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Les drones A9-M de la marine nationale vont recevoir de nouvelles capacités de communication à longue distance

Message par corsair le Mer 14 Déc - 14:42


Les drones A9-M de la marine nationale vont recevoir de nouvelles capacités de communication à longue distance



Les drones sous-marins A9-M de la marine nationale seront équipés de nouvelles capacités de communication à longue distance par ECA Group.

ECA va mettre à niveau 6 drones A9-M, qui avaient été livrés aux groupes de plongeurs-démineurs de Toulon et Brest en 2013.



La nouvelle fonction de communication à longue-distance va faciliter l’envoi de messages avec le véhicule, même hors de portée visuelle, permettant d’envoyer des ordres basiques et des modifications de mission, comme le retour au point de lancement.

« Il est équipé d’un sonar latéral haute-résolution et d’un système de navigation inertielle très précis. »

Le véhicule peut être déployé sur n’importe quel théâtre opérationnel, depuis différentes plateformes comme une embarcation gonflable à coque rigide ou même depuis la terre.



Les signatures acoustique et magnétique du A9-M ont été minimisées afin de ne pas déclencher de mines sous-marines pendant les recherches.

Le drone a une autonomie de 20 heures et peut naviguer jusqu’à 5 nœuds.


Les bateaux que j'ai appréciés en 50 ans de mer : StGermain,Chantilly,ssFrance ,Cambodge, Renaissance, AquilleLauro, Oceanic, EnricoCosta, CostaRiviera, MscRhapsody, StellaSolaris, SuperStarAries, SkyPrincess, CostaVictoria,Azur, Flamenco, Mistral, ssNorway, MscMelody, EuropeanStars, CarnivalSpirit, NclSpirit, R6, NclStar, NclGem,Ncl Epic, C.Magica, C.Méditerranéa, C.Atlantica, MscSplendida- et j'en oublie...
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GRIFFON : les sapeurs expérimentateurs

Message par corsair le Mer 14 Déc - 14:43

13/12/2016

GRIFFON : les sapeurs expérimentateurs



Dans le cadre du programme SCORPION visant à renouveler et accroître les capacités de combat de l’armée de Terre, les militaires du 31e régiment du génie (31e RG) ont participé à la 1re phase de maquettage du GRIFFON. Remplaçant du véhicule de l’avant-blindé (VAB), le GRIFFON va prochainement devenir l’engin principal des compagnies de combat du génie de la force SCORPION. A la clé pour les sapeurs : un confort amélioré, une plus grande capacité et une protection accrue.



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Du 24 au 28 octobre dernier, un groupe de combat du 31e RG a participé à la première phase de maquettage du véhicule GRIFFON. Le projet a ainsi intégré pour la première fois ces sapeurs pour qu’ils apportent leur vision « terrain » aux concepteurs et industriel concernés. Faire participer les soldats à la création des équipements permet à l’armée de Terre de disposer de matériels modernes, performants, en phase avec les réalités du terrain et les besoins des hommes.

Faire participer les soldats pour coller aux réalités du terrain



Les sapeurs castelsarrasinois ont ainsi pu tester par eux-mêmes la maquette en taille réelle du véhicule, faisant part à l’équipe de marque de points de vigilance sur certains aménagements extérieurs, comme par exemple les sièges pour les tireurs en trappe.

Le soldat de 1re classe Alix, du 31e RG, a « aimé découvrir un véhicule que nous n’avons pas encore, être l’un des premiers à travailler dessus. Je me suis senti privilégié d’avoir pu découvrir de nouvelles choses et les nouveaux matériaux (…) J’ai apprécié également le travail collaboratif puisque l’avis de tout le monde était utile, chacun était écouté ».

Même avis de la part du caporal Benjamin, chef d’équipe : « Chacun a sa vision et nous devons trouver un projet qui convienne à tous. Je me suis senti utile car ce que nous avons dit au moment de l’expérimentation, nous allons peut-être le revoir dans quelques années, quand le véhicule sortira. On pourra se dire que c’est nous qui avons demandé telle ou telle chose ». 

Tester la maquette GRIFFON pour perfectionner le véhicule


Pour le caporal Benjamin, « voir le travail entre les différentes parties prenantes pour l’élaboration d’un véhicule était très intéressant. » Réalisé par l’équipe de marque « engins de combat du génie » de la section technique de l’armée de Terre (STAT), la direction générale de l’armement (DGA) et l’industriel Nexter, le GRIFFON offrira une meilleure capacité d’observation, d’agression et un niveau de protection plus élevé que son prédécesseur, le VAB. Configurable et modulaire selon les missions, le véhicule équipera en particulier les groupes de combat du génie, mais également les cellules spécialisées génie comme les équipes « explosive ordnance disposal » (EOD) pour la neutralisation, l’enlèvement et la destruction d’engins explosifs, les groupes de plongeurs de combat du génie (PCG) et les équipes fouille opérationnelle spécialisée (FOS).

Le but de l’expérimentation était de réaliser, à partir de la maquette du GRIFFON, les différents plans de chargement du véhicule, de vérifier l’ergonomie de l’engin avec un groupe de combat complet, équipé de son matériel pour différentes missions. Le GRIFFON a ainsi été chargé avec le lot commun à toutes les missions des sapeurs (manœuvres de force, mines et explosifs) et avec les cinq lots spécifiques (appui en zone urbaine, appui à la mobilité, appui au déploiement d’urgence, déminage et dépollution, contre-mobilité). Le groupe de combat du génie, équipe FELIN, a testé le véhicule avec sacs et matériels et l’industriel NEXTER a proposé un plan de chargement pour chaque mission. Le soldat de 1re classe Alix a ainsi constaté que « l’intérieur change beaucoup, l’espace aussi. Tout est beaucoup plus accessible et le confort est amélioré ». Ces observations vont permettre d’élaborer une maquette de l’engin plus aboutie, avant la production d’un prototype plus avancé. 

Infos+ corsair



Le Griffon VBMR (Véhicule Blindé MultiRôle) est un véhicule blindé à roues 6x6 développé dans le cadre du programme EBMR Scorpion pour l'armée française. En décembre 2014, à l’occasion de sa visite à la 27e brigade d’infanterie de montagne à Varces (Isère), Jean-Yves Le Drian, ministre de la Défense, a remis le marché EBMR (Engin Blindé Multi-Rôles) aux présidents du GME (Groupement Momentané d’Entreprises) formé par les sociétés françaises Nexter Systems, Renault Trucks Défense et Thales. Préparé par la Direction générale de l’armement (DGA), ce marché prévoit le développement, la fabrication et le soutien des EBMR du programme SCORPION. Dans le cadre du contrat EBMR Scorpion, le véhicule blindé multirôle Griffon VBMR va remplacer le VAB, qui est le véhicule blindé à roues transport troupes actuellement en service au sein des forces armées françaises. Le programme Scorpion EBMR prévoit la livraison de 1.722 véhicules Griffon à l'armée française, qui pourrait démarrer en 2018. Un total de 780 véhicules devrait être livré jusqu'en 2025. Le rôle principal du Griffon VBMR est de fournir à l'armée française un nouveau véhicule blindé transport de troupe avec de haute capacité de protection et mobilité. A Eurosatory 2016, une maquete taille réelle du Griffon pour l'armée française a été présentée pour la première fois.
 
Variantes:
- Le Griffon VBMR sera également livré en version ambulance, poste de commandement et observation d'artillerie.


Les bateaux que j'ai appréciés en 50 ans de mer : StGermain,Chantilly,ssFrance ,Cambodge, Renaissance, AquilleLauro, Oceanic, EnricoCosta, CostaRiviera, MscRhapsody, StellaSolaris, SuperStarAries, SkyPrincess, CostaVictoria,Azur, Flamenco, Mistral, ssNorway, MscMelody, EuropeanStars, CarnivalSpirit, NclSpirit, R6, NclStar, NclGem,Ncl Epic, C.Magica, C.Méditerranéa, C.Atlantica, MscSplendida- et j'en oublie...
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Kaboul s’inquiète des relations de la Russie et de l’Iran avec le mouvement taleb

Message par corsair le Mer 14 Déc - 14:44

13/12/2016

Kaboul s’inquiète des relations de la Russie et de l’Iran avec le mouvement taleb




Pour la Russie, il est important que l’Afghanistan soit stabilisé afin d’éviter toute contagion jihadiste en Asie centrale qui serait susceptible de l’atteindre. D’où le renforcement de sa présence militaire au Tadjikistan. Or, le gouvernement afghan est actuellement en difficulté face au mouvement taleb et il ne contrôlerait plus que 60% de son territoire.

« La situation dans la région située entre l’Inde et la Russie reste tendue. En particulier, la situation en Afghanistan continue de susciter des inquiétudes. Des mesures résolues sont nécessaires pour aider le pays à faire face aux défis et menaces tels que le terrorisme, l’extrémisme et le trafic de drogue », affirmait encore récemment Vladimir Poutine, le président russe.

Mais ce que la Russie redoute le plus est l’implantation de l’État islamique (EI) en Afghanistan, et non l’arrivée éventuelle au pouvoir du mouvement taleb afghan, jugé moins dangereux étant donné que ses motivations sont essentiellement nationalistes et qu’il n’a donc pas l’intention de mener des actions au-delà des frontières afghanes. En clair, pour Moscou, les taliban ne représentent pas une menace directe.


D’où les propos tenus le 23 décembre 2015 par Zamir Kabulov, un responsable du ministère russe des Affaires étrangères, pour qui les intérêts de la Russie « coïncident objectivement » avec ceux des taliban dans la lutte contre l’État islamique. Et, toujours d’après lui, Moscou avait ouvert des « canaux de communication » avec le mouvement taleb pour « échanger des informations ».

« Les taliban d’Afghanistan comme les taliban du Pakistan ont déclaré qu’ils ne reconnaissaient pas (le chef de l’EI) Al-Baghdadi comme calife, qu’ils ne reconnaissaient pas l’EI (…) et ils portent déjà des coups durs à l’EI », avait-il expliqué à l’époque.

Seulement, ces relations entre la Russie et le mouvement taleb afghan ne sont-elles que politiques? Moscou l’assure, expliquant que son action vise surtout à amener les taliban à la table des négociations avec les autorités actuellement en place à Kaboul. Seulement, les responsables de la défense et du renseignement afghans ont des doutes, après une série de réunions récentes au Tadjikistan, entre des émissaires russes et des chefs taliban, dont le mollah Abdul Salam, le gouverneur officieux de la province de Kunduz .

Un haut responsable afghan a récemment estimé que ces relations russes avec le mouvement taleb constituait une « nouvelle tendance dangereuse ». Un avis partagé par le général américain John Nicholson, qui commande la mission « Resolute Support » de l’Otan.

Lors d’une conférence de presse donnée à Washington, plus tôt dans le mois, le général Nicholson a affirmé que la Russie avait rejoint l’Iran et le Pakistan, deux pays qui ont une « mauvaise influence » en Afghanistan. Ce que l’ambassadeur russe en poste à Kaboul, Alexander Mantitski, a immédiatement nié. « Nous n’entretenons pas de relations intensives avec les taliban », a-t-il assuré, expliquant que les relations de Moscou avec eux visent à « encourager les pourparlers de paix. »

En tout cas, les députés afghans n’ont pas été convaincus par le diplomate russe. Et, la semaine passée, certains d’entre eux ont demandé l’ouverture d’une enquête sur la nature des relations entre la Russie et le mouvement taleb.

D’autant plus qu’il a été fait état de vols suspects d’hélicoptères et de saisies d’armes de fabrication russe (ce qui, en soit, n’est pas surprenant dans le pays). « Si les taliban mettent la main sur des armes anti-aériennes fournies, par exemple, par la Russie, la donne sera différente et il faudra oublier la paix », a commenté le général Qasim Jangalbagh, le chef de la police pour la province de Kunduz, cité par l’agence Reuters.

Le président du Sénat afghan, Fazal Hadi Muslimyar, est allé encore plus loin en affirmant que le gouvernement avait trouvé des « preuves » de la « coopération de la Russie et de l’Iran avec les taliban ».

L’accusation concernant l’Iran n’est pas nouvelle, même si elle peut sembler paradoxale. En 2009, le rapport d’évaluation stratégique de la situation en Afghanistan rédigé par le général Stanley McChrystal, alors commandant de la Force internationale d’assistance à la sécurité (ISAF), l’avait évoquée, estimant que « la Force Qods [l'unité des Gardiens de la Révolution chargée des opérations extérieures, ndlr] entraînerait certains groupes taliban et fourniraient d’autres formes d’assistance militaire aux insurgés. »

« Les familles d’un certain nombre de dirigeants talibans de haut rang résident en Iran », a récemment affirmé Asif Nang, le gouverneur de la province de Farah. « Ils vivent dans des villes telles que Yazd, Kerman et Mashhad, et reviennent en Afghanistan pour des activités subversives », a-t-il ajouté. En outre, des députés afghans ont affirmé que Téhéran avait livré des « armes sophistiquées » au mouvement taleb. Ce que les dirigeants iraniens ont évidemment nié.

« Les rapports sur la présence d’éléments taliban en Iran est sans fondement », a ainsi déclaré Behram Qasemi, un porte-parole du ministère iranien des Affaires étrangères iranien, pour qui Téhéran entretient des « relations fraternelles » avec Kaboul, sur la base « d’intérêts mutuels ».

Reste que, si les taliban ont effectivement représenté une menace idéologique pour Téhéran, l’intervention américaine consécutive aux attentats du 11 septembre 2001 a changé la donne. Ainsi, pour les dirigeants iraniens, soutenir le mouvement taleb devait permettre d’empêcher les États-Unis d’utiliser l’Afghanistan comme base arrière dans le cas d’une possible opération contre le programme nucléaire iranien.


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elon le GICAT, il est possible de faire gagner 7 ans au programme de modernisation de l’armée de Terre

Message par corsair le Jeu 15 Déc - 9:41

@corsair a écrit:GRIFFON : les sapeurs expérimentateurs



Dans le cadre du programme SCORPION visant à renouveler et accroître les capacités de combat de l’armée de Terre, les militaires du 31e régiment du génie (31e RG) ont participé à la 1re phase de maquettage du GRIFFON. Remplaçant du véhicule de l’avant-blindé (VAB), le GRIFFON va prochainement devenir l’engin principal des compagnies de combat du génie de la force SCORPION. A la clé pour les sapeurs : un confort amélioré, une plus grande capacité et une protection accrue.



0

Du 24 au 28 octobre dernier, un groupe de combat du 31e RG a participé à la première phase de maquettage du véhicule GRIFFON. Le projet a ainsi intégré pour la première fois ces sapeurs pour qu’ils apportent leur vision « terrain » aux concepteurs et industriel concernés. Faire participer les soldats à la création des équipements permet à l’armée de Terre de disposer de matériels modernes, performants, en phase avec les réalités du terrain et les besoins des hommes.

Faire participer les soldats pour coller aux réalités du terrain



Les sapeurs castelsarrasinois ont ainsi pu tester par eux-mêmes la maquette en taille réelle du véhicule, faisant part à l’équipe de marque de points de vigilance sur certains aménagements extérieurs, comme par exemple les sièges pour les tireurs en trappe.

Le soldat de 1re classe Alix, du 31e RG, a « aimé découvrir un véhicule que nous n’avons pas encore, être l’un des premiers à travailler dessus. Je me suis senti privilégié d’avoir pu découvrir de nouvelles choses et les nouveaux matériaux (…) J’ai apprécié également le travail collaboratif puisque l’avis de tout le monde était utile, chacun était écouté ».

Même avis de la part du caporal Benjamin, chef d’équipe : « Chacun a sa vision et nous devons trouver un projet qui convienne à tous. Je me suis senti utile car ce que nous avons dit au moment de l’expérimentation, nous allons peut-être le revoir dans quelques années, quand le véhicule sortira. On pourra se dire que c’est nous qui avons demandé telle ou telle chose ». 

Tester la maquette GRIFFON pour perfectionner le véhicule


Pour le caporal Benjamin, « voir le travail entre les différentes parties prenantes pour l’élaboration d’un véhicule était très intéressant. » Réalisé par l’équipe de marque « engins de combat du génie » de la section technique de l’armée de Terre (STAT), la direction générale de l’armement (DGA) et l’industriel Nexter, le GRIFFON offrira une meilleure capacité d’observation, d’agression et un niveau de protection plus élevé que son prédécesseur, le VAB. Configurable et modulaire selon les missions, le véhicule équipera en particulier les groupes de combat du génie, mais également les cellules spécialisées génie comme les équipes « explosive ordnance disposal » (EOD) pour la neutralisation, l’enlèvement et la destruction d’engins explosifs, les groupes de plongeurs de combat du génie (PCG) et les équipes fouille opérationnelle spécialisée (FOS).

Le but de l’expérimentation était de réaliser, à partir de la maquette du GRIFFON, les différents plans de chargement du véhicule, de vérifier l’ergonomie de l’engin avec un groupe de combat complet, équipé de son matériel pour différentes missions. Le GRIFFON a ainsi été chargé avec le lot commun à toutes les missions des sapeurs (manœuvres de force, mines et explosifs) et avec les cinq lots spécifiques (appui en zone urbaine, appui à la mobilité, appui au déploiement d’urgence, déminage et dépollution, contre-mobilité). Le groupe de combat du génie, équipe FELIN, a testé le véhicule avec sacs et matériels et l’industriel NEXTER a proposé un plan de chargement pour chaque mission. Le soldat de 1re classe Alix a ainsi constaté que « l’intérieur change beaucoup, l’espace aussi. Tout est beaucoup plus accessible et le confort est amélioré ». Ces observations vont permettre d’élaborer une maquette de l’engin plus aboutie, avant la production d’un prototype plus avancé. 

Infos+ corsair



Le Griffon VBMR (Véhicule Blindé MultiRôle) est un véhicule blindé à roues 6x6 développé dans le cadre du programme EBMR Scorpion pour l'armée française. En décembre 2014, à l’occasion de sa visite à la 27e brigade d’infanterie de montagne à Varces (Isère), Jean-Yves Le Drian, ministre de la Défense, a remis le marché EBMR (Engin Blindé Multi-Rôles) aux présidents du GME (Groupement Momentané d’Entreprises) formé par les sociétés françaises Nexter Systems, Renault Trucks Défense et Thales. Préparé par la Direction générale de l’armement (DGA), ce marché prévoit le développement, la fabrication et le soutien des EBMR du programme SCORPION. Dans le cadre du contrat EBMR Scorpion, le véhicule blindé multirôle Griffon VBMR va remplacer le VAB, qui est le véhicule blindé à roues transport troupes actuellement en service au sein des forces armées françaises. Le programme Scorpion EBMR prévoit la livraison de 1.722 véhicules Griffon à l'armée française, qui pourrait démarrer en 2018. Un total de 780 véhicules devrait être livré jusqu'en 2025. Le rôle principal du Griffon VBMR est de fournir à l'armée française un nouveau véhicule blindé transport de troupe avec de haute capacité de protection et mobilité. A Eurosatory 2016, une maquete taille réelle du Griffon pour l'armée française a été présentée pour la première fois.
 
Variantes:
- Le Griffon VBMR sera également livré en version ambulance, poste de commandement et observation d'artillerie.


Selon le GICAT, il est possible de faire gagner 7 ans au programme de modernisation de l’armée de Terre




Le programme SCORPION (Synergie du contact renforcée par la polyvalence et l’infovalorisation) est capital pour l’avenir de l’armée de Terre tout en étant un enjeu industriel majeur dans la mesure où il vise à renouveler une grande partie des véhicules blindés qui, utilisés quotidiennement en opérations, sont pour la plupart à bout de souffle.

Ainsi, il est question de remplacer le Véhicule de l’avant blindé (VAB), qui fête ses 40 ans de service cette année, par le Véhicule blindé multi-rôles (VBMR) « Griffon » ainsi que les chars légers AMX-10RC et ERC-90 Sagaie par l’Engin blindé de reconnaissance et de combat (EBRC) « Jaguar ». Viendra ensuite, dans une autre phase, le tour du Véhicule blindé léger (VBL) par le Véhicule blindé d’aide à l’engagement (VBAE).

Les premières livraisons, qui commenceront par trois Griffon en 2018, devraient s’étaler sur 15 ans. Or, dans le même temps, l’armée de Terre devra continuer d’utiliser ses anciens véhicules, ce qui coûtera de plus en plus en cher en terme de maintien en condition opérationnelle (MCO).

D’où la proposition pleine de bon sens faite par le général Jean-Pierre Bosser, le chef d’état-major de l’armée de Terre (CEMAT), lors des auditions dédiés au projet de loi de finances pour 2017. Au lieu de dépenser des sommes conséquentes au titre du MCO, pourquoi ne pas accélérer le programme Scorpion, voire pour acquérir davantage de nouveaux véhicules?

« Cela ne devrait pas entraîner de difficulté majeure, puisque c’est le même industriel. Le seul problème qui pourrait se poser est que, en accélérant le processus, l’environnement ne suive pas. C’est mon souci sur le Griffon », avait expliqué le général Bosser.

Et le délégué général pour l’armement, Laurent Collet-Billon, est exactement sur la même ligne. « Il convient de mettre en perspective l’accélération potentielle du programme SCORPION, comprenant d’excellents véhicules que nous parviendrons sans doute à exporter, avec le coût d’entretien des VAB et l’indisponibilité de certains véhicules qui subissent un acharnement thérapeutique », avait-il en effet affirmé.

Seulement, les industriels seraient-ils en mesure de suivre la cadence, comme s’en est inquiété le général Bosser? Pour Stéphane Mayer, président du Groupement des industries de défense et de sécurité terrestres et aéroterrestres (GICAT), cela ne devrait pas poser de problèmes insurmontables.

L’armée de Terre « souhaite que le programme soit accéléré afin de raccourcir le délai de livraison, ce qui répondrait à ses besoins opérationnels, lui permettrait de s’équiper plus rapidement et de disposer d’un parc plus homogène, de former rapidement ses personnels, mais aussi de réformer plus tôt des matériels dépassés et coûteux en maintenance », a commencé par rappeler M. Mayer, lors d’une audition à l’Assemblée nationale.

Aussi, après avoir consulté le Groupement momentané d’entreprises (GME) Scorpion ainsi que les « centaines de sous-traitants et PMe impliqués dans ce programme » et « sachant que les capacités installées étaient très supérieures à la cadence d’approvisionnement de l’armée de terre et aux prévisions d’exportations », M. Mayer a fait savoir que les « industriels ont répondu que, sous réserve de commandes et d’une certaine anticipation, l’ensemble des livraisons pourrait être terminé en 2026 plutôt qu’en 2033″.

Mais cela suppose des conditions. En effet, comme l’a expliqué le président du GICAT, cela suppose « d’achever le développement » et « de commencer la montée en cadence », sachant que cette phase « comporte une mise en route des chaînes assez complexes. » En tout cas, il serait ainsi possible de doubler les cadences afin de raccourcir la durée totale de livraison. Ainsi, jusqu’à 20 Griffon et 4 Jaguar pourraient sortir, chaque mois, des chaînes d’assemblage.

« L’impact sur le coût de MCO serait favorable : Nexter a ainsi estimé que le remplacement d’un AMX 10 RC par un Jaguar fait chuter de 30 % les frais d’entretien ; des gains pourront également être réalisés en matière d’obsolescence : des matériels comprenant un certain contenu civil afin de bénéficier de coûts de production moindres permettent de réaliser des gains supplémentaires s’ils sont livrés plus tôt », a en outre souligné M. Mayer.

Qui plus, l’industrie trouverait son compte à acccélérer le programme Scorpion. « Produire plus d’équipements au même moment est gage d’efficacité industrielle », a estimé le président du GICAT.

Toutefois, il resterait à passer deux obstacles. Le premier, relativement mineur, est que la mise en production des nouveaux blindés ne pourra pas être lancée sans que ces derniers soient qualifiés par la Direction générale de l’armement, ce qui prend toujours du temps. Le second, plus sérieux, est d’ordre budgétaire…

« Si le ministère de la Défense est d’accord et les industriels capables, les mêmes sommes d’argent, diminuées des coûts de MCO, devront être engagées et payées sur une période plus courte. Ce qui soulève évidemment une question d’ordre budgétaire qui reste à résoudre, compte tenu des autres besoins du budget de la Nation en général et de la défense en particulier », a ainsi expliqué M. Mayer. Mais souvent, les économies de bout de chandelle finissent pas coûter cher.


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Deux jihadistes impliqués dans les attentats de Paris ont été tués par la coalition anti-EI

Message par corsair le Jeu 15 Déc - 9:42

13/12/2016

Deux jihadistes impliqués dans les attentats de Paris ont été tués par la coalition anti-EI



L’étau se resserre sur ceux qui, de près ou de loin, ont été impliqués dans les attentats de Paris et de Saint-Denis, perpétrés le 13 novembre 2015.

Ainsi, après Abou Mohammed Al-Adnani, le chef des opérations extérieures de l’État islamique (EI ou Daesh) et Boubaker El Hakim, responsable d’une unité dont la seule vocation est de frapper la France, trois autres jihadistes ont été tués lors d’une frappe aérienne effectuée le 4 décembre dernier, à Raqqa (Syrie) par la coalition dirigée par les États-Unis.

Selon un communiqué du Pentagone, ces trois jihadistes étaient « directement impliqués dans des attentats extérieurs (à la Syrie) et dans le recrutement de combattants étrangers. » Et, assure la même source, deux d’entre-eux, à savoir Salah Gourmat, dont on avait perdu la trace depuis mars 2014, et Sammy Djedou, un ressortissant belge parti en Syrie en 2013, ont « aidé la préparation des attentats du 13 novembre 2015, à Paris. »


Ces deux membres de l’EI étaient proches d’Abou Mohammed Al-Adnani, tué par une frappe américaine en août dernier, précise encore le Pentagone.

Le troisième jihadiste « neutralisé », Walid Haman, originaire de Trappes (Yvelines) avait été condamné par contumace à 5 ans de prison à l’issue du procès de la cellule terroriste démantelée en janvier 2015 à Verviers (Belgique). À la même époque, il avait été arrêté en Grèce, puis relâché à cause d’une erreur d’identification. Depuis, il était introuvable.

Selon le Pentagone, ces trois hommes travaillaient ensemble « pour planifier des attentats en Occident ». Ils faisaient partie du réseau de Boubaker el-Hakim, également tué à Raqqa par une frappe de la coalition le 26 novembre.


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Un sous-marin russe de type « Oscar II » repéré près des porte-avions Charles de Gaulle et USS Eisenhower?

Message par corsair le Jeu 15 Déc - 9:43

14/12/2016

Un sous-marin russe de type « Oscar II » repéré près des porte-avions Charles de Gaulle et USS Eisenhower?



L’an passé, quand le porte-avions Charles de Gaulle a pris position en Méditerranée orientale pour frapper les positions de l’État islamique (EI ou Daesh) en Irak et en Syrie, il avait été dit qu’un sous-marin russe, doté de « missiles de croisière », était étroitement surveillé par les moyens de lutte anti-sous-marine du groupe aéronaval français.

Alors que le navire amiral de la Marine nationale vient de prendre le chemin du retour après avoir passé près de trois mois en Méditerranée orientale, où le porte-avions USS Eisenhower vient d’être déployé, le blog The Aviationnist, qui cite des sources militaires, affirme qu’au moins un sous-marin russe est actuellement suivi de près par l’Otan, notamment par des avions de patrouille maritime P8A Poseidon américains, basé à Sigonella, en Sicile.

Et de préciser qu’il pourrait s’agir d’un (voire deux) sous-marin nucléaire de la classe Oscar II. Ce détail a son importance : ce type de submersible emporte des missiles de croisière anti-navire P-700 Granit (code Otan : SS-N-19 « Shipwreck »), capables de déjouer les défenses d’un groupe aéronaval.

Si cette information est avérée, alors il s’agit d’une nouvelle démonstration de force de la Russie dans la mesure un sous-marin Oscar II n’est pas équipé pour frapper des cibles terrestres, que ce soit en Syrie ou ailleurs.


Les bateaux que j'ai appréciés en 50 ans de mer : StGermain,Chantilly,ssFrance ,Cambodge, Renaissance, AquilleLauro, Oceanic, EnricoCosta, CostaRiviera, MscRhapsody, StellaSolaris, SuperStarAries, SkyPrincess, CostaVictoria,Azur, Flamenco, Mistral, ssNorway, MscMelody, EuropeanStars, CarnivalSpirit, NclSpirit, R6, NclStar, NclGem,Ncl Epic, C.Magica, C.Méditerranéa, C.Atlantica, MscSplendida- et j'en oublie...
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Interview : L’amiral Lebas, commandant du groupe aéronaval français - Dossier , retour de mission du CdG

Message par corsair le Jeu 15 Déc - 9:57

14/12/2016

Interview : L’amiral Lebas, commandant du groupe aéronaval français

Emmené par le Charles de Gaulle, le groupe aéronaval français rentre à Toulon à l’issue de sa troisième mission en moins de deux ans contre Daech. Depuis la Méditerranée orientale, le porte-avions a de nouveau lancé ses appareils contre les positions du groupe terroriste en Irak et en Syrie, appuyant les forces irakiennes et kurdes combattant sur le terrain les djihadistes. 
La présence du Charles de Gaulle, qui était pour la première fois déployé en mode « tout Rafale », avec à bord 24 avions de ce type, a permis de renforcer les moyens aériens de la coalition à un moment critique, lorsqu’ont été lancées des offensives majeures sur les principaux fiefs de Daech, Mossoul et Raqqa. 
En deux mois, les appareils du Charles de Gaulle, ses Rafale mais aussi ses deux avions de guet aérien Hawkeye, ont connu une activité intensive, avec pour cette mission Arromanches 3 quelques 480 sorties et 2700 heures de vols réalisées pour le compte de la coalition.  



Avec le contre-amiral Lebas, commandant du groupe aéronaval français, également connu sous le nom de Task Force 473, nous faisons le point sur cet engagement.

???: Pouvez-vous nous rappeler les grandes lignes de cette mission ?

CA LEBAS : La France est, après les Etats-Unis, le second contributeur de la coalition internationale luttant contre Daech. Notre mission a consisté à soutenir et amplifier l’effort militaire français contre les terroristes. Pour cela, nous avons quotidiennement envoyé des avions intégrés à l’opération Inherent Resolve, qui combine les efforts au profit des troupes irakiennes et kurdes intervenant au sol, en Irak et en Syrie.

Comment s’organise cette coalition, qui rassemble aujourd’hui 60 pays ?

La coalition définit les besoins en fonction de contrats opérationnels avec les contributeurs, par exemple le porte-avions américain et les forces françaises, ou encore les Britanniques qui déploient des Typhoon et Tornado, les Allemands des capacités de ravitaillement, etc. En fonction de ce contrat, nous organisons le cycle du porte-avions. Nos avions partent pour des missions plus ou moins longues, avec en moyenne une dizaine de sorties par jour dédiées aux opérations de la coalition, auxquelles s’ajoutent les sorties effectuées pour les besoins propres du groupe aéronaval. Avec les moyens de l’armée de l’Air et ceux de la Marine nationale, la France a réalisé 15% des sorties de frappes.

Ce troisième déploiement en moins de deux ans a été rendu possible du fait du report de quelques mois du second arrêt technique majeur du Charles de Gaulle. Mais il a été nettement plus court que les précédentes missions du porte-avions. Du fait de sa durée réduite, cet engagement était-il vraiment indispensable ?  

Notre déploiement, même s’il a été prolongé sur décision du président de la République, fut en effet moins long qu’habituellement, mais il n’a pas été si bref que cela et je dirais même que ces deux mois et demi furent assez significatifs. Car nous sommes arrivés à un moment clé, lorsque les choses se sont accélérées sur le front de Mossoul. La bataille n’est d’ailleurs pas terminée mais nous savions que cela allait être long, rappelons-nous Ramadi, en Irak, dont la reprise a duré presqu’un an.

Parallèlement, si le front de Raqqa a été ouvert en même temps, c’est que la coalition avait assez d’avions et pouvait assurer suffisamment de sorties chaque jour, ce à quoi la présence du Charles de Gaulle a contribué. Les Américains ont d’ailleurs salué l’intensification de l’effort français décidé par le président de la République. C’est un effort collectif de la Marine nationale, de l’armée de l’Air et aussi de l’armée de Terre, qui participe notamment aux opérations en Irak avec ses canons Caesar.

Sur ce théâtre d’opération, le porte-avions était jusqu’à Arromanches 3 surtout intervenu depuis le Golfe arabo-persique. Cette fois, le déploiement est resté exclusivement en Méditerranée orientale. Au-delà du fait que la durée réduite de la mission rendait sa proximité géographique intéressante, la Méditerranée orientale présente-t-elle un intérêt particulier par rapport au GAP ?

Par rapport au Golfe, nous avons globalement les mêmes avantages tactiques. Vis-à-vis du théâtre d’opération, les distances sont par exemple équivalentes pour opérer à Mossoul. Mais quand le centre de gravité se décale vers Raqqa, la Méditerranée orientale devient très intéressante. Entre le GAP et la MEDOR, le choix dépend de certains critères. Fin 2015, après les attentats, il fallait agir vite donc nous avons commencé nos opérations en Méditerranée orientale pour frapper immédiatement Daech dans son fief en Syrie, avant de rejoindre le GAP, que nous connaissons bien et où nous avons des liens très forts avec l’US Navy. A l’époque, nous avons aussi rejoint ce secteur puisque le Charles de Gaulle a pallié l’absence temporaire d’un porte-avions américain dans le Golfe.

Cette fois, nous avons travaillé en collaboration avec le « Ike » (surnom de l’USS Dwight D. Eisenhower, ndlr) qui évoluait dans le Golfe. Nous nous sommes coordonnés avec par exemple, pour les jours de vols, une bascule des efforts en cas d’escale.

L’arrivée du Charles de Gaulle a permis de tripler pendant plus de deux mois le nombre d’avions de combat français engagés en Irak et en Syrie. C’est beaucoup, surtout si l’on considère que l’armée de l’Air possède beaucoup plus d’appareils que l’aéronautique navale…   

Nous sommes complémentaires, il n’y a pas d’opposition, chacun apporte sa contribution. L’armée de l’Air, qui compte 12 Rafale positionnés en Jordanie et aux Emirats, intervient en continu depuis plus de deux ans, ce que nous ne pouvons pas faire avec un porte-avions. En revanche, avec le Charles de Gaulle, nous avons apporté d’un coup 24 Rafale supplémentaires sans aucune contrainte de déploiement, ce qui illustre la souplesse et la puissance de cet outil.

Longtemps, le porte-avions a été présenté, du fait de cette souplesse d’emploi, comme une « cavalerie légère », déployable immédiatement pour se positionner au plus près d’une zone de crise et, en cas d’engagement de grande ampleur, intervenir en attendant le déploiement de moyens plus lourds. On a l’impression que cette idée n’est plus conforme à la réalité ?

Aujourd'hui, quand le Charles de Gaulle arrive avec 24 Rafale, ce n’est pas la cavalerie légère ! Le porte-avions, avec autour de lui tous les moyens du groupe aéronaval, est un outil extrêmement puissant qui offre réellement la capacité d’entrer en premier sur un théâtre, de commander une vaste opération, d’analyser la situation et d’organiser l’action. Cela, en profitant de l’autonomie et de l’absence de contraintes qu’offre la liberté de naviguer dans les eaux internationales.

En 15 ans d’activité opérationnelle, le Charles de Gaulle a d’ailleurs été utilisé de manière intense, avec en tout 10 déploiements. Dès 2001, il partait pour une mission de 7 mois dans le cadre de l’intervention en Afghanistan. Puis il y a eu les déploiements en océan Indien, dans le Golfe, en Libye, en Méditerranée orientale. Cet outil fonctionne aujourd’hui avec une grande maturité tactique, technique et opérationnelle. Nous bénéficions notamment du savoir-faire d’une génération de pilotes très aguerris.

Cette mission avait aussi une grande importance du fait que c’est la première fois que le Charles de Gaulle embarque une composante de chasse uniquement constituée de Rafale Marine. Certains doutaient des capacités du bâtiment à mettre en œuvre une telle force de frappe. Quelles sont vos conclusions après plus de deux mois d’engagement ?


Je n’ai jamais douté du fait que cela puisse marcher mais il convenait de vérifier en opération que tout avait bien été pris en compte, que nous installations étaient dimensionnées… Je rappelle que le porte-avions a été conçu pour pouvoir mettre en œuvre 40 aéronefs. Aujourd’hui, je suis sûr que nous pouvons monter à 30 Rafale, voire plus. Avec 24 Rafale, nous avons un système hyper-fluide qui fonctionne très bien. L’équipage, la logistique, tout est dimensionné pour.

Le porte-avions est le fer de lance du groupe aéronaval. Mais il y a autour de lui d’autres bâtiments dont l’action est indispensable…

Pour mener en toute liberté les opérations aériennes, j’ai besoin de maîtriser l’environnement aéromaritime. Nous avons donc une coordination très poussée avec les frégates qui nous accompagnent, nous protègent et contribuent à collecter des renseignements. Un bâtiment coordonne la lutte antisurface, un autre la lutte anti-sous-marine et un troisième la défense aérienne au profit de la force, dans laquelle nous avons intégré plusieurs bâtiments étrangers, dont la frégate allemande Augsburg et le destroyer américain Ross. Un sous-marin nucléaire d’attaque est, de plus, inséré dans le groupe aéronaval, sans oublier la présence d'un avion de patrouille maritime Atlantique 2 basé à Paphos, à Chypre. Il assurait des missions de surveillance et pouvait basculer si besoin en ASM.

Le groupe aéronaval, c’est aussi un formidable outil de surveillance et de renseignement...

Tous ces moyens permettent d’élaborer une image précise de la situation tactique autour du groupe aéronaval, ce que font aussi les Rafale et Hawkeye en plus de leurs missions au profit d’Inherent Resolve. Le groupe aéronaval constitue un véritable capteur avancé et bénéficie avec ses différents moyens d’une vision très lointaine, avec une vraie continuité aéromaritime et aéroterrestre. C’est une capacité primordiale car un théâtre comme celui-ci, avec une situation géopolitique complexe, nécessite de pouvoir analyser, interpréter, comprendre les signaux, les changements d’attitude, les cycles d’activité, vérifier et valider des chiffres…

La Méditerranée orientale, où la marine française maintient justement une présence permanente depuis plusieurs années pour suivre notamment l’évolution du conflit syrien, est une zone assez étroite et sensible qui se caractérise par la présence de nombreux acteurs. Le groupe aéronaval russe emmené par le Kuznetsov était en particulier présent au large de la Syrie pendant votre déploiement. Comment gère-t-on cette proximité ?

La cohabitation avec les autres acteurs se passe très bien. Les règles de déconfliction permettent à chacun de mener ses opérations en toute sécurité.

Chacun en profite tout de même pour s'épier et les Russes sont réputés comme imprévisibles et « très joueurs »…

Oui mais ils sont professionnels. Dans le cas présent, il n’y a eu aucune friction. Si quelqu’un sortait du cadre, nous rappellerions les règles de déconfliction. Nous avons le savoir-faire qui permet de nous faire respecter et d’être respectés.

Sur le Charles de Gaulle vivent près de 2000 marins. Les standards de confort sont assez anciens et loin de ceux que l’on trouve sur les unités les plus récentes de la flotte. Sans parler du fait que le bâtiment, qui est très sollicité comme on l’a vu, ne réalise pas beaucoup d’escales. Est-ce plus dur, ici, de maintenir le moral de l’équipage ?

Pour un marin, il n’y a pas que les conditions de vie, ce qui compte surtout, c’est l’esprit d’équipage. Il n’y a pas de corrélation directe entre le moral et le confort, même si les gens sont mieux lotis de ce point de vue sur le Charles de Gaulle qu’ils ne l’étaient sur le Clémenceau ou le Foch, où certains postes accueillaient 100 personnes !

Ce qui est passionnant sur ce bâtiment, c’est le savoir-faire et sa transmission entre générations. Ici, je vois des gens heureux et je constate un très fort esprit d’équipage. C’est ça qui nous permet de durer. Et le sens de la mission est, également, très important.

De ce point de vue, on imagine que ces déploiements contre un groupe qui a perpétré des attentats meurtriers en France ont une consonance particulière…

On réfléchit à ce qui s’est passé en France, à ces attentats qui ont été pensés, élaborés et initiés depuis ce théâtre d’opération. Les marins savent bien qu’ils contribuent directement à la sécurité des Français. Car si nous avions laissé faire, nous aurions un état terroriste énorme, capable de se financer et qui serait très attractif. Aujourd’hui, le territoire de Daech se réduit, ses ressources s’épuisent et on constate une nette baisse des arrivées de combattants étrangers. Cela, grâce à l’action de la coalition, au premier rang de laquelle se trouve la France.


Dernière édition par corsair le Jeu 15 Déc - 10:06, édité 1 fois


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Le GAN achève sa mission contre Daech /Dossier

Message par corsair le Jeu 15 Déc - 10:00

14/12/2016

Le GAN achève sa mission contre Daech


Préalable la protection du CDG (art partiel) pubié le 8/12/2016 dans

En Méditerranée orientale à bord du Forbin



Cap sur la Méditerranée orientale, où nous vous emmenons à bord du Forbin, l’une des deux frégates de défense aérienne du type Horizon de la Marine nationale. Le bâtiment fait actuellement partie du groupe aéronaval (GAN) emmené par le Charles de Gaulle, dont les Rafale interviennent depuis la fin septembre contre les positions de Daech en Irak et en Syrie.

L’indispensable entourage du porte-avions

Ce troisième déploiement en moins de trois ans du GAN français face au groupe terroriste a été largement médiatisé. Mais comme souvent, les caméras se sont presqu’exclusivement concentrées sur le porte-avions. 
Certes, le Charles de Gaulle est la pièce maîtresse du dispositif. Mais sans les autres unités du groupe aéronaval, constitué de frégates de défense aérienne et de lutte anti-sous-marine, d’un sous-marin nucléaire d’attaque, d’un avion de patrouille maritime et d’un ravitailleur, il ne pourrait évoluer en toute liberté et, surtout, en toute sécurité. 
Les bâtiments qui entourent le porte-avions, grâce à leurs multiples capteurs et leur positionnement, sont également très précieux pour enrichir la connaissance de l’environnement proche comme éloigné du Charles de Gaulle, assurant ainsi à l’amiral qui commande la flotte une parfaite maîtrise de l'espace aéromaritime, et des renseignements cruciaux sur la situation au-dessus du territoire syrien.





Le Chevalier Paul et le Charles de Gaulle

Départ de Chypre sous haute protection

Nous sommes fin novembre, à Chypre. En ce début de matinée, alors que le soleil vient de se lever, le Charles de Gaulle quitte Limassol. Après quelques jours d’escale, au cours desquels l’équipage et le matériel ont pu souffler après des semaines d’intense activité, le bâtiment reprend la mer pour poursuivre ses opérations au Levant. 
Le Forbin est également là et s’apprête à appareiller. Alors que l’imposante silhouette du porte-avions s’engage dans les passes, l’équipage de la frégate s’active. En plus des marins traditionnellement affectés au poste de manœuvre, de nombreux fusiliers et artilleurs, en casques et gilets pare-balle, ont pris place sur les extérieurs. 
Canons de 20mm, mitrailleuses de 12.7mm et 7.62mm… La superstructure, la plage avant et la plateforme hélicoptère sont hérissés d’affûts, prêt à réagir à la moindre menace, détectée par les veilleurs ou les nombreux moyens de détection de la frégate. Nous sommes en effet en situation de guerre et les ports constituent pour les terroristes l’une des rares occasions de tenter de s’en prendre aux navires, qu’ils ne peuvent atteindre au large.













La sécurité est donc maximale, tant au niveau des autorités portuaires et des forces de l’ordre chypriotes, qui veillent à ce qu’aucun individu ou bateau ne pénètre dans la zone interdite, que des marins français, prêts à repousser tout agresseur qui serait parvenu à déjouer le dispositif de surveillance. Les risques sont limités mais, sur le pont du bâtiment, on agit comme si la menace était imminente. Il n’y a pas de place pour la surprise. La tension est palpable, les armes approvisionnées et prêtes à tirer.



Lorsque le bâtiment est au large et dispose de sa pleine liberté de manœuvre, les mitrailleuses légères sont rangées, à l’image des affûts de la plage avant, qui ne sont montés que pour les navigations en eaux resserrées et disparaissent en pleine mer afin de ne pas obérer la furtivité de la frégate, dont les formes ont été spécialement conçues pour réduire au maximum sa surface équivalente radar. Une technique dans laquelle la France est passée maître depuis les La Fayette, entrées en service à partir de 1996, et qui permettent d’offrir une signature plus proche de celle d’un petit bateau, tel un chalutier, que d’une grosse frégate. 
Au large des côtes, la menace peut être perçue et identifiée de loin grâce aux différents senseurs, qu’il s’agisse des radars ou des systèmes électro-optiques. En cas d’attaque asymétrique, on emploierait alors l’artillerie lourde composée de deux tourelles de 76mm d’une portée de 13 à 16 km contre buts de surface (6 km en antiaérien), au pire les canons de 20mm et mitrailleuses si l’assaillant parvenait à s’approcher. Les servants sont prêts à mettre les pièces en batterie à la moindre alerte.



Reprise immédiate des catapultages

Après avoir quitté Limassol, le Forbin, dont les puissantes machines lui permettent d’atteindre 30 nœuds, monte rapidement en allure afin de rattraper le Charles de Gaulle, qui a deux bonnes heures d’avance. La mer s’est un peu creusée et la proue s’enveloppe d’embruns. En début d’après-midi, la frégate arrive en vue du porte-avions et s’en approche. 
Après quelques jours de repos, le Charles de Gaulle a déjà repris ses opérations aériennes. Après les avions de guet aérien Hawkeye, qui se sont déjà envolés, une dizaine de Rafale est rapidement catapultée. Certains appareils effectuent des missions « organiques », c’est-à-dire au profit du groupe aéronaval (surveillance, protection, entrainement…), d’autres sont mis à disposition du commandement de la coalition internationale contre Daech pour frapper le groupe terroriste. Une action qui a notamment contribué, ces dernières semaines, à soutenir l’avancée des forces irakiennes engagées dans la bataille de Mossoul.



















pedro





Une fois la pontée de Rafale partie, le Forbin reprend ses distances avec le Charles de Gaulle. A l’instar des autres escorteurs, comme la frégate anti-sous-marine Jean de Vienne qui a retrouvé sa place non loin du porte-avions, la FDA va se positionner judicieusement, en fonction des besoins tactiques et de la « menace » prioritaire, afin d’offrir une alerte et une protection avancées, tout en contrôlant l’ensemble du trafic aérien dans la zone.



Garantir la liberté d’action du porte-avions

« Pour un commandant de FDA, la mission de protection du porte-avions est la plus noble. Avec les autres escorteurs, nous sommes là pour garantir sa liberté d’action. Nous mettons toute notre énergie dans l’analyse de l’environnement et l’élaboration d’une situation tactique. C’est autant d’énergie économisée pour le Charles de Gaulle, lui permettant de se concentrer sur sa mission principale : la mise en œuvre de ses Rafale », explique le capitaine de vaisseau Christophe Cluzel, commandant du Forbin. « Notre action couvre les trois dimensions : aérienne, sous-marine et surface. L’une de nos premières responsabilités est d’apporter à l’amiral qui commande la force une bonne maîtrise de l’espace aéromaritime dans lequel le Charles de Gaulle est plongé. 
La FDA se place dans l’axe de la menace pour compléter efficacement les moyens d’autodéfense du porte-avions et donner du préavis à l’amiral en cas de menace. C’est une tâche très exigeante que nous remplissons avec des senseurs particulièrement performants et des capacités d’action qui nous permettent de détecter, identifier et le cas échéant neutraliser rapidement une cible. Le but est d’éviter la surprise et de faire en sorte qu’aucun évènement ne viennent perturber les opérations du porte-avions ».












forbin

« Croiseur de bataille »

Tête de série du programme franco-italien Horizon, qui a vu la construction en coopération de quatre frégates, soit deux pour la Marine nationale et deux autres pour la Marina militare, le Forbin est entré en service en 2010, un an avant son cadet français, le Chevalier Paul. Ces bâtiments de 152.9 mètres de long pour 20.3 mètres de large et plus de 7000 tonnes en charge font partie des frégates les plus modernes et les plus puissantes actuellement en service. « Entre nous, nous surnommons notre bâtiment le "croiseur de bataille" », sourit un officier du Forbin. 
Les FDA ont en effet de quoi impressionner, aussi bien extérieurement, avec leur silhouette ultramoderne et massive, surmontée d’imposants mâts supportant notamment leurs radars, qu’en termes de capacités militaires. Ces bateaux, qui ont clairement été conçus pour les conflits de haute intensité, sont lourdement armés et s’ils sont gréés pour les éviter, ils peuvent aussi encaisser les coups, avec un niveau de survivabilité extrêmement élevé.



Baptême du feu avec la Libye, en 2011


Eprouvées au combat dès leur mise en service, les FDA ont donné toute la mesure de leur puissance durant Harmattan, en 2011. Au large de la Libye, les Horizon ont assuré le contrôle aérien sur le théâtre d’opération, escorté le Charles de Gaulle et le porte-hélicoptères d’assaut américain USS Kearsarge, recueilli de précieux renseignements pour enrichir la situation tactique, brouillé les moyens de détection adverses et même engagé des objectifs côtiers. 
Avec de véritables duels d’artillerie ayant démontré la précision des pièces de 76mm et des conduites de tir, mais aussi les remarquables capacités manœuvrières de ces bâtiments, capables de réaliser d’impressionnantes embardées afin d’éviter les tirs de contrebatterie dont ont fait l’objet les unités françaises, parfois encadrées par les obus et roquettes des forces fidèles au défunt colonel Kadhafi.



Une zone très complexe


Au large de la Syrie, l’environnement est moins guerrier, mais il est encore plus complexe.  « La zone est petite mais il y a beaucoup d’acteurs et une intense activité », reconnait un officier. En plus des moyens déployés par la coalition internationale dans le cadre de l’opération Inherent Resolve, il faut compter avec les Syriens et surtout les Russes, qui disposent dans le secteur d’un groupe aéronaval conséquent emmené par le porte-avions Kuzntesov et le croiseur nucléaire Petr Velikiy, ainsi que d’importants moyens terrestres et aériens. 
Sans oublier les pays riverains de la Méditerranée orientale, comme la Turquie, Israël, l’Egypte ou la Grèce, ou encore les bâtiments participant au volet maritime de la Force intérimaire des Nations Unies au Liban (FINUL). Cela fait donc beaucoup de bateaux et d’avions dans un espace réduit et, surtout, sur fond d’engagement militaire marqué par des dissensions, voire de franches oppositions, entre les différents acteurs. 
De quoi rendre la situation très complexe, pour ne pas dire tendue et même parfois explosive, à l’image de la crise née en novembre 2015 entre Ankara et Moscou lorsque qu’un Su-24 russe a été abattu par la défense aérienne turque.



Chef de la défense aérienne

C’est dans cet environnement aussi dense qu’imprévisible qu’évolue le groupe aéronaval français, dont le porte-avions doit pouvoir sans discontinuer poursuivre ses opérations de projection de puissance vers l’Irak et la Syrie. C’est le rôle, comme on l’a vu, de son escorte. 
A ce titre, le Forbin occupe au sein du GAN le rôle de « chef » de la défense aérienne. « Nous sommes les yeux de la force, que l’on éclaire. Grâce à nos radars, nous voyons loin et pouvons détecter très en amont un avion qui approche. Nous avons la charge d’identifier et interroger les appareils et, si une menace se précisait, nous défendrions le Charles de Gaulle, dont nous assurons la protection. 
Nous assurons aussi la fonction de Blue Crown, qui consiste à identifier les vols amis et s’assurer que les aéronefs qui reviennent vers le porte-avions sont bien les nôtres », souligne le capitaine de frégate Sylvain, commandant adjoint Opérations.



Une veille à très longue portée


Pour cela, le Forbin dispose de différents senseurs et armements. D’abord, un radar de veille à longue portée. Du type S 1850 M, développé par Thales sur la base du SMART-L, ce grand radar noir, qui surplombe le hangar hélicoptère, présente une portée d’environ 400 kilomètres, avec une précision assez exceptionnelle. Pour être concret, cela signifie que la frégate, d’où elle évolue, peut suivre le trafic aérien non seulement sur toute cette partie de la Méditerranée orientale, de la Turquie à l’Egypte, mais aussi sur l’essentiel du territoire syrien. Sous radôme, au sommet du mât avant, l’autre radar dont dispose le Forbin est l’EMPAR, de l’Italien Selex, qui sert à la détection de cibles et au guidage des missiles surface-air Aster 15 et Aster 30.


48 missiles Aster

Embarqués respectivement à 16 et 32 exemplaires dans des lanceurs verticaux prêts à l’emploi, avec une réserve d’espace pour 16 munitions supplémentaires, ces engins, conçus par MBDA, sont les seuls à avoir été dès l’origine développés non seulement pour la lutte contre avions, mais également pour l’interception de missiles antinavire supersoniques. D’une portée pouvant aller jusqu’à une centaine de kilomètres, l’Aster 30, qui peut atteindre une vitesse de 4500 km/h, est en mesure de contrer des missiles assaillants très rapides, manoeuvrants, à vol rasant et fort piqué final. Doté d’un autodirecteur, l’Aster, après avoir été recalé en vol grâce aux informations recueillies par les radars de la frégate, peut traquer sa cible en toute autonomie. 
Redoutable, le « tueur de missile » de MBDA a déjà fait ses preuves lors de différents tirs d’exercice. Ainsi, en avril 2012, un Aster lancé par le Forbin a neutralisé pour la première fois en Europe un missile supersonique volant au ras des flots et tiré à courte distance, en l’occurrence une cible américaine GQM-163A Coyote.



Les Aster sont la base du système d’armes principal des FDA, le PAAMS, qui a été imaginé pour répondre à tout type de menace aérienne, y compris des attaques saturantes, avec la capacité de traiter simultanément un grand nombre de cibles.

L’Aster 30 et l’Aster 15 sont complémentaires, le premier, grâce à sa vitesse et sa portée supérieures, ayant plutôt vocation à assurer la défense contre avions et missiles du porte-avions, alors que le second est plutôt dédié à l’autodéfense du bâtiment porteur.




silos des Aster



Protection multicouches

Ces armes constituent en fait la première ligne d’une protection multicouches. Car le Forbin dispose d’autres moyens pour se défendre, dans le cas improbable où les Aster manqueraient leurs cibles. Il y a notamment les deux tourelles de 76mm, baptisées par les marins « Mars » et « Fidèle », qui peuvent être employées indépendamment contre des cibles de différentes natures, par exemple une contre un but terrestre et l’autre face à un objectif naval ou aérien. Offrant une cadence de tir allant jusqu’à 120 coups par minute, avec chacun un barillet comprenant 60 obus prêts à tirer et une réserve globale de près de 1000 munitions, ces canons, développés par l’Italien OTO-Melara, peuvent générer une couche d’éclats sur la route d’un missile afin de l’endommager. « L’artillerie est complémentaire des missiles et ne fait pas la même chose. En antimissile, elle offre une parade supplémentaire contre la menace en générant un nuage de ferraille qui peut par exemple casser une ailette du missile. Les canons peuvent aussi traiter une menace plus proche que les Aster. On s’en sert également, comme les autres pièces de différents calibres, dans le cadre de l’action de l’Etat en mer, comme les tirs de police. Et les 76 sont aussi un moyen privilégié pour effectuer un appui feu vers la terre », précise le lieutenant de vaisseau Maxime, chef du service Armes.







Les 76, qui équipent les FDA et FREMM, remplacent comme artillerie principale de la marine française les anciennes tourelles de 100mm. Des canons moins lourds donc mais plus longs, avec des pièces de 62 calibres, ce qui permet de gagner en portée, avec aussi une précision accrue. Les 76 disposent d’une conduite de tir dédiée, qui intègre un système optronique, mais peuvent aussi tirer sur des pistes poursuivies par le radar. En tir contre terre, il est également possible de viser des points GPS.



Le Forbin est, par ailleurs, équipé de deux brouilleurs. Conçus par Thales et Electronicca, ces équipements, particulièrement puissants, peuvent servir à déstabiliser les autodirecteurs de missiles antinavire mais aussi à brouiller les radars adverses sur une zone d’opération, qu’elle soit maritime ou littorale. Enfin, la frégate dispose d’une ultime couche de protection avec ses deux NGDS. Ces lance-leurres mobiles produits par Safran peuvent être équipés de roquettes et de mortiers SEALEM et SEALIR (Lacroix Défense), afin d’opposer aux missiles des techniques de séduction centroïde ou encore de distraction, conjuguées à des manœuvres d’esquive du bâtiment.

 









Depuis la mise en service des Horizon il y a plus de cinq ans, et à la lumière des opérations menées, les marins ont peaufiné l’organisation du CO et la répartition des différentes fonctions en « modules ». On trouve notamment un module de commandement avec l’officier de quart opération (OQO), souvent le commandant, qui dans le cadre de la défense aérienne dispose d’une délégation pour engager le tir. L’OQO s’appuie notamment sur un officier-marinier chargé de faire la synthèse des différents modules et responsable des liaisons de données tactiques. Le CO, qui dispose aussi d’une salle attenante pouvant accueillir un état-major, compte également des modules dédiés aux armes, à la guerre électronique, à la surveillance aérienne, à la lutte antisurface et à lutte sous la mer. 


Travail collaboratif au sein de la force

En attendant la mise en place future d’une grande table numérique, la situation tactique apparait sur différents écrans. Toutes les pistes y sont répertoriées. Qu’il s’agisse d’aéronefs, de navires ou de sous-marins, d’unités militaires ou civiles, chacune est répartie avec des codes couleurs et différentes informations permettant de caractériser les plots. La détection et l’identification de ces pistes provient des informations recueillies par le bâtiment, via notamment ses radars, sonars, systèmes de guerre électronique ou caméras de surveillance, mais aussi ses moyens déportés, à commencer par son hélicoptère Caïman Marine. 
Le tout est enrichi en temps réel par les informations provenant de l’ensemble des composantes du groupe aéronaval, voire de moyens étrangers. La frégate travaille en effet en étroite coordination avec les autres unités, les informations étant fusionnées pour offrir à l’ensemble de la force une situation tactique commune et globale. Et des systèmes de messageries instantanées (chat) permettent aux marins et aviateurs de communiquer en direct via les liaisons de données.



Une tour de contrôle flottante

Pour les pistes aériennes, le tri s’effectue notamment via les transpondeurs dont sont équipés les aéronefs (IFF) et, en cas de doute ou de mouvement suspect, la frégate interroge les pilotes. Le CO comprend, en fait, un véritable contrôle aérien tel qu’on en trouverait à terre. Avec un environnement très dense compte tenu des opérations militaires en cours, qui s’ajoutent au trafic civil, celui-ci évitant tout de même les zones considérées à risques. Mais la couverture radar est comme on l’a vu très vaste, soit quelques 800 kilomètres de diamètre pour le S 1850 M, et est encore plus grande quand on y ajoute les informations de l’ensemble du groupe aéronaval, par exemple celles provenant des Hawkeye, ainsi que les données en provenance de la coalition. D’ici, on peut en fait aller jusqu’à suivre en temps réel tout ce qui vole au Proche et au Moyen-Orient.


Le radar S-1850M 



Une connaissance approfondie de la zone

En dehors de la protection du Charles de Gaulle, les capacités de surveillance de la FDA sont évidemment très précieuses en termes de connaissance du théâtre puisqu’elles permettent de recueillir de nombreuses informations sur l’activité dans la zone et, cumulées à d’autres sources de renseignement, de suivre de manière très précise ce qui s’y passe. Cela, sur le plan aérien, mais aussi maritime et sous-marin. C’est ainsi, en maintenant notamment de manière permanente au moins un bâtiment de la Marine nationale en Méditerranée orientale depuis 2012, que la France observe en toute autonomie l’évolution de la situation en Syrie.


Des capacités dans tous les domaines de lutte

Si la défense aérienne demeure sa mission principale, le Forbin ne se limite pas à cette fonction. Comme toutes les frégates de premier rang, c’est une plateforme polyvalente qui dispose aussi de solides moyens de détection et d’intervention dans les autres domaines de lutte : «  Nous analysons tout ce qui se trouve autour de nous et cela dans les trois milieux. Il s’agit de déterminer le plus rapidement possible ce qui peut devenir un comportement hostile ». Les radars suivent le trafic maritime dans la zone, afin là aussi de détecter des routes ou comportements suspects, ou prévenir des bateaux de commerce qui seraient amenés à croiser la route du Charles de Gaulle de bien vouloir infléchir leur cap. Sur les écrans, ont suit aussi, bien entendu, les évolutions des bâtiments militaires et de renseignement russes, qui sans être agressifs cherchent comme leurs homologues occidentaux à collecter un maximum d’informations, tout en marquant leur présence au large des côtes syriennes. Comme pour les avions, des règles de « déconfliction » sont observées tacitement afin d’éviter les heurts et de permettre à chacun d’évoluer librement. Mais on se tient quand même prêt, le cas échéant, à rappeler à tout bateau un peu trop curieux ou entreprenant qu’il doit garder ses distances.


Les Exocet au pied du mât supportant le S-1850M


tir exocet MM40 Block3


Dans le domaine de la lutte antinavire, le Forbin est bien fourni, avec deux lanceurs pouvant accueillir jusqu’à 8 missiles Mer-Mer 40 Block3. Dernière évolution de la célèbre famille Exocet développée par MBDA, cette arme redoutable présente une portée pouvant aller jusqu’à 180 km et intègre une fonction de géolocalisation, ce qui lui confère une capacité marginale de frappe contre des cibles côtières peu défendues.






***


Après deux mois et demi d’opérations intensives en Méditerranée orientale, le groupe aéronaval français, emmené par le porte-avions Charles de Gaulle, rentre à Toulon. C’est la troisième fois en deux ans que le GAN, armé par quelques 2800 marins, est déployé au sein de la coalition internationale luttant contre Daech au Proche et au Moyen-Orient. La première mission Arromanches s’était déroulée de janvier à mai 2015, les avions du Charles de Gaulle bombardant les postions terroristes en Irak depuis le golfe Persique. Puis, cinq jours seulement après les attentats de Paris, le 13 novembre 2015, le Charles de Gaulle appareillait de nouveau, rejoignant très rapidement la Méditerranée orientale pour conduire un premier raid symbolique contre Raqqa, le fief des terroristes, pour la première fois visés par la France en territoire syrien. Ce second déploiement, qui s’était prolongé dans le Golfe, s’est achevé en mars dernier. S’y est donc ajoutée une troisième mission Arromanches, menée depuis la Méditerranée occidentale. En tout, le porte-avions cumule quelques 240 jours de mer depuis le 18 novembre 2015, dont plus de 200 en opérations. Un chiffre extrêmement élevé qui en dit long sur la disponibilité et l’emploi intensif du Charles de Gaulle par le pouvoir politique. « En 15 ans d’activité opérationnelle, le porte-avions a été utilisé sur un rythme intense », rappelle le contre-amiral Olivier Le Bas, commandant du GAN 



« L’arme de la réaction urgente et puissante »

Depuis sa mise en service, en 2001, le Charles de Gaulle a, ainsi, réalisé 10 missions, dont 6 en Afghanistan, avant de participer à l’intervention en Libye (Harmattan) en 2011, où il a cumulé en 145 jours consécutifs la moitié des sorties de combat de l’aviation française. Puis il y a eu les missions Arromanches, qui ont une nouvelle fois démontré la flexibilité de cet outil militaire et diplomatique unique en Europe. « Le Charles de Gaulle est d’abord un outil de combat très mobile, très puissant, servi par des compétences rares. En 15 ans, il a conduit 10 missions opérationnelles dans l’arc de crise, 40.000 catapultages et l’équivalent de 23 tours du monde. Cette puissance et cette mobilité me semblent particulièrement adaptées au paysage stratégique d’aujourd’hui. Les crises s’enchaînent sur des théâtres qui évoluent continument. L’arme de la réaction urgente et puissante, l’arme du sursaut d’effort, c’est le porte-avions », estime l’amiral Christophe Prazuck, Chef d’état-major de la marine française.



Premier déploiement en mode « tout Rafale »

Cette dernière mission du Charles de Gaulle n’a pas dérogé à la règle. A ceci près que la force de frappe embarquée n’a jamais été aussi puissante puisque, pour la première fois, le bâtiment embarquait une composante de chasse uniquement constituée de Rafale Marine suite au retrait du service, en juillet dernier, des derniers Super Etendard Modernisés (SEM). Deux flottilles de Rafale Marine (11F et 12F) ont pris place à bord, soit en tout 24 appareils, auxquels il faut ajouter deux avions de guet aérien embarqué Hawkeye (4F) et quatre hélicoptères, deux Dauphin et une Alouette III de la 35F, ainsi qu’un Caïman Marine de la 31F. C’était d’ailleurs la première fois que le NH90 français était intégré dans le groupe aérien embarqué (GAE).



480 sorties et 2700 heures de vol

En deux mois et demi, les avions ont réalisé 480 sorties pour 2700 heures de vol au profit de la coalition (auxquelles s'ajoutent 400 heures , dont une grosse moitié en Irak et le reste en Syrie. Un chiffre très élevé à comparer, ce n’est pas inutile, à l’activité du porte-avions américain USS Dwight D. Eisenhower, lui aussi engagé contre Daech et qui a mené depuis le Golfe, de fin juin à fin novembre, 1770 sorties de combat. Or, le bâtiment de l’US Navy est non seulement bien plus gros que le Charles de Gaulle (près de 100.000 tonnes contre 40.000) mais dispose d’un nombre d’avions de combat deux fois plus important.  

La performance de la marine française est donc réelle, et ses capacités comme son efficacité sont, il faut le souligner, régulièrement salués par les Américains, les deux flottes ayant ces dernières années atteint un niveau d’interopérabilité inédit. Un destroyer de l’US Navy, le Ross, a d’ailleurs fait partie de l’escorte du Charles de Gaulle jusqu’au 25 octobre, avant que le Mason rejoigne le GAN un mois plus tard.



Nombreux mouvements au sein du GAN

La composition du groupe aéronaval, ou Task Force 473, a d’ailleurs sensiblement évolué au cours de la mission. Début novembre, le Cassard a été remplacée par le Forbin, alors que le Chevalier Paul et la frégate allemande Augsburg quittaient la flotte mi-novembre, au moment où arrivait le La Fayette, remplacé peu après par le Guépratte. La frégate anti-sous-marine Jean de Vienne a, quant à elle, effectué toute la mission, la TF 473 étant en outre composée d’un sous-marin nucléaire d’attaque et du ravitailleur Marne, qui a approvisionné les unités de combat en combustible, vivres et munitions. S’y ajoutait un avion de patrouille maritime Atlantique 2, basé à Paphos (Chypre) et dédié à la couverture du GAN, en plus d’un second ATL2 intervenant en Irak et en Syrie dans le cadre de missions de reconnaissance, de renseignement et de bombardement.




Les Jean de Vienne, Cassard, Charles de Gaulle et Ross 







 
















Tous ces moyens permettent de garantir la complète liberté d’action du Charles de Gaulle en assurant sa protection contre toute menace ou interférence aérienne, sous-marine ou de surface. En plus des 2700 heures de vol au profit de la coalition, on notera que les Rafale Marine et Hawkeye, ainsi que l'ATL2 positionné à Chypre, ont réalisé 400 heures supplémentaires afin d'assurer la maîtrise mais aussi la connaissance de l'espace aéromaritime autour du GAN. Chaque bâtiment et aéronefs, grâce à ses senseurs, contribue en effet à établir la situation tactique sur une large zone et permet de recueillir des renseignements très précieux sur l’environnement aérien, maritime et terrestre. Depuis le début de la crise syrienne, la Marine nationale maintient d’ailleurs une présence permanente en Méditerranée orientale, afin de participer en complément d’autres moyens au suivi de la situation.



1600 objectifs détruits en deux ans

C’est pour mémoire le 19 septembre 2014 que la France a lancé l’opération Chammal, rejoignant une coalition internationale comprenant aujourd’hui 60 pays luttant contre Daech. Au Levant, les armées françaises forment et appuient les forces locales engagées dans les combats au sol contre le groupe terroriste, qu’il s’agisse des troupes irakiennes ou encore des Kurdes en Syrie. Aux côtés des autres moyens internationaux, rassemblés au sein de l’opération Inherent Resolve (OIR), les avions français frappent les capacités militaires, logistiques et de commandement des djihadistes. L’armée de l’Air le fait de manière permanente depuis plus de deux ans, ses appareils intervenant à partir de la base française d’Abu Dhabi, et depuis la Jordanie. Aujourd’hui, 12 Rafale Air sont engagés et régulièrement renforcés par les avions de l’aéronautique navale, qui seront d’ailleurs peut-être déployés sur ces bases pendant le second arrêt technique majeur du Charles de Gaulle, qui va durer 18 mois.

Le bilan aviateurs et marins est en tous cas assez impressionnant puisque depuis septembre 2014, les forces armées françaises ont effectué plus de 5000 sorties, réalisé plus de 1000 frappes et neutralisé quelques 1600 objectifs en Irak et en Syrie. Second contributeur de la coalition après les Etats-Unis, la France totalise environ 15% des bombardements au sein de l’OIR. A cela s’ajoute l’action de la Task Force Wagram, unité de l’armée de Terre qui appuie avec ses canons Caesar les forces irakiennes engagées dans la reconquête de Mossoul et qui ont effectué plus de 150 frappes d’artillerie depuis la mi-octobre. 





Un effort coordonné avec les offensives terrestres


Le déploiement du Charles de Gaulle, qui avec ses 24 Rafale Marine a permis de tripler les moyens aériens de combat mobilisés par la France sur ce théâtre, est d’ailleurs intervenu à point nommé pour augmenter les moyens aériens de la coalition au moment où les forces irakiennes engageaient la bataille de Mossoul, dernier grand fief irakien de Daech, confronté peu après à une offensive kurde vers sa capitale syrienne de Raqqa.

« L’action de la France et de ses alliés porte aujourd’hui ses fruits : Daech a perdu une bonne partie des territoires qu’il contrôlait. En Irak, les premières lignes de défense de Mossoul sont percées, et en Syrie les Forces démocratiques syriennes se rapprochent de Raqqa. Les progrès sont significatifs mais la lutte doit se poursuivre avec constance et détermination jusqu’à l’éradication de ce mouvement terroriste », indiquait l’Elysée vendredi dernier, à l’occasion de la venue du président de la République sur le Charles de Gaulle, qui a salué l’engagement des militaires français pour défendre le pays et faire reculer le terrorisme. 

Au moment de la visite du chef de l'Etat, 4000 militaires français, dont 2800 sur les différentes unités du groupe aéronaval, étaient alors mobilisés au sein de l'opération Chammal.

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Comment sont organisées les frappes de la coalition ? - dossier suite

Message par corsair le Jeu 15 Déc - 10:02

14/12/2016

Comment sont organisées les frappes de la coalition ?

En Irak et en Syrie, la France fait partie d’une vaste coalition, forte aujourd’hui de 60 pays, engagée contre Daech. C’est au sein de l’opération internationale Inherent Resolve (OIR) que s’intègrent les moyens de l’opération française Chammal, dont a fait partie pendant plus de deux mois la Task Force 473, c’est-à-dire le groupe aéronaval français.

Concrètement, en ce qui concerne le volet aérien de l’OIR, les forces françaises sont placées sous le contrôle tactique du CAOC (Combined Air Operations Centre), implanté à Al Udeïd, au Qatar. C’est cette structure qui pilote l’ensemble des moyens mis à disposition par les pays membres de la coalition pour réaliser des frappes, des missions de surveillance et de renseignement (ISR), ou encore des ravitaillements en vol. « Notre rôle consiste à fournir en temps et en heure les capacités demandées par le CAOC », explique un officier d’état-major de la TF473. Au Qatar, les opérations sont dirigées par les Américains mais des officiers de liaison français sont intégrés à la structure, avec un droit de regard, pour tenir compte en particulier des « limitations politiques » fixées par Paris. 

De là, les appareils français mènent comme leurs homologues alliés différentes missions, avec pour les frappes deux types d’engagements principaux.




Les frappes planifiées

D’abord, les actions planifiées. « Une cible est définie à l’avance et frappée au moment jugé le plus opportun. Cela demande parfois une très longue préparation. La validation de la cible peut prendre plusieurs semaines, afin de vérifier si elle est cohérente et compatible avec la campagne, tout en vérifiant qu’il n’y aura pas de dommages collatéraux ». A partir des cibles actées, la coalition propose aux pays engagés de frapper certains objectifs. Ceux-ci sont validés « au plus haut niveau par les nations qui acceptent, la répartition des cibles se faisant en fonction des efforts fournis par les nations et en tenant compte des restrictions de chacun, par exemple ceux qui ne frappent pas en Syrie ». Les objectifs sont définis par le CAOC après une longue phase de renseignement, menée via tous les moyens disponibles (reconnaissances aériennes et spatiales, contacts locaux, forces spéciales…) Elles donnent ensuite lieu à une minutieuse préparation, qui conduit parfois à des missions très complexes. 
Ce fut par exemple le cas dans la nuit du 15 au 16 octobre, lorsque les Rafale de l’armée de l’Air et ceux de la Marine nationale ont mené peu avant l’offensive sur Mossoul une opération conjointe pour détruire une usine de fabrication d’engins explosifs (IED) de Daech située à une trentaine de kilomètres au sud de la ville. Huit missiles de croisière Scalp EG, permettant de neutraliser à grande distance et avec une précision extrême des cibles durcies, ont été tirés. Le raid, mené avec succès, a mobilisé 8 avions, soit 3 Rafale Air partis de Jordanie, ainsi que 4 Rafale Marine et un avion de guet aérien Hawkeye du Charles de Gaulle. 
Une autre opération du même type a été menée le 29 novembre par 4 Rafale Air et 2 Rafale Marine, qui ont mis en œuvre 8 Scalp EG ayant permis selon l’Etat-major des armées de détruire une installation de production et de stockage d’armes, notamment chimiques, au sud-ouest de Raqqa.






Le soutien aux troupes terrestres


L’autre grand type d’engagement mené par la chasse réside dans les missions CAS (Close Air Support), en clair le soutien aérien aux troupes engagées contre les terroristes. Il s’agit d’appuyer les forces terrestres pour faciliter leur progression ou neutraliser les positions qui les attaqueraient. Dans ce cadre, les avions de la coalition quadrillent les secteurs qui leur sont attribués et se mettent à disposition des troupes au sol quand celles-ci ont un contact avec l’ennemi.

Dans le cas de l’Irak, un Tactical Operation Center (TOC) se trouve près de la ligne de front et comprend un Joint Tactical Air Control (JTAC). Ce dernier reçoit les demandes d’appui aérien des soldats irakiens et va préparer la frappe pour qu’elle ait lieu le plus rapidement possible. Le recours aux moyens de renseignement, comme des drones et avions présents dans la zone, permet d’obtenir une confirmation visuelle des cibles. Le JTAC prend contact avec le CAOC, chargé du suivi et de la validation de toutes les frappes. Celles des missions CAS doivent recevoir l’accord du représentant irakien au sein de l’état-major américain, mais aussi, comme pour les opérations planifiées, de celui du pays auquel appartient l’avion chargé de traiter l’objectif.



Frappes d'opportunité

Le processus est identique pour les frappes d’opportunité, c’est-à-dire lorsqu’un avion perçoit une activité suspecte et qu’il est possible de la classifier comme hostile de façon certaine, ce qui n’est évidemment pas toujours simple. Quant au soutien aérien aux forces terrestres autres que celles de l’armée irakienne, comme les combattants kurdes, la structure est plus légère, avec seulement une fonction JTAC auprès de ces unités, mais la procédure est ensuite la même.

Un processus très strict

Celle-ci est donc extrêmement cadrée et la chaine décisionnelle, très stricte, implique tous les acteurs concernés et permet à chaque pays engageant des forces de conserver la décision finale sur l’emploi de ses moyens. Le schéma est assez lourd et, compte tenu du degré de vérification des cibles comme des précautions prises pour éviter les dommages collatéraux, des djihadistes échappent sans nul doute aux bombardements, du moins ceux de la coalition, car d’autres pays intervenant dans la région ne s’embarrassent pas d’autant de considérations. L’efficacité peut donc s’en trouver amoindrie mais, estiment les militaires, c’est le seul moyen de réduire au maximum les risques de pertes civiles.


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Le Charles de Gaulle de retour à Toulon - Dossier suite

Message par corsair le Jeu 15 Déc - 10:03

15/12/2016

Le Charles de Gaulle de retour à Toulon




Le groupe aéronaval français est rentré hier matin à Toulon après deux mois et demi de déploiement en Méditerranée orientale. En dehors du porte-avions Charles de Gaulle, les frégates Jean de Vienne et Guépratte, ainsi que le bâtiment de commandement et de ravitaillement Marne, ont également retrouvé la base navale varoise. Le Forbin, qui assurait depuis la mi-novembre la défense aérienne du GAN, est quant à lui toujours en opération, étant parti pour une longue mission de cinq mois qui devrait le conduire dans différentes eaux.







Un sous-marin nucléaire d’attaque, les frégates Cassard, Chevalier Paul et Augsburg (Allemagne), les destroyers américains USS Ross et USS Mason, ainsi qu’un avion de patrouille maritime Atlantique 2, ont également été intégrés au GAN pendant tout ou partie de la mission Arromanches 3.

Pour mémoire, le groupe aérien embarqué, notamment constitué de 24 Rafale Marine des flottilles 11F et 12F, ainsi que deux avions de guet aérien embarqué E-2C Hawkeye, a effectué 480 sorties et 2700 heures de vol au profit de la coalition internationale contre Daech en Irak et en Syrie. Ces appareils ont rallié leurs bases bretonnes de Landivisiau et Lann-Bihoué avant le retour du Charles de Gaulle à Toulon. Quant aux quatre hélicoptères embarqués sur le porte-avions, deux Dauphin Pedro et une Alouette III de la 35F, ainsi qu’un Caïman Marine de la 31F, ils ont retrouvé la base d’aéronautique navale d’Hyères.

Après avoir effectué son troisième déploiement en deux ans, et cumuler plus de 240 jours de mer depuis novembre 2015, dont 200 en opérations, le Charles de Gaulle va maintenant se préparer pour son second arrêt technique majeur, qui sera doublé d’une rénovation de nombreuses installations et systèmes. Le bâtiment, après une importante phase de préparation, en vue notamment des opérations de rechargement de ses deux cœurs nucléaires, doit entrer en février en cale sèche pour une période de 15 mois. Suivront trois mois d’essais avant la remontée en puissance du porte-avions et de l’ensemble du groupe aéronaval, prévu pour être de nouveau disponible au second semestre 2018.



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Charles de Gaulle : Succès du passage au tout Rafale - dossier suite

Message par corsair le Jeu 15 Déc - 10:05

15/12/2016

Charles de Gaulle : Succès du passage au tout Rafale



C’était l’un des grands enjeux du déploiement en Méditerranée orientale du Charles de Gaulle, avec une chasse embarquée pour la première fois uniquement constituée de Rafale Marine suite au retrait du service des Super Etendard Modernisés (SEM) l’été dernier. Quinze ans après sa mise en service, en 2001, le porte-avions français a pu opérer dans la configuration pour laquelle il a été conçu.  Alors qu’un groupe aérien embarqué (GAE) mixte de 8 SEM et 18 Rafale (nombre record jusque-là) était à bord au cours de la dernière mission Arromanches, de novembre 2015 à mars 2016, il y avait cette fois 24 Rafale à bord, avec en plus deux avions de guet aérien embarqué E-2C Hawkeye et quatre hélicoptères, dont un Caïman Marine, autre nouveauté importante puisque le NH90 français n’avait pas encore été intégré dans le GAE. « C’est la première fois depuis que le Charles de Gaulle est opérationnel que le groupe aérien embarqué est constitué comme cet outil avait été imaginé et pensé. Nous atteignons aujourd’hui la pleine puissance de ce que l’on souhaite faire. Par rapport aux déploiements antérieurs, le delta réside dans la différence très importante des capacités de projection de puissance du Rafale, qui dispose d’un rayon d’action, d’une capacité d’emport et de capteurs bien supérieurs au SEM, tout en étant polyvalent », rappelle le commandant du groupe aérien embarqué (COMGAE), le capitaine de vaisseau Jean.



La possibilité d’embarquer 30 Rafale

Le passage au « tout Rafale » constituait un vrai challenge et un certain nombre de mauvaises langues estimaient que le Charles de Gaulle aurait bien du mal à mettre en œuvre et soutenir autant d’avions de ce type. Mais après deux mois et demi d’opérations intensives contre Daech en Irak et en Syrie, le défi a été plus que relevé. « Je n’ai jamais douté du fait que cela puisse marché mais nous l’avons démontré. Avec 24 Rafale, nous avons un système hyper-fluide qui fonctionne très bien », se félicite le commandant du groupe aéronaval. 
Et le contre-amiral Le Bas, qui rappelle que le Charles de Gaulle a été initialement conçu pour mettre en oeuvre 40 aéronefs, se dit « sûr que nous pouvons monter à 30 Rafale, voire plus ». Un avis partagé par le COMGAE : « 30 avions ça ne me fait absolument pas peur ! », lance-t-il, alors que le commandant du Charles de Gaulle, le CV Malbrunot, est tout aussi confiant : « 30, c’est certain que nous pouvons le faire et je pense que nous pouvons aller au-delà moyennant une organisation adaptée. En tous cas, nous sommes parfaitement à l’aise avec nos 24 Rafale, nos 2 E2-C et notre Caïman ».





Les marins pensent en fait qu’il serait sans doute possible, le cas échéant, d’embarquer trois flottilles complètes de Rafale, soit 36 avions en tout, et une quarantaine d'aéronefs avec les Hawkeye et hélicoptères. En cas d’engagement dans une crise ou un conflit majeur, cela offrirait une force de frappe considérable, mais il convient aussi de ne pas saturer les installations aéronautiques du porte-avions ou, du moins, de ne pas obérer une certaine souplesse au profit du nombre, d’autant que la polyvalence du Rafale lui permet de remplir tous les profils de missions. « C’est une question de juste équilibre en fonction de l’engagement. Plus d’avions ne signifie d’ailleurs pas forcément plus de vols », commente le COMGAE. « Cela offre la possibilité de mener des raids massifs mais cela apporte surtout plus de souplesse et moins d’urgence, en laissant le temps aux techniciens de mener les interventions nécessaires et de mieux réfléchir à la gestion du parc »
Bien entendu, la perspective de pouvoir si besoin embarquer plus de 30 avions de combat dépend aussi de la capacité de l’aéronautique navale à fournir autant d’appareils. Car les réductions budgétaires ont largement amputé le programme, la Marine nationale ne disposant aujourd’hui que de 42 Rafale, sur les 46 livrés depuis 1999 (les M18, M22, M24 et M25 ont été perdus accidentellement entre 2009 et 2012). On est donc bien loi des 86 initialement prévus et, même si le programme de rénovation des 10 premiers Rafale Marine, livrés au standard F1, s’achèvera l’an prochain, il ne reste plus dans la commande de Rafale en cours que deux avions navalisés, les M47 et M48, qui n’intègreront probablement pas les flottilles avant 2020. Sachant qu’il faut compter avec les périodes de maintenance, l’attrition naturelle au fil des années et que trois Rafale Marine sont mis à disposition de l’escadron de transformation de Saint-Dizier, le parc parait donc clairement sous-dimensionné.  





Valider les capacités avant l’arrêt technique

En attendant que ce problème soit solutionné, ce qui pourrait être le cas au cours de la prochaine décennie puisque le Charles de Gaulle s’est largement révélé au cours des derniers engagements militaires de la France comme un outil indispensable, la marine fait avec les moyens dont elle dispose. Et déjà, il fallait donc valider le passage au tout Rafale sur le Charles de Gaulle.

Si à bord du porte-avions comme dans les flottilles, on était depuis un bon moment confiant dans la capacité du porte-avions à opérer selon ses spécifications d’origine, il convenait bien entendu de le vérifier. D’où l’intérêt de la mission Arromanches 3, qui n’était pas prévue initialement, le bâtiment devant débuter en septembre son second arrêt technique majeur, doublé d’une refonte. Un chantier titanesque qui l’immobilisera pendant un an et demi et a finalement été repoussé de cinq mois. Ce qui a permis au groupe aéronaval français de mener un déploiement supplémentaire, arrivé à point nommé pour accentuer le soutien aérien aux troupes irakiennes et kurdes engagées contre Daech, en particulier à Mossoul et autour de Raqqa.  





Gérer le même espace avec des avions plus gros

De quoi donc vérifier cette capacité en opération car le Charles de Gaulle, dont la découpe de la première tôle remonte à 1987, a été conçu à une époque où les marins n’avaient pas de retour d’expérience sur le Rafale, en particulier dans le domaine de la maintenance, très différente de celle du SEM. De plus, sans parler du fait que la Marine nationale souhaitait encore au début des années 90 l’achat de F/A-18 américains alors que le porte-avions n’en était qu’au début de sa construction, le passage du Super Etendard au Rafale implique une évolution sensible en termes d’encombrement. 
Le nouvel avion est, en effet, nettement plus gros que son aîné et c’est un biréacteur, alors que le SEM ne disposait que d’un unique moteur. « Nous avons en gros le même nombre d’avions qu’avant mais l’encombrement n’est pas le même. 
Le Rafale est plus large et n’a pas comme le Super Etendard des ailes repliables. Il a donc fallu se réapproprier l’espace », explique le capitaine de frégate Benoît, chef du pont d’envol et du hangar. Au PC Pont d'Envol, les chiens jaunes disposent, entre autres, d'un moyen très simple pour gérer le rangement : Les plans des installations sur lesquels sont disposés les profils des avions, à leur emplacement exact à cet instant. Des pastilles de couleurs sont posées sur chaque profil, blanc ou rouge selon la flottille d'appartenance, afin de connaître son état exact (disponibilité, armement, combustible...) 



Répartition des appareils dans le hangar  Le hangar fut l’un des grands enjeux du passage au « tout Rafale » car c’est là que les équipes techniques des flottilles assurent la maintenance et les réparations des appareils. Desservant le pont d’envol au moyen de deux ascenseurs, ce vaste espace de 3900 m² mesure environ 138 mètres de long pour 29 mètres de large, avec un peu plus de 6 mètres de hauteur sous plafond. 
Il est organisé en deux demi-hangars pouvant être séparés en déployant une grande cloison pare-feu en cas d’incendie. « Avant, nous séparions les types d’avions. Les SEM, qui nécessitaient plus de travaux sur les cellules, étaient logés dans le hangar arrière alors que les Rafale, immobilisés moins longtemps du fait de leur système de maintenance, étaient mis à l’avant. Aujourd’hui, nous répartissons l’espace entre flottilles de Rafale, l’une à l’avant, l’autre à l’arrière, et l’on complète avec les Hawkeye et les hélicoptères ».  



Avec le départ des SEM, tout a en fait commencé par un grand ménage : « On a tout sorti et, une fois les équipements liés au Super Etendard partis, nous avons regardé ce qui servait et ne servait pas avant de tout réorganiser. Pour dégager de la place, nous avons notamment remonté beaucoup de matériel sur les mezzanines qui entourent les hangar, ce qui a libéré des surfaces au sol ».

Une logistique impressionnante

Il faut imaginer que ce hangar, doublé d’ateliers, bancs d’essais, magasins et soutes, c’est un gigantesque garage aéronautique, dans lequel travaillent les équipes techniques des flottilles, déployées avec les avions quand le Charles de Gaulle quitte Toulon. « Nous avons le même soutien qu’à la base et pour effectuer nos missions, qui durent plusieurs mois, nous embarquons un million de pièces de rechange, avec 40.000 références, de la goupille au moteur M88 de Rafale. S’y ajoutent des ravitaillements réguliers, soit par un bâtiment logistique, soit par voie aérienne. Nous avons tous les moyens techniques et les compétences humaines pour entretenir, réparer et régénérer en toute autonomie et dans la durée les appareils et leurs systèmes », détaille le capitaine de frégate Loïs, commandant adjoint Soutien technique aéronautique du porte-avions. « Le passage au tout Rafale est marqué par le fait que ces avions sont plus grands que ne l’étaient les SEM. En gros, deux Rafale prennent la place de trois SEM. Cela impose une certaine gymnastique qui nécessite une bonne organisation pour gérer les priorités au plus juste et, ainsi, ne pas gâcher de place ».







Maintenance facilitée

En clair, les avions sont disposés selon les interventions dont ils doivent faire l’objet et le temps que cela prendra. Evidemment, si le Rafale occupe plus de place et qu’il faut un stock de moteurs plus important, le départ du SEM génère des avantages : « Nous avons moins de types de pièces détachées, donc on y gagne, et c’est la même chose pour le matériel de soutien ». De plus, la maintenance du Rafale change radicalement de celle de son aîné : « Le concept d’entretien est différent, c’est de la maintenance en continu avec des aides au diagnostic ». Le nouvel avion est, ainsi, doté d’un système intelligent qui détecte les pannes, y compris des évènements mineurs dont le pilote n’a pas eu connaissance durant sa mission. Lorsque l’avion est de retour sur le Charles de Gaulle, ces données sont analysées et les techniciens, qui ont notamment à leur disposition le banc Mermoz (permettant de tester les systèmes électroniques du Rafale) savent précisément l’état et le potentiel de tous les systèmes ainsi que les interventions à réaliser. Du coup, « les dépannages sont bien plus rapides ».



« Cet avion est arrivé à un vrai niveau de maturité »

Avec le départ du SEM et la standardisation Rafale, les équipes techniques des deux flottilles de chasse du GAE, puisqu’elles travaillent sur les mêmes avions, peuvent également s’entraider, ce qui n’empêche pas une réelle émulation entre les marins de la « La Furieuse » 11F et les « Canards » de la 12F, avant que « La Glorieuse » 17F, qui vient d’effectuer sa transformation sur Rafale, embarque à son tour lors de prochains déploiements. Il convient aussi de souligner que le passage au tout Rafale s’appuie maintenant sur une solide expérience puisque l’appareil de Dassault Aviation est en service depuis 2001 dans la Marine nationale. « Nous avons des Rafale depuis 15 ans donc une excellente connaissance de cet avion qui est arrivé à un vrai niveau de maturité. C’est cette parfaite connaissance de la machine, qui en est aujourd’hui à son troisième standard, et l’expertise du personnel, qui permettent de bien l’entretenir, être réactif, connaître le lot précis de pièces détachées à emmener… », explique le COMGAE.

Un taux de disponibilité remarquable

Le CV Jean souligne par ailleurs la disponibilité remarquable des 24 Rafale présents à bord. Après deux mois et demi d’opération, près de 500 sorties et 2700 heures de vol pour les avions du GAE, le taux de disponibilité des Rafale est de 94% et celui des Hawkeye supérieur à 90%. Un niveau à faire pâlir d’envie n’importe quelle force aérienne.

« Avec le Rafale, la maintenance est un vrai atout car elle va vite. C’est un avion fiable, facile à dépanner et qui dispose maintenant d’une maintenance aboutie. Avec lui, il n’y a pas de surprise », renchérit le CF Benoit, qui s’appuie aussi sur cet atout pour maximiser le potentiel des installations aéronautiques.





Pont d’envol : de multiples configurations testées

La gestion du stockage et des flux d’appareils dans le hangar s’est d’ailleurs doublée d’une autre gymnastique, intimement liée, celle des manœuvres sur le pont d’envol. Là aussi, il a fallu se réorganiser pour gérer au mieux le parking et les mouvements des avions. « Sur le pont, on arrive à tout mettre sans problème particulier. Nous avons testé un maximum de configurations différentes pour voir ce qui marche et ce qui est le plus efficace. On définit des emplacements types autour desquels on va évoluer en fonction des besoins. Il n’y a pas de schéma figé, il faut être novateur et utiliser intelligemment toute la place disponible ». Et le chef des chiens jaunes entend bien poursuivre ses tests jusqu’au retour à Toulon afin d’emmagasiner un maximum d’expérience sur la gestion spatiale du tout Rafale avant l’arrêt technique du porte-avions. « Nous saurons alors exactement combien d’appareils on peut stocker dans le hangar et sur le pont suivant telle ou telle situation et je préciserai les configurations qui me semblent les plus intéressantes. Notre document de référence va donc évoluer avec de nouvelles places de principe ».   



Un étonnant jeu de « Tetris »

Alors que le hangar peut accueillir une jusqu'à vingtaine d’appareils et que l’ensemble du GAE a été placé sur le pont pour les besoins d’un shooting aérien, ranger les avions dans un espace somme toute très réduit s’apparente souvent à un vrai jeu de « Tetris », surtout dans le hangar, où les Rafale, de forme triangulaire, peuvent être entreposés tête-bêche les uns contre les autres. Et sur le pont d’envol aussi, il y a parfois des configurations étonnantes. « Nous avons notamment beaucoup travaillé sur les retours de pontées, en testant des pontées massives de 20 Rafale avec pour objectif de voir comment optimiser l’espace sur le pont d’envol. Nous avons entre autres validé la possibilité de mettre 13 avions en parking avant, tout en laissant libres la piste oblique et la catapulte latérale », précise le commandant du porte-avions, qui salue « le travail remarquable effectué en symbiose par les équipes techniques et de pont d’envol ».

Le déploiement a par ailleurs permis de valider la logistique en termes d’armement, sachant que le Rafale offre une capacité d'emport doublée par rapport au SEM (10 tonnes au lieu de 5). « Les capacités des soutes correspondent bien à ce qui avait été anticipé lors de la conception du porte-avions », estime le CF Loïs. Bombes de 250 kilos, armements air-sol modulaires (AASM), missiles de croisière Scalp EG et autres missiles air-air-Mica ont défilé depuis septembre sur le pont d’envol afin d’être fixés sur les Rafale. S’y ajoutent d’autres systèmes, comme le pod de désignation d’objectifs Damoclès, la nacelle de reconnaissance RECO NG ou les équipements permettant à certains avions d'assurer la fonction de « nounou », c'est-à-dire le ravitaillement en vol d'autres appareils. « Le système et les équipes sont parfaitement rôdés, tout s’est déroulé sans problème. On avait déjà le savoir-faire du Rafale et, même si nous avons plus d’avions de ce type à bord et que leur capacité d’emport est nettement supérieure à celle des SEM, nous gardons les mêmes méthodes et le même fonctionnement parce que cela marche », souligne le chef du pont d’envol et du hangar, qui note que cette petite révolution capacitaire s’est finalement déroulée de manière fluide. « Nous avions l’expérience et nous nous y étions largement préparés. Au final, il ne nous aura guère fallu plus de 15 jours pour nous approprier ce nouvel environnement ».











La reprise de 2018 en ligne de mire

Un challenge réussi sur la base duquel la Marine nationale peut maintenant préparer sereinement l’arrêt technique majeur de son porte-avions. Un chantier qui verra notamment les installations aéronautiques modifiées, ce qui facilitera l'accueil d'un nombre plus conséquent de Rafale. Les locaux seront aussi définitivement adaptés à cet avion et à ses prochaines évolutions dans le cadre du standard F3R, qui comprend par exemple le nouveau missile de supériorité aérienne Meteor, prévu pour entrer en service en 2018.

Grâce à la mission Arromanches 3, quand les marins reprendront en main leur bâtiment, qui doit réintégrer la flotte mi-2018, la remontée en puissance dans cette nouvelle configuration sera facilitée par toute l’expérience engrangée ces derniers mois. Pour le pacha du Charles de Gaulle : « Cela a été très important de pouvoir faire ce déploiement avant l’arrêt technique car nous avons pu apprivoiser le fonctionnement avec une GAE constitué uniquement de Rafale. Cela nous permet de pouvoir préparer au mieux la reprise de 2018, en ayant fait bien plus que dégrossir le travail ».



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Après la refonte du porte-avions Charles de Gaulle, le maintien de certaines compétences sera compliqué

Message par corsair le Ven 16 Déc - 8:25

15/12/2016

Après la refonte du porte-avions Charles de Gaulle, le maintien de certaines compétences sera compliqué



À force de rogner sur le budget de la Défense sans que cela ait eu le moindre effet sur le montant de la dette publique (passé, entre 2004 et 2016, de 64,9% à 96,1% du PIB), l’on se trouve maintenant dans une situation où de nombreux programmes d’équipements critiques restent encore à financer.

Par exemple, pour la Marine nationale, il est devenu urgent de lancer le programme BATSIMAR (bâtiment de surveillance et d’intervention unique) qui, destiné à renouveler la flotte de patrouilleurs hauturiers, a régulièrement renvoyé aux calendes grecques, avec le risque de « ruptures temporaires de capacité », alors que la France dispose de second domaine maritime mondial.

« Le nombre de nos patrouilleurs en service est à peu près l’équivalent de deux voitures de police pour surveiller le territoire de la France », a commenté Patrick Boissier, le président du groupement des industries de construction et activités navales (GICAN), lors d’une audition à l’Assemblée nationale.

Pas moins important que le précédent, le programme FLOTLOG doit aussi être impérativement lancé à court terme. Il est « indispensable en raison de l’ancienneté des trois pétroliers ravitailleurs en activité, qui ne seront bientôt plus capables de remplir leurs missions », a souligné M. Boissier. Et sans pétrolier-ravitailleur, il sera compliqué d’envoyer un groupe aéronaval en mission…

D’ailleurs, le lancement des travaux pour un nouveau porte-avions est tout aussi essentiel. Faute de quoi, l’industrie navale française risque de perdre des compétences clés pour construire de tels navires.

« Il faut au moins dix ans pour faire un porte-avions ; il n’est pas trop tôt pour y penser. Le Charles-de-Gaulle sera retiré du service vers 2040. Il faut commencer à travailler sur le porte-avions du futur, si nous ne souhaitons pas perdre les compétences de DCNS et des équipementiers pour réaliser un porte-avions », a en effet avancé M. Boissier.

Le problème se posera après la refonte, à mi-vie, du Charles-de-Gaulle, en particulier pour les compétences critiques dites « orphelines ». Ainsi, a expliqué Hervé Guillou, vice-président du GICAN et Pdg de DCNS, l’une d’entre-elles concerne « les installations d’aviation des porte-avions ».

En effet, après la refonte du Charles-de-Gaulle, « nous n’aurons plus rien pour occuper les équipes gérant l’installation d’aviation, sauf de l’entretien courant », a expliqué M. Guillou. Or, a-t-il ajouté, « si nous voulons un jour un autre porte-avions, nous ne pouvons nous permettre de perdre des capacités de maîtrise des systèmes embarqués. »

Un autre exemple de ces compétences dites orphelines porte sur la propulsion nucléaire. « Nous ne trouverons pas de marché pour entretenir ces compétences et, si nous voulons être capables de reconstruire un jour un porte-avions nucléaire, Areva TA et nous-mêmes avons besoin d’entretenir ces compétences avec de vrais projets et pas seulement des études », a fait valoir le vice-président du GICAN.

Cela étant, M. Guillou ne se fait aucune illusion : « Au point où nous en sommes, a-t-il dit, il importe peu que l’on construise le deuxième porte-avions en 2020 ou en 2025 : la rupture interviendra avant. Elle est assurée au deuxième semestre 2018″, en particulier pour « tout ce qui concerne les installations d’aviation. »

Aussi, les études sur ce deuxième porte-avions devront quand même lancées sans tarder, c’est à dire en 2020-2022, s’il doit être mis en service en 2033 ou 2035. « Mais il faut tenir d’ici là! Voilà pourquoi je souhaite que, dès cette LPM [Loi de programmation militaire, ndlr], des flux d’activités soient prévus, qui ne doivent pas se limiter à la réalisation d’études papier : il y va de notre capacité à construire des objets complexes aux normes de sûreté modernes », a fait valoir M. Guillou.

Car, a-t-il souligné, pour garder du personnel compétent, encire faut-il qu’il fasse des « choses ». Et « ce n’est pas en 2020 ou en 2022 qu’il faudra se poser cette question ! Si nous ratons la fenêtre de 2018, nous nous exposerons à de gros problèmes par la suite. C’est le point critique », a-t-il estimé.

Par ailleurs, le Pdg de DCNS a soulevé un autre problème : le manque de chaudronniers. L’industrie navale peine en effet à en recruter, tout simplement parce que le système éducatif d’en forme pas assez.

« Nous avons alors le choix entre deux mauvaises solutions : soit on fait fabriquer des morceaux entiers de nos navires en Estonie ou en Roumanie, soit on importe des travailleurs étrangers, ce qui est toujours compliqué à gérer. Il faut donc redémarrer un cycle et un pipeline de formation », a-t-il dit.

Aussi, DCNS et le GICAN ont pris des initiatives pour répondre à ce besoin spécifique (on parle du recrutement de 300 chaudronniers par an), alors que l’offre « sur le marché est complètement dispersée, entre trente ou quarante systèmes de formation professionnelle. »

Dans un premier temps, il s’agit de « redonner de l’attractivité aux filières industrielles, aujourd’hui vécues dans l’Éducation nationale comme des filières d’échec » et de miser sur « l’ascenseur social », la « fragmentation du système éducatif ayant supprimé toute continuité entre les professions ouvrières et les techniciens. » Une nécessité pour M. Boissier car « nous sommes obligés d’embaucher de jeunes ingénieurs à l’extérieur, qu’il faut reformer, plutôt que de recruter des techniciens maison » et que « ce n’est pas compétitif ».


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La frégate de taille intermédiaire pourra évoluer afin de mettre en oeuvre des missiles de croisière

Message par corsair le Ven 16 Déc - 8:26

15/12/2016

La frégate de taille intermédiaire pourra évoluer afin de mettre en oeuvre des missiles de croisière



La Loi de programmation militaire 2014-2019 actualisée a réduit la commande de frégates multimissions (FREMM) à 8 exemplaires et prévu l’acquisition de 5 frégates de taille intermédiaire (FTI), qui seront des navires moins imposants (de l’ordre de 4.000 tonnes) et sans doute plus facilement exportables.

Seulement, comme l’a souligné Patrick Boissier, le président du groupement des industries de construction et activités navales (GICAN), lors d’une audition à l’Assemblée nationale, l’étalement des livraisons et « la réduction de cible des FREMM » va « mécaniquement » entraîner « l’augmentation du coût unitaire de ces navires », imposer « la prolongation de navires anciens », le tout avec des « risques de rupture capacitaire. »

En outre, si les FREMM sont en mesure de mettre en oeuvre le missile de croisière naval (MdCN), ce ne sera pas le cas de ces FTI. Or, le déploiement d’un navire ayant la capacité de frapper dans la profondeur des cibles de haute valeur stratégique depuis les eaux internationales et à distance de sécurité peut avoir un effet dissuasif et donner un signal politique fort.

Pour autant, les FTI auront des capacités militaires équivalents, si ce n’est supérieures, aux FREMM. Ce « n’est pas du tout un sous-bateau, c’est un super-bateau! », a lancé Hervé Guillou, le Pdg de DCNS, invité également à s’exprimer devant la commission « Défense » de l’Assemblée nationale en qualité de vice-président du GICAN.

« Pour dix performances opérationnelles sur seize, la FTI a l’avantage sur la FREMM », a-t-il en effet souligné. « C’est un superbe bateau par sa valeur militaire et commerciale », a-t-il insisté.


Moins imposante, la FTI doit être « abordable » financièrement, avec des coûts « significativement inférieurs à ceux de la FREMM, grâce à de considérables efforts de productivité », a expliqué M. Guillou. Quant au tonnage de 4.000 tonnes, il « correspond à un marché de quarante à soixante frégates au cours des dix à quinze prochaines années », a-t-il continué. Et cela « nous assure un bon bateau de premier rang destiné à la marine française, mais aussi une offre très attractive à l’export. C’est dans cette optique qu’ont été prises des dispositions inédites en matière de flexibilité du design », a-t-il ajouté.

S’agissant de la capacité d’une FTI à emporter un missile de croisière, le Pdg de DCNS a indiqué que « toutes les évolutions sont possibles. » Mais, a-t-il dit, « nous n’avons pas jugé utile de l’intégrer à l’ensemble des bateaux compte tenu des contraintes de coût et de la priorité qu’accorde la marine à la lutte ASM (anti-sous-marine). »

Et de préciser : « Le missile de croisière sera installé sur nos huit FREMM, mais ce choix purement opérationnel n’a rien à voir avec la taille du bateau. La frégate que nous avons proposée au Qatar avait à peu près le même tonnage que la FTI et était dotée d’un missile de croisière. »

Jusqu’alors, il était sous-entendu que la structure de la FTI expliquait cette impossibilité d’embarquer des MdCN et qu’aucune évolution ne pouvait être envisagée. Ce que M. Guillou a démenti. « Simplement, sur un bateau plus petit et moins cher, l’ajout d’un missile de croisière est exclusif d’autres options. C’est donc une question d’arbitrage. Certes, l’installation d’un missile de croisière suppose diverses modifications, mais nous prévoyons de toute façon un design beaucoup plus flexible qu’auparavant, y compris pour l’export », a-t-il expliqué.

Plus généralement, l’une des forces de la FTI est qu’elle sera modulable. « Le design a beaucoup gagné en flexibilité » et « nous avons déjà prévu des zones de jumboïsation (*) et des évolutions du système de combat, y compris pour en proposer des versions plus simples, adaptées à l’export. Nous avons aussi prévu d’emblée la possibilité d’un data center embarqué et d’un centre de cyber-surveillance », a souligné le patron de DCNS.
(*) Technique consistant à agrandir un navire en allongeant sa coque.


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La marine américaine est prête à la « confrontation » si nécessaire en mer de Chine méridionale

Message par corsair le Ven 16 Déc - 8:27

15/12/2016

La marine américaine est prête à la « confrontation » si nécessaire en mer de Chine méridionale





La mer de Chine méridionale est stratégique à plus d’un titre. Potentiellement riche en réserves d’hydrocarbure ainsi qu’en ressources naturelles (poissons, phosphates, nodules polymétalliques, etc), elle est en effet le carrefour des principales voies du commerce maritime mondial. En outre, cette région fait l’objet de multiples contentieux territoriaux entre les États riverains.

Or, Pékin, qui en revendique la quasi-totalité sans le moindre fondement juridique, selon la Cour permanente d’arbitrage de La Haye, a installé des capacités de déni d’accès et d’interdiction de zone (Anti-Access/Area Denial ou A2/AD) sur plusieurs récifs des archipels Spratleys et Paracels, afin de mettre ainsi ses rivaux devant le fait accompli. Du coup, cela pose une menace sur la liberté de navigation.

Par exemple, sachant que Tokyo et Pékin ont un différend territorial au sujet des îles Senkaku, une limitation de la navigation dans les eaux des archipels Spratleys et Paracel mettrait le Japon dans l’embarras étant donné que 70% de ses importations de pétrole y transitent.

Cela étant, et au nom de la liberté de navigation, plusieurs pays, dont les États-Unis, l’Australie et la France, s’opposent à cette mainmise chinoise sur cette partie du monde. Ainsi, plusieurs navires et avions américains s’y sont récemment aventurés, ce qui a eu pour effet de susciter de vigoureuses protestations à Pékin.


Et les dernières déclarations de l’amiral Harry Harris, le commandant en chef des forces américaines dans le Pacifique, auront certainement le même effet. D’autant plus que la position de Donald Trump, le futur locataire de la Maison Blanche, au sujet de Taïwan, a déjà mis les dirigeants chinois en ébullition.

« Nous ne permettrons pas que des régions partagées soient fermées unilatéralement, quel que soit le nombre de bases construites sur des éléments artificiels en mer de Chine méridionale », a ainsi déclaré l’amiral Harris, devant l’Institut Lowy de Sydney. « Nous allons coopérer là où cela sera possible mais nous serons prêts à la confrontation quand cela sera nécessaire », a-t-il prévenu.

« Les Etats-Unis ont combattu lors de la première guerre après notre indépendance pour assurer la liberté de navigation et nous l’avons fait lorsque nous étions petits et faibles », a en outre rappelé l’amiral Harris. « C’est un principe intangible, et l’une des raisons pour lesquelles nos forces sont toujours aujourd’hui prêtes au combat », a-t-il ajouté


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Pékin a renforcé ses capacités militaires en mer de Chine méridionale

Message par corsair le Ven 16 Déc - 8:28

15/12/2016

Pékin a renforcé ses capacités militaires en mer de Chine méridionale


Alors que l’amiral Harry Harris, le chef de l’US PACOM, le commandement militaire américain pour le Pacifique, a dit les États-Unis étaient « prêts à la confrontation » avec Pékin pour défendre la liberté de navigation en mer de Chine méridionale, l’Asia Maritime Transparency Initiative (AMTI), qui dépend du centre de réflexion Center for Strategic and International Studies (CSIS), a diffusé de nouvelles photographies qui suggèrent un renforcement « significatif » des capacités militaires chinoises dans cette partie du monde.



Ainsi, sur sept îlots de l’archipel des Spratleys, il a été observé des structures hexagonales susceptibles d’abriter des batteries anti-aériennes ainsi que des systèmes de défense rapprochée (CIWS, close-in weapon system) capables de détecter et de détruire, à courte portée, des aéronefs et des missiles.

« Ces emplacements probables de batteries et de CIWS montrent que Pékin tient sérieusement à défendre ses îlots artificiels en cas d’escalade armée en mer de Chine méridionale », relève l’AMTI. Et d’ajouter : « Ils formeraient notamment la dernière ligne de défense contre des missiles de croisière lancés par les États-Unis ou d’autres contre ces bases aériennes bientôt opérationnelles. »

Car l’aménagement de ces récifs artificiels dans l’archipel des Spratleys vise également à permettre le déploiement d’avions de combat dans la région. Ainsi, l’îlot de Fiery Cross passe pour être le « second porte-avions chinois » en raison de la piste de 3.000 mètres de long qui y a été construite.


Ce renforcement des capacités militaires chinoises fait suite à l’observation, sur le récif de Woody Island, situé dans l’archipel des Paracels, d’au moins une batterie de défense aérienne Hongqi-9/FD 2000, dont la conception est inspirée du S-300 russe.

Pour rappel, Pékin revendique la quasi-totalité de la mer de Chine méridionale, région stratégique en raison de ses réserves en hydocarbures, de ses ressources naturelles et de sa position géographique, qui en fait le carrefour des routes maritimes. En outre, pour la marine chinoise, son contrôle lui permet de disposer d’une zone de déploiement sécurisée pour ses sous-marins nucléaires lanceurs d’engins (SNLE) basés à Hainan. Cependant, d’autres pays de la région y ont des prétentions, comme les Philippines, le Vietnam, Taïwan, Bruneï ou encore la Malaisie.

Cela étant, Pékin a réagi à la diffusion de l’étude de l’AMTI en mettant en avant son « droit » d’installer des « équipements de défense » sur les îlots des archipel Spratley et Paracel.

« Que la Chine, sur son propre territoire, réalise des travaux et déploie des équipements de défense nécessaires me semble assez normal », a en effet affirmé Geng Shuang, un porte-parole du ministère chinois des Affaires étrangères. « Si vous considérez comme inadéquate la construction et le déploiement par la Chine sur son propre territoire d’équipements de défense, que dire de l’envoi de navires en mer de Chine méridionale? », a-t-il ajouté, en faisant référence à l’envoi, dans la région, de destroyers américains, au nom de la défense de la liberté de navigation.

Seulement, en juillet, la Cour permanente d’arbitrage (CPA) de La Haye a estimé que les prétentions de Pékin en mer de Chine ne reposaient sur aucun fondement juridique. Un avis évidemment rejeté par le gouvernement chinois, qui continue donc comme si de rien n’était.


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L’État islamique a sans doute mis la main sur des armes anti-aériennes à Palmyre

Message par corsair le Ven 16 Déc - 8:29

15/12/2016

L’État islamique a sans doute mis la main sur des armes anti-aériennes à Palmyre




En règle générale, quand une troupe bat en retraite, il est d’usage de ne laisser aucun matériel derrière soi afin d’empêcher l’ennemi de s’en servir. Or, quand l’État islamique a lancé son offensive pour reprendre Palmyre, d’où il avait été chassé en mars dernier, les forces syriennes ont quitté précipitamment leurs positions et laissé aux jihadistes, qui n’en demandaient peut-être pas tant, leurs équipements, armes et munitions. Et cela, malgré une soixantaine de frappes effectuées par l’aviation russe.

Cette avancée de l’EI pose d’ailleurs des questions. Comment les jihadistes ont-ils pu réussir un tel coup sans se faire repérer par les moyens de reconnaissance et de renseignements russe? À Moscou, on accuse volontiers la coalition dirigée par les États-Unis, en particulier son manque de « coopération », alors que son attention se focalise sur Mossoul (Irak) et, dans une moindre mesure, Raqqa (Syrie).

Certains pourraient « faire valoir l’argument selon lequel le régime, soutenu par la Russie, était tellement focalisé sur Alep qu’il a oublié de regarder dans le rétroviseur », a commenté, le 13 décembre, le capitaine de vaisseau Jeff Davis, un porte-parole du Pentagone, pour qui ce mouvement en direction de Palmyre est « probablement l’une des contre-attaques les plus significatives que nous ayons vues de la part de l’EI. »


« En conséquence, l’EI a pris tout le matériel laissé sur place par le régime. Cela pourrait comprendre des véhicules blindés, de l’artillerie », a continué le porte-parole. Et aussi, probablement, des armes anti-aériennes…

Du moins, c’est ce que redoute le général Stephen Townsend, le commandant de l’opération Inherent Resolve. Lors d’une vidéo-conférence, le 14 décembre, ce dernier a donné une évaluation du matériel saisi par l’EI à Palmyre.

« Nous pensons que cela inclut des véhicules blindés et différentes armes à feu et armes lourdes, peut-être des équipements de défense anti-aérienne », a ainsi déclaré le général Townsend. « En gros, tout ce dont ils s’emparent représente une menace pour la coalition, mais nous pouvons maîtriser ces menaces et nous le ferons », a-t-il continué.

« J’anticipe que nous aurons des opportunités pour frapper cet équipement et nous éliminerons bientôt l’EI qui le manipule », a encore affirmé le général Townsend, sans pour autant donner de précisions sur l’armement anti-aérien éventuellement tombé aux mains des jihadistes (missiles ou canon anti-aérien).

Dans un premier temps, a expliqué le chef de l’opération Inherent Resolve, la coalition laissera le temps « aux Russes de tenter de reprendre » Palmyre. Mais s’ils ne le font pas, a-t-il assuré, « nous ferons ce que nous avons à faire pour nous défendre et nous mènerons ces actions en prévenant les Russes », afin d’éviter tout incident.


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Face à la concurrence, la consolidation du secteur européen de l’armement naval semble inéluctable

Message par corsair le Ven 16 Déc - 8:30

15/12/2016

Face à la concurrence, la consolidation du secteur européen de l’armement naval semble inéluctable



Le marché de l’armement naval a une particularité : hormis les systèmes de combat,  les industriels américains y sont relativement peu présents, notamment sur le segment des sous-marins, ce qui, jusqu’à présent, a laissé le champ libre à leurs homologues européens.

« Si les Américains sont présents sur toutes les offres occidentales, en dehors des offres françaises, concernant les systèmes de combat, ils sont quasiment absents du marché des navires militaires », a en effet souligné Patrick Boissier, le président du groupement des industries de construction et activités navales, lors d’une audition récente à l’Assemblée nationale.

Cela s’explique par le fait que les systèmes américains sont « si sophistiqués et complexes qu’aucune marine susceptible d’acheter n’est en mesure de les utiliser » et que les navires produits outre-Atlantique sont « très chers, car la compétitivité-coût de l’industrie navale américaine est nettement moins bonne que celle de l’industrie navale européenne. »

Cependant, les choses sont en train d’évoluer rapidement, en raison de la concurrence de nouveaux acteurs sur ce marché. « Nous trouvons aujourd’hui les Chinois en Argentine, au Bangladesh, au Nigéria, au Pakistan – d’où ils viennent de nous sortir, sur un marché de sous-marins –, en Thaïlande. Nous trouvons les Coréens en Amérique latine, en Thaïlande, en Indonésie, les Russes en Inde, au Moyen-Orient, au Vietnam. Tous ces gens ont des appétits de parts de marché mondiales, ce que nous n’avions jamais vécu jusque-là », a expliqué Hervé Guillou, Pdg de DCNS et vice-président du GICAN.

Certains de ces nouveaux acteurs réalisent des chiffres d’affaires importants, comme OSK (Russie) ou encore CSCC (Chine), ces deux industriels ayant chacun encaissé des recettes supérieures à 4 milliards de dollars l’an passé. Et ils rafflent des parts de marché en usant de ficelles qu’il est difficile de contrer quand on respecte les règles internationales en matière de corruption.

« Il est clair que tous nos concurrents ne respectent pas cette règle. Je ne crois pas que nous puissions en dire beaucoup plus », a en effet souligné M. Boissier, en réponse à une question sur les pratiques commerciales.

Dans le même temps, certains clients « traditionnels » de l’industrie navale européenne, et en particulier française, connaissent quelques difficultés à cause de la baisse du prix du pétrole (qui ne devrait pas durer, cela dit…). C’est ainsi le cas des monarchies du Golfe mais aussi de la Malaisie et du Brésil.

Aussi, pour faire face à la fois aux risques cycliques et ce « grand changement » incarné par l’apparition de nouveaux concurrents sur le marché, M. Boissier a posé la question de la consolidation de l’industrie navale européenne. « L’Europe peut-elle continuer de faire face à cette concurrence en ordre dispersé? », a-t-il demandé.

Le Pdg de DCNS y semble ouvert. « Aujourd’hui, de la consolidation de nos ressources dépend la survie de l’industrie, sa capacité à résister aux nouveaux entrants », a-t-il fait valoir.

Toutefois, avec qui DCNS pourrait nouer une alliance? Il y aurait moins trois candidats possibles. Le premier serait l’allemand TKMS, avec lequel le constructeur français est en compétition pour livrer des sous-marins aux forces navales norvégiennes et polonaises.

« Le cas de la Norvège va de nouveau poser une question existentielle : allons-nous nous lancer dans une lutte à mort pour la Norvège, puis pour la Pologne ? Il ne faut pas hésiter à ouvrir le débat, de manière totalement dépassionnée », a estimé M. Guillou. Cependant l’industriel allemand, qui se trouve actuellement dans une mauvaise passe après avoir perdu le contrat australien face à DCNS, « ne donne aucun signe d’ouverture », a noté M. Guillou.

Deux autres candidats sont possibles : Fincantieri et Damen, lesquels sont intéressés par la reprise du chantier STX France de Saint-Nazaire, jugé stratégique car indispensable pour construire des navires militaires de grande taille, c’est à dire de plus de 15.000 tonnes.

« Très faible en ce qui concerne les sous-marins, pour la construction desquels il dépend d’un transfert technologique, il dispose en revanche d’une gamme très étendue de bâtiments de surface. C’est contre lui que nous avons perdu le contrat qatari. Là aussi, on a tué nos marges! », a expliqué M. Guillou, au sujet du constructeur naval italien.

Quant au néerlandais Damen, le Pdg de DCNS a souligné qu’il est « moins présent dans le domaine des bateaux militaires de premier rang » et qu’il est « associé aux États-Unis » pour ce qui concerne les systèmes de combat. « C’est un concurrent très sérieux à l’export », a-t-il ajouté.

Pour le moment, Hervé Guillou se dit « ouvert » et affiche une position « très clair ». Fort de son expérience passée chez EADS [aujourd'hui Airbus, ndlr], il est « convaincu les pièces du puzzle ne s’assemblent jamais de la manière escomptée. »

Et d’ajouter : « Les fenêtres d’exécution – car la stratégie est d’abord un art d’exécution – étant très restreintes si l’on veut tenir compte des échéances politiques, des durées de vie des PDG, des échéances commerciales ou de programmes, il faut avoir plusieurs options à disposition, suffisamment approfondies pour pouvoir être mises en œuvre très rapidement dès que l’alignement des astres le permet. »


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Les Nations unies font état d’une « hausse alarmante » des violences en Centrafrique

Message par corsair le Ven 16 Déc - 8:37

15/12/2016

Les Nations unies font état d’une « hausse alarmante » des violences en Centrafrique



Parce qu’elle avait atteint ses objectifs – empêcher des massacres de masse à Bangui, relancer le processus politique et assurer la montée en puissance de la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations unies pour la stabilisation de la République centrafrique (MINUSCA) – l’opération française Sangaris a pris officiellement fin le 30 octobre dernier.

Pour autant, les problèmes de la Centrafrique sont loin d’être réglés et le pays est toujours en proie à des poussées de violence dues à des groupes armés toujours actifs qui s’affrontent sur fond de trafics illicites de diamants.

En effet, un rapport des Nations unies portant sur une période allant de juin 2015 et mars 2016, rendu public le 15 décembre, fait état de 1.301 cas de violations et d’abus des droits de l’Homme affectant « au moins 2.473 victimes ». Soit 70% de plus par rapport à une précédente étude effectuée entre septembre 2014 et juin 2015.

« Les violations et abus documentés incluent des exécutions arbitraires, des traitements et peines cruels, inhumains ou dégradants, des violences sexuelles, des privations arbitraires de liberté, des destructions et confiscation de biens et des restrictions du droit à la liberté de mouvement », précise le rapport de l’ONU.

Les auteurs de ces violations sont toujours les mêmes. On retrouve en effet des groupes issus de l’ex-coalition rebelle de la Séléka (UPC/FPRC/RPRC/MPC), à l’origine des troubles qui ont mis le pays dans la situation qu’il connaît actuellement, les milices anti-balaka, formées pour répondre aux exactions commises contre les populations chrétiennes, l’Armée de libération du seigneur (LRA), d’origine ougandaise et implantée dans le sud-est de la Centrafrique et, enfin, les Foulani, c’est à dire des Peuls affiliés à des organisations armées.

Le rapport explique que la protection des civils a été « entravée par la présence très limitée des institutions étatiques, particulièrement en dehors de la capitale, Bangui ». Et d’ajouter que « cette situation a eu un impact négatif sur la lutte contre l’impunité, car les responsables de graves violations de droits de l’homme et du droit international humanitaire n’ont pas rendu compte de leurs actes. »

Le prochain rapport de l’ONU fera très vraisemblement un constat identique. En effet, la MINUSCA a dit avoir enregistré une « augmentation alarmante du nombre de cas de violations et d’abus du droit international humanitaire commis par les différentes factions des ex-Séléka, anti-Balaka et leurs affiliés », avec la mort d’au moins 100 personnes, en particulier dans les localités de Kaga-Bandoro et de Bria.

Un incident en particulier explique ce bilan élevé. Le 21 novembre, à Bria, à 400 km au nord-est de Bangui, des combats ayant opposé deux anciennes factions de la Séléka, en l’occurrence le Front populaire pour la renaissance de la Centrafrique (FPRC) de Nourredine Adam et l’Union pour la paix en Centrafrique (UPC) d’Ali Darass, ont fait quelque 85 tués parmi les civils et provoqué le déplacement de 11.000 personnes.

« À côté de ces violentes attaques, les groupes armés ont, à travers le pays, continué d’occuper des écoles, d’installer des postes de contrôles illégaux et de priver arbitrairement les civils de leur liberté de mouvement », a encore expliqué la MINUSCA.

La situation est si inquiétante que la mission des Nations unies a publié un message d’avertissement le 13 décembre, en disant prendre « très au sérieux les informations faisant état de violences et d’exactions commises par des groupes armés contre des communautés sur une base ethnique ou religieuse. »

La MINUSCA « n’hésitera pas à utiliser tous les moyens appropriés pour lutter contre de telles violences qui pourraient constituer ou s’apparenter à des crimes de guerre » et « met en garde les groupes armés contre de tels actes dans les préfectures de la Ouaka (centre de la RCA), de la Haute-Kotto (est) ou ailleurs sur le territoire centrafricain », a-t-elle prévenu.


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La Flottille 35F rajoute une corde à son arc : la lutte anti-incendie

Message par corsair le Sam 17 Déc - 9:28

15/12/2016

La Flottille 35F rajoute une corde à son arc : la lutte anti-incendie



Acteurs discrets des missions de service public des forces françaises en Polynésie, la Flottille 35F et ses deux hélicoptères Eurocopter AS-365N3+ Dauphin 2 sont de toutes les alertes dans cet immense territoire maritime français sis dans l’océan Pacifique. En cette fin d’année 2016 les personnels de l’unité ont acquis une nouvelle spécialisation, presque incongrue pour des marins : la lutte contre les incendies de forêts. Pour cela les équipages ont dû s’entrainer au maniement du Bambi bucket, ce récipient souple d’une capacité de 700 litres permettant la collecte et le largage d’eau au plus près du feu.



Pour cela les équipages des Dauphin N3+ numéros 6872 et 6928 ont été obligé de revoir leurs procédures de survols à basse altitude au-dessus de zones forestières. C’est aussi une petite révolution institutionnelle en France. En effet si les sapeurs-pompiers métropolitains et ultramarins sont formés pour travailler main dans la main avec les équipages de la Sécurité Civile et de l’Armée de Terre, il en est tout autrement de ceux de la Marine Nationale.

Il faut dire qu’on est là bien loin du sauvetage en mer, de la lutte anti-sous-marine, et de la guerre contre le terrorisme maritime, les trois missions principales des équipages d’hélicoptères de l’aéronavale tricolore.

Cette mission d’hélicoptère bombardier d’eau (ou HBE dans le langage des soldats du feu) est placée par l’état-major parisien directement sous l’autorité du Haut-Commissariat de la République Française, le représentant officiel de l’état.

C’est principalement entre avril et novembre que cette mission pourra être activée, autant pour des feux de forêts que de broussaille. Le fait que la validation de cette nouvelle mission ait été faite avec le concours du CEPA (le Centre d’Expérimentations Pratiques de l’Aéronautique navale) pourrait permettre dans l’avenir de former des équipages métropolitains à ce type d’opérations. Ainsi les hélicoptères basés sur la façade méditerranéenne pourraient facilement intervenir dans le grand sud provençal.

Mais cette accroissement de la polyvalence des hommes et des femmes de la Flottille 35F est aussi l’arbre qui cache mal la forêt : en Polynésie Française l’absence d’un hélicoptère Dragon de la Sécurité Civile est criante. Or les deux Dauphin N3+ sont déjà sur la brèche en quasi permanence.


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Pour le commandant du groupe aéronaval français, « on ne fait pas la guerre avec une calculette »

Message par corsair le Sam 17 Déc - 9:29

16/12/2016

Pour le commandant du groupe aéronaval français, « on ne fait pas la guerre avec une calculette »

Avec 36 Rafale engagés dans l’opération Chammal, dont 24 embarqués du porte-avions Charles de Gaulle, l’aviation française a effectué, en moyenne, une dizaine de frappes par semaine contre les positions de l’État islamique (EI ou Daesh) en Irak et en Syrie. Ce qui semble peu par rapport aux moyens engagés… Et des critiques n’ont pas manqué de se faire entendre.



Et visiblement, cela a agacé le contre-amiral Olivier Lebas, le commandant du groupe aéronaval français (Task Force 473). « Moi, je ne fais pas la guerre avec une calculette! », a-t-il lancé lors d’un point presse du ministère de la Défense, alors que le porte-avions a terminé sa mission en Méditerranée orientale depuis le 9 décembre. « Il n’y a pas un lien direct entre le nombre de frappes et l’efficacité sur le théâtre », a-t-il insisté.

Lors de la dernière semaine de présence du groupe aéronaval au sein de la force Chammal, les Rafale de la Marine et de l’armée de l’Air ont assuré 85 sorties de reconnaissance armée ainsi que 5 de renseignement (ISR) et détruit 24 objectifs de Daesh.

Et, entre le 7 et le 13 décembre, la force Chammal a effectué 71 sorties aériennes, dont 62 reconnaissances armées et 6 missions de renseignement. Les Rafale ont détruit 29 positions jihadistes.

« Après près de deux mois et demi de déploiement, les avions du Groupe aéronaval ont effectué leurs dernières frappes le 9 décembre. Le déploiement aura permis d’intensifier les frappes françaises de manière significative et de contribuer ainsi à l’effort de la coalition concentré sur l’offensive de Mossoul », a souligné l’État-major des armées, dans son compte-rendu hebdomadaire des opérations.[/b]

Cela étant, le contre-amiral Lebas, lui-même ancien pilote de l’aéronavale, a expliqué qu’une sortie aérienne ne se traduisait pas nécessaire par une frappe.

« Quand un pilote rentre de mission et qu’il n’a pas frappé, je ne lui dis pas : ‘tu as raté ta mission’. Je lui dis ‘tu as fait un très bon travail parce que quand tu étais sur place, tu as maintenu une pression permanente de la puissance aérienne sur l’ennemi’ », a-t-il dit. D’autant plus que les combats urbains, comme actuellement à Mossoul, limitent le recours aux frappes aériennes afin d’éviter les « dommages collatéraux. »

Et quand les chasseurs-bombardiers de la coalition survolent le théâtre des opérations, « l’ennemi sait qu’il ne peut pas sortir son mortier tranquillement, prendre le temps de le régler », a souligné le contre-amiral Lebas. « Il est vite acculé à devoir tirer de manière extrêmement fugace » puis « rapidement remballer son matériel pour se cacher de nouveau dans ses tunnels », a-t-il continué.

Et « les avions français engagés dans la coalition anti-EI dirigée par les Etats-Unis offrent un appui aux forces irakiennes au sol et collectent du renseignement sur l’ennemi », a-t-il encore fait valoir.

Aussi, entre le 30 septembre et le 9 décembre, les avions du groupe aérien embarqué (GAé) à bord du Charles-de-Gaulle (24 Rafale donc sans oublier les deux appareils de guet aérien E2C Hawkeye) ont asssuré 480 sorties aériennes au-dessus de l’Irak et de la Syrie. Ce qui a permis d’établir « près de 900 dossiers imagerie pour le renseignement ».


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Une image à jour du SNA Suffren

Message par corsair le Sam 17 Déc - 9:31

16/12/2016

Une image à jour du SNA Suffren



Voilà à quoi ressemble actuellement le premier des six nouveaux sous-marins nucléaires d’attaque du type Barracuda. L’image a été prise hier, à Cherbourg, à l’occasion de la venue du ministre australien de la Défense dans l’établissement de DCNS. Alors que les autorités françaises entretiennent depuis des mois la plus grande discrétion autour du programme Barracuda, limitant au maximum la diffusion de photos du Suffren, il a comme souvent fallu une visite officielle pour que la chape de plomb tombe momentanément.  

En construction depuis 2007, le Suffren est en cours d’achèvement en vue d’une mise à l’eau l’an prochain. Ses premiers essais en mer sont désormais prévus en 2018 et sa livraison à la Marine nationale en 2019. Les cinq autres unités de ce type, dont la cinquième sera commandée en 2017, doivent rallier la flotte française d’ici 2030 et remplacer nombre pour nombre les SNA du type Rubis.



SNA du type Barracuda

Plus grand, plus puissant et plus discret

Longs de 99.5 mètres pour un déplacement prévu de 5300 tonnes en plongée, les Barracuda seront plus grands, plus discrets, plus puissants et plus « profonds » que leurs aînés. Très automatisés, avec un équipage limité à une soixantaine de marins, ils seront dotés des technologies, senseurs, systèmes de combat et d’armes les plus récents, avec en particulier la nouvelle torpille lourde F21, le missile antinavire Exocet SM39 Block2 Mod2 et le missile de croisière naval (MdCN) qui leur permettra de frapper des cibles terrestres situées à un millier de kilomètres. Les SNA, qui pourront aussi déployer des mines FG 29, sont également conçus pour les opérations spéciales, avec la possibilité de loger une dizaine de commandos.
Ils pourront embarquer derrière le massif un Dry Deck Shelter accueillant différents matériels, dont le propulseur sous-marin de troisième génération des commandos marine. Ils auront aussi, le cas échéant, la capacité de déployer des drones. Barracuda, qui représente déjà en lui-même un challenge industriel considérable, agrège donc autour de lui d’autres programmes de pointe très ambitieux, ce qui en fait une œuvre extrêmement complexe et explique en partie le retard de deux ans par rapport au calendrier initialement fixé lors de la signature du contrat, fin 2006.




Cousin océanien

Mais hier, à Cherbourg, l’heure était surtout au futur cousin océanien du Barracuda. En avril dernier, à l’issue d’une âpre compétition internationale pour le renouvellement de la flotte sous-marine de la Royal Australian Navy, le gouvernement australien retenait le projet présenté par DCNS. Avec un design dérivé du Barracuda, adapté aux besoins australiens et doté non pas d’une propulsion nucléaire mais conventionnelle. Suite à ce choix, un premier contrat opérationnel a été signé fin septembre, permettant au groupe français de rentrer dans le vif du sujet et de débuter sa collaboration avec l'Américain Lockheed Martin, désigné par Canberra pour fournir le système de combat des futurs sous-marins.

Vers une accélération du programme AFS en 2017

A l’occasion de sa visite à Cherbourg, le ministre australien de la Défense, qui a pu visiter les installations du site et découvrir le Suffren, a rappelé que le programme AFS (Australia Future Submarine) porte sur la réalisation de 12 sous-marins. Représentant un investissement gigantesque, estimé à 34 milliards d’euros (incluant la maintenance après mise en service), ces bâtiments seront construits à Adelaide, où ils génèreront 2800 emplois. « La rencontre avec le management de DCNS a été extrêmement constructive et il ne fait aucun doute dans mon esprit que l’entreprise est mobilisée dans son partenariat avec l’Australie pour nous procurer des sous-marins de supériorité régionale. DCNS comprend aussi l’importance de la participation de l’industrie australienne dans le programme, aussi bien pendant les phases de construction que de soutien, afin d’assurer à l’Australie une capacité souveraine », a indiqué Christopher Pyne.

Opérationnel au début des années 2030

Le ministre, dont la venue a symbolisé la mise sur les rails du programme et sa montée en puissance, a évoqué parmi les actions en cours le début des travaux sur le design des futurs sous-marins, ainsi que la mise en place de structures en France destinées à accueillir les Australiens qui viendront se former auprès de DCNS. « Je m’attends à ce que le rythme élevé de l’activité augmente au cours de l’année prochaine et suis confiant dans le partenariat entre DCNS, le ministère de la Défense et Lockheed Martin Australia afin de travailler ensemble pour que le premier des futurs sous-marins soit opérationnel au début des années 2030 ».
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LE RAFALE ÉGYPTIEN DM16 SE POSE SUR LA BASE AÉRIENNE D'ISTRES

Message par corsair le Sam 17 Déc - 9:32

16/12/2016

LE RAFALE ÉGYPTIEN DM16 SE POSE SUR LA BASE AÉRIENNE D'ISTRES

Hier jeudi 15 décembre 2016, le Rafale DM16 destiné à la Force Aérienne Egyptienne (Al-Qūwāt al-Gawwīyä al-Miṣrīy) a quitté les chaînes d'assemblage de Dassault Aviation à Bordeaux-Mérignac, afin de rejoindre la base aérienne 125 d'Istres-Le Tubé.



Avant sa livraison aux autorités militaires égyptiennes, ce Rafale biplace devra encore réaliser quelques essais en vol pour répondre aux spécificités demandées par les aviateurs égyptiens, dont notamment la mise en place de la configuration «nou-nou», normalement spécifique aux Rafale M de la Marine Nationale.

Ce Rafale DM16 est le tout premier appareil construit du début à la fin pour le compte de l'Egypte, alors que les précédents (DM01 à 06 inclus, et EM01 à 03 inclus) étaient initialement destinés à l'Armée de l'Air française.


Sur place, il rejoint les trois premiers Rafale EM monoplaces encore à Istres, avant leur livraison qui devrait intervenir dans le courant du début de l'année 2017.

L'Egypte doit encore recevoir les Rafale monoplaces EM04 à EM08, ainsi que les Rafale biplaces DM07 à DM15.

Pour rappel, les Rafale DM01, 02, et 03 ont été livrés le 20 juillet 2015 à Istres, tandis que les Rafale DM04, 05, et 06 ont rejoint le 28 janvier 2016 une base aérienne égyptienne située à quelques kilomètres de la ville du Caire, afin d'être intronisés au sein du 34 Squadron «Wild Wolves» et du 203 Tactical Fighter Wing «Storm».


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La Bulgarie va moderniser sa flotte de combat

Message par corsair le Lun 19 Déc - 7:27

La Bulgarie va moderniser sa flotte de combat

La Bulgarie envisage de dépenser environ 800 millions de dollars pour l'acquisition d'au minimum huit avions de combat. Une demande (Request for Information) a été émise à l'Italie, au Portugal, aux États-Unis et à la Suède afin qu'il leur fasse une offre pour des aéronefs neufs ou d'occasions.



L'objectif du ministère de la défense bulgare est le remplacement de sa flotte vieillissante de MiG-29 de conception soviétique. Et de disposer d'aéronefs répondant aux critères otaniens.


Le parlement bulgare a approuvé le plan d'acquisition et les fonds nécessaires sont inscrits dans le budget 2017.

Sofia devrait avoir à choisir entre le Gripen C/D suédois de Saab et des avions d'occasions, à savoir une offre américano-portugaise pour des F-16 MLU block 15 américains revalorisés par le Portugais OGMA, et enfin des Eurofighter Typhoon italiens Tranche 1.

Selon l'agence Reuters, la Bulgarie attendrait une réponse des quatre pays sous trois mois.


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La coalition anti-jihadiste a détruit des armements récupérés par l’État islamique à Palmyre

Message par corsair le Lun 19 Déc - 7:28

@corsair a écrit:15/12/2016

L’État islamique a sans doute mis la main sur des armes anti-aériennes à Palmyre




En règle générale, quand une troupe bat en retraite, il est d’usage de ne laisser aucun matériel derrière soi afin d’empêcher l’ennemi de s’en servir. Or, quand l’État islamique a lancé son offensive pour reprendre Palmyre, d’où il avait été chassé en mars dernier, les forces syriennes ont quitté précipitamment leurs positions et laissé aux jihadistes, qui n’en demandaient peut-être pas tant, leurs équipements, armes et munitions. Et cela, malgré une soixantaine de frappes effectuées par l’aviation russe.

Cette avancée de l’EI pose d’ailleurs des questions. Comment les jihadistes ont-ils pu réussir un tel coup sans se faire repérer par les moyens de reconnaissance et de renseignements russe? À Moscou, on accuse volontiers la coalition dirigée par les États-Unis, en particulier son manque de « coopération », alors que son attention se focalise sur Mossoul (Irak) et, dans une moindre mesure, Raqqa (Syrie).

Certains pourraient « faire valoir l’argument selon lequel le régime, soutenu par la Russie, était tellement focalisé sur Alep qu’il a oublié de regarder dans le rétroviseur », a commenté, le 13 décembre, le capitaine de vaisseau Jeff Davis, un porte-parole du Pentagone, pour qui ce mouvement en direction de Palmyre est « probablement l’une des contre-attaques les plus significatives que nous ayons vues de la part de l’EI. »


« En conséquence, l’EI a pris tout le matériel laissé sur place par le régime. Cela pourrait comprendre des véhicules blindés, de l’artillerie », a continué le porte-parole. Et aussi, probablement, des armes anti-aériennes…

Du moins, c’est ce que redoute le général Stephen Townsend, le commandant de l’opération Inherent Resolve. Lors d’une vidéo-conférence, le 14 décembre, ce dernier a donné une évaluation du matériel saisi par l’EI à Palmyre.

« Nous pensons que cela inclut des véhicules blindés et différentes armes à feu et armes lourdes, peut-être des équipements de défense anti-aérienne », a ainsi déclaré le général Townsend. « En gros, tout ce dont ils s’emparent représente une menace pour la coalition, mais nous pouvons maîtriser ces menaces et nous le ferons », a-t-il continué.

« J’anticipe que nous aurons des opportunités pour frapper cet équipement et nous éliminerons bientôt l’EI qui le manipule », a encore affirmé le général Townsend, sans pour autant donner de précisions sur l’armement anti-aérien éventuellement tombé aux mains des jihadistes (missiles ou canon anti-aérien).

Dans un premier temps, a expliqué le chef de l’opération Inherent Resolve, la coalition laissera le temps « aux Russes de tenter de reprendre » Palmyre. Mais s’ils ne le font pas, a-t-il assuré, « nous ferons ce que nous avons à faire pour nous défendre et nous mènerons ces actions en prévenant les Russes », afin d’éviter tout incident.


La coalition anti-jihadiste a détruit des armements récupérés par l’État islamique à Palmyre



Profitant du départ précipité des forces syriennes (et de leurs alliés) de Palmyre, l’État islamique (EI ou Daesh) a pu récupérer une quantité importante de matériels militaires laissés sur place, dont des chars, des blindés de transport de troupes, des lance-roquettes, des canons de différents calibres, des fusils d’assaut et des systèmes anti-aériens. Et la coalition anti-jihadiste dirigée par les États-Unis ne pouvait se résoudre à voir tomber autant d’armes dans les mains de l’organisation terroriste…

Ce 16 décembre, le colonel John Dorrian, un porte-parole de la coalition, a rappelé que général Stephen Townsend, chef de la CJTF-OIR [Combined Joint Task Force – Operation Inherent Resolve, ndlr] « avait été clair durant sa conférence de presse du 14 décembre sur le fait que nous allions frapper ces équipements avant qu’ils ne représentent une menace pour les opérations anti-EI. »

D’où les frappes aériennes effectuées, aux abords de l’aéroport de Palmyre, par 16 chasseurs-bombardiers. Ce qui suppose, probablement, que les Russes ont été prévenus des intentions de la coalition.


Une telle opération était urgente étant donné que, selon les estimations de la coalition, l’EI aurait mis la main sur des systèmes anti-aériens.

Et visiblement, cette estimation était correcte puisque les raids menés à Palmyre ont permis de détruire, selon la coalition, 14 chars, 3 systèmes d’artillerie, 1 système de défense anti-aérienne, 2 véhicules tactiques ainsi que 2 bâtiments tenus par Daesh. Soit, au total, 22 cibles.

Ces équipements ont « été détruits dans les environs de l’aérodrome, nord-est de la ville le long d’une autoroute », a précisé un communiqué de la coalition.


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Débat sur l’avenir de la Force aéronavale nucléaire

Message par corsair le Lun 19 Déc - 7:36

17/12/2016

Débat sur l’avenir de la Force aéronavale nucléaire

On l’oublie souvent mais la Force aéronavale nucléaire (FANu) est l’une des composantes – certes méconnue – de la dissuasion nucléaire française depuis 1978. Plus précisément, relevant de la Marine nationale, elle fait partie de la composante aéroportée, essentiellement constituée par les Forces aériennes stratégique (FAS) de l’armée de l’Air.



La FANu s’articule évidemment autour du porte-avions Charles de Gaulle, lequel est en mesure de mettre en oeuvre des Rafale M F3 emportant le missile de croisière ASMP-A. En outre, à Six Fours (Var), elle dispose d’un centre d’opérations dont le rôle est préparer et de suivre les ordres éventuels du président de la République.

« L’appareillage du porte-avions avec l’arme nucléaire à bord est un message fort. Du fait de sa mobilité, de la possibilité qui lui est donnée d’opérer librement à partir des eaux internationales, et de son escorte navale qui lui garantit une protection maximale, le porte-avions est un outil parfaitement adapté à la mise en œuvre de l’armement nucléaire », expliquait, en 2014, le vice-amiral d’escadre Philippe Coindreau, alors commandant la Force d’action navale (ALFAN) et donc de la FANu.

Alors que l’on commence à s’interroger sur les spécifications techniques qu’aura le successeur du porte-avions Charles de Gaulle, le député Yves Fromion a mis le sujet de l’avenir de la FANu sur la table, lors de l’examen, en commission, d’un rapport sur les enjeux industriels et technologiques du renouvellement des deux composantes de la dissuasion nucléaire. Ce qui n’était sans doute jamais arrivé.


Pour le parlementaire, la question de la permanence de la FANu « mérite d’être posée ». Or, cette dernière ne peut en effet pas être permanente « car nous ne disposons que d’un seul porte-avions, ce qui pose un problème de continuité, également lié à la question du positionnement du porte-avions qui doit être portée de sa cible potentielle », a-t-il souligné.

En outre, pour M. Fromion, la question « de la réalisation concrète d’un raid nucléaire à partir du porte-avions » se « pose également ». Et d’expliquer : « Quand on constate le degré de complexité d’une telle opération menée à partir de la terre par les forces aériennes stratégiques et les moyens considérables qui doivent être mis en œuvre, on peut s’interroger sur l’opportunité de maintenir cette composante hybride à l’avenir, d’autant qu’elle impose des contraintes très lourdes. »

Qui plus est, a continué le député, « un porte-avions qui embarque l’arme nucléaire est un bâtiment conçu et construit spécialement pour cela, avec notamment des problèmes de réduction des capacités de transport pour les munitions conventionnelles en particulier, ce qui réduit les capacités de frappe des avions de chasse. »

Co-auteur du document examiné en commission, Jean-Jacques Bridey a dit « souscrire à ces réflexions », même si elles « sont un peu hors sujet par rapport au champ de la mission d’information qui concerne les enjeux technologiques et industriels du renouvellement des deux composantes. » En tout cas, le débat est ouvert.


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