈGENT LE TIR ARIANE 233

Message par corsair le Jeu 24 Nov - 8:44

22/11/2016

LES FORCES ARMÉES EN GUYANE PROTÈGENT LE TIR ARIANE 233



Pendant plusieurs jours, des moyens terrestres, aériens et maritimes des forces armées en Guyane (FAG) ont été déployés pour assurer la sécurisation et la protection du centre spatial Guyanais (CSG) jusqu’au lancement réussi de la fusée Ariane VA233, le 17 novembre dernier (mission TITAN).

La mission TITAN, mission opérationnelle permanente des FAG, consiste à assurer la sécurité extérieure et aérienne du CSG. Des unités d’infanterie en contrôle de zone, des unités d’appui artillerie, les bâtiments de la marine nationale et de la gendarmerie maritime ainsi que des capacités de surveillance et d’interception aériennes prennent part à cette mission.





Pour le lancement du 17 novembre depuis le port spatial européen, les moyens militaires engagés ont été conséquents. Pour protéger un domaine terrestre de 700 km², le 3e REI a déployé 236 légionnaires. Les forces maritimes guyanaises, à l’aide du patrouilleur de 400T La Gracieuse et la vedette côtière de surveillance maritime (VCSM) Mahury ont « blanchi » une surface de 4000 km², soit 40 fois la surface de la ville de Paris. Les moyens aériens assurent quant à eux la défense aérienne du site et des approches grâce à l’engagement de deux hélicoptères Fennec et d’un Puma.


Garantes de l’inviolabilité des espaces autour du port spatial européen de Kourou, les FAG contribuent au bon déroulement des lancements et participent ainsi à l’essor de technologies de pointe. Avec ce 9e lancement de l’année 2016 depuis Kourou, le lanceur européen ARIANE V a permis la mise en orbite de quatre satellites au sein de la constellation GALILEO. Ces satellites complètent les 14 satellites déjà placés en orbite par le lanceur Soyouz et permettraient à l’agence européenne de prévoir une mise en service du système de positionnement civil en décembre 2016.


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UNE DÉLÉGATION BRITANNIQUE À BORD CHARLES-DE-GAULLE

Message par corsair le Jeu 24 Nov - 8:45

22/11/2016

UNE DÉLÉGATION BRITANNIQUE À BORD CHARLES-DE-GAULLE

Dans le cadre de la coopération franco-britannique, une délégation d’officiers généraux britanniques a été reçue à bord du porte-avions Charles de Gaulle déployé en Méditerranée orientale pour participer à l’opération Chammal. Cette délégation réunissait des responsables britanniques du développement et de la montée en puissance du futur porte-avions Queen Elisabeth. Il s’agissait d’observer l’emploi d’un groupe aéronaval en condition réelle en vue d’enrichir leurs travaux d’analyse.


Après une présentation de la mission actuelle du groupe aéronaval et de ses précédentes campagnes  (fin 2015 et début 2016), la délégation a pu se rendre dans les différentes installations du bord pour se faire présenter in situ la composition d’un groupe aéronaval, le commandement de la force par l’état-major embarqué, le fonctionnement du groupe aérien embarqué,  l’autonomie logistique du porte-avions et l’étendue de ses capacités de maintenance. Ils ont également pu assister au catapultage et à l’appontage d’avions partant ou revenant de missions opérationnelles



Ces différentes présentations ont permis d’exposer les atouts du Charles de Gaulle et de son emploi en opérations. Les équipages ont plus particulièrement souligné le lien indissociable entre les avions et le porte-avions ont été largement soulignés, et le rôle stratégique et opérationnel de cet outil polyvalent qui permet de renforcer les capacités de connaissance, d’anticipation et d’intervention de la France. 
La délégation britannique a démontré un vrai intérêt pour l’outil ; cette visite les aidera dans leurs réflexions pour développer le concept d’emploi de leur futur porte-avions.


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Ce que l'armée de terre envoie en Estonie

Message par corsair le Jeu 24 Nov - 8:46

22/11/2016

Ce que l'armée de terre envoie en Estonie

C'est d'Estonie qu'est venue l'information : l'armée de terre va y envoyer prochainement 300 hommes
et 70 véhicules, dont cinq chars (des Leclerc), dans le cadre des mesures de réassurance de l'OTAN. On connaissait la zone et la période, mais pas encore le portage.



Les Britanniques ont aussi fait de fortes annonces -et déploiements- dans cette même zone.

La France est aussi en charge, actuellement, de la protection aérienne de l'Estonie, de la Lituanie et de la Lettonie, également dans un cadre OTAN, avec quatre Mirage 2000-5F du 1/2 Cigognes.
La seule autre présence française, hors ces périodes est incarnée par des radars militaires GM400 de Thales, qui assurent la surveillance de l'espace aérien, au sein de l'armée estonienne. 
L'industriel a aussi gagné cette année la modernisation des trois chasseurs de mines Sandown estoniens.


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Le taux de disponibilité des C-130H Hercules de l’armée de l’Air peine à décoller

Message par corsair le Jeu 24 Nov - 8:46

23/11/2016


Le taux de disponibilité des C-130H Hercules de l’armée de l’Air peine à décoller



Comme tous les ans, le député François Cornut-Gentille demande aux ministère de la Défense de lui communiquer les taux de disponibilités des différents équipements en service au sein des forces françaises.

Par définition, un aéronef est dit « disponible » s’il est « apte à moins de 6 heures, au moins une mission correspondant à celles indiquées dans sa fiche de caractéristique militaire, sur tous sites d’emploi. » Ces taux de disponibilité sont donc des indicateurs utiles pour apprécier l’état des matériels utilisés.

Les derniers chiffres obtenus par M. Cornut-Gentille (qui lui ont été communiqués près de 10 mois après les avoir demandés) concernent le taux de disponibilité des différents avions de l’armée de l’Air, ainsi que les crédits mobilisés pour leur EPM (Entretien programmé du matériel).

Par rapport à 2014, l’on constate que les crédits d’EPM ont augmenté de 95,7 millions d’euros. Cette hausse peut sembler modeste, dans le même temps, le nombre d’appareils en ligne n’avait pas significativement baissé, notamment en raison du retrait des Mirage F1. Mais, cela peut être expliqué par le rythme opérationnel intense imposé à l’armée de l’Air au cours de ces dernières années. En outre, les chiffres concernant l’A400M Atlas n’ont pas été communiqués.

Dans le détail, le taux de disponibilité des 93 Rafale B et C est relativement stable d’une année sur l’autre (48.50% contre 47.70% en 2014). Mais, dans le même temps, les crédits EPM ont significativement augmenté, passant de 226,4 à 343,90 millions d’euros.

La situation des Mirage 2000 est plus difficile à appréhender dans la mesure où le taux de disponibilité des 29 Mirage 2000N est classifié. Cela étant, l’on note, là encore, pour ce type d’appareil, une petite hausse des crédits d’EPM, ces derniers étant passés de 293,5 à 309,8 millions d’euros pour un total de 150 unités (contre 156 en 2014).

En moyenne, la disponibilité des Mirage 2000 se maintient. Mais si on y regarde de près, celle des Mirage 2000D, intensivement utilisés au Levant et au Sahel, est passé de 38,70% à 32,90% tandis que celle des Mirage 2000B a augmenté (45,60% contre 41,70% en 2014). Les Mirage 2000C affichent un taux de disponibilité stable, aux environs de 45% et celui des Mirage 2000-5 est même en hausse (39,10% contre 37,50%).

Malgré des crédits d’EPM en baisse (143,90 millions au lieu de 160,40), le taux de disponibilité des 134 Alphajet encore en service s’est amélioré.

S’agissant des avions de transport, la situation est plus préoccupante, même si le taux de disponibilité des 24 derniers Transall C-160 a augmenté, passant de 40,10% à 45,60%. Mais le chiffre de 2014 prenait en compte plus d’appareils et correspondait à des crédits d’EPM plus importants (121,10 millions contre 103 en 2015).

En dépit d’une hausse des crédits d’EPM de 8 millions, les 27 Casa CN-235 ont vu leur disponibilité chuter d’un peu plus de 3% en 2015, laquelle a atteint tout de même 52,30%… Soit le double que celle des 14 C-130 Hercules H (26,20%)

En 2014, le taux de disponibilité de ces avions était de 28,80%, avec des crédits d’EPM s’élevant à 40,80 millions, soit 15 millions de plus par rapport à 2015. La situation devrait en principe bientôt s’améliorer. En effet, comme l’a rappelé le général André Lanata, le chef d’état-major de l’armée de l’Air (CEMAA), lors de ses auditions devant les parlementaires, « la modernisation des 14 C130H a été commandée à l’été 2016 pour rendre, en particulier, les capacités de 8 d’entre eux compatibles avec les besoins des forces spéciales. Les livraisons interviendront entre 2019 et 2025. »

S’agissant des 4 avions radar E3F AWACS, leur disponibilité n’aura été que de 36,30% en 2015 contre 46,70% l’année précédente. Sans doute que leur modernisation explique en partie cette baisse.

Quant aux drones, et en particulier les MQ-9 Reaper, leur disponibilité se maintient à un haut niveau (plus de 86%), mais avec, en contrepartie, des crédits d’EPM multipliés par 3,5 (8,50 contre 2,40 millions). Celle des Harfang a légèrement augmenté, passant de 60,70 à 62,80%, malgré une enveloppe dédiée à leur entretien en baisse de près de 2 millions d’euros.

Enfin, l’entretien des 14 avions ravitailleurs C-135FR coûte toujours plus cher, les crédits d’EPM les concernant ayant augmenté de 6,9 millions d’euros. Pour quel résultat? On ne peut pas le dire : leur taux de disponibilité est classifié.


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Plus d’un milliers de combattants chiites envoyés par l’Iran en Syrie ont été tués dans les combats

Message par corsair le Jeu 24 Nov - 8:47

23/11/2016

Plus d’un milliers de combattants chiites envoyés par l’Iran en Syrie ont été tués dans les combats



« Téhéran n’oublie pas ses obligations morales envers la Syrie et continuera à fournir son aide et son soutien, en ses propres termes, au gouvernement et à la nation syrienne », avait déclaré, en juin 2015, Hassan Rohani, le président iranien.

Le soutien de Téhéran au régime syrien s’est traduit par l’envoi de « conseillers militaires » de la force al-Qods, une unité d’élite des Gardiens de la Révolution (Pasdarans) chargée des opérations extérieures ainsi que de combattants « volontaires », recrutés parmi les populations chiites afghanes et pakistanaises.

Ces derniers ont été respectivement rassemblés au sein des brigades « Zeynabiyoun » et « Fatemiyoun » avant d’être déployés en Syrie. Ils reçoivent une solde mensuelle de 450 euros et la promesse d’obtenir la citoyenneté iranienne à leur retour des combats.

Par ailleurs, outre ces combattants venus d’Afghanistan et du Pakistan, de nombreux Iraniens se sont portés volontaires pour défendre le sanctuaire chiite de Sayeda Zeinab, au sud de Damas.

« Il y a tant de volontaires que seul un petit nombre est envoyé en Syrie », a expliqué, en octobre, le général Mohsen Kazemeini, du corps des Gardiens de la Révolution.

Fin 2015, selon les estimations, 2.000 de ces volontaires chiites combattaient en Syrie, plus précisément dans la région d’Alep. Mais ces effectifs devaient être en deçà de la réalité au regard des pertes qu’ils ont subies dans leurs rangs.

Quoi qu’il en soit, Mohammad Ali Shahidi Mahalati, le chef de la fondation des martyrs et vétérans d’Iran, a affirmé, ce 22 septembre, que « le nombre de martyrs de notre pays » morts en Syrie « a dépassé mille » combattants. Seulement, alors qu’il s’exprimait devant des membres de la milice des Bassijis, il n’a pas livré d’autres détails, notamment sur la nationalité de ces volontaires tués au combat.

La fondation dirigée par M. Mahalati a pour mission d’apporter un soutien financier aux familles des combattants morts pour l’Iran.

Cela étant, le chiffre qu’il donné suggère une intensification des combats puisqu’il y a seulement 4 mois, le bilan des volontaires envoyés en Syrie par l’Iran était de 400 tués.

Ces bilans ne prennent pas en compte les pertes subies par le Hezbollah et les formations chiites irakiennes, soutenues par Téhéran et également présentes en Syrie.


Les bateaux que j'ai appréciés en 50 ans de mer : StGermain,Chantilly,ssFrance ,Cambodge, Renaissance, AquilleLauro, Oceanic, EnricoCosta, CostaRiviera, MscRhapsody, StellaSolaris, SuperStarAries, SkyPrincess, CostaVictoria,Azur, Flamenco, Mistral, ssNorway, MscMelody, EuropeanStars, CarnivalSpirit, NclSpirit, R6, NclStar, NclGem,Ncl Epic, C.Magica, C.Méditerranéa, C.Atlantica, MscSplendida- et j'en oublie...
Je n'ai pas trop aimé: Mermoz,Costa Sérena, CarnivalConquest...
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la France, 2eme pays maritime du monde, et sa marine

Message par corsair le Jeu 24 Nov - 8:49




Malgré la contraction de ses moyens, la flotte française connait depuis plus d’un an une activité extrêmement soutenue. Engagée dans toutes les grandes opérations militaires menées par la France et continuant dans le même temps à assurer ses nombreuses missions permanentes, la Marine nationale jongle avec des capacités réduites et doit parfois faire des choix difficiles. Mais elle parvient malgré tout à remplir son contrat opérationnel, ce qui constitue quand on observe de plus près les besoins et enjeux, un vrai tour de force. Au point que l’on peut objectivement considérer les forces maritimes et aéronavales françaises comme faisant partie des plus efficientes au monde.



40 à 50 bâtiments à la mer

Pour s’en convaincre, il n’y a qu’à regarder la composition de la flotte et de l’aéronautique navale, y superposer la carte des déploiements (nous y reviendrons en détail plus loin) et constater qu’elles sont engagées sur tous les fronts. De la Méditerranée au Pacifique, en passant par l’océan Indien, le Golfe Persique, la mer de Chine, les Caraïbes, l’Atlantique, le Grand Nord, l’océan Austral, la mer Noire et les côtes africaines, les bateaux français sont partout. En 2015, 40 à 50 bâtiments de surface étaient en permanence à la mer, soit plus de la moitié des forces et la quasi-intégralité des unités disponibles, le reste étant en maintenance ou en réparation. Il en allait de même pour les avions et hélicoptères, sollicités comme jamais. En somme, il n’y a guère de réserve puisque tout ce qui est capable de naviguer ou de voler est mobilisé.




11 millions de km² de territoire national à protéger

Encore assez méconnue du grand public, l’action de la marine, basée sur le triptyque dissuasion/protection/intervention, est souvent peu visible et pourtant essentielle, surtout que les enjeux maritimes prennent une place de plus en plus importante sur l’échiquier géostratégique mondial. Or, la France, on ne cessera jamais de le rappeler, dispose du second espace marin du la planète, avec 11 millions de km² de zones économiques exclusives (20 fois la superficie de la France métropolitaine), doublées récemment d’une extension de 579.000 km2 de son domaine sous-marin. Concernant les ZEE, le moindre îlot possédé par le pays lui donne droit à un territoire d’un rayon de 200 milles. C’est ainsi que la Polynésie apporte 4.8 millions de km² d’espace maritime à la France, les Terres australes et antarctiques françaises 2.15 millions, la Nouvelle-Calédonie 1.36 million, La Réunion, Mayotte et les îles Eparses (canal du Mozambique) 1 million, Clipperton (au large du Mexique) 434.000, les Antilles 344.000, Saint-Pierre et Miquelon 10.000… Des territoires souvent riches en ressources halieutiques et dont les sous-sols renferment des richesses naturelles (minerais, terres rares, hydrocarbures…) potentiellement considérables et en attente d’être un jour exploitées. Il faut donc les protéger, y compris les plus isolées, et y faire respecter la souveraineté du pays face aux actes illicites (pêche, trafics) comme aux convoitises de certains Etats voisins car ces possessions sont aussi des atouts stratégiques contribuant à la présence et au rayonnement de la France comme puissance mondiale.



Frégate de surveillance Outre-mer

Sécuriser les approvisionnements du pays

Dans cette perspective, la marine est chargée de la surveillance et de la protection de ces vastes espaces océaniques, mais aussi des approches maritimes du territoire national, tout en contribuant à garantir la libre circulation des flux commerciaux. Un rôle crucial puisque 90% des marchandises échangées dans le monde transitent à un moment ou à un autre par la mer, qu’il s’agisse de matières premières, de produits agricoles ou manufacturés. Toute perturbation sur les grandes voies de communication aurait un impact direct sur les importations et exportations, avec des conséquences directes sur la population et l’activité économique, par exemple via les approvisionnements en hydrocarbures ou la fourniture des magasins en biens de consommation.



Les yeux et les oreilles du pouvoir politique


Dans le même temps, la marine profite de l’endurance de ses bâtiments, qui peuvent rester plusieurs mois en mer et de la liberté de naviguer dans les eaux internationales pour surveiller au plus près la situation dans les zones de crise ou de tension. Les navires et aéronefs constituent ainsi les yeux et les oreilles du pouvoir politique, recueillant de nombreux renseignements et contribuant grandement à l’autonomie décisionnelle du gouvernement.

Intervenir partout dans le monde

Et puis la marine, c’est bien entendu l’intervention. Au quotidien la lutte contre les trafiquants de drogue, la pêche illicite ou l’immigration clandestine, mais aussi les grandes opérations dans lesquelles l’armée française est engagée, à commencer par celles au Proche et Moyen-Orient. Grâce à son groupe aéronaval, emmené par le porte-avions Charles de Gaulle et qu’elle peut employer sans problématique de pré-positionnement sur des bases étrangères, la marine renforce ainsi significativement les moyens de l’armée de l’Air pour bombarder les positions de Daech en Irak et en Syrie dans le cadre de l’opération Chammal. Et on notera que le dernier déploiement du GAN, survenu quelques jours après les attentats de Paris, a été marqué par une participation européenne inédite, jusqu'à trois frégates allemande, belge et britannique étant durablement intégré dans le dispositif. 



Clé de voûte de la dissuasion nucléaire

Le Charles de Gaulle est également l’un des éléments de la dissuasion nucléaire française puisque les Rafale Marine de son groupe aérien embarqué peuvent mettre en œuvre le missile ASMPA, complétant les escadrons de l’armée de l’Air également dotés de cette capacité. Mais ce sont les quatre sous-marins nucléaires lanceurs d’engins (SNLE) de la Force océanique stratégique (FOST) qui assurent le socle de la dissuasion française en garantissant depuis 1972 la possibilité pour le chef de l’Etat, en cas d’attaque ou de menace majeure, d’effectuer à tout moment des frappes nucléaires, aujourd’hui avec une portée intercontinentale.



Un outil que seuls trois pays dans le monde maîtrisent en toute autonomie et à ce niveau technologique (Etats-Unis, Russie et France), asseyant leur statut de grande puissance et justifiant notamment d’un siège de membre permanent au Conseil de sécurité des Nations Unies. A elle seule, la dissuasion offerte par les SNLE dimensionne la marine française car, pour assurer la crédibilité de cette force de frappe, il faut garantir sa sécurité, ce qui passe par des moyens de lutte anti-sous-marine et de guerre des mines extrêmement performants  (frégates, avions de patrouille maritime, hélicoptères, chasseurs de mines, sous-marins nucléaires d’attaque…) L’ensemble permet de s’assurer que les SNLE ne puissent être suivis lorsqu’ils partent  en patrouille.



Secours en mer

Enfin, la marine a un rôle majeur en matière de sauvetage en mer. Le long du littoral et en pleine mer, en coopération avec d’autres moyens de l’Etat et la société nationale de sauvetage en mer (SNSM), elle mobilise pour cette mission de nombreux moyens. Huit remorqueurs de haute mer et bâtiments de lutte contre la pollution sont ainsi affrétés et positionnés à Boulogne, Cherbourg, Brest et Toulon, alors que des hélicoptères Caïman Marine (NH90), EC225 et Dauphin sont en alerte permanente au Touquet, à Maupertus, Lanvéoc-Poulmic, La Rochelle et Hyères. Les avions Falcon 50 et Atlantique 2 concourent également à cette mission, pour laquelle toute unité de la flotte peut être mobilisée si besoin. Il s’agit en particulier d’assister des navires en difficulté, comme ce fut le cas dernièrement avec le roulier Modern Express, pour lequel l’Abeille Bourbon, l’Argonaute, la frégate Primauguet et des hélicoptères Lynx et Caïman (une trentaine de treuillage effectués) ont été mobilisés. Mais ces missions recouvrent aussi les évacuations médicales et le sauvetage des naufragés (en 2015 300 personnes ont été directement secourues par la marine) ou encore la lutte contre les pollutions maritimes qui menacent le littoral.



Neutralisation des munitions historiques

La composante de guerre des mines voit, par ailleurs, un part importante de son activité consacrée à la neutralisation d’engins explosifs historiques découverts le long du littoral français (3800 munitions traitées l’an dernier). On estime en effet qu’à peine un tiers des bombes, mines et obus déversés en mer au cours de la seconde guerre mondiale ont, à ce jour, été retrouvés. Parfois profondément enfouis, ils remontent régulièrement à la surface, par exemple à la faveur de tempêtes, occasionnant un danger pour les usagers de la mer et des plages.

Irak, Syrie : Frapper Daech et surveiller la région

Après cette remise en perspective, voyons concrètement où a agi la marine l’an dernier. D’abord, elle a été engagée sur tous les théâtres d’opérations majeurs, en particulier au Moyen-Orient et en Afrique. Le groupe aéronaval a été déployé à deux reprises. La première, entre le 18 janvier et le 19 mars, a notamment permis de fournir un appui aérien aux troupes irakiennes engagées contre Daech dans la région de Tikrit. Les avions du Charles de Gaulle ont réalisé quelques 420 sorties opérationnelles, permettant en plus des raids de constituer près de 1200 dossiers images ayant servi à planifier des frappes sur des objectifs terroristes. En complément des opérations menées depuis le Golfe, la marine a assuré, comme elle le fait depuis 2012 pour évaluer la situation en Syrie, une présence permanente en Méditerranée orientale. Avec au moins un bâtiment et jusqu’à deux frégates et un SNA à l’automne. Ces moyens ont permis de suivre les combats et mouvements en territoire syrien, mais aussi de tenir le gouvernement informé du déploiement de l’armée russe dans le pays, tant au niveau des manoeuvres navales qu’aériennes et les renforts militaires acheminés depuis la mer Noire par des bâtiments de débarquement et des cargos.



Les Atlantique 2 sur tous les fronts

Complémentaires des unités de surface, les avions de patrouille maritime continuent de jouer un rôle crucial dans la zone. Au moins un Atlantique 2 est ainsi présent au Levant depuis septembre 2014, une centaine de vols ayant été effectués l’an dernier au profit de Chammal. Bénéficiant d’une autonomie très importantes (une dizaine d’heures), ces « frégates volantes », comme on les appelle dans la marine, opèrent depuis les Emirats Arabes Unis, la Jordanie ou le bassin méditerranéen. Les appareils utilisent leurs capteurs pour collecter des renseignements, évaluer l’efficacité des frappes de la chasse et diriger les moyens d’attaque vers leurs cibles. En coordination avec des unités à terre, ils peuvent même servir de bombardiers, étant gréés depuis plusieurs années pour embarquer des GBU12, une bombe de ce type ayant été tirée l’an dernier en Irak par un ATL2.

Intervenant traditionnellement en Océan indien depuis Djibouti et en Afrique depuis Dakar, les Atlantique 2 ont été par ailleurs très sollicités sur le théâtre africain au profit de l’opération Barkhane contre les djihadistes au Sahel. Des opérations extérieures qui s’ajoutent aux missions principales de ces avions, conçus d’abord pour assurer la couverture des approches maritimes, la lutte anti-sous-marine et antinavire, ainsi que la protection des SNLE et du groupe aéronaval. Dans le cadre de la coopération franco-britannique, la Marine nationale est aussi amenée à mettre à disposition de la Royal Navy un ATL2 afin de compenser le retrait du service des Nimrod en attendant leur remplacement par des P-8. A ce titre, deux campagnes de 15 jours ont été effectuées en 2015 au profit des Britanniques.



L’activité des ATL2 est donc très intense et variée. Or, sur les 22 avions dont dispose encore l’aéronautique navale sur le papier (27 livrés entre 1989 et 1997), seuls 18 sont officiellement en ligne dans les flottilles 21F et 23F. Sauf que celles-ci ne peuvent en réalité aligner qu’une demi-douzaine d’avions « les bons jours », pour reprendre les propos d’un officier. Une situation liée au vieillissement des ATL2, dont la rénovation a été retardée trop longtemps et qui posent de vrais problèmes de maintien en condition opérationnelle. La refonte de 15 d’entre eux doit offrir une bouffée d’oxygène en termes de disponibilité mais ses effets ne seront pas réellement palpables avant le début de la prochaine décennie. En attendant, les ATL2 peuvent être réclamés sur cinq théâtres en même temps et, compte tenu du faible nombre d’avions disponibles, il faut de plus en plus souvent faire des choix, parfois difficiles. Ainsi, l’an dernier, la marine a été obligée de retirer ses deux ATL2 engagés dans Chammal et Barkhane pour les rapatrier en métropole afin de remplir une mission « prioritaire ».

Contrer les trafics qui alimentent les caisses djihadistes

Alors que le groupe aéronaval a de nouveau été déployé fin novembre et poursuit depuis ses opérations contre Daech, actuellement depuis le Golfe (où pour la première fois le Charles de Gaulle a assuré la permanence entre deux porte-avions américains, prouvant le degré d’interopérabilité et de confiance inédit avec l’US Navy), la Marine nationale maintient sa participation à la Task Force 150. Cette force multinationale de lutte contre le terrorisme et les trafics illicites opère en océan Indien et mer Rouge. Créée suite aux attentats du 11 septembre 2001 dans le cadre de l’opération Enduring Freedom, la TF 150 mobilise six mois dans l’année une unité de la flotte française, un engagement accentué en 2015 puisque la France a pris pour la 9ème fois le commandement à la mer de cette force (le BCR Var accueillant l’état-major). La TF 150 agit en particulier contre les trafics d’armes ou de drogue qui servent à alimenter les caisses du terrorisme. Des actions sont par exemple menées contre la « route de l’héroïne », qui voit la drogue produite par les talibans afghans acheminée par l’océan Indien jusqu’en Tanzanie et au Kenya, où elle irrigue ensuite les réseaux africains et remonte vers l’Europe (8 saisies pour près de 2 tonnes d’héroïne ont été réalisées en 2015). On notera par ailleurs qu’en plus du terrorisme et des trafics illicites, la TF 150 (et sa subdivision TF 151 dans le Golfe) sert également à assurer la libre circulation du trafic commercial dans les détroits d’Ormuz et de Bab el-Mandeb.


Evacuation de ressortissants sous le feu au Yémen

Ce dernier, qui relie l’océan Indien et la mer Rouge, voit en effet transiter l’essentiel des navires marchands assurant les liaisons entre l’Asie, la Méditerranée et l’Europe du nord. Or, cet étroit passage est une zone dangereuse. Outre la menace pirate, sur laquelle nous reviendrons ensuite, la zone est devenue très sensible avec la guerre civile qui déchire le Yémen. Une situation qui a d’ailleurs obligé la marine française, en avril 2015, à procéder en urgence à l’évacuation de 109 ressortissants (dont 39 Français) à Aden et Bal’haf. Le patrouilleur hauturier L’Adroit, mais aussi le bâtiment de projection et de commandement Dixmude et la frégate Aconit, présents dans le secteur dans le cadre de la mission Jeanne d’Arc, ont été mobilisés avec des commandos marine. Une opération à hauts risques qui s’est d’ailleurs traduite par une extraction des civils sous le feu de tirs adverses. L’Adroit a ensuite assuré l’escorte vers Djibouti de plusieurs bateaux transportant des centaines de réfugiés fuyant les combats au Yémen.



Eviter une résurgence de la piraterie en Somalie

En ce qui concerne la piraterie au large de la corne d’Afrique, le phénomène a été endigué grâce à l’adoption par les navires civils de pratiques permettant de déjouer les assauts ou empêcher les assaillants de se rendre maîtres des bateaux. Des mesures qui ont parachevé l’action des forces navales internationales engagées contre les pirates. La France, à l’initiative sur ce dossier après le détournement du Ponant en 2008, a porté des résolutions onusiennes permettant d’agir militairement en Somalie et poussé la création de l’opération européenne Atalante, à laquelle sa marine continue de participer (bâtiments et aéronefs), même si c’est aujourd’hui plus épisodique. L’Union Européenne, ainsi que d’autres acteurs (opération Ocean Shield de l’OTAN, TF152 emmenée par les Américains, marines chinoise, japonaise, coréenne…) maintient néanmoins des moyens sur zone (actuellement la frégate italienne Carabiniere, la corvette allemande Erfurt et le patrouilleur espagnol Tornado) car les militaires redoutent que tout relâchement de la pression navale entraine une résurgence de la piraterie.



Présence permanente dans le golfe de Guinée

Si la situation s’est calmée dans le bassin somalien, la piraterie s’est en revanche développée ces dernières années en Afrique de l’ouest, où de nombreux assauts et enlèvements ont été menés contre des tankers et navires travaillant pour les champs offshore. Dans cette zone, la Marine nationale maintient depuis 1990 une présence permanente via la mission Corymbe. BPC et avisos s’y relaient, une frégate de surveillance basée aux Antilles (le Germinal) ayant même assuré une rotation en 2015 compte tenu du manque de disponibilité des unités toulonnaises, engagées sur d’autres fronts. Avec Corymbe, la flotte française se tient prête, ce qu’elle a déjà été amenée à faire par le passé, à assurer des effectuations de ressortissants (80.000 Français vivent dans la région) et soutenir les unités de l’armée de Terre pré-positionnées au Gabon, en Côte d’Ivoire et au Sénégal. L’essor de la piraterie et du brigandage a également entrainé un renforcement des liens historiques avec les marines riveraines du golfe de Guinée, que les Français forment et entrainent, tout en soutenant le développement de la coopération régionale en matière de sécurité maritime. Les unités déployées en Corymbe participent aussi à la lutte contre le narcotrafic, en particulier la drogue qui transite depuis les Caraïbes par l’Atlantique pour rejoindre ensuite l’Europe via l’Afrique. En 2015, l’aéronautique navale, en plus des ATL2, a par ailleurs continué de positionner un Falcon 50 à Dakar pour effectuer des missions de surveillance et de sauvetage en mer (déploiement qui se poursuit en 2016).



Plus de 7 tonnes de drogue saisies

La chasse aux trafiquants est également l’une des missions principales des unités basées aux Antilles. En coopération avec les services spécialisés de l’Etat, à commencer par la Douane, ainsi que d’autres pays, comme les Etats-Unis, les bâtiments et aéronefs interviennent depuis Fort-de-France et ont permis d’effectuer de nombreuses saisies. En y ajoutant les opérations réalisées dans d’autres zones, le bilan des saisies effectuées en 2015 par la marine dépasse les 7 tonnes de drogue, portant le bilan total à plus de 40 tonnes en quatre ans. Quant aux unités basées en Guyane, elles ont également été très actives, avec dans cette zone de nombreuses interventions contre la pêche illicite et la particularité de voir les patrouilleurs de la Marine nationale, renforcés par un Falcon 50 en cas de tir de fusée, participer à la protection du centre spatial de Kourou.

En première ligne face aux flux de réfugiés en Méditerranée

En Méditerranée, l’explosion des flux de réfugiés constitue une nouvelle mission pour les forces aéronavales françaises. Si les côtes métropolitaines sont éloignées des routes migratoires, la marine, dans le cadre de l’action européenne, a significativement renforcé l’an dernier les moyens consacrés à cette mission. La participation aux actions maritimes de l’agence Frontex a, ainsi, été triplée, permettant de sauver des centaines de migrants tentant de rejoindre la Grèce et l’Italie. La frégate Courbet, complétée par des vols de Falcon 50, a également été engagée dès le lancement de l’opération Sophia, en octobre. Celle-ci a pour objectif de s’en prendre aux passeurs qui agissent depuis les côtes libyennes. Jusqu’à 11 bâtiments européens ont été mobilisés simultanément en octobre et novembre (dont le porte-aéronefs italien Cavour, la frégate et le bâtiment océanographique britanniques Richmond et Enterprise, la frégate et les ravitailleurs allemands Schleswig-Holstein, Werra et Berlin, la frégate belge Léopold Ier, la frégate espagnole Canarias et le patrouilleur slovène Triglav), permettant notamment d’interpeler une quarantaine de passeurs, transférés en Italie pour être jugés.



Quant à leurs embarcations, elles sont désormais coulées (au motif légal qu’elles représentent un danger pour la navigation). Cependant, les militaires n’ont toujours pas le droit d’entrer dans les eaux territoriales libyennes et encore moins d’agir à terre (ce qui relève d’un feu vert des autorités du pays - mais il n’y a pas d’interlocuteur - ou d’une résolution  de l’ONU - où le dossier s’enlise). Les trafiquants, qui ont bien conscience de ces contraintes, ont donc rapidement fait évoluer leur mode opératoire pour ne pas se faire prendre. Alors que le Courbet (qui a secouru 80 migrants le 7 octobre) a été obligé de quitter Sophia fin novembre afin de rallier la Méditerranée orientale pour surveiller la situation en Syrie, l’arrivée de l’hiver a vu se tarir momentanément les tentatives de traversées, qui devraient reprendre massivement au printemps. Une demi-douzaine de bâtiments européens demeure néanmoins sur zone, ne serait-ce que pour continuer de surveiller le secteur et l’activité des réseaux.

 
les grandes oreilles de la France maritime, le bâtiment de renseignement Dupuy de Lôme


La Libye sous haute surveillance

Plus globalement, la Marine nationale continue également, comme elle le fait en Syrie, d’être les yeux et les oreilles de la France en Libye. Le pays, qui s’est enfoncé dans la crise après l’intervention de 2011 est en effet confronté à l’avancée des groupes djihadistes. Daech s’est ainsi emparé le mois dernier de Syrte, le groupe terroriste s’offrant ainsi, pour la première fois, une façade maritime, et cela juste en face de l’Europe. En 2015, différents moyens, dont le bâtiment de collecte de renseignements Dupuy de Lôme et des sous-marins, se sont relayés au large de la Libye pour recueillir des informations et suivre l’évolution de la situation. Des vols de reconnaissance ont également été effectués, par exemple lorsque le Charles de Gaulle a transité vers la Méditerranée orientale fin novembre.


Sémaphore

La menace d’une action terroriste par la mer


L’utilisation de la mer par les terroristes est, en tous cas, une éventualité très sérieusement prise en compte par les militaires. Les attentats de Paris, en novembre, n’ont d’ailleurs fait qu’accentuer une prise de conscience sur la nécessité de mieux maîtriser la sécurité du territoire, y compris dans sa dimension maritime. A cet effet, l’Etat-major des Armées et la Marine nationale ont remis à plat la doctrine qui était en vigueur afin de reconfigurer les couches de surveillance et de protection, des plus éloignées aux plus proches. Il s’agit de prévenir toute infiltration par la mer et, bien entendu, une éventuelle attaque contre des navires, installations portuaires ou sites stratégiques. A cet effet, les dispositifs ont été renforcés, pas moins de 3500 hommes et femmes, soit 10% des effectifs de la Marine nationale, étant mobilisés en 2015 pour la sûreté des approches maritimes et portuaires.



Les moyens ont ainsi été musclés autour des emprises terrestres de la marine, dont les 59 sémaphores ainsi que les CROSS, qui veillent sur l’ensemble du littoral et font désormais l’objet d’une protection armée. Grâce au récent déploiement du nouveau système Spationav et à la modernisation des moyens électroniques (radars, caméras…), on rappellera que tous les systèmes de détection des sites côtiers, compilés à d’autres sources d’information, y compris des bâtiments et aéronefs au large, sont mis en réseau afin d’offrir une situation tactique en temps réel de l’ensemble du littoral et de ses approches.



Commandos et fusiliers-marins très sollicités

Les commandos marine ont, de leur côté, continué de s’entrainer au contre-terrorisme maritime, tout en étant largement employés sur les théâtres d’opérations extérieurs. A titre d’exemple, en avril 2015, sur 6300 marins en mission à travers le monde (dont les équipages de 48 bâtiments), on comptait quelques 350 fusiliers-marins et commandos, soit plus de 20% des effectifs de la FORFUSCO.



Au-delà des opérations spéciales, qui sont par nature secrètes et pour lesquelles on ne s’entendra donc pas, il convient de noter que les hommes de la Force des fusiliers-marins et commandos sont, en plus de la sécurisation des emprises terrestres métropolitaines et Outre-mer, employés à partir des bâtiments pour mener des interventions depuis la mer (par exemple dans la lutte contre le narcotrafic ou la piraterie) et assurent également la protection de navires civils battant pavillon français.

Les équipes de protection embarquée toujours d’actualité

Ce sont les fameuses équipes de protection embarquée (EPE), qui ont mobilisé en 2015 jusqu’à une centaine de personnels simultanément. Ceux-ci sont généralement répartis en équipes d’une demi-douzaine d’hommes à bord des navires de commerce, unités scientifiques ou bateaux de pêche français. Au printemps, pas moins de 16 EPE de la Marine nationale étaient ainsi à l’œuvre, sur des navires sismiques travaillant dans le golfe de Guinée et, surtout, à bord de thoniers opérant en océan Indien.



Malgré l’entrée en vigueur l’année dernière de la loi autorisant le recours à des sociétés de protection privées, la marine demeure très sollicitée par les armateurs hexagonaux, qui pour la plupart continuent de faire appel à ses services. Ainsi, cette mission mobilise toujours une soixantaine d’hommes. Un poids pour la FORFUSCO mais aussi un moyen, pour les militaires, de continuer à maintenir des liens étroits avec les armements civils et aussi d’utiliser au passage leurs bateaux pour disposer d’autant d’ « yeux » supplémentaires dans des zones où tout renseignement est bon à prendre.



De l’océan austral au cercle arctique

Comme évoqué plus haut, la flotte continue également de surveiller le plus étroitement possible les territoires ultramarins. C’est le cas en particulier autour des îles Eparses et dans le grand sud, vers les TAAF. Une activité australe complétée de plus en plus par des navigations arctiques. 2015 a, ainsi, vu le déploiement dans le grand nord d’un nombre conséquent d’unités, dont des frégates, SNA, remorqueurs et Atlantique 2. Ces missions, désormais très régulières, ont pour but d’améliorer la connaissance des zones polaires, dans la perspective de l’ouverture de nouvelles routes maritimes. Mais il y a aussi des enjeux militaires, les tensions avec la Russie ayant nécessité des mesures de réassurance vis-à-vis des pays européens les plus proches, non seulement en Baltique et mer Noire, où des unités françaises ont été déployées sous contrôle national ou au sein de l’OTAN, mais aussi en Norvège, qui a semble-t-il fortement apprécié la présence de moyens français de lutte anti-sous-marine.



La zone tendue de la mer de Chine


De l’autre côté de la planète, l’Asie du sud-est, compte tenu de son rôle croissant comme centre de gravité économique et géostratégique, est également dans le scope de la Marine nationale. En tant que nation riveraine du Pacifique et de l’Océanie, avec la Polynésie et la Nouvelle-Calédonie, et compte tenu des enjeux commerciaux, la France marque sa présence navale jusqu’en mer de Chine, où les tensions demeurent vives en raison des revendications territoriales. Après le passage en mai 2015 du groupe Jeanne d’Arc (Dixmude et Aconit) près des îles Senkaku, que se disputent Pékin et Tokyo, la frégate de surveillance Vendémiaire (basée à Nouméa) a évolué en novembre à proximité de l’archipel des Spratleys, revendiqué par la Chine, le Vietnam, la Malaisie et les Philippines. Comme elles le font pour tout navire entrant en mer de Chine, qu’elles considèrent tout simplement comme leurs eaux intérieures, les autorités chinoises ont demandé aux bâtiments français de suivre une route donnée et de ne pas mettre en œuvre leurs hélicoptères, tout en envoyant des unités à leur rencontre. Comme à son habitude, la Marine nationale - à l’instar de ses homologues américaine et australienne en particulier - a refusé les exigences chinoises, montrant ainsi son ferme attachement au droit maritime et à la liberté de naviguer dans les eaux internationales. Une attitude connue de Pékin qu’il convient sans cesse de réaffirmer mais qui n’empêche pas les manœuvres communes, un Helix chinois s’étant par exemple posé sur le Dixmude lors de son passage.



Une tâche considérable

Assurer la permanence de la dissuasion nucléaire, la présence de la France sur tous les océans, faire respecter sa souveraineté sur ses territoires ultramarins, pré-positionner des moyens et recueillir de précieux renseignements au plus près des zones de conflit, offrir des capacités d’action souples et une palette d’outils militaires très variée, allant des forces spéciales au groupe aéronaval, renforcer la coopération militaire avec les pays alliés, garantir les approvisionnements maritimes, lutter contre les trafics, gérer le secours en mer 24h/24 et 7 jours sur 7… C’est une tâche considérable qui incombe à la Marine nationale, seule flotte globale européenne et l’une des très rares au monde à offrir des capacités d’action aussi larges.



Des missions remplies mais cela devient « très difficile »

Avec, on l’a vu, des moyens pourtant limités mais, malgré tout, des missions assurées, ce qui force le respect et la confiance, voire l’admiration, de nombreuses forces navales, à commencer par la première d’entre elles, l’US Navy. Les difficultés sont pourtant bien réelles. Alors qu’au niveau des aéronefs, la situation est très tendue, pour les ATL2 mais aussi dans le domaine des hélicoptères, où les nouveaux Caïman souffrent encore de soucis de disponibilité, la chasse embarquée ne dispose que du strict minimum (18 des 30 Rafale Marine en ligne et les 8 derniers SEM opérationnels sont actuellement sur le Charles de Gaulle). Quant aux bâtiments de surface, il manque clairement des passerelles pour répondre correctement à toutes les missions et les avaries non programmées peuvent rapidement avoir des conséquences importantes sur le planning opérationnel. Chez les marins, on ne joue toutefois pas aux « pleureuses », car ce n’est pas le genre de la maison, où l’on ne grogne généralement pas en public. A l’état-major, on se contente de souligner, non sans une certaine fierté, que malgré les problèmes les missions sont assurées grâce à l’engagement du personnel et aux efforts réalisés par les industriels pour améliorer la disponibilité du matériel. Cela étant, à un moment, on ne peut pas non plus faire des miracles et on reconnait en hauts lieux que dans un contexte durable de « sollicitation extrême », répondre aux besoins devient « très difficile » et a déjà conduit à faire face à des dilemnes dont les opérationnels se seraient bien passés. Et puis il faut aussi compter avec les effectifs, qui tournent à flux tendu et, si on dit traditionnellement que les marins sont heureux de partir en opération, il faut veiller à ne pas non plus atteindre un point de rupture. 

Le Livre Blanc à côté de la plaque

Cette situation délicate, on la doit au dernier Livre Blanc sur la défense, qui a entériné en 2013 une nouvelle réduction du format des armées. Et la Marine nationale, dont on considérait déjà qu’elle était « à l’os », y a encore laissé de nombreuses plumes. Fixé à 2025 mais déjà quasiment atteint, ce nouveau format voit le nombre de frégates de premier rang passer de 18 à 15 (21 en 2008), celui des bâtiments de projection de 4 à 3, les patrouilleurs de 23 à « une quinzaine » (29 en 2008), les unités logistiques de 4 à 3, les Rafale Marine de 58 à une quarantaine… Il faut dire que les stratèges du Livre Blanc, manifestement plus comptables que visionnaires (et contraints d'entrer dans les clous budgétaires du ministère de la Défense), estimaient que la flotte serait amenée à intervenir sur un à deux théâtres d’opérations de manière permanente, au lieu de deux à trois jusque-là. Une analyse qui s’est rapidement trouvée contredite par la réalité puisque la marine est, maintenant, engagée sur cinq à six théâtres… Ce qui mériterait de réviser les conclusions capacitaires émises il y a seulement trois ans et qui ont servi de base à l’élaboration de la loi de programmation militaire 2014-2019.

Les nouveaux bâtiments offrent un peu d’oxygène

Evidemment, ce n’est pas à l’ordre du jour. Heureusement, les grands programmes de bâtiments neufs, après de sérieux retards et coupes sombres, commencent enfin à monter en puissance. Ainsi, dans le domaine des frégates, la troisième FREMM française sera livrée le mois prochain et la sixième en 2019, permettant de retirer du service les F70, âgées de plus de 30 ans. Alors que les La Fayette doivent être succinctement modernisées, leurs remplaçantes seront construites avec deux ans d’avance, cinq FTI devant être livrées à partir de 2023. Outre-mer, la situation des moyens navals, critique dans certaines zones, va s’améliorer avec l’arrivée des quatre bâtiments multi-missions (B2M), dont les trois premiers dans l’année qui vient, pour succéder aux Batral à Nouméa, Papeete, La Réunion et Fort-de-France.


Le B2M D'Entrecasteaux

S’y ajouteront les deux PLG pour remplacer en 2016 et 2017 les vieux patrouilleurs du type P400 basés en Guyane. Mais cela ne suffira pas à compenser le manque criant de patrouilleurs. Dans le domaine des sous-marins, où les Rubis sont poussés au-delà des 30 ans, le remplacement débutera l’an prochain avec la livraison du premier des six nouveaux SNA du type Barracuda. Ces derniers, comme les FREMM, pourront mettre en œuvre le premier missile de croisière naval européen. Cette nouvelle arme, permettant de traiter depuis la mer des cibles terrestres durcies à très grande distance, sera opérationnelle à partir de cette année sur les frégates et offrira une redoutable capacité de dissuasion et d’action.

Le porte-avions indisponible en 2017/2018

Enfin, alors que la flotte logistique, très sollicitée et vieillissante, ne sera renouvelée avant le début des années 2020, on rappellera que le Charles de Gaulle entrera début 2017 en cale sèche pour son second arrêt technique majeur, doublé d’une modernisation. Un chantier colossal qui rendra le bâtiment indisponible pendant au moins 18 mois. Ce qui aura pour effet de priver la France, faute de second porte-avions, d’une capacité extrêmement précieuse en cette période troublée.





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Chronique souvenirs : SAINT-LYS RADIO

Message par corsair le Jeu 24 Nov - 8:50

SAINT-LYS RADIO

Quelques mesures d’accordéon… « Ici Saint-Lys Radio, service radiotéléphonique avec les navires en mer… » C’est sur l’air de l’air de Valparaiso, « Hardi les gars, vire au guindeau, Good bye farewell…», que le disque de réglage à destination des bateaux a été diffusé en boucle pendant des décennies. La station a été créée pendant l’Occupation, en zone libre près de Toulouse, pour assurer et sécuriser les liaisons radiotélégraphiques entre la métropole et les colonies. Elle devient « Saint-Lys Radio » en 1949 : la station radio maritime unique, en ondes courtes


Située à 20 km de Toulouse, la station de Saint-Lys est à l’origine de l’installation du Centre de consultations médicales maritimes au sein du Samu 31, au CHU de Purpan. 50 ans de collaboration parfois acrobatique entre marins, opérateurs et internes.


aquariums


Les lettres radiomaritimes
 

Réputée pour sa capacité à  communiquer « avec les navires du monde entier sur tous les océans », elle a pour mission de faire le lien entre les bateaux et leurs armateurs mais aussi entre les équipages et leur famille. Dans son ouvrage « Histoire de Saint-Lys-Radio », Edgard Ambiaud qui reste l'ame de St Lys, raconte de manière détaillée l’activité de la station qui a utilisé la radio télégraphie morse manuelle, puis la radio téléphonie et enfin le radio télex. 
Dcd il y a quelque années, l’auteur a travaillé à Saint-Lys Radio comme opérateur puis comme cadre pendant près de quarante ans. Son ouvrage,balaie toutes les facettes de la vie de la station : les évolutions techniques, l’investissement passionné et patient de ses opérateurs, les anecdotes savoureuses ou tragiques qui ont marqué ses 50 années d’existence. Il décrit l’importance des « lettres radiomaritimes », la correspondance familiale par excellence des marins français. Quand madame à Strasbourg et monsieur dans l’océan Indien pouvaient échanger des courriers en moins d’une semaine grâce « à un système hybride qui empruntait la voie postale pour le parcours terrestre en territoire français et la voie radiotélégraphique pour le parcours maritime », 30% des messages émis et reçu par Saint-Lys radio.



Les urgences médicales arrivaient dans la cafétéria de Purpan
 

Mais la station n’a pas qu’une fonction familiale, loin de là. « Dans les premières années, le nombre total de messages était d’environ 350 par jour. A la fin des années 1970, il atteignait souvent 1000 messages par jours. » Saint-Lys Radio apporte une aide précieuse aux navigateurs via l’envoi de bulletins météo mais aussi en cas d'urgence à bord, qu’il s’agisse de maladies ou d’accidents. « Au début, quand nous ne disposions que de la radiotélégraphie morse, le navire nous passait un message appelé « radiomédical », raconte Edgard Ambiaud. Il était précédé en morse du signal d'urgence « XXX ». Le commandant y précisait les symptômes et demandait conseil. Nous téléphonions aussitôt ce message à l'Internat de l'hôpital Purpan de Toulouse qui nous assurait ce service gratuitement. » Au CHU, pendant longtemps, l’appel arrive à la cafeteria. « C’est le cuisinier qui décrochait et qui appelait un médecin », raconte le directeur du CCMM. 
Souvent le médecin répond par des questions. L’opérateur traduit en morse et se communique de nouveau avec le navire. En fonction de sa rapidité, l’opérateur pouvait transmettre entre 15 et 25 mots par minute. Il récupère la réponse et rappelle Purpan. Le médecin disponible dicte alors son diagnostic et son conseil à l’opérateur qui, une nouvelle fois, traduit et transmet au commandant.



Premières liaisons directes entre marins et médecins

Ce n’est que dans les années 1970 que, petit à petit, la radiotéléphonie permet une discussion directe entre médecins et marins. Et, à l’hôpital, après quelques résistances, la ligne de téléphone directe est déplacée de la cafeteria au bureau du médecin du Samu. « Mais ça restait compliqué, explique le docteur Pujos. Il y avait encore de la graphie que l’opérateur de Saint-Lys traduisait, des bascules radio-téléphone : l’opérateur parlait au docteur, je vais vous passer le bateau, puis il restait en ligne pour régler les fréquences… » Des générations d’internes ont répondu aux appels de Saint-Lys Radio et certaines anecdotes restent dans les mémoires tant à l’hôpital qu’à la station. L’ancien opérateur relate ainsi comment un médecin diagnostique et traite une épaule luxée - à la suite d'une chute dans l'escalier de la cambuse. « Personne à bord ne sachant réduire la luxation, l'interne de Purpan nous dicta pour le capitaine : "Pliez un drap en quatre, passez-le autour du torse du blessé pour le maintenir solidement. Un homme tirera sur le bras relevé à 45° dans l'axe du corps. Un autre appuiera ses deux pouces fortement sous l'aisselle. Tirez sans à-coups et progressivement. A la mise en place vous entendrez un claquement sec." Appliqué à la lettre ce conseil aboutit en effet au petit "claquement sec". »

Sur un paquebot c’est le médecin du bord qui tombe dans le coma. Son infirmier transmet le bilan à l’interne qui après quelques analyses complémentaires conclut à un coma diabétique. La mise en place d’une perfusion et l’injection d’insuline réveillent le docteur.

La tradition s’installe à Purpan
 



Malgré ses lourdeurs, le système fonctionne et pose les bases de l’aide médicale en mer. A Purpan, l’expérience s’accumule et la tradition s’installe. Lorsque le Centre de consultations médicales en mer est officiellement créé en 1983, c’est naturellement qu’il s’installe dans les locaux du Samu toulousain. Pendant plusieurs années, le CCMM continue à travailler avec Saint-Lys Radio. Mais peu à peu les liaisons satellites (INMARSAT) viennent remplacer radiotélégraphie, radiotéléphonie et radiotélex. Pas de risque de brouillages, un service automatique, une confidentialité assurée… 



Saint-Lys Radio ne peut que s’incliner. Son activité diminue tout au long des années 1980 et 1990. Elle envoie son dernier message le 16 janvier 1998 : « CQ  CQ  CQ  DE  FFL  FFL  FFL. A toutes les stations : Après cinquante ans de service la station de Saint-Lys va stopper définitivement ses émissions vers les navires du monde entier. La technologie a évolué amenant confort, confidentialité et sécurité dans le monde des télécommunications. Saint-Lys a servi les marins de tous les pays et le monde de la mer. Ses opérateurs tiennent à exprimer à tous leur émotion à l'occasion de ce dernier message… » 

A bord des navires tous les opérateurs radio en larmes ont coupé la frequence.....





Aujourd'hui...les traditions de StLys-Radio, perdurent dans les services modernes  qui relient les marins à la terre

Une garde avec les docteurs des mers: « Allo Purpan? » - tous les noms sont inventés

Chaque année, le Centre de consultations médicales maritimes reçoit près de 4000 appels en provenance de bateaux. Du pic de fièvre à l’accident grave, ses médecins diagnostiquent et traitent. Régulièrement confrontés à l’urgence, leur principal défi reste la distance et les contraintes de la mer.  Pour Mer et Marine, Léonore Mahieux a veillé avec les docteurs toulousains, à l'écoute de tous les gens de mer.

« Ici c’est l’aide médicale en mer ! » Un pavé de béton vieux blanc qui domine les bâtiments épars du CHU de Purpan à Toulouse. La Méditerranée est à plus d’une heure de route à l’est, l’Atlantique à presque trois heures et pourtant c’est là, dans les locaux du Samu 31, qu’officie l’équipe du Centre de consultation médicale maritime, le CCMM.

Une fièvre, un furoncle, un problème dentaire, un doigt arraché, un début d’infarctus… De toutes les mers du monde, les marins appellent. Le CCMM est le centre français de consultation médicale pour les gens de mer. Ses dix médecins écoutent, diagnostiquent, prescrivent, accompagnent à distance des gestes médicaux ou préconisent une évacuation ou un déroutement en coordination avec les Cross et les Samu côtiers.

L'urgence au bout du monde et la consultation comme dans un cabinet en ville

9h. Un mardi matin. Le docteur Julien Tabarly, prochain directeur du CCMM, traite les appels non urgents de la nuit. Il pianote sur son clavier. « Pouvez-vous donner quelques informations complémentaires : date de naissance, antécédents, traitement en cours, allergie, température, tension, fréquence cardiaque… Prochaine escale prévue ». Le patient est sur un navire de recherche, vers la Nouvelle-Calédonie. Le commandant a appelé la veille sur les coups de minuit pour une douleur à l’orteil depuis cinq jours. « Mais la nuit on est là pour les urgences, vitales ou ressenties », précise le docteur Tabarly. « Pour tout ce qui est non urgent, le médecin de nuit demande au bateau de rappeler le lendemain. C’est aux marins de gérer le décalage horaire », ajoute-il avec un sourire. Son mail se termine par une première prescription : « poursuivre la désinfection avec Chlorhexidine, stop javel, garder à l’air ».

Le CCMM traite les demandes urgentes d’assistance médicale mais il a aussi une activité de téléconsultation comparable à celle d’un cabinet de médecine générale. Ouvert du lundi au vendredi. De 8h à 18h. Et l’idée est de proposer, en dépit de la distance, un service équivalent à celui d’une consultation normale. « Quand un marin est malade, il faut arriver à le prendre en charge comme s’il était avec un médecin ». Pour arriver à ce résultat, l’équipe du CCMM travaille sur plusieurs fronts : des médecins aguerris, des commandants formés, la participation à l’évolution des dotations médicales à bord, l’amélioration constante de la gestion informatique des dossiers médicaux et de la coordination avec les autres instances de l’aide en mer.

9h45. « Docteur bonjour, ici le commandant du Firben, je vous rappelle pour monsieur Bernard ». Le marin travaille à la machine. Il s’était blessé à la cuisse gauche. « Ca s’est très bien résorbé, c’est plus propre. Il n’a plus mal. Je lui ai dit qu’il fallait mieux qu’il se lève». «Vous êtes toujours dans des zones chaudes ? «On a quitté Singapour hier. Ça va être dur de vous dire où on va. Vers l’Afrique, peut-être vers l’Amérique du sud. Mais oui on reste dans les zones chaudes. »

« Si besoin, envoyez un petit mail avec photo!»

Chaque appel fait l’objet de l’ouverture d’un dossier médical et d’un suivi. Aujourd’hui c’est un appel de clôture. L’échange est détendu, cordial. « Si besoin envoyez un petit mail avec photo. Bonne continuation et je ne vous dit pas à bientôt ! » Le programme de suivi des dossiers se ferme. Apparaît le fond d’écran : la mer, la plage, des cocotiers. Sur le téléphone devant l’ordinateur : les lignes directes de tous les Cross et Samu côtiers.

Casque aux oreilles, vissé sur sa chaise, le médecin est face à deux moniteurs, dans une petite salle vitrée qui donne sur le plateau téléphonique du Samu, le CRAA (Centre de réception et régulation des appels). Au sous-sol, les ambulances, sur le toit les hélicoptères. Et là, de l’autre côté de la vitre, des bureaux disposés en deux cercles. Sur la bande extérieure : une dizaine d’assistants de régulation médicale. Ce sont eux qui réceptionnent les appels du département de la Haute-Garonne. Eux aussi qui réceptionnent les appels des bateaux. Ils sont le premier filtre. Sur le cercle intérieur : trois médecins régulateurs.

Des médecins urgentistes avant tout

La moitié du temps les médecins du CCMM sont là, dans ce deuxième cercle. Ils sont avant tout des médecins urgentistes qui jonglent entre ce qu’ils appellent la régulation, les interventions, le service des urgences. Et le CCMM. Sur la trentaine de médecins du Samu 31, dix sont formés CCMM. Il y a une session à Lorient orientée pêche, une autre à Marseille orientée commerce. 
Le but est que les médecins comprennent les problématiques spécifiques des cadres de travail. Ils rencontrent leur nouveau public, montent sur les bateaux. En tout ce sont trois-quatre jours de « maritimisation ». C’est ensuite au sein du CCMM qu’ils assimilent pendant une période d’accompagnement tout le vocabulaire et l’organisation nationale et internationale des secours en mer. Les Tmas : tele medical assistant service. Ce sont les centres de téléconsultation. 
Il y en a un par pays. Les Rmcc, le terme international pour Cross. Les zones de régulation de chaque Cross : Gris-Nez, Nouméa, Papeete… Les Samu rattachés : Brest, Bayonne, Toulon, Fort-de-France…



En journée, les praticiens gèrent tout depuis leur petite pièce surchauffée. La nuit, ils sont sur le plateau général du Samu. Et passent sans transition d’une régulation à l’autre. D’un public à l’autre. Un enfant qui est tombé sur la tête, une crise d’angoisse, une crise cardiaque à 15 km à qui on envoie une ambulance, une autre à 150 000 km… L’aide médicale en mer effectuée par des urgentistes, c’est une spécificité française. En Italie, ce sont des médecins généralistes qui assurent le suivi médical des gens de mer. En Espagne, c’est la médecine du travail. Le docteur Tabarly voit ce fonctionnement comme un atout. « Le fait d’avoir les mains dans le cambouis, ça nous permet de nous mettre vite en situation. Les patients on en a examiné des milliers mais on en a eu encore plus au téléphone. » L’expérience de ce ressenti peut jouer un rôle crucial.

« On envoie l'hélico »

13h. « Ca va pas, ça va pas il a mal dans la poitrine ».  L’appel provient d’un porte-conteneur ukrainien qui rentre dans le rail de la Manche. Direction Rotterdam. Le marin a 46 ans, sans antécédent, tabac, un paquet par jour, douleur depuis 7h30 avec irradiation dans la mâchoire... Mais l’anglais du capitaine est sommaire. Avoir les bonnes informations médicales risque d’être long. Rapidement le docteur Tabarly fait le calcul. « Une heure pour avoir les infos. Une heure pour avoir un médecin au contact. » Il raccroche avec le bateau et fait le point avec le Cross et le Samu de coordination. La décision est prise d’envoyer un hélicoptère avec un médecin. Dans l’après-midi, le médecin fait un point avec le Samu 29 qui a pris en charge le marin. C’était bien un infarctus. « On n’avait pas grand-chose pour y aller mais on a bien fait ».

Soins à bord, débarquement, évacuation… le médecin du CCMM fait son diagnostic et « pose une indication ». Le Cross voit ensuite les moyens à disposition : appareils du Samu, de l’armée, navires à proximité… La décision est finalement prise à trois avec le Samu côtier de la zone qui gère la réception et l’évacuation du patient vers un établissement adapté.



« Une fois j’ai fait faire une réimplantation d’ongle à un capitaine »

Mais la décision finale appartient au capitaine. Il est le responsable de la santé à bord. « Il est très rare qu’il ne suive pas nos indications, explique immédiatement le médecin du CCMM qui met en avant la qualité des échanges avec les différents acteurs de l’aide en mer. Avec les commandants on fonctionne en binôme face au patient. Nous sans eux on ne fait pas grand-chose. Ils sont nos yeux et nos mains. »

Pendant leur cursus les capitaines et commandants suivent une formation médicale de niveau 3. « Ça va bien au-delà du brevet de secouriste. Ils sont en mesure de faire un bilan du patient, un examen clinique (scanner avec les mains pour voir si c’est cassé), prendre les constantes (tension, pouls, fréquence respiratoire). » Ils font aussi son interrogatoire : antécédents, allergies, histoire de la maladie. Avant d’appeler le CCMM, le commandant est censé réaliser ce bilan du patient. « Ça permet de faire tout de suite un diagnostic, de choisir le moyen d’évacuation et le traitement adapté. Un bilan complet c’est dix minutes au départ et ce sont des heures gagnées à la fin. » C’est l’équipe du CCCMM qui procède à une partie de la formation. Une session initiale puis un « recyclage » tous les cinq ans. « Certains appréhendent le côté médical, raconte Julien Tabarly. Il y a de grosses angoisses notamment celle de perdre ses moyens, de ne plus savoir faire. » Pour le médecin, il n’existe pas de recette miracle mais une procédure à connaître. « Comme pour une avarie. » Les gestes méthodiques et précis du bilan permettent souvent d’éclipser l’appréhension. Les commandants restent ensuite soumis à contribution : sutures, agrafes, réanimation… Ils suivent les directives précises du médecin. A Toulouse, seul devant ses écrans, ultra-concentré, le docteur Tabarly mime chaque geste. « Une fois j’ai fait faire une réimplantation d’ongle à un capitaine. » 

« Les marins, ils n'appellent pas pour rien »

« On a en face des personnes structurées. Un commandant de marine marchande, un patron de pêche. Des gens aguerris. Il y a des bases de travail solides. » Et une confiance dans le ressenti de l’autre. Le médecin revient sur la notion d’urgence ressentie. « En Samu,  ça peut être une crise d’angoisse, l’impression de mourir. On a l’habitude. En 5-10 minutes, on fait chuter la pression et la personne est calmée. » Dans le milieu maritime c’est  différent. Les crises d’angoisse sont assez rares. « L’urgence ressentie, ce sera plutôt la sensation qu’un truc ne va pas, sans arriver à mettre le doigt dessus. Un bilan normal mais le sentiment que quelque chose leur échappe. » Une alarme que les médecins ne prennent pas à la légère. Parce que les capitaines ont un vécu particulier et parce que, au dire des médecins, unanimes, le public maritime est plus rude. « Contrairement à ce qu’on a parfois au Samu, quand les marins appellent, ce n’est pas pour dire qu’ils ont une croute dans le nez. Il s’est cassé la patte, ça peut vouloir dire une amputation du doigt !  »

Le docteur Pierre Roucolle travaille au CCMM depuis deux ans. La leçon de vocabulaire s’est imposée rapidement. « Ma troisième ou quatrième journée au CCMM, un chalutier appelle pour un jeune matelot qui a pris une plaque de métal sur le thorax. Le patron me dit : « Il va pas bien. » Sans rentrer dans les détails. » Urgentiste aguerri mais CCMM débutant, le médecin fait alors mettre le matelot à moitié assis. « Il est conscient mais je le sens un peu inquiet. Alors que j’appelle le Cross, il se met à gonfler. Cinq minutes après il a fait l’arrêt. On ne l’a pas récupéré. » Ce n’est qu’après que le médecin apprend que la plaque de métal faisait 400 ou 500 kilos. « L’avoir su n’aurait rien changé mais c’est là que j’ai compris qu’ils n’appelaient pas pour rien. »



Marins et médecins se rencontrent peu. Lors de cette session de « maritimisation » des médecins, puis lors des recyclages de formation médicales des marins. Des moments d’échanges et de discussions que les médecins apprécient. « Ça nous permet d’avoir un retour sur notre travail », précise le docteur Roucolle. De refaire le point sur les attentes des uns et des autres. De revenir sur les loupés. Un épisode est resté dans toutes les mémoires au CCMM. « Il y a deux ans, un bateau arrive en rade de Toulon avec cinq ou six patients grippés, en période de H1N1. Un  médecin est envoyé, ils sont mis en quarantaine ». Dans la nuit un des malades se dégrade rapidement. « Il faisait un « neuropalu ». 

De l'Antarctique à la Polynésie, une règle absolue, l'intérêt supérieur du patient 

Le tableau clinique d’un patient qui débute un paludisme peut être trompeur : c’est le même que celui d’une grippe. Là sont venus s’ajouter deux facteurs-pièges : « Le palu ne se transmet pas, explique Pierre Roucolle. C’est rarissime d’avoir plusieurs cas à bord. Et le commandant avait omis de nous signaler une escale à risque ». 

Zones de présence de certaines maladies, secteurs isolés où les évacuations sont quasi-impossibles… Debout devant la carte qui couvre un des murs de la pièce, le médecin pointe les régions sensibles. La Polynésie, l’Antarctique. « A terre, pour certains cas, ce serait le chirurgien direct, là il faut parfois attendre cinq jours. » Un déroutement onéreux qui ne garantit pas forcément des soins de qualité. Une escale, prévue, plus intéressante du point de vue de la qualité des soins, mais qui n’arrive que plusieurs jours après. Ou le contraire… Médecins et marins prennent en compte les différents paramètres. Ils ne nient pas l’importance du facteur économique. Dérouter un bateau coûte cher à l’armateur, rentrer au port peut coûter une marée à un bateau de pêche. « Mais on ne va pas mettre un patient en péril pour un problème de coût ». En mer comme à terre, la règle absolue reste « l’intérêt supérieur du patient».



En cas de problème médical à bord qu’il s’agisse d’une maladie ou d’un accident, la procédure à suivre est très précise. La coordination entre les différents acteurs, commandant, Cross, Samu et CCMM, a été précisée par une instruction interministérielle en 1983 (CCMM)


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Thales va moderniser les sonars des 6 sous-marins « Collins » de la marine australienne

Message par corsair le Ven 25 Nov - 8:02

Thales va moderniser les sonars des 6 sous-marins « Collins » de la marine australienne



Le premier des 12 sous-marins Shortfin Barracuda vendus par DCNS à l’Australie n’entrera pas en service avant 2030. En attendant, la Royal Australian Navy (RAN) est donc bien obligée de faire avec ses 6 submersibles de la classe Collins qui, de conception suédoise, n’ont pas toujours donné pleinement satisfaction à l’état-major australien.

En effet, un rapport publié en 1999 estimait que les performances de ces sous-marins acquis quelques années plus tôt, étaient « insuffisantes » pour atteindre « le niveau niveau requis pour les opérations militaires » à cause d’une « myriade de déficiences dans leur désign et des limitations opérationnelles conséquentes liées à la plate-forme et aux systèmes de combat. »


Quoi qu’il en soit, les Collins de la marine australienne doivent être modernisés. Et c’est ainsi que Canberra vient d’attribuer à Thales un contrat d’une valeur de 70 millions d’euros afin d’intégrer à ces 6 sous-marins des sonars de dernière génération.

Il s’agit d’une contrat de « conception et de pré-production signé avec le ministère de la Défense australien », a précisé le groupe français d’électronique via un communiqué.

« Premier fournisseur de technologies sonars à l’Australie, Thales s’appuie sur une forte expertise locale et internationale pour moderniser les antennes cylindriques, les antennes de flanc et leur traitement à bord afin de maintenir la supériorité de la Marine royale australienne dans la région », a-t-il ajouté.

« Dans un contexte d’évolution permanente des menaces, ce contrat vise à doter leurs systèmes sonars des meilleures performances mondiales en matière de détection sous-marine », a encore fait valoir Thales.

Dans le détail, la filiale britannique de Thales se chargera des cylindriques modulaires (MCA) destinées aux Collins tandis que les équipes françaises de l’électronicien auront à s’occuper des antennes de flanc. Enfin, ces éléments seront intégrés aux sous-marins sur le site de Thales à Rydalmere, à côté de Sydney.

Avec ce contrat, Thales se place aussi pour fournir les sonars des futurs Shortfin Barracuda australiens. « Dans le contexte du grand contrat sur les futurs sous-marins, c’est évidemment une étape très importante pour nous », a en effet commenté Alexis Morel, le vice-président des systèmes de lutte sous la mer de Thales. « Aujourd’hui, nous avons l’assurance que la confiance du gouvernement australien dans Thales pour moderniser ses sous-marins actuels est renouvelée », a-t-il ajouté.


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Un mois après sa mise en service, le destroyer futuriste américain USS Zumwalt est en panne

Message par corsair le Ven 25 Nov - 8:03

Un mois après sa mise en service, le destroyer futuriste américain USS Zumwalt est en panne




Destroyer aux lignes futuristes, le destroyer américain USS Zumwalt est officiellement entré en service au sein de la marine américaine le 15 octobre dernier, à l’issue d’une campagne d’essais en mer. Le mois précédent, il avait été immobilisé pendant deux semaines à cause d’une fuite dans son système de propulsion.

Mais l’US Navy n’est visiblement au bout de ses peines car ce navire, qui a coûté 4,4 milliards de dollars, est de nouveau immobilisé en raison d’une avarie affectant les échangeurs de chaleur dans sa centrale électrique, laquelle fournit l’énergie à ses moteurs ainsi qu’à ses systèmes d’armes.

Cette panne est survenue alors que l’USS Zumwalt traversait le canal de Panama pour rejoindre la base navale de San Diego, son futur port d’attache. Il a dû être remorqué jusqu’à l’ancienne station navale Rodman, au Panama, afin d’évaluer l’importance de la panne et déterminer, en conséquence, un calendrier des réparations et des essais à effectuer.


La centrale électrique de l’USS Zumwalt a une capacité pouvant aller jusqu’à 78 mégawatts, ce qui, théoriquement, permettrait à ce destroyer de mettre en oeuvre une arme électromagnétique. Mais, en attendant, et outre la panoplie de missiles qu’il emporte, il doit se contenter de l’Advanced Gun System, un canon de 155 mm qui, fournis par BAE Systems, est capable d’envoyer un projectile guidé par GPS à plus de 100 km de distance.

Pour cela, ce canon utilise le Long Range Land Attack Projectile (LRLAP), développé par Lockheed-Martin. Seulement, la semaine passée, l’on a appris que le prix de cette munition avait atteint les 800.000 dollars pièce, soit presque autant que pour un missile de croisière. Du coup, l’US Navy n’en a commandé que 90 exemplaires au lieu des 600 qui étaient prévus.

Initialement, la marine américaine espérait disposer de 24 destroyers de la classe Zumwalt. Mais, là encore, en raison du dérapage des coûts, la commande fut réduite à seulement 3 exemplaires.

Cela étant, le Zumwalt se veut être le nec plus ultra des navires de surface. Informatisé, automatisé et lourdement armé (à condition qu’il ait ses munitions…), ce bâtiment d’une longueur de 185,9 mètres pour une largeur de 24,4 mètres et déplacement de 15.480 tonnes a la signature radar d’un petit bateau de pêche.

Par ailleurs, l’USS Zumwalt n’est pas le seul navire moderne à poser des problèmes à l’US Navy. Les Littoral Combat Ship (LCS) ont eu aussi eu leur lot d’avaries. Depuis décembre 2015, deux LCS de la classe Freedom ont subi des dysfonctionnements importants, notamment au niveau de leur système de propulsion. Et, en septembre, l’USS Montgomery, un LCS de la classe Independance, a connu des « problèmes d’ingénierie » au moment de passer, lui aussi, le canal de Panama.

Enfin, outre les dépassements de coûts (au point d’atteindre les 12,9 milliards de dollars) la construction de l’USS Gerald Ford (CVN-78), le premier bâtiment d’une nouvelle classe de porte-avions, n’est pas sans aléas, lesquels retardent sa livraison à la marine américaine.

« Le train de blocage avancé ne peut pas récupérer les avions, les ascenseurs pour les armes avancés ne peuvent pas soulever des munitions, le radar bi-bande n’est pas capable d’intégrer deux bandes radar. Même si tout se passe selon le plan de la Navy, le CVN-78 sera livré avec plusieurs systèmes non-opérationnels », avait déploré en juin dernier, le sénateur John McCain, le président du comité de la Défense au Congrès.


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A400M : « en la totale bonne foi » du patron d’Airbus

Message par corsair le Ven 25 Nov - 8:07

24/11/2016




Au début du mois, à l’occasion de l’examen du projet de loi de finances initiale 2017 en commission élargie, le ministre de la Défense, Jean-Yves Le Drian, avait fait part de son exaspération face aux difficultés du programme d’avion de transport A-400M « Atlas », mené par Airbus.

Pour rappel, la disponibilité des 10 premiers appareils livrés à l’armée de l’Air était alors catastrophique (un ou deux, seulement, en état de vol), en grande partie à cause d’un problème identifié au niveau des boîtes relais des réducteurs d’hélices (PGB – Propeller Gear Box) de leurs turbopropulseurs TP-400. En outre, la livraison de 6 avions dotés de capacités tactiques initiales [largages, autoprotection et posé sur des terrains sommaires d’ici la fin de cette année semblait compromise alors qu’il s’agissait d’un engagement pris en 2015 par Tom Enders, le patron d’Airbus.

En commission élargie, estimant ces retards « inadmissibles », M. Le Drian avait pointé la responsabilité de l’entreprise et fait état de « discussions toniques » avec les dirigeants d’Airbus. Et d’ajouter : « L’A400M a une longue histoire. Une histoire pénible. Et nous sommes dans unes situation extrêmement préoccupante. Peut-être que ça va marcher. Je le souhaite. Mais si ça ne marche pas, on sera devant une crise lourde. »

A priori, cette « crise lourde » serait évitée. Du moins, c’est ce que le ministre veut croire. Lors d’une audition devant les députés de la commisson de la Défense, M. Le Drian est revenu sur ce dossier, évoquant une « situation invraisemblable »
.

« J’ai rencontré Tom Enders [...] avec mes collaborateurs, et cette réunion nous permet de penser que les engagements pris par Airbus seront tenus, de sorte que nous pourrions disposer, à la fin de cette année, de 6 A400M dotés des capacités tactiques [...] et d’un transmetteur de puissance de nouvelle génération [PGB, ndlr], ou rénové. Celui-ci permettrait d’éviter des immobilisations aussi fréquentes qu’auparavant, puisqu’elles interviendront après 650 heures de vol », a expliqué M. Le Drian, et non plus au bout de 20 heures comme c’était le cas il y encore peu.

Cependant, le ministre se veut encore prudent. « L’expression de mon mécontentement a donc payé, mais je suis comme saint Thomas », a-t-il dit, en référence à l’apôtre du Christ qui ne voulait croire que ce qu’il voyait. « Pour l’instant, nous avons deux avions sur six, et le troisième va arriver. M. Enders a fait preuve d’une grande détermination et je veux croire en sa totale bonne foi », a conclu M. Le Drian.


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Une première mondiale pour la Patrouille de France

Message par corsair le Ven 25 Nov - 8:10

24/11/2016

Une première mondiale pour la Patrouille de France



Des hommes volants qui volent en formation avec une patrouille acrobatique? Si les scénaristes d’Iron Man 4 ont imaginé une telle scène, ils devront trouver autre chose. Car elle a déjà eu lieu dans les environs du Mont Ventoux, au mois d’octobre. Mais ce n’est que ce 24 novembre que l’armée de l’Air a communiqué à son sujet.

Trois « hommes volants », Yves Rossy, Vincent Reffet et Fred Fugen, chacun équipé d’un jet pack (ou réacteur dorsal) et d’ailes rigides, ont volé, en utilisant uniquement les mouvements de leur corps pour rester en formation, aux côtés des 8 Alphajet de la Patrouille de France (PAF).

Ce vol, qui a exigé près d’un an de préparation, a duré 9 minutes et s’est déroulé à une altitude de 4.000 pieds (1.200 mètres) et à une vitesse de 140 noeuds (260 km/h).


En plus d’un exploit, il s’agit d’une première mondiale, par ailleurs filmée par le réalisateur Éric Magnan pour Airborne Films.

« Quelle fantastique expérience pour nous, pilotes de l’armée de l’air, d’avoir pu voler en patrouille avec des hommes », a commenté le commandant Christophe Dubois, leader de la Patrouille de France.

Ces trois jetmen font partie de la patrouille « Jetman Dubaï », qui, emmenée par Yves Rossy, un ancien pilote militaire suisse, compte les français Vincent Reffet et Fred Fugen, trois fois champions du monde de parachutisme. Cette formation avait déjà fait parler d’elle en volant, en octobre 2015, auprès d’un Airbus A-380 de la compagnie Emirates.



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Vol canadien pour Barkhane

Message par corsair le Ven 25 Nov - 8:32

24/11/2016

Vol canadien pour Barkhane

Le Canada a exécuté un vol de soutien logistique au profit des forces françaises présentes en Afrique de l’Ouest dans le cadre de l’opération Barkhane, lancée le 1er août 2014 pour lutter contre les groupes armés djihadistes dans toute la région du Sahel.



« Le 20 novembre 2016, un avion de transport stratégique CC-177 Globemaster de la force aérienne royale canadienne a transporté de l’équipement de la France jusqu’en Afrique de l’Ouest et dans la région de Sahel », a déclaré le ministère de la Défense canadien sur son site web, sans préciser ni le lieux de départ ni celui d’arrivée. Par contre il précise que l’avion transportait du personnel et de l’équipement français.

Ce soutien logistique doit se poursuivre jusqu’à fin mars 2017 « sur une base périodique » et dans le cadre des « opérations existantes » des forces armées canadiennes, a précisé le ministère. L’effort est fourni par les « Bisons » du 429e escadron de transport canadien, basé à Trenton (est du Canada) et seule unité canadienne dotée en CC-177.


Le gouvernement canadien devrait prochainement confirmer le déploiement de 600 Casques bleus. Annoncé en août 2016, ce déploiement pourrait vraisemblablement s’effectuer auprès de la MINUSMA (Mission Multidimensionnelle Intégrée des Nations Unies pour la Stabilisation au Mali), les Nations Unies ayant montré un intérêt pour l’envoi d’hélicoptères canadiens au Mali.
Ce n’est pas la première fois que le Canada apporte son soutien logistique à l’opération Barkhane. Les 28 septembre, 24 novembre et 12 décembre 2015 les forces armées canadiennes ont effectué un vol entre la France et le Niger transportant au total environ 79,7 tonnes de cargo.

Avant cela un CC-177 Globemaster transporta entre le 15 janvier et le 31 mars 2013, 1 619 tonnes de matériel en 48 rotations au profit de l’opération Serval menée par la France au Mali entre janvier 2013 et juillet 2014. Les buts de cette intervention étaient d’arrêter l’avancée en direction de la capitale Bamako des forces djihadistes, sécuriser cette ville et permettre au pays de recouvrer son intégrité territoriale.


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Re: L'actu de la MARINE NATIONALE, de notre défense et de nos alliés /2

Message par corsair le Ven 25 Nov - 8:34

24/11/2016 en traduc auto


La livraison du premier système aéroporté d'alerte précoce et de contrôle (AEW & C) du Gulfstream G550 pour l'aviation italienne est attendue sous peu dans le cadre d'un contrat signé en 2012.



L'accord faisait partie d'une part technologique internationale entre l'Italie et Israël, qui a également vu Tel Aviv choisir le Leonardo M-346 comme son entraîneur de pointe.

Selon cet accord, Israël Aerospace Industries (IAI) a été engagé pour fournir à l'aviation italienne deux avions AEW & C conformes au G550, des systèmes de soutien au sol et un ensemble de soutien logistique d'une valeur de 750 millions de dollars.


En vertu d'un accord additionnel avec Telespazio, l'IAI développe un satellite d'observation pour la société italienne d'une valeur de 182 millions de dollars.

La filiale Elta d'IAI a équipé le G550 d'une charge électronique intégrée de mesures de soutien / d'intelligence électronique (ESM / ELINT) qui est combinée avec son module de reconnaissance ELM-2060 de radar à ouverture synthétique (SAR).

L'intégration de la capacité ESM / ELINT dans la nacelle a été réalisée grâce à des avancées dans la miniaturisation du matériel qui a permis l'ajout de systèmes dans le pod actuel, Elta dit.

Le module intégré à double usage, appelé ELI-2060E, peut actuellement diffuser des images radar avec une superposition de cible ELINT.


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Armement : et si la France donnait une nouvelle chance à la Pologne?

Message par corsair le Ven 25 Nov - 8:35

24/11/2016

Armement : et si la France donnait une nouvelle chance à la Pologne?


Les Polonais semblent vouloir renouer avec la France. Mais Paris s'y refuse pour le moment alors que certaines campagnes commerciales importantes (hélicoptères, missiles et sous-marins) sont en discussions.

Après la crise, le temps de la réconciliation... et des compensations a peut-être sonné entre la France et la Pologne. Près de deux mois après la crise aiguë entre les deux pays en raison de la rupture abrupte des négociations sur l'achat de 50 hélicoptères Caracal (Airbus) par Varsovie, jugée "inacceptable" à Paris, la France pourrait-elle redonner une nouvelle chance à la Pologne en renouant des liens diplomatiques et commerciaux ? D'autant que certains des dossiers d'armement en cours de négociations (missiles, sous-marins, hélicoptères...) pourraient peut-être tourner favorablement aux groupes français (MBDA, DCNS et... Airbus Helicopters).



Ce sera alors à Varsovie de saisir cette chance si bien évidemment Paris se décide à passer outre l'affront du rejet du Caracal. La Pologne serait même avisée de ne pas froisser une nouvelle fois son allié français en raison de l'arrivée de Donald Trump, un ami de la Russie, à la tête des États-Unis, et du départ de la Grande-Bretagne de l'Europe (Brexit). Elle pourrait perdre deux alliés sur lesquels elle comptait beaucoup...
Le message de Varsovie à Paris

Selon des sources concordantes, la Pologne a donc fait passer ces dernières semaines des messages à la France pour que cette dernière restaure une relation politique. Varsovie attendrait donc une initiative de Paris. Le patron de l'entreprise publique PGZ, Arkadiusz Siwko, très proche du pouvoir actuel en Pologne, est venu en France il y a un mois environ délivrer ce type de message, selon nos informations. Un message d'apaisement mais aussi de menaces. Faute de réconciliation entre les deux capitales, pas de compensation.

"On ne va pas se fâcher pour une poignée d'hélicoptères", a déclaré jeudi dernier le chef de la diplomatie polonaise, Witold Waszczykowski, démentant qu'il y ait un froid entre Paris et Varsovie à la suite de l'abandon des négociations sur l'achat des Caracal.

Avertissement ou coïncidence, Varsovie a choisi fin octobre l'américain General Dynamics au détriment de Dassault Aviation pour la vente de deux avions d'affaires Gulfstream G550 qui seront opérés par l'armée de l'air polonaise pour le compte du gouvernement. Une décision qui brouille le message de réconciliation des Polonais. Pour l'heure à Paris, pas question de relancer un quelconque dialogue avec Varsovie, explique-t-on à La Tribune . D'ailleurs, Jean-Yves Le Drian, qui ne serrerait plus la main de son homologue polonais lors de réunions internationales, ne veut même pas en entendre parler. Le ministre de la Défense (et Breton) est encore très fâché d'avoir été roulé dans la farine par son homologue polonais. Varsovie va certainement devoir patienter jusqu'en juin prochain pour espérer enterrer la hache de guerre.
Trois dossiers majeurs en négociation

Airbus Helicopters, qui participe à un nouvel appel d'offres polonais pour l'acquisition d'hélicoptères tactiques de transport, est reparti pour un tour. Mais que va faire réellement Airbus ? Difficile de se décider tant l'improvisation et la désinvolture des Polonais compliquent le dossier. La décision ne semble pas encore avoir été prise même si Airbus Helicopters participe effectivement aux réunions organisée dans le cadre du nouvel appel d'offres. Une façon de voir avant de se décider. Les offres engageantes sont attendues par le ministère de la Défense polonais d'ici à la fin de l'année. En tout cas, le constructeur de Marignane va demander des dommages-intérêts dans le cadre du premier appel d'offres, explique-t-on à Paris à La Tribune.

DCNS joue quant à lui crânement sa chance en Pologne pour la vente de trois sous-marins. Le groupe naval dispose d'un atout pour le moment imparable : Paris peut fournir à Varsovie à bord des trois Scorpène NG un missile de croisière de type NCM (Naval Cruise Missile) capable de frapper dans la profondeur. Jean-Yves Le Drian y était favorable cet été. Mais c'était avant la crise des Caracal... Les sous-marins seraient assemblés en Pologne. Un budget de l'ordre de 2 milliards d'euros serait consacré à ce programme baptisé Orka. Pour autant, ce projet serait retardé de deux ans avec des livraisons en 2026 (au lieu de 2024) dans le cadre du plan de modernisation de l'armée polonaise validé début novembre par le ministre polonais de la Défense, Antoni Macierewicz.

Enfin, le missilier MBDA est en course pour la fourniture d'un système de défense anti-aérienne de basse couche. Ce programme est actuellement au stade du RFI (Request for information ou demande d'informations). Le missilier propose le VL-Mica. Par ailleurs, MBDA (via MBDA Allemagne) est également présent dans le consortium international MEADS (Medium Extended Air Defense System), emmené par le groupe américain Lockheed Martin, qui lorgne également ce marché. MEADS a également été invité par Varsovie à discuter de l'acquisition d'un système de moyenne portée (6 à 8 batteries), pourtant déjà attribué à Raytheon (Patriot) pour environ 3,4 milliards d'euros.


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