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Langage de la mer

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Langage de la mer

Message par corsair le Lun 6 Fév - 8:14

Ré édition

Petit lexique de marine à voile...et de marine tout court



A

-  A contre : Se dit d’une voile recevant le vent du mauvais côté.
-  A pic : Quand on lève l’ancre, moment où la chaîne est à la verticale et que l’ancre va s’arracher du fond.
-  Abattre : Descendre dans le lit du vent.
-  Adonner : Se dit du vent quand il tourne dans une direction favorable.
-  Affaler : Descendre un objet, par exemple une embarcation à la mer.
-  Alizés : Vents réguliers soufflant de chaque côté de l’équateur : du N.E. dans l’hémisphère nord, et du S.E. dans l’hémisphère sud.
-  Allure : Direction de laquelle un voilier reçoit le vent par rapport à l’ axe de sa route.
-  Amariner : On est amariné quand on a pris l’habitude d’être en mer.
-  Amarrer : Quand ils réalisent un amarrage, les terriens emploient le verbe « attacher ».
-  Amener : Descendre une voile ou un pavillon.
-  Ampoulette : Sablier servant à mesurer le temps à bord d’un navire.
-  Amure(s) : Côté du navire d’où le vent souffle (bâbord amures ou tribord amures), c’est aussi le point de la voile situé le plus au vent.
-  Annexe : Petite embarcation destinée à se rendre à terre depuis le navire.
-  Appareillage : Manoeuvre par laquelle un bateau quitte un quai ou son mouillage.
-  Ariser : Prendre un ris dans une voile.
-  Armement d’un navire : Ensemble des opérations destinées à le préparer à prendre la mer.
-  Arrière : Désigne souvent la partie du navire qui était réservée aux officiers. Le vent arrière est l’allure d’un voilier qui fait route en recevant le vent sur l’arrière.
-  Artimon : Voile ou mât situés le plus à l’arrière du bateau.
-  Assiette : Position d’équilibre du bateau « assis » sur l’eau. Au vent Désigne le côté d’où souffle le vent.
-  Aurique : Se dit d’un gréement dont les voiles ont quatre côtés et reçoivent le vent toujours sur le même côté (le guindant).



B

-  Balancine : Cordage servant à soutenir la bôme quand la voile n’est pas hissée. Pour un tangon, on emploie aussi le terme hale-haut.
-  Barque : Définit les navires à gréement carré dont le mât d’artimonporte une voilure aurique : trois-mâts barque, quatre-mâts barque.
-  Barre : Roue ou timon agissant sur le gouvernail. Ce terme désigne aussi les vagues qui déferlent devant une côte.
-  Bassin : Partie d’un port caractérisée par l’existence de quais. Bâtard d’un racage Bout de ligne sur laquelle sont enfilées les « pommes de racage », grosses perles permettant à une corne ou une vergue de mieux coulisser contre le mât.
-  Beaupré : Sur un navire, mât prolongeant la proue d’un bateau, presque à l’horizontale. Lui-même est souvent prolongé par un bout-dehors.
-  Bôme : Espar maintenant la bordure d’une voile. On emploie parfois le terme gui.
-  Bon plein : Se dit d’un voilier qui se dirige contre le vent, mais à une allure plus abattue que le plus près, les voiles étant assez ouvertes pour privilégier la vitesse au cap.
-  Bonnette : Elément de voilure qui, par beau temps, agrandit la voile d’origine.
-  Bord : C’est le bateau lui-même (monter à bord) ou bien un côté de celui-ci : le bord au vent et le bord sous le vent.
-  Bordée : On dit aussi un bord : tirer des bords. Chaque segment d’un louvoyage.
-  Border : Emplir la voile de vent en tirant sur son écoute.
-  Bordés : Planches longitudinales constituant la coque d’un bateau.
-  Bosse : Cordage servant à fixer les nouveaux points d’amure et d’écoute lorsqu’on arrise la voile. Par extension, désigne parfois un cordage assez fin et de petite longueur.
-  Bossoir : Potence servant à mettre à l’eau une embarcation.
-  Bout-dehors : C’est le beaupré des petits bateaux, ou sa pièce termi­nale sur un navire.
-  Bouteilles : Situées à l’arrière d’un vaisseau, ce sont les W.C. des officiers.
-  Bragues : Cordages servant à freiner le recul d’un canon.
-  Bras : Cordage ou câble servant à orienter une vergue dans le vent.
-  Brick : Type de gréement comprenant deux mâts dotés de voiles carrées. Le brick-goélette porte gréement carré sur le mât avant, et aurique sur l’arrière.
-  Brigantine : Voile aurique placée sur le mât arrière d’un navire à voiles carrées.
-  Brise : Désigne un vent maniable. Dans l’échelle de Beaufort, cela va de la très légère brise du degré 1, à la bonne brise de la force 5, en passant par la légère brise (force 2), petite brise (force 3) et la jolie brise (force 4).

C

-  Cabestan : Treuil vertical destiné à remonter la ligne de mouillage.
-  Cabillot : Cheville de bois ou de métal, amovible, fichée dans un râtelier, et servant à tourner drisses, écoutes...
-  Cacatois : Voiles carrées établies le plus haut dans la mâture.
-  Cadet : Dans les marines étrangères, élève-officier, ou futur élève.
-  Caïque : Bateau grec ou turc aux deux extrémités pointues.
-  Calfater : Assurer l’étanchéité des bordés d’une coque, des lattes d’un pont, de l’ouverture d’un capot...
-  Cape (prendre la) : Donner au bateau un cap et une vitesse tels qu’il n’avance pour ainsi dire plus. En cape courante, le voilier continue à faire route à petite vitesse.
-  Capeyer : Se tenir à une allure de cape.
-  Caponer (l’ancre) : Une fois en route, la remonter contre son bossoir, à l’aide d’un palan appelé capon.
-  Cardan : Système de suspension à axe longitudinal et latéral, permettant à une lampe, un réchaud, un compas de route... de rester à l’horizontale malgré les mouvements du bateau.
-  Carène : Partie immergée de la coque.
-  Cargue : Cordage servant à étouffer une voile contre sa vergue (carguer).
-  Cargue bouline : Cargue servant à remonter la chute d’une voile carrée contre sa vergue.
-  Cargue fond : Cargue servant à remonter la bordure d’une voile carrée contre sa vergue.
-  Cargue point : Cargue servant à remonter le point d’écoute ou d’amure d’une voile carrée contre sa vergue.
-  Carré : Salon, pièce à vivre d’un bateau. Sur les grands navires, il y a le carré des officiers, celui des maîtres, etc.
-  Carré (voile ou gréement) : Se dit des voiles de forme trapézoïdale, établies sur des vergues. Un trois-mâts carré est un navire gréé de trois mâts portant chacun des voiles carrées.
-  Changer d’amure : Synonyme de virer de bord.
-  Château : Sur un navire, haute superstructure.
-  Chouque ou chouquet : Pièce femelle dans laquelle coulisse un mât supérieur.
-  Chute : Côté arrière d’une voile.
-  Civadière : Voile carrée établie sous le beaupré des navires anciens.
-  Clinfoc : Foc situé le plus en avant.
-  Commerce : Type de navigation consacré au transport de marchandi­ses.
-  Compas : Boussole d’un bateau.
-  Conserve : Sur terre, on dit « aller de concert », et en mer « naviguer de conserve ».
-  Coqueron : Compartiment exigu ménagé à l’extrême avant ou arrière d’un navire.
-  Corne : Espar placé en oblique, et tenant la partie supérieure d’une voile aurique.
-  Corvette : Petit navire de guerre portant une voilure importante sur trois mâts.
-  Coup de vent : Mauvais temps correspondant à la force 8 de l’échelle de Beaufort (qui va de 1 à 12).
-  Coupée : Accès au navire par son pont ou par sa muraille. Couronnement Arrière élevé et arrondi de certains navires anciens.
-  Culer : Faire marche arrière, ou reculer sous l’effet du vent, du courant, d’une vague...



D

-  Dalot : Ouverture ménagée dans un pavois pour laisser s’écouler l’eau (paquet de mer, embruns, eau de lavage du pont) à la mer.
-  Dalot de la gatte : Ouverture ménagée dans le réceptacle des eaux embarquées par les écubiers, et permettant de le vider.
-  Démâter : Démonter, ou perdre accidentellement un mât.
-  Déraper : Arracher l’ancre du fond. On dit aussi qu’un bateau dérape quand son ancre ne le retient plus.
-  Dériver : Etre déporté en travers de sa route, par le vent, le courant, les vagues...
-  Diamant (de l’ancre) : Point de jonction entre sa verge et ses bras.
-  Double : Abréviation de « double ration » de vin ou d’alcool.
-  Drisse : Cordage servant à hisser une voile ou un pavillon.
-  Dunette : Partie élevée du pont, à l’arrière du navire.

E

-  Echouage : Mise au sec volontaire d’un bateau.
-  Echouement : Mise au sec accidentelle d’un bateau.
-  Ecoute : Cordage servant à orienter une voile dans le vent.
-  Ecoutille : Ouverture ménagée dans un pont pour donner accès aux logements, soutes...
-  Ecubier : Conduit permettant le passage d’une chaîne ou d’une ligne de mouillage à travers la coque ou le pont.
-  Embelle : Amarre tirant par le travers du navire.
-  Encalminé : Immobilisé par le calme.
-  Encornat : Pièce servant à maintenir la corne contre le mât.
-  Enfléchure : Echelons fixés dans les haubans, servant à grimper dans la mâture.
-  Enfourner : Se dit d’un bateau dont l’avant s’enfonce dans une vague au lieu de la chevaucher.
-  Entrepont : Espace entre deux ponts d’un navire à plusieurs ponts.
-  Envoyer une voile : Hisser une voile.
-  Epissure : Tressage d’éléments de cordages entre eux, pour les mettre bout à bout, pour les achever par un oeil, ou pour empêcher leur extrémité de se défaire.
-  Erre : Elan que garde un bateau quand on a amené ses voiles, rentré ses avirons...
-  Espar : Pièces du gréement sur lesquels on établit la - voilure : mâts, vergues, bômes, cornes...
-  Estains : Derniers couples de l’arrière du navire, soutenant la charpente arrière (l’arcasse).
-  Etai : Câble tenant un mât sur son avant. Les voiles d’étai sont établies entre les mâts arrière.
-  Etaler : Faire face à, résister à. Par exemple : on étale un coup de vent en prenant la cape.
-  Etambot : Pièce de la charpente du navire, sur laquelle s’articule la partie active du gouvernail.
-  Etambrai : Ouverture ménagée dans un pont pour le passage du mât.
-  Etarquer : Raidir le côté d’une voile.
-  Etrave : Partie avant du navire, qui fend l’eau.
F

-  Faseyement : Une voile faseye quand elle bat dans l’air comme un drapeau.
-  Faubert : Sorte de « lavette » fabriquée à l’aide de bouts de cordage, servant à laver le pont.
-  Ferler : Plier une voile contre un espar ou un pavillon sur lui-même.
-  Fetch : Désigne l’espace de mer qu’une côte abrite du vent.
-  Flèche : Dans un gréement aurique, désigne le mât ou la voile établis au-dessus de la corne.
-  Foc : Voile triangulaire établie sur l’avant d’un bateau.
-  Franc-bord : Hauteur du pont supérieur d’un bateau au-dessus de l’eau.
-  Frapper : Fixer à l’aide d’une manille, d’un mousqueton... Si on fixe quelque chose à l’aide d’un cordage, on dit plutôt amarrer.
-  Frégate : Bâtiment de guerre ancien, rapide et manoeuvrier, mais plus grand et plus armé qu’une corvette.
-  Fusée : Partie haute, affinée, d’un mât.



G

-  Gabier : Matelot affecté à la manoeuvre du navire.
-  Gaillard : Superstructures avant et arrière d’un grand voilier ou d’un navire.
-  Galère : Navire antique ou ancien, propulsé à l’aviron et à la voile.
-  Galhaubans : Haubans capelés en tête de mât, ou hauban de mât supérieur.
-  Gambes de revers : Haubanage inférieur de la hune, dont l’ascension est particulièrement acrobatique.
-  Glène : Cordage rangé en le disposant en boucles superposées.
-  Goélette : Navire léger généralement à deux mâts, et dont le plus grand se trouve toujours à l’arrière.
-  Grand largue : Allure d’un voilier recevant le vent de trois-quarts arrière.
-  Gréement : Ensemble des objets servant à manoeuvrer un voilier.
-  Guibre : Pièce rapportée sur l’étrave pour soutenir le beaupré.
-  Guindant : Partie de la voile placée contre le mât ou l’étai.
-  Guindeau : Treuil dont l’axe est horizontal.

H

-  Haubans : Câbles ou cordages soutenant le mât transversalement.
-  Haussière (ou aussière) : Grosse ligne d’amarrage ou de remor­quage.
-  Hune : Plate-forme située au sommet d’un bas-mât.
-  Hunier : Pour un gréement carré, voile située au-dessus de la hune. Pour une goélette, voile carrée située au-dessus de la misaine.

L

-  Largue : Allure sous laquelle un voilier reçoit le vent de côté. On distingue le petit largue (entre bon plein et vent de travers), puis le largue et le grand largue (entre le vent de travers et le vent arrière).
-  Latin : Se dit en principe d’un gréement dont la voile principale est établie sur une antenne, mais aussi parfois d’une voile carrée.
-  Ligne de foi : Axe du navire : son repérage est fondamental pour la lecture du compas de route.
-  Lisse d’hourdi : Pièce de charpente longitudinale et placée à plat, aboutissant au sommet du charpentage arrière du navire.
-  Liure de beaupré : Amarrage servant à relier entre eux les différents tronçons de la mâture de beaupré.
-  Loch : Instrument servant à mesurer la vitesse d’un bateau.
-  Lofer : Se diriger vers la direction du vent. Virer lof pour
-  Lof : Synonyme d’empanner.
-  Louvoyer : Remonter contre le vent en tirant des bords au plus près.
-  Lover : Ranger un cordage en le pliant en boucles superposées.

M

-  Maître : Gradé placé entre les officiers et les matelots. Ils forment la maistrance des navires. Dans la marine marchande, on dit maître d’équipage.
-  Maître-bau : Largeur maximum d’un bateau.
-  Manoeuvre : Désigne aussi bien le fait de manoeuvrer que les cordages utilisés pour ce faire.
-  Marchepied : Câble tendu sous une vergue pour permettre aux gabiers d’y manoeuvrer.
-  Masquer : Se dit d’une voile qui prend le vent du mauvais côté.
-  Mât à quête : Mât très incliné sur l’arrière.
-  Méridienne : Méthode de navigation astronomique consistant à mesurer la hauteur du soleil au-dessus de l’horizon à midi.
-  Mille : Abréviation pour mille nautique (1 852 mètres, distance correspondant à 1 minute de latitude).
-  Misaine : Désigne le mât le plus en avant d’un navire, et la voile basse qui y est établie.
-  Mouillage : Désigne le lieu où un bateau se met à l’ancre, l’équipement utilisé, et la manoeuvre effectuée pour mouiller l’ancre.



N

-  Navire franc-tillac : Navire dont le pont, dégagé, court d’une seule longueur.

P

-  Panne (mettre en) : Manoeuvre consistant à stopper le navire tout engardant sa voilure haute. Le principe est de disposer les voiles de telle sorte que leurs poussées respectives se contrarient.
-  Panneaux : Ouverture et couvercle des accès à l’intérieur.
-  Passerelle : Superstructure où se tiennent les officiers et marins chargés de la conduite du navire.
-  Pavillon : Sur la terre ferme, on dit « drapeau ».
-  Pavois : Prolongation du bordage de la coque au-dessus du pont, afin de le protéger des paquets de mer et servir de garde-corps.
-  Perroquet : Voile carrée située au-dessus d’un hunier.
-  Peser : Exercer un effort orienté de haut en bas.
-  Phare : Outre la lumière qui guide les bateaux en mer, le phare désigne l’ensemble des voiles établies sur un même mât. Ainsi, une goélette à phare carré.
-  Planche : Synonyme de la coupée, la passerelle permettant de passer du quai au bateau.
-  Point : Position du navire. Angle d’une voile : point d’écoute, de drisse, d’amure...
-  Pomme de mât : Pièce de bois formant chapeau à l’extrémité d’un mât.
-  Pont supérieur : Sur les navires possédant plusieurs étages d’ aménagement, pont extérieur.
-  Poste d’équipage : Logement de l’équipage.
-  Pot-au-noir : Zone de calmes et d’orages située de part et d’autre de l’équateur.
-  Poulaines : W.C. d’un navire ancien, réservés à l’équipage et situés tout à l’avant du navire, les officiers disposant des bouteilles, à l’arrière.
-  Poupe : Partie arrière d’un navire.
-  Près, Plus près : Allure suivie par un voilier quand il louvoie, quand il tire des bords pour remonter contre le vent.
-  Presse : Enrôlement forcé dans la marine de guerre, par rafle prati­quée dans les ports ou enlèvement sur des navires marchands arraisonnés.
-  Proue : Partie avant d’un navire, au-dessus de l’étrave.

Q

-  Quarantièmes rugissants : Désigne la zone des quarante degrés de latitude sud, où le vent souffle en tempête.
-  Quart être de quart, prendre son quart : Etre de service. Le quart désigne aussi la partie basse de l’antenne d’une voile latine. C’est aussi une des 32 divisions de la rose des vents, correspondant à 11 degrés 15 minutes et portant chacune un nom. Du nord vers l’est se succèdent ainsi : Nord, Nord-quart-Nord-Est, Nord-Nord-Est, Nord-Est-quart-Nord, Nord-Est...



R

-  Raban : Cordage ou sangle servant à ferler une voile, à la rabanter.
-  Raguer : Se dit de deux pièces qui frottent l’une contre l’autre, et subissent ainsi une usure prématurée.
-  Ralingues : Renfort en cordage sur le côté d’une voile.
-  Refuser : Se dit du vent quand sa direction devient défavorable.
-  Remonter : Faire route contre le vent, ou le courant.
-  Ris : Partie d’une voile qu’on peut replier pour en diminuer la surface. Une voile est au bas ris quand elle est réduite au maximum.
-  Risée : Renforcement passager du vent.
-  Roaring forties : Appellation anglaise des Quarantièmes rugissants.
-  Rocambeau : Anneau métallique coulissant sur le bout-dehors, et sur lequel on amure un foc. Un hale-dehors permet d’amurer le foc depuis le pont, et de l’amener à l’extrémité du bout-dehors.
-  Rose des vents : Aujourd’hui, la rose d’un compas de navigation est graduée de 0° à 360°. Autrefois, elle était divisée en 32 divisions, dont on disait qu’elles correspondaient à chacun des vents reconnus : les quarts.

S

-  Sabord : Ouverture ménagée dans le flanc d’un navire, généralement pour permettre aux canons de faire feu.
-  Sabord d’arcasse : Sabord ménagé dans l’arrière du navire.
-  Safran : Partie immergée du gouvernail.
-  Sentine : Puisard vers lequel convergent les eaux des fonds d’un bateau.
-  Serrer le vent : Naviguer à l’allure du plus près.
-  Sextant : Instrument servant à mesurer la hauteur d’un astre au-dessus de l’horizon, afin de calculer sa position.
-  Sonder : Mesurer la profondeur d’eau.
-  Sous le vent : Côté opposé à celui d’où souffle le vent.



T

-  Taquet : Pièce d’accastillage servant à bloquer une amarre, une drisse, une écoute...
-  Taud : Bâche, prélart couvrant une embarcation quand elle ne sert pas.
-  Tête de mât : Tout en haut du mât.
-  Timonerie : Poste, couvert ou non, où se trouve la roue du gouver­nail.
-  Tirant-d’air : Distance mesurée entre la flottaison et la tête du mât le plus haut d’un bateau.
-  Tirant-d’eau : Distance mesurée entre la flottaison et le point le plus bas d’un bateau.
-  Toile : Désigne la voilure. A sec de toile signifie « toutes voiles amenées ».
-  Tonnage : Capacité de transport d’un bateau, mesurée en tonneaux. Par extension, le tonnage désigne l’importance d’un bateau : on parle de fort ou de faible tonnage.
-  Toron : Elément des cordages toronnés, c’est-à-dire fabriqués en tournant des fibres sur elles-mêmes.
-  Touline : Amarre légère servant de remorque ou ligne servant à faire passer une amarre, une remorque... plus lourdes.
-  Tourmentin : Petit foc très solide utilisé par gros temps seulement. Tout dessus Toutes voiles établies.
-  Transfilage : Cordage reliant la bordure d’une voile à un espar, en faisant le tour de ce dernier, et en passant par des oeillets ménagés dans la voile.
-  Travers : A la perpendiculaire de l’axe d’un bateau.
-  Trinquette : Le plus en arrière des focs.

V

-  Vaisseau : Ancien navire de guerre ayant au moins deux batteries couvertes.
-  Varangues : Pièces de la charpente perpendiculaires à la quille. Vent arrière Allure du navire qui fait route avec le vent sur l’arrière.
-  Au vent : Exposé au vent.
-  Sous le vent : Abrité du vent.
-  Vergue : Traverse articulée au mât, sur laquelle on établit les voiles carrées.
-  Virer : Tirer au moyen d’un treuil.
-  Virer de bord : Manoeuvre consistant à franchir le lit du vent, de manière à recevoir le vent du bord opposé à celui qui le recevait précédemment.
-  Vivres : Désigne l’avitaillement du bord.






Les bateaux que j'ai appréciés en 50 ans de mer : StGermain,Chantilly,ssFrance ,Cambodge, Renaissance, AquilleLauro, Oceanic, EnricoCosta, CostaRiviera, MscRhapsody, StellaSolaris, SuperStarAries, SkyPrincess, CostaVictoria,Azur, Flamenco, Mistral, ssNorway, MscMelody, EuropeanStars, CarnivalSpirit, NclSpirit, R6, NclStar, NclGem,Ncl Epic, C.Magica, C.Méditerranéa, C.Atlantica, MscSplendida- et j'en oublie...
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Re: Langage de la mer

Message par corsair le Lun 6 Fév - 8:15


Petit lexique de marine à voile...et de marine tout court



A

-  A contre : Se dit d’une voile recevant le vent du mauvais côté.
-  A pic : Quand on lève l’ancre, moment où la chaîne est à la verticale et que l’ancre va s’arracher du fond.
-  Abattre : Descendre dans le lit du vent.
-  Adonner : Se dit du vent quand il tourne dans une direction favorable.
-  Affaler : Descendre un objet, par exemple une embarcation à la mer.
-  Alizés : Vents réguliers soufflant de chaque côté de l’équateur : du N.E. dans l’hémisphère nord, et du S.E. dans l’hémisphère sud.
-  Allure : Direction de laquelle un voilier reçoit le vent par rapport à l’ axe de sa route.
-  Amariner : On est amariné quand on a pris l’habitude d’être en mer.
-  Amarrer : Quand ils réalisent un amarrage, les terriens emploient le verbe « attacher ».
-  Amener : Descendre une voile ou un pavillon.
-  Ampoulette : Sablier servant à mesurer le temps à bord d’un navire.
-  Amure(s) : Côté du navire d’où le vent souffle (bâbord amures ou tribord amures), c’est aussi le point de la voile situé le plus au vent.
-  Annexe : Petite embarcation destinée à se rendre à terre depuis le navire.
-  Appareillage : Manoeuvre par laquelle un bateau quitte un quai ou son mouillage.
-  Ariser : Prendre un ris dans une voile.
-  Armement d’un navire : Ensemble des opérations destinées à le préparer à prendre la mer.
-  Arrière : Désigne souvent la partie du navire qui était réservée aux officiers. Le vent arrière est l’allure d’un voilier qui fait route en recevant le vent sur l’arrière.
-  Artimon : Voile ou mât situés le plus à l’arrière du bateau.
-  Assiette : Position d’équilibre du bateau « assis » sur l’eau. Au vent Désigne le côté d’où souffle le vent.
-  Aurique : Se dit d’un gréement dont les voiles ont quatre côtés et reçoivent le vent toujours sur le même côté (le guindant).



B

-  Balancine : Cordage servant à soutenir la bôme quand la voile n’est pas hissée. Pour un tangon, on emploie aussi le terme hale-haut.
-  Barque : Définit les navires à gréement carré dont le mât d’artimonporte une voilure aurique : trois-mâts barque, quatre-mâts barque.
-  Barre : Roue ou timon agissant sur le gouvernail. Ce terme désigne aussi les vagues qui déferlent devant une côte.
-  Bassin : Partie d’un port caractérisée par l’existence de quais. Bâtard d’un racage Bout de ligne sur laquelle sont enfilées les « pommes de racage », grosses perles permettant à une corne ou une vergue de mieux coulisser contre le mât.
-  Beaupré : Sur un navire, mât prolongeant la proue d’un bateau, presque à l’horizontale. Lui-même est souvent prolongé par un bout-dehors.
-  Bôme : Espar maintenant la bordure d’une voile. On emploie parfois le terme gui.
-  Bon plein : Se dit d’un voilier qui se dirige contre le vent, mais à une allure plus abattue que le plus près, les voiles étant assez ouvertes pour privilégier la vitesse au cap.
-  Bonnette : Elément de voilure qui, par beau temps, agrandit la voile d’origine.
-  Bord : C’est le bateau lui-même (monter à bord) ou bien un côté de celui-ci : le bord au vent et le bord sous le vent.
-  Bordée : On dit aussi un bord : tirer des bords. Chaque segment d’un louvoyage.
-  Border : Emplir la voile de vent en tirant sur son écoute.
-  Bordés : Planches longitudinales constituant la coque d’un bateau.
-  Bosse : Cordage servant à fixer les nouveaux points d’amure et d’écoute lorsqu’on arrise la voile. Par extension, désigne parfois un cordage assez fin et de petite longueur.
-  Bossoir : Potence servant à mettre à l’eau une embarcation.
-  Bout-dehors : C’est le beaupré des petits bateaux, ou sa pièce termi­nale sur un navire.
-  Bouteilles : Situées à l’arrière d’un vaisseau, ce sont les W.C. des officiers.
-  Bragues : Cordages servant à freiner le recul d’un canon.
-  Bras : Cordage ou câble servant à orienter une vergue dans le vent.
-  Brick : Type de gréement comprenant deux mâts dotés de voiles carrées. Le brick-goélette porte gréement carré sur le mât avant, et aurique sur l’arrière.
-  Brigantine : Voile aurique placée sur le mât arrière d’un navire à voiles carrées.
-  Brise : Désigne un vent maniable. Dans l’échelle de Beaufort, cela va de la très légère brise du degré 1, à la bonne brise de la force 5, en passant par la légère brise (force 2), petite brise (force 3) et la jolie brise (force 4).

C

-  Cabestan : Treuil vertical destiné à remonter la ligne de mouillage.
-  Cabillot : Cheville de bois ou de métal, amovible, fichée dans un râtelier, et servant à tourner drisses, écoutes...
-  Cacatois : Voiles carrées établies le plus haut dans la mâture.
-  Cadet : Dans les marines étrangères, élève-officier, ou futur élève.
-  Caïque : Bateau grec ou turc aux deux extrémités pointues.
-  Calfater : Assurer l’étanchéité des bordés d’une coque, des lattes d’un pont, de l’ouverture d’un capot...
-  Cape (prendre la) : Donner au bateau un cap et une vitesse tels qu’il n’avance pour ainsi dire plus. En cape courante, le voilier continue à faire route à petite vitesse.
-  Capeyer : Se tenir à une allure de cape.
-  Caponer (l’ancre) : Une fois en route, la remonter contre son bossoir, à l’aide d’un palan appelé capon.
-  Cardan : Système de suspension à axe longitudinal et latéral, permettant à une lampe, un réchaud, un compas de route... de rester à l’horizontale malgré les mouvements du bateau.
-  Carène : Partie immergée de la coque.
-  Cargue : Cordage servant à étouffer une voile contre sa vergue (carguer).
-  Cargue bouline : Cargue servant à remonter la chute d’une voile carrée contre sa vergue.
-  Cargue fond : Cargue servant à remonter la bordure d’une voile carrée contre sa vergue.
-  Cargue point : Cargue servant à remonter le point d’écoute ou d’amure d’une voile carrée contre sa vergue.
-  Carré : Salon, pièce à vivre d’un bateau. Sur les grands navires, il y a le carré des officiers, celui des maîtres, etc.
-  Carré (voile ou gréement) : Se dit des voiles de forme trapézoïdale, établies sur des vergues. Un trois-mâts carré est un navire gréé de trois mâts portant chacun des voiles carrées.
-  Changer d’amure : Synonyme de virer de bord.
-  Château : Sur un navire, haute superstructure.
-  Chouque ou chouquet : Pièce femelle dans laquelle coulisse un mât supérieur.
-  Chute : Côté arrière d’une voile.
-  Civadière : Voile carrée établie sous le beaupré des navires anciens.
-  Clinfoc : Foc situé le plus en avant.
-  Commerce : Type de navigation consacré au transport de marchandi­ses.
-  Compas : Boussole d’un bateau.
-  Conserve : Sur terre, on dit « aller de concert », et en mer « naviguer de conserve ».
-  Coqueron : Compartiment exigu ménagé à l’extrême avant ou arrière d’un navire.
-  Corne : Espar placé en oblique, et tenant la partie supérieure d’une voile aurique.
-  Corvette : Petit navire de guerre portant une voilure importante sur trois mâts.
-  Coup de vent : Mauvais temps correspondant à la force 8 de l’échelle de Beaufort (qui va de 1 à 12).
-  Coupée : Accès au navire par son pont ou par sa muraille. Couronnement Arrière élevé et arrondi de certains navires anciens.
-  Culer : Faire marche arrière, ou reculer sous l’effet du vent, du courant, d’une vague...



D

-  Dalot : Ouverture ménagée dans un pavois pour laisser s’écouler l’eau (paquet de mer, embruns, eau de lavage du pont) à la mer.
-  Dalot de la gatte : Ouverture ménagée dans le réceptacle des eaux embarquées par les écubiers, et permettant de le vider.
-  Démâter : Démonter, ou perdre accidentellement un mât.
-  Déraper : Arracher l’ancre du fond. On dit aussi qu’un bateau dérape quand son ancre ne le retient plus.
-  Dériver : Etre déporté en travers de sa route, par le vent, le courant, les vagues...
-  Diamant (de l’ancre) : Point de jonction entre sa verge et ses bras.
-  Double : Abréviation de « double ration » de vin ou d’alcool.
-  Drisse : Cordage servant à hisser une voile ou un pavillon.
-  Dunette : Partie élevée du pont, à l’arrière du navire.

E

-  Echouage : Mise au sec volontaire d’un bateau.
-  Echouement : Mise au sec accidentelle d’un bateau.
-  Ecoute : Cordage servant à orienter une voile dans le vent.
-  Ecoutille : Ouverture ménagée dans un pont pour donner accès aux logements, soutes...
-  Ecubier : Conduit permettant le passage d’une chaîne ou d’une ligne de mouillage à travers la coque ou le pont.
-  Embelle : Amarre tirant par le travers du navire.
-  Encalminé : Immobilisé par le calme.
-  Encornat : Pièce servant à maintenir la corne contre le mât.
-  Enfléchure : Echelons fixés dans les haubans, servant à grimper dans la mâture.
-  Enfourner : Se dit d’un bateau dont l’avant s’enfonce dans une vague au lieu de la chevaucher.
-  Entrepont : Espace entre deux ponts d’un navire à plusieurs ponts.
-  Envoyer une voile : Hisser une voile.
-  Epissure : Tressage d’éléments de cordages entre eux, pour les mettre bout à bout, pour les achever par un oeil, ou pour empêcher leur extrémité de se défaire.
-  Erre : Elan que garde un bateau quand on a amené ses voiles, rentré ses avirons...
-  Espar : Pièces du gréement sur lesquels on établit la - voilure : mâts, vergues, bômes, cornes...
-  Estains : Derniers couples de l’arrière du navire, soutenant la charpente arrière (l’arcasse).
-  Etai : Câble tenant un mât sur son avant. Les voiles d’étai sont établies entre les mâts arrière.
-  Etaler : Faire face à, résister à. Par exemple : on étale un coup de vent en prenant la cape.
-  Etambot : Pièce de la charpente du navire, sur laquelle s’articule la partie active du gouvernail.
-  Etambrai : Ouverture ménagée dans un pont pour le passage du mât.
-  Etarquer : Raidir le côté d’une voile.
-  Etrave : Partie avant du navire, qui fend l’eau.
F

-  Faseyement : Une voile faseye quand elle bat dans l’air comme un drapeau.
-  Faubert : Sorte de « lavette » fabriquée à l’aide de bouts de cordage, servant à laver le pont.
-  Ferler : Plier une voile contre un espar ou un pavillon sur lui-même.
-  Fetch : Désigne l’espace de mer qu’une côte abrite du vent.
-  Flèche : Dans un gréement aurique, désigne le mât ou la voile établis au-dessus de la corne.
-  Foc : Voile triangulaire établie sur l’avant d’un bateau.
-  Franc-bord : Hauteur du pont supérieur d’un bateau au-dessus de l’eau.
-  Frapper : Fixer à l’aide d’une manille, d’un mousqueton... Si on fixe quelque chose à l’aide d’un cordage, on dit plutôt amarrer.
-  Frégate : Bâtiment de guerre ancien, rapide et manoeuvrier, mais plus grand et plus armé qu’une corvette.
-  Fusée : Partie haute, affinée, d’un mât.



G

-  Gabier : Matelot affecté à la manoeuvre du navire.
-  Gaillard : Superstructures avant et arrière d’un grand voilier ou d’un navire.
-  Galère : Navire antique ou ancien, propulsé à l’aviron et à la voile.
-  Galhaubans : Haubans capelés en tête de mât, ou hauban de mât supérieur.
-  Gambes de revers : Haubanage inférieur de la hune, dont l’ascension est particulièrement acrobatique.
-  Glène : Cordage rangé en le disposant en boucles superposées.
-  Goélette : Navire léger généralement à deux mâts, et dont le plus grand se trouve toujours à l’arrière.
-  Grand largue : Allure d’un voilier recevant le vent de trois-quarts arrière.
-  Gréement : Ensemble des objets servant à manoeuvrer un voilier.
-  Guibre : Pièce rapportée sur l’étrave pour soutenir le beaupré.
-  Guindant : Partie de la voile placée contre le mât ou l’étai.
-  Guindeau : Treuil dont l’axe est horizontal.

H

-  Haubans : Câbles ou cordages soutenant le mât transversalement.
-  Haussière (ou aussière) : Grosse ligne d’amarrage ou de remor­quage.
-  Hune : Plate-forme située au sommet d’un bas-mât.
-  Hunier : Pour un gréement carré, voile située au-dessus de la hune. Pour une goélette, voile carrée située au-dessus de la misaine.

L

-  Largue : Allure sous laquelle un voilier reçoit le vent de côté. On distingue le petit largue (entre bon plein et vent de travers), puis le largue et le grand largue (entre le vent de travers et le vent arrière).
-  Latin : Se dit en principe d’un gréement dont la voile principale est établie sur une antenne, mais aussi parfois d’une voile carrée.
-  Ligne de foi : Axe du navire : son repérage est fondamental pour la lecture du compas de route.
-  Lisse d’hourdi : Pièce de charpente longitudinale et placée à plat, aboutissant au sommet du charpentage arrière du navire.
-  Liure de beaupré : Amarrage servant à relier entre eux les différents tronçons de la mâture de beaupré.
-  Loch : Instrument servant à mesurer la vitesse d’un bateau.
-  Lofer : Se diriger vers la direction du vent. Virer lof pour
-  Lof : Synonyme d’empanner.
-  Louvoyer : Remonter contre le vent en tirant des bords au plus près.
-  Lover : Ranger un cordage en le pliant en boucles superposées.

M

-  Maître : Gradé placé entre les officiers et les matelots. Ils forment la maistrance des navires. Dans la marine marchande, on dit maître d’équipage.
-  Maître-bau : Largeur maximum d’un bateau.
-  Manoeuvre : Désigne aussi bien le fait de manoeuvrer que les cordages utilisés pour ce faire.
-  Marchepied : Câble tendu sous une vergue pour permettre aux gabiers d’y manoeuvrer.
-  Masquer : Se dit d’une voile qui prend le vent du mauvais côté.
-  Mât à quête : Mât très incliné sur l’arrière.
-  Méridienne : Méthode de navigation astronomique consistant à mesurer la hauteur du soleil au-dessus de l’horizon à midi.
-  Mille : Abréviation pour mille nautique (1 852 mètres, distance correspondant à 1 minute de latitude).
-  Misaine : Désigne le mât le plus en avant d’un navire, et la voile basse qui y est établie.
-  Mouillage : Désigne le lieu où un bateau se met à l’ancre, l’équipement utilisé, et la manoeuvre effectuée pour mouiller l’ancre.



N

-  Navire franc-tillac : Navire dont le pont, dégagé, court d’une seule longueur.

P

-  Panne (mettre en) : Manoeuvre consistant à stopper le navire tout engardant sa voilure haute. Le principe est de disposer les voiles de telle sorte que leurs poussées respectives se contrarient.
-  Panneaux : Ouverture et couvercle des accès à l’intérieur.
-  Passerelle : Superstructure où se tiennent les officiers et marins chargés de la conduite du navire.
-  Pavillon : Sur la terre ferme, on dit « drapeau ».
-  Pavois : Prolongation du bordage de la coque au-dessus du pont, afin de le protéger des paquets de mer et servir de garde-corps.
-  Perroquet : Voile carrée située au-dessus d’un hunier.
-  Peser : Exercer un effort orienté de haut en bas.
-  Phare : Outre la lumière qui guide les bateaux en mer, le phare désigne l’ensemble des voiles établies sur un même mât. Ainsi, une goélette à phare carré.
-  Planche : Synonyme de la coupée, la passerelle permettant de passer du quai au bateau.
-  Point : Position du navire. Angle d’une voile : point d’écoute, de drisse, d’amure...
-  Pomme de mât : Pièce de bois formant chapeau à l’extrémité d’un mât.
-  Pont supérieur : Sur les navires possédant plusieurs étages d’ aménagement, pont extérieur.
-  Poste d’équipage : Logement de l’équipage.
-  Pot-au-noir : Zone de calmes et d’orages située de part et d’autre de l’équateur.
-  Poulaines : W.C. d’un navire ancien, réservés à l’équipage et situés tout à l’avant du navire, les officiers disposant des bouteilles, à l’arrière.
-  Poupe : Partie arrière d’un navire.
-  Près, Plus près : Allure suivie par un voilier quand il louvoie, quand il tire des bords pour remonter contre le vent.
-  Presse : Enrôlement forcé dans la marine de guerre, par rafle prati­quée dans les ports ou enlèvement sur des navires marchands arraisonnés.
-  Proue : Partie avant d’un navire, au-dessus de l’étrave.

Q

-  Quarantièmes rugissants : Désigne la zone des quarante degrés de latitude sud, où le vent souffle en tempête.
-  Quart être de quart, prendre son quart : Etre de service. Le quart désigne aussi la partie basse de l’antenne d’une voile latine. C’est aussi une des 32 divisions de la rose des vents, correspondant à 11 degrés 15 minutes et portant chacune un nom. Du nord vers l’est se succèdent ainsi : Nord, Nord-quart-Nord-Est, Nord-Nord-Est, Nord-Est-quart-Nord, Nord-Est...



R

-  Raban : Cordage ou sangle servant à ferler une voile, à la rabanter.
-  Raguer : Se dit de deux pièces qui frottent l’une contre l’autre, et subissent ainsi une usure prématurée.
-  Ralingues : Renfort en cordage sur le côté d’une voile.
-  Refuser : Se dit du vent quand sa direction devient défavorable.
-  Remonter : Faire route contre le vent, ou le courant.
-  Ris : Partie d’une voile qu’on peut replier pour en diminuer la surface. Une voile est au bas ris quand elle est réduite au maximum.
-  Risée : Renforcement passager du vent.
-  Roaring forties : Appellation anglaise des Quarantièmes rugissants.
-  Rocambeau : Anneau métallique coulissant sur le bout-dehors, et sur lequel on amure un foc. Un hale-dehors permet d’amurer le foc depuis le pont, et de l’amener à l’extrémité du bout-dehors.
-  Rose des vents : Aujourd’hui, la rose d’un compas de navigation est graduée de 0° à 360°. Autrefois, elle était divisée en 32 divisions, dont on disait qu’elles correspondaient à chacun des vents reconnus : les quarts.

S

-  Sabord : Ouverture ménagée dans le flanc d’un navire, généralement pour permettre aux canons de faire feu.
-  Sabord d’arcasse : Sabord ménagé dans l’arrière du navire.
-  Safran : Partie immergée du gouvernail.
-  Sentine : Puisard vers lequel convergent les eaux des fonds d’un bateau.
-  Serrer le vent : Naviguer à l’allure du plus près.
-  Sextant : Instrument servant à mesurer la hauteur d’un astre au-dessus de l’horizon, afin de calculer sa position.
-  Sonder : Mesurer la profondeur d’eau.
-  Sous le vent : Côté opposé à celui d’où souffle le vent.



T

-  Taquet : Pièce d’accastillage servant à bloquer une amarre, une drisse, une écoute...
-  Taud : Bâche, prélart couvrant une embarcation quand elle ne sert pas.
-  Tête de mât : Tout en haut du mât.
-  Timonerie : Poste, couvert ou non, où se trouve la roue du gouver­nail.
-  Tirant-d’air : Distance mesurée entre la flottaison et la tête du mât le plus haut d’un bateau.
-  Tirant-d’eau : Distance mesurée entre la flottaison et le point le plus bas d’un bateau.
-  Toile : Désigne la voilure. A sec de toile signifie « toutes voiles amenées ».
-  Tonnage : Capacité de transport d’un bateau, mesurée en tonneaux. Par extension, le tonnage désigne l’importance d’un bateau : on parle de fort ou de faible tonnage.
-  Toron : Elément des cordages toronnés, c’est-à-dire fabriqués en tournant des fibres sur elles-mêmes.
-  Touline : Amarre légère servant de remorque ou ligne servant à faire passer une amarre, une remorque... plus lourdes.
-  Tourmentin : Petit foc très solide utilisé par gros temps seulement. Tout dessus Toutes voiles établies.
-  Transfilage : Cordage reliant la bordure d’une voile à un espar, en faisant le tour de ce dernier, et en passant par des oeillets ménagés dans la voile.
-  Travers : A la perpendiculaire de l’axe d’un bateau.
-  Trinquette : Le plus en arrière des focs.

V

-  Vaisseau : Ancien navire de guerre ayant au moins deux batteries couvertes.
-  Varangues : Pièces de la charpente perpendiculaires à la quille. Vent arrière Allure du navire qui fait route avec le vent sur l’arrière.
-  Au vent : Exposé au vent.
-  Sous le vent : Abrité du vent.
-  Vergue : Traverse articulée au mât, sur laquelle on établit les voiles carrées.
-  Virer : Tirer au moyen d’un treuil.
-  Virer de bord : Manoeuvre consistant à franchir le lit du vent, de manière à recevoir le vent du bord opposé à celui qui le recevait précédemment.
-  Vivres : Désigne l’avitaillement du bord.






Les bateaux que j'ai appréciés en 50 ans de mer : StGermain,Chantilly,ssFrance ,Cambodge, Renaissance, AquilleLauro, Oceanic, EnricoCosta, CostaRiviera, MscRhapsody, StellaSolaris, SuperStarAries, SkyPrincess, CostaVictoria,Azur, Flamenco, Mistral, ssNorway, MscMelody, EuropeanStars, CarnivalSpirit, NclSpirit, R6, NclStar, NclGem,Ncl Epic, C.Magica, C.Méditerranéa, C.Atlantica, MscSplendida- et j'en oublie...
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Re: Langage de la mer

Message par corsair le Lun 6 Fév - 8:16

Complément du lexique à la mer

Abattre : Ecarter sa route du lit du vent. Ce mouvement s'appelle une abattée.
Abord (en) : Sur le côté du bâtiment.
Accastillage : Objets et accessoires divers équipant un navire.
Accore : Se dit d'une côte escarpée dominant une mer profonde. Bord d'un récif ou d'une roche : à l'accore de.
Accoster : Placer un bâtiment le long d'un quai ou le long d'un autre navire.
Acculée : Mouvement en arrière d'un navire, il cule.
Adonner : Le vent adonne pour un navire à voiles quand il tourne dans un sens favorable à la marche, c'est à dire quand il vient plus à l'arrière. Le contraire est : refuser.
Affaler : Faire descendre ; c'est le contraire de hâler - Affaler quelqu'un le long du bord, ou d'un mât, c'est le faire descendre au bout d'un filin (en général, assis dans un noeud de chaise).
Aiguillots : Pivots fixes sur une mèche du gouvernail ou sur l'étambot et tournant dans les femelots.
Aileron : Partie de tente qui se place en abord. Prolongements en abord et généralement découverts de l'abri de navigation.
Ajut : Noeud servant à réunir momentanément deux bouts de cordage - Faire ajut.
Allure : Direction d'un navire par rapport à celle du vent.
Amariner : Amariner un équipage : l'habituer à la mer.
Amarrage : Action d'amarrer - Matelotage : bout de lusin, merlin, ligne, etc. servant à relier ensemble deux cordages.
Amarres : Chaînes ou cordages servant à tenir le navire le long du quai.
Amener : Abaisser - Faire descendre.
Amer : Point de repère sur une côte.
Anguillers : Conduits, canaux ou trous pratiqués dans la partie inférieure des varangues des couples pour permettre l'écoulement de l'eau dans les fonds.
Anspect : Ou barre d'anspect. Levier en bois dur servant à faire tourner un cabestan ou un guindeau. Primitivement, servait à pointer les canon en direction.
Aperçu : Pavillon signal que l'on hisse pour indiquer que l'on a compris un signal.
Apiquer : Hisser l'une des extrémités d'un gui ou d'une vergue de manière à l'élever au dessus de l'autre.
Apparaux : Ensemble des objets formant l'équipement (l'armement)d'un navire.
Appel : Direction d'un cordage, de la chaîne de l'ancre - Voir aussi : rappel.
Appuyer : Haler, raidir un cordage pour soutenir ou fixer l'objet auquel il aboutit. Appuyer un signal, c'est l'accompagner d'un signal sonore, coup de Klaxon, pour attirer l'attention. Appuyer la chasse : poursuivre obstinement.
Araignée : Patte d'oie à grand nombre de branches de menu filin qu'on installe sur les funes des tentes et tauds pour permettre de les maintenir horizontaux. Hamac : réseau de petites lignes à oeil placées à chaque extrémité de la toile du hamac pour le suspendre : elles se réunissent à deux boucles métalliques ou organeaux d'où partent les "rabans" de suspension.
Arborer : Arborer un pavillon, c'est le hisser au mât. En Méditerranée, dans la langues des galères, le mât s'appelait l'arbre.
Ardent : Un navire est ardent lorsqu'il tend de lui-même à se rapprocher du lit du vent. C'est le contraire du mou.
Armement : L'armement d'un bâtiment consiste à le munir de tout ce qui est nécessaire à son genre de navigation; ce terme désigne aussi la totalité des objets dont un navire est muni. Ces objets sont inscrits sur les "feuilles d'armement". Dans une embarcation, on appelle ainsi son équipage.
Armer : Armer un navire : le munir de son armement. Armer un câble : le garnir en certains endroits pour le garantir des frottements.
Arraisonner : Arraisonner un navire c'est le questionner sur son chargement, sa destination, et toutes autres informations pouvant intéresser le navire arraisonneur.
Arrimage : Répartition convenable dans le navire de tout les objets composants son armement et sa cargaison.
Arrivée : Mouvement que fait le navire quand il s'éloigne du lit du vent pour recevoir le vent plus de l'arrière. Syn. : "abattée". Contraire : "auloffée".
Arrondir : Passer au large d'un cap pour éviter les dangers qui le débordent.
Assiette : Manière dont le navire est assis dans l'eau, autrement dit sa situation par rapport à la différence de ses tirants d'eau avant et arrière. Assiette positive : T AV < T AR - Assiette négative : T AV > T AR.
Atterrir : Faire route pour trouver une terre ou un port.
Attrape : Cordage fixé sur un objet de façon à pouvoir en temps utile l'amener à portée de main.
Atterrissage : Action d'atterrir.
Auloffée : Mouvement d'un navire tournant son avant vers le lit du vent. Contraire : arrivée abattée (ou abattée).
Aveugler : Une voie d'eau : obstruer avec des moyens de fortune.


Baguer : Faire un noeud coulant.
Baille : Baquet (appellation familière donnée à leur école, par les élèves de l'école Navale).
Balancine : Manoeuvre partant du haut du mât et soutenant les extrémités d'une vergue ou l'extrémité d'un gui ou d'un tangon.
Ballast : Compartiments situés dans les fonds du navire et servant à prendre du lest, eau ou combustible.
Ballon : Défense sphérique que l'on met le long du bord.
Bande : Inclinaison latérale du navire. Synonyme de gite. Mettre l'équipage à la bande : l'aligner sur le pont pour saluer un navire ou une personnalité.
Barbotin : Couronne à empreintes du guideau ou du cabestan sur laquelle les maillons d'une chaîne viennent s'engrener successivement.
Barrot : Longue pièce de bois ou cornière en fer placée en travers du navire pour en relier les murailles. Syn. : bau.
Basse : Banc de roche ou de corail formant un bas-fond.
Bastaque : Hauban à itague employé sur les petit bateaux. Il peut aussi servir à hisser certains objets.
Bastingage : Autrefois muraille en bois ou en fer régnant autour du pont supérieur d'un navire, couronnée par un sorte d'encaissement destiné à recevoir pendant le jour, les hamacs de l'équipage ; une toile peinte les recouvrait pour les protéger de la pluie et de l'humidité. On emploie aussi ce terme par extension pour désigner les gardes corps ou lisses de pavois.
Battant : Partie du pavillon qui flotte librement par opposition au guindant qui est le long de la drisse.
Bau : Poutres principales placées en travers du bateau pour relier les deux murailles de la coque et supporter les bordages de la coque.
Beaupré : Mât situé à l'avant du bâtiment.
Béquiller : Empêcher un navire échoué de se coucher en le maintenant avec des béquilles.
Berceau : Assemblage en bois ou en fer destiné à soutenir un navire quand il est halé à terre.
Berne (en) : Mettre le pavillon à mi-drisse en signe de deuil.
Bigue : Très gros mât de charge maintenu presque vertical et portant à son extrémité supérieure des cordages et des appareils destinés à lever des poids très lourds. On nomme aussi bigues deux mâts placés et garnis comme le précèdent, et dont les têtes sont réunies par un portugaise.
Bittes : Pièce de bois ou d'acier fixées verticalement sur un pont ou un quai et servant à tourner les aussières.
Bitture : Partie d'une chaîne élongée sur le pont à l'avant et à arrière du guindeau, filant librement de l'écubier aussitôt qu'on fait tomber l'ancre (prendre une bitture).
Bollard : Point d'amarrage à terre constituée par un gros fût cylindrique en acier coulé, à tête renflée, pour éviter le glissement de l'amarre. Les bollards ont remplacé les vieux canons employés dans le même but.
Bôme : Vergue inférieure d'une voile aurique. Synonyme : gui.
Borde : Ensemble des tôles ou des planches formant les murailles d'un navire.
Bordée : Distance parcourue par un navire en louvoyant et sans virer de bord.
Division : de l'équipage pour faire le quart.
Border : Une voile : la raidir en embarquant l'écoute. La côte : la suivre de très près. Un navire : mettre en place le bordé.
Bordure : Coté inférieur d'une voile; la ralingue qui y est fixée se nomme ralingue de fond ou de bordure.
Bornage : Petit cabotage;
Bosco (argot marin) : Maître de manoeuvre (marine de guerre), Maître d'équipage (marine de commerce)
Bosse : Bout de cordage ou de chaîne fixé par une de ses extrémités et qui, s'enroulant autour d'un cordage ou d'une chaîne sur lesquels s'exerce un effort, les maintient immobile par le frottement.
Bosses cassantes : bosses faibles que l'on fixe de distance en distance sur une amarre ou une chaîne. Elles absorbent les chocs en travaillant successivement jusqu'à la rupture.
Bossoir : Pièce de bois ou de fer saillant en dehors d'un navire et servant à la manoeuvre des ancres à jas; par extension coté avant d'un navire. de capon - de traversières : sert à mettre l'ancre au poste de navigation; d'embarcation ou portemanteau : sert à suspendre et à amener les embarcations. Homme de bossoir : homme de veille sur le gaillard avant.
Bouge : Convexité transversale entre ponts et faux-ponts des navires.
Bouée : Corps flottant.
Bourlinguer : Se dit d'un bateau qui lutte dans une forte mer et d'un marin qui navigue beaucoup.
Bouteilles : W-C. des officiers
Brai : Dernier résidu des sucs résineux provenant du pin et du sapin. En faisant recuire ce résidu avec un mélange d'eau il en résulte au refroidissement une masse sèche, transparente et roussâtre qui s'appelle le brai sec.
Braie : Sorte de collier en toile à voile ou en cuir que l'on applique autour du trou pratiqué dans le pont pour le passage d'un mat, d'une pompe, de la volée d'un canon afin d'empêcher l'infiltration de l'eau à l'intérieur du bateau.
Branles : Nom ancien des hamacs (d'ou "branle-bas")
Brasse : Mesure de longueur pour les cordages, 1m83, servant aussi à indiquer la profondeur de l'eau. Ce terme est en usage dans la plupart des nations maritimes mais la longueur en est différente : en France : 1m624, en Angleterre et en Amérique : 1m829 (six pieds anglais).
Brasser : Orienter les vergues au moyen des manoeuvres appelées bras. - carré : placer les vergues à angle droit avec l'axe longitudinal du navire. Brasser un tangon.
Brider : Etrangler, rapprocher plusieurs cordages tendus parallèlement par plusieurs tours d'un autre cordage qui les serre en leur milieu; ou augmente ainsi leur tension
Brigadier : Matelot d'une embarcation placé à l'avant pour recevoir les bosses ou les amarres, annoncer les obstacles sous le vent ou aider à accoster avec la gaffe.
Brin : Mot servant à indiquer la qualité du chanvre d'un cordage; le meilleur est dit le premier brin. S'emploie aussi pour qualifier un homme remarquable.
Bulbe : Renflement de la partie inférieure d'une étrave.
Bulge : Renflement des flancs du navire.


Cabaner : Chavirer sans dessus dessous en parlant d'une embarcation.
Cabillot : Chevilles en bois ou en métal qui traversent les râteliers et auxquelles on amarre les manoeuvres courantes au pied des mâts ou en abord.
Câblot : Petit câble d'environ 100 mètres de longueur servant à mouiller les embarcations au moyen d'un grappin ou d'une petite ancre.
Cabotage : Navigation entre deux ports d'une même côte ou d'un même pays.
Cadènes : Ferrures en forme de chaîne allongée auxquelles étaient fixées, dans les bateaux à voile, les caps de mouton inférieurs des haubans. Elles étaient fixées à la muraille et en étaient écartées par les porte haubans accroissant ainsi l'épatement des haubans. On continue à appeler cadènes les pièces métalliques fixées à la coque pour servir de point d'attache aux haubans.
Caillebotis : treillis en bois amovible servant de parquet et laissant écouler l'eau.
Calfatage : Opération qui consiste à remplir d'étoupe, au moyen d'un ciseau et à coups de maillet, les coutures des bordages ou des ponts en bois d'un navire afin de les rendre étanches. L'étoupe est ensuite recouverte de brai.
Calier : Homme employé spécialement à la distribution de l'eau douce.
Caliorne : Gros et fort palan destiné aux manoeuvres de force.
Cap de mouton : Morceau de bois plat et circulaire percé de trois ou quatre trous dans lesquels passent des rides pour raidir les haubans, galhaubans, etc..
Cape (à la) : On dit qu'un navire est à la cape quand, par gros temps, il réduit sa voilure ou diminue la vitesse de sa machine en gouvernant de façon à faire le moins de route possible et à dériver le plus possible pour éviter les effets de la mer.
Capeler : Capeler un mât, c'est faire embrasser la tête du mât par toutes les manoeuvres dormantes qui doivent entourer cette tête et s'y trouver réunies
Capeyer : Tenir la cape.
Capon : Palan qui servait à hisser l'ancre sur les anciens navires (bossoirs de capon).
Carène : Partie immergée de la coque d'un navire.
Caréner (un navire) : nettoyer et peindre sa carène.
Cartahu : Cordage volant, sans affectation spéciale, destiné à hisser ou amener les objets qu'on y attache. Les cartahus de linge servent à mettre le linge au sec; ils se hissent parfois entre les mâts de corde.
Chadburn : Système mécanique employé pour transmettre les ordres de la passerelle aux machines (marine de commerce).
Chambre (d'embarcation) : partie libre, à l'arrière de l'embarcation où peuvent s'asseoir les passagers.
Chandeliers : Barres généralement en acier fixées verticalement en abord d'un pont, autour des panneaux et des passerelles pour empêcher les chutes. Les chandeliers sont percés de trous dans lesquels passent les tringles ou les filières de garde-corps.
Chapelle, Faire chapelle : se dit d'un navire qui, marchant, sous un vent favorable, vient à masquer par suite, d'une cause quelconque et est obligé de faire le tour pour reprendre les mêmes amures.
Charnier : Tonneau à couvercle, ayant généralement la forme d'un cône tronqué et dans lequel étaient conservés les viandes et les lards salés pour la consommation journalière de l'équipage (ancien). Par extension réservoir rempli d'eau potable.
Chasser (sur son ancre) : entraîner l'ancre par suite d'une tenue insuffisante de fond.
Château : Superstructure établie sur la partie centrale d'un pont supérieur et qui s'étend d'un côté à l'autre du navire.
Chatte : Grappin à patte sans oreilles dont on se sert pour draguer les câbles ou les objets tombés à la mer.
Chaumard : Pièce de guidage pour les amarres solidement fixées sur le pont dont toutes les parties présentent des arrondis pour éviter d'user ou de couper les filins.
Chèvre : Installation de trois mâtereaux réunis à leur tête pour les manoeuvres de force.
Choquer : Filer ou lâcher un peu de cordage soumis à une tension.
Claire : Ancre haute et claire : ancre entièrement sortie de l'eau, ni surpattée, ni surjalée.On dira de même : manoeuvre claire, pavillon clair.
Clan : Ensemble formé par un réa tournant dans une mortaise qui peut être pratiquée dans un bordage, une vergue ou un mât.
Clapot : Petites vagues nombreuses et serrées qui se heurtent en faisant un bruit particulier.
Clapotis : Etat de la mer qui clapote ou bruit de clapot.
Clin : Les bordages sont disposés à clin quand ils se recouvrent comme les ardoises d'un toit : embarcation à clins.
Clipper : Nom donné à un voilier fin de carène, spécialement construit pour donner une grande vitesse (clipper du thé, de la laine).
Coaltar : Goudron extrait de la houille (protège le bois de la pourriture)
Coffre : Grosse bouée servant à l'amarrage des navire sur une rade.
Connaissement : Document où sont consignés la nature, le poids et les marques des marchandises embarquées. Cette pièce est signée par le capitaine après réception des marchandises avec l'engagement de les remettre dans l'état où elles ont été reçues, au lieu de destination sauf périls et accidents de mer.
Conserve, Naviguer de conserve : naviguer ensemble (un bâtiment est ainsi "conserve" d'un autre).
Contre-bord (navire à) : Navire faisant une route de direction opposée à celle que l'on suit.
Coque : Boucle qui se forme dans les cordages.
Coqueron : Compartiment de la coque souvent voisine de l'étrave ou de l'étambot, servant e soute à matériel.
Corde : Ce mot n'est employé par les marins que pour désigner la corde de la cloche.
Cornaux : W-C. de l'équipage consistant en auges inclinées qui découlent dans les conduits aboutissant à la mer; les cornaux étaient autrefois placés à tribord et à bâbord sur le plancher de la poulaine.
Corps-morts : Chaînes et ancres disposées au fond de la mer, solidement retenues par des empennelages, et dont une branche qui part des la réunion des chaînes est nommée itague revient au-dessus de l'eau où elle est portée par un corps flottant (bouée ou coffre)
Coupée : Ouverture pratiquée dans les pavois ou dans le bastingage permettant l'entrée ou la sortie du bord.
Couples : Axes de charpente posés verticalement sur la quille;
Coursive : Terme général pour désigner des passages étroits tels que ceux qui peuvent se trouver entre des chambres ou autres distributions du navire.
Crachin : Pluie très fine. Crachiner.
Crapaud (d'amarrage) : forts crampons pris sur le fond et servant au mouillage des coffres et des grosses bouées.
Crépine : Tôle perforée placée à l'entrée d'un tuyautage pour arrêter les saletés.
Croisillon : Petite bitte en forme de croix.
Croupiat : Grelin de cordage quelconque servant à amarrer l'arrière d'un navire à un quai ou à un bâtiment voisin. Faire croupiat : appareiller le navire en s'aidant d'une amarre pour éviter le navire vers la sortie du port ou du bassin.
Cul : Fond, partie arrière, basse ou reculée, d'un objet.
Cul d'une poulie : partie de la caisse opposée au collet.
Cul de poule : arrière allongé et relevé.
Cul de porc : sorte de noeud.

Dalot : Trous pratiqués dans les ponts et laissant s'écouler dans un tuyau placé au-dessous l'eau qui se trouve à la surface du pont.
Dames : Echancrures du plat-bord d'un canot garnies de cuivre et destinées à recevoir et à maintenir les avirons pendant la nage.
Darse : Bassin d'un port.
Déborder : Action de pousser au large une embarcation ou un bâtiment accosté à un navire ou à un quai.
Débouquer : Sortir d'un canal ou d'une passe pour gagner la mer libre.
Décapeler : Un mât, une vergue, c'est enlever les cordages qui y sont capelés; un cordage, entourant un objet quelconque, c'est le dépasser par dessus cet objet et l'enlever. De façon générale : ôter, décapeler un tricot, etc...
Déferler : Larguer les rabans de ferlage qui tiennent u e voile serrée et la laisser tomber sur ses cargues. La lame déferle lorsqu'elle brise en s'enroulant sur elle même ou en choquant une plage, une roche.
Déferler un pavillon : peser sur la drisse pour permettre au pavillon de se déployer.
Déhaler : Déplacer un navire au moyen de ses amarres.
Se déhaler : s'éloigner d'une position dangereuse au moyen de ses embarcations, de ses voiles.
Dérader : Quitter une rade.
Déraper Une ancre : l'arracher du fond. Un navire dérape lorsqu'il enlève du fond sa dernière ancre.
Dérive : Différence entre le cap vrai du bâtiment et sa route vraie sous l'effet du vent de la mer et du courant.On appelle aussi "dérive" les surfaces que l'on immerge au centre de la coque ou sur les côtés pour s'opposer à la pression latérale du vent; on devrait dire dans ce cas "contre dérive". Etre en dérive : navire ou objet qui flotte au gré du vent, des lames, des courants.
Désaffourcher : Relever une des deux ancres qui tiennent un navire affourché.
Désarmé : Un navire est désarmé lorsqu'il est amarré dans un port sans équipage et qu'il n'y a, en général, que des gardiens à bord.
Détroit : Ancre installée à la poupe d'un bâtiment. (ancre de...)
Déventer : Une voile : la brasser en ralingue de façon à ce qu'elle fasseyye.
Dévers : Inclinaison de l'étrave et courbure vers l'extérieur des couples de l'avant ayant pour avantage d'éviter l'embarquement des lames, formées par la vitesse du bâtiment.
Délester : Décharger le lest d'un navire, par exemple, alléger un navire.
Démailler : Séparer les maillons d'une chaîne, ou l'ancre de sa chaîne.
Demande : Filer à la demande un cordage qui fait effort, c'est le laisser  filer en n'opposant qu'une faible résistance, mais en se tenant prêt à arrêter le mouvement au besoin.
Dépaler : Etre dépalé : être porté par les courants, en dehors de la route que l'on doit suivre.
Déplacement : Poids du volume d'eau déplacé par un navire qui flotte. Le déplacement s'exprime en tonnes de 1000 kg.
Dévirer (Cabestan, treuil, etc...) : tourner en sens contraire.
Dinghy : Embarcation en caoutchouc. L'on dit aussi zodiac quel que soit le modèle.
Double : Le double d'une manoeuvre : la partie qui revient sur elle-même dans le sens de la longueur après avoir passé dans une poulie ou autour d'un cabillot ou de tout autre objet. Quart de vin supplémentaire à titre de récompense.
Doubler - au vent : naviguer au vent de, passer au vent de... - un cap : manoeuvrer et faire route de manière à contourner un cap. Un bâtiment : le gagner de vitesse. - les manoeuvres, cordages : les disposer en double en cas de mauvais temps ou autrefois à l'approche du combat.
Draille : Cordage tendu le long duquel une voile, une tente peuvent courir ou glisser par le moyen d'un transfilage ou d'anneaux.
Drisse : Cordage ou palan servant à hisser un vergue, une corne, une voile. - de flamme : cordage confectionné au moyen d'une machine spéciale, en une tresse ronde avec huit faisceaux, de trois fils à voile non goudronnés et destiné à hisser les signaux.
Drome : Ensemble des embarcations, des pièces de rechange : mats, vergues, avirons, etc... embarqués à bord d'un bâtiment. - des embarcations : rassemblement en bon ordre des avirons, mâts, gaffes d'un canot sur les bancs.
Drosse : Cordage en filin, en cuir, en fil d'acier, ou en chaîne qui sert à faire mouvoir la barre de gouvernail.
Drosser : Entraîner hors de sa route par les vents et la mer.
Ducs d'albe : Nom donné à un ou plusieurs poteaux réunis, enfoncés dans le fond d'un bassin ou d'une rivière afin d'y capeler des amarres quand on le déhale d'un navire.



Echafaud : Planches formant une plate-forme que l'on suspend le long de la coque pour travailler.
Echouer : Toucher le fond.
Ecope : Pelle en bois à long manche qui sert à prendre de l'eau à la mer pour en asperger la muraille d'un bâtiment pour la nettoyer. Elle sert également à vider les embarcations. Ecoper.

Elingue : Bout de filin ou longue estrope dont on entoure les objets pesants tels qu'une barrique, un ballot, une pièce de machine, etc... A cette élingue, on accroche un palan ou la chaîne d'un mât de charge pour embarquer ou débarquer les marchandises.
Embardée : Abatée d'un navire en marche en dehors de sa route ou au mouillage ou sous l'effet du vent ou du courant.
Embarder : Se dit d'un navire qui s'écarte de sa route à droite ou à gauche en suivant une ligne courbe et irrégulière. On dit aussi qu'un navire, à l'ancre, embarde quand il change constamment de cap sous l'effet du vent ou du courant.
Embellie : Amélioration momentanée de l'état de la mer et diminution du vent pendant une tempête ou encore éclaircie du ciel pendant le mauvais temps ou la pluie.
Embosser - un navire : mouiller ou amarrer le bâtiment de l'AV et de l'AR, pour le tenir dans une direction déterminée malgré le vent ou le courant.
Embouquer : S'engager dans un canal, un détroit ou une passe.
Embraquer : Tirer sur un cordage de manière à le raidir : embraquer le mou d'une aussière.
Embrun : L'embrun est une poussière liquide arrachée par le vent de la crête des lames.
Emerillon : Croc ou anneau rivé par un tige dans un anneau de manière à pouvoir tourner librement dans le trou de l'anneau.
Empanner : Un navire à voile empanne ou est empanné quand il est masqué par le côté de l'écoute de ses voiles
Encablure : Longueur employée pour estimer approximativement la distance entre deux objets peu éloignés l'un de l'autre. Cette longueur est de 120 brasses (environ 200 mètres). Longueur normale d'une glène d'aussière. Autre définition de l'encablure : un dixième de mille soit environ 185 mêtres
Encalminé : Voilier encalminé : quand il est dans le calme ou dans un vent si faible qu'il ne peut gouverner.
Engager : Un navire est engagé quand il se trouve très incliné par la force du vent, le désarrimage du chargement ou la houle et qu'il ne peut se redresser.Cordage engagé : cordage qui bloque.
En grand : Tout à fait, sans retenue.
Entremise : Fil d'acier reliant deux têtes de bossoir et sur lequel sont frappés les tire-veilles. Pièces de bois, cornière, placées dans le sens longitudinal. Elles servent avec les barrots à établir la charpente des ponts, à limiter les écoutilles, etc...
Epauler la lame : prendre la mer à quelques quarts de l' AV pour mieux y résister.
Epontille : Colonne verticale de bois ou de métal soutenant le barrot d'un pont ou d'une partie à consolider.
Erre : Vitesse conservée par un navire sur lequel n'agit plus le propulseur.
Espars : Terme général usité pour désigner de longues pièces de bois employées comme mâts, vergues, etc...
Essarder : Essuyer, assécher avec un faubert ou une serpillière.
Etale : Sans vitesse (adj. et sust.).
Etale de marée : moment où la mer ne monte ni ne baisse.
Etaler : Résister à
Etalingure : Fixation de l'extrémité d'un câble, d'une chaîne sur l'organeau d'une ancre. - de cale : fixation du câble ou de la chaîne dans la cale ou le puits à chaînes.
Etambot : Pièce de bois de même largeur que la quille et qui s'élève à l'arrière en faisant avec celle-ci un angle généralement obtus qu'on nomme quête. Il reçoit les fémelots ou aiguillots du gouvernail.
Etamine : Etoffe servant à la confection des pavillons.
Etarquer une voile : la hisser de façon à la tendre le plus possible.
Etrangler une voile : l'étouffer au moyen de cordages (cargues)
Etrangloir : Appareil destiné à ralentir et à arrêter dans sa course une chaîne d'ancre.
Evitage : Mouvement de rotation d'un bâtiment sur ses ancres, au changement de marées ou par la force du vent qui agit plus sur lui que sur le courant. Espace nécessaire à un bâtiment à l'ancre pour effectuer un changement de cap, cap pour cap.


Fanal : Lanterne d'embarcation.
Fardage : Tout ce qui se trouve au-dessus de la flottaison excepté la coque lisse et offrant de la prise au vent. Dans la marine de commerce, désigne aussi les planches , nattes, etc... que l'on place sur le vaigrage du fond pour garantir les marchandises contre l'humidité.
Fatiguer : Un bâtiment fatigue lorsque, par l'effet du vent, de la mer, ses liaisons sont fortement ébranlées.
Faubert : Sorte de balai fait de nombreux fils de caret et dont on fait usage à bord pour sécher un pont après la pluie ou le lavage.
Faux-bras : Cordage installé le long du bord, pour faciliter l'accostage des embarcations.
Femelots : Pentures à deux branches embrassant l'étambot ou le gouvernail et représentant des logements pour recevoir les aiguillots.

Ferler - Une voile carrée : relever par plis sur la vergue une voile carguée et la fixer au moyen de rabans dits de ferlage qui entourent la voile et la vergue. - Un pavillon : le plier et le rouler en le maintenant ensuite avec sa drisse.
Filer - une amarre : laisser aller une amarre dont un des bouts est attaché à un point fixe. - La chaîne : augmenter la touée d'une chaîne en la laissant aller de la quantité voulue en dehors du bord. - Par le bout, une chaîne ou grelin : laisser aller du navire dans l'eau
Filer : marcher
Filière : Cordage tendu horizontalement et servant de garde-corps ou à suspendre différents objets. - de mauvais temps : cordage qu'on tend d'un bout à l'autre du bâtiment et auquel les hommes se retiennent pendant les forts mouvements de roulis et de tangage.
Flux : Marée montante. Synonyme : flot.
Forain Ouvert : Rade foraine : rade sans abri, exposée au mauvais temps du large (mouillage d'attente).
Forme : Bassin de radoub, ou cale sèche : bassin de radoub.
Formes d'un navire : ses lignes.
Fraîchir : Se dit du vent qui augmente d'intensité.
Frais : Désigne la forme du vent : joli frais, bon frais, grand frais.
Franc-bord : Distance entre le niveau de l'eau à l'extérieur du navire et la partie supérieure du pont principal à la demi-longueur du navire.
Fret : Somme convenue pour le transport de marchandises par navire. Les marchandises composant le chargement du navire.
Fuir - devant le temps ou devant la mer : gouverner de manière à recevoir le vent ou la mer par l'arrière.
Fune : Grelin qui traîne le chalut. Prolongement de la filière des tentes d'un navire (mettre les tentes en fune).
Galhauban : Cordage en chanvre ou en acier servant à assujettir par le travers et vers l'arrière les mâts supérieurs.
Gambier : Changer la position d'une voile à antenne ou au tiers d'un côté à l'autre du navire en faisant passer la vergue de l'autre côté du mat. Synonyme : muder, trélucher.
Galipot : Sorte de mastic avec lequel on recouvre les pièces métalliques en cas de repos prolongé ou d'exposition à l'arrosage par l'eau de mer. Pâte formée en parties égales de céruse et de suif fondu, étalée à chaud, au pinceau, sur les surfaces à protéger. On l'enlève par grattage et lavage à l'huile. Galipoter (vieux).
Gite : Synonyme de bande : Giter.
Glène : - De cordage : portion de cordage ployée en rond sur elle-même, c'est à dire lovée.
Grain : Vent violent qui s'élève soudainement généralement de peu de durée. Les grains sont parfois accompagnés de pluie, de grêle ou de neige.

Habitacle : Sorte de cuvette ou de caisse cylindrique en bois ou en cuivre recouverte à la partie supérieure d'une glace et qui contient le compas de route et les lampes qui l'éclairent.
Hale-bas : Petit cordage frappé au point de drisse des voiles enverguées sur des drailles et qui sert à les amener
Haler : Remorquer un navire dans un canal ou le long d'un quai au moyen d'un cordage tiré au rivage. Tirer un cordage ou un objet quelconque au moyen d'un cordage sur lequel on fait un effort.
Hanche : Partie de la muraille d'un navire qui avoisine l'arrière. On relève un objet par la hanche quand il est à 45° par l'arrière du travers
Haut-fond : Sommet sous-marin recouvert d'eau peu profonde et dangereux pour la navigation.
Hauturière (navigation) : navigation a large; contrôlée par l'observation des astres. Long cours.

Itague : Cordage passant par une poulie simple et sur lequel on agit à l'aide d'un palan pour augmenter la puissance. Chaîne retenant un coffre et maillée au point de jonction des chaînes des ancres de corps-mort.

Jambettes : Montants, bouts d'allonges qui dépassent le plat-bord d'un bâtiment et sur lesquels on tourne des manoeuvres ou on prend un retour. Pièces de bois ou de fer légèrement inclinées et retenant les pavois.
Jarretière : Sangle qui sert à saisir une drôme dans une embarcation.
Jauge : Volume des capacités intérieures des navires exprimé en tonneaux de 2m3.83 ou 100 pieds cubes anglais. ou en GT (gross tons)
Jauge brute : volume de tous les espaces fermés du navire sans exception aucune.
Jauge nette : volume des espaces utilisables commercialement.
Jaumière : Ouverture pratiquée dans la voûte d'un navire pour le passage et le jeu de la partie supérieure de la mèche du gouvernail.
Joue : Creux des formes de la coque à l'avant d'un navire. Syn : épaule. Face extérieure de la caisse d'une poulie.
Joute : Compétition d'embarcations à l'aviron.
Jusant : Marée descendante.
Laisse - De marée : partie du rivage alternativement couverte et découverte par la mer dans les mouvements de la marée.
Laize : Chacune des bandes de toile dont se compose une voile.
Lamanage : Pilotage restreint aux ports, baies, rade et rivières de peu d'importance. Dans la coutume d'Oléron, le pilote s'appelait loman, c'est à dire homme du lof (côté du vent); on en a fait laman, puis lamaneur.
Larder : voir paillet.
Latte - De hauban : patte métallique fixée sur le bordage pour servir de cadène de hauban.
Lège : Bâtiment lège : bâtiment vide.
Lest : Matières pesantes arrimées dans les fonds du navire pour en assurer la stabilité.
Libre pratique : Permission donnée par les autorités sanitaires d'un port à un navire de communiquer librement avec la terre.
Loch : Appareil servant à mesurer la vitesse du navire.
Lumières : Petits canaux ou conduits pratiqués sur la face antérieure des varangues et destinés à conduire les eaux de cale au pied des pompes. Syn : anguillers






Mahonne : Chaland de port à formes très arrondies utilisé en Méditerranée.
Maille : Intervalle entre deux couples voisins d'un navire ou entre deux varangues. Ouverture laissée entre les fils des filets de pêche.
Main courante : Barre en métal, ou pièces de bois mince, placées de chaque côté des échelles de dunette, de roof-passerelle, de gaillard, etc... pour servir de rampe.
Maistrance : (Marine Nationale) - L'ensemble des officiers mariniers de la Marine de guerre française et plus particulièrement ceux de carrière qui constituent le cadre de maistrance proprement dit.
Maître bau : Bau situé dans la plus grande largeur du navire.
Maître couple : Couple situé de même.
Maître de quart (Marine nationale) - Gradé du service manoeuvre qui, à bord des bâtiments militaires, seconde l'officier de quart dans le service des embarcations et rend les honneurs du sifflet à l'arrivée et au départ des officiers.
Maniable : Modéré (vent) ; assez beau (temps).
Manifeste : Liste complète et détaillée par marque et numéros des colis de marchandises formant la cargaison d'un navire. Cette liste est remise à la Douane du port de destination.
Marie-Salope : Chaland à saletés.
Marnage : Syn. : de amplitude pour la marée.
Maroquin : Cordage tendu entre deux mâts pour servir à supporter une ou plusieurs poulies dans lesquelles passent des manoeuvres ou des drisses.
Mascaret : Phénomène qui se produit dans le cours inférieur d'un fleuve consistant en plusieurs lames creuses et courtes formées par la remontée du flot contre le courant du propre fleuve.
Mat de charge : Espar incliné tenu par des balancines portant des apparaux servant à déplacer des poids.
Mater : Mettre un mat en place. Mâter une pièce, une barrique, les avirons : les dresser et le tenir dans une position verticale.
Mégaphone : Tronc de cône creux et léger servant à augmenter la portée de la voix
Membrure : Pièce de bois ou de fer soutenant le bordé et les vaigres sur laquelle viennent se fixer les barrots (Syn. : couple).
Midship : Aspirant ou enseigne de vaisseau, en général le plus jeune parmi les officiers. Désigne également des chaussures ouvertes utilisées à bord des bâtiments de la Marine en pays chaud.
Mistral : Vent violent débouchant de la vallée du Rhône s'épanouissant en patte d'oie jusqu'au Golfe de Gènes de Marseille à Cannes (vient du N.W).
Mole : Construction en maçonnerie, destinée à protéger l'entrée d'un port et s'élevant au-dessus du niveau des plus fortes marées.
Mollir : Diminuer de violence (vent ' mer).
Mou : Un cordage a du mou quand il n'est pas assez tendu. Donner du mou : choquer une manoeuvre. Un navire est mou quand il a tendance à abattre.
Moucheter un croc : Amarrer un bout entre pointe et dos pour empêcher le décrochage.
Mouiller : Jeter l'ancre et filer la touée de la chaîne convenable.
Mousson : Vents périodiques, soufflant avec de légères variations pendant une moitié de l'année dans une direction et pendant l'autre moitié de l'année dans la direction opposée. (Mers de Chine et Océan Indien).
Musoir : Pointe extrême d'une jetée ou d'un mole; se dit aussi de l'extrémité d'un quai à l'entrée d'un bassin ou d'un sas.


Nable : Trou percé dans le fond d'une embarcation servant à la vider lorsque cette embarcation n'est pas à flot. S'obture au moyen d'un bouchon de nable.
Nage : Mouvement imprimé par l'armement aux avirons d'une embarcation. Chef de nage : Nageurs assis sur le banc arrière dont les mouvements sont suivis par tous les autres. Nage à couple Quand il y a 2 (canot) ou 4 (chaloupe) nageurs sur chaque banc. Nage en pointe 1 nageur par banc (baleinière).
Natte : Nom donné aux paillets et aux sangles qu'on place en divers endroits de la mâture et du gréement qu'on veut garantir du frottement.
Nid de pie : Installation placée assez haut sur le mât avant de certains navires et dans laquelle se tient l'homme de vigie. A bord des navires polaires, on dit plutôt nid de corbeau.

Obéir : Un navire obéit bien à la barre quand il en sent rapidement l'action.
Obstructions : Défenses fixes, d'un port pour en interdire l'accès à un ennemi de surface, sous-marin ou aérien.
Oeil : Boucle formée à l'extrémité d'un filin.
Oeil de la tempête : Eclaircie dans le ciel au centre des ouragans.
Oeuvres mortes : Partie émergée de la coque.
Oeuvres vives : Partie immergée de la coque.
Opercule : Tape de hublot.
Oreilles d'ane : Cuillers en tôle permettant d'augmenter le débit d'air entrant par les hublots.

Paille de bitte : Tige de fer traversant la tête d'une bitte pour empêcher la chaîne ou l'aussière de décapeler.
Paillet : Réunion de fils de bitord, torons de cordage, etc... tressés ensemble et formant une sorte de natte. On les emploie pour garnir les manoeuvres dormantes afin empêcher le frottement.
Palanquée : Colis, ensemble de marchandises groupées dans une élingue ou un filet pour être embarquées ou débarquées en un seul mouvement de grue.
Palanquer : Agir sur un objet quelconque avec un ou plusieurs palans
Panne (mettre en) : Manoeuvre qui a pour objet d'arrêter la marche du navire par le brasseyage de la voilure.
Pantoire : Fort bout de cordage terminé par un oeil muni d'une cosse.
Pantoire de tangon : retient le tangon dans le plan vertical.
Paravane (un) : Deux brins de dragage fixés au brion terminés par des flotteurs divergents. Installation destinée à la protection contre les mines à orin.
Paré : Prêt, libre, clair, hors de danger. Parer - un cap : le doubler; - un abordage : l'éviter; -
manoeuvre : la préparer; - les manoeuvres : commandement pour tout remettre en ordre. Faire parer un cordage : le dégager s'il est engagé ou empêcher de la faire.
Passavant : Passerelle permettant de passer d'un roof à un autre. Passage couvert en abord des bâtiments de guerre modernes.
Passeresse : Petit cordage servant de transfilage ou à passer une manoeuvre plus grosse dans les poulies ou un conduit. Aussière ou chaîne passée d'avance sous la coque d'un bâtiment afin de permettre une mise en place rapide d'un paillet makaroff.
Pataras : Hauban supplémentaire destiné à soulager temporairement à un hauban soumis à un effort considérable - très employé sur les yachts de course, ce hauban mobile appelle largement sur l'arrière.
Patente de santé : Certificat délivré à un navire par les autorités du port pour attester l'état sanitaire de ce port.
Pavois : Partie de coque au dessus du pont formant garde corps.
Grand pavois : pavillon de signaux frappés le long des étais et de l'entremise dans un ordre déterminé.
Petit pavois : pavillons nationaux en tête de chacun des mâts.Au dessus du pavois : Syn. "de montré" pour un signal par pavillon de 1 signe.
Peneau (faire) : Tenir l'ancre prête à mouiller par grands fonds après avoir filé une certaine quantité de chaîne pour atténuer la violence du choc sur le fond.
Perdant : Syn : jusant.
Perthuis : Détroit entre les îles, des terres ou des dangers.Ouverture d'accès dans une cale sèche.
Phare : Construction en forme de tour portant un feu à son sommet. Mât avec ses vergues, voiles et gréement. Ex. : phare de misaine, phare de l'avant, phare de l'arrière, phare d'artimon, phare carré.
Phoscar : Sorte de boîte à fumée et à feu jetée d'un bâtiment afin de matérialiser un point sur la mer.
Pic (a pic) : Position verticale de la chaîne de l'ancre au moment où celle-ci est sur le point d'être arrachée au fond. A long pic : laisser la chaîne de l'ancre un peu plus longue que pour être à pic.
Pied : Jeter un pied d'ancre : mouiller avec un peu de touée pour un court laps de temps. Mesure de longueur égale à 0m305.
Pied de biche : Pièce de fonte, dans un guindeau.
Pied de pilote : Quantité dont on augmente le tirant d'eau pour être sur de ne pas talonner.
Pigoulière : Embarcation à moteur assurant à heures fixes à TOULON le service de transport du personnel entre différents points de l'Arsenal.
Piloter : Assurer la conduite d'un navire dans un port ou dans les parages difficiles de la côte.
Piquer l'heure : Sonner l'heure au moyen d'une cloche.
Plat-bord : Dans une bâtiment en bois : ensemble des planches horizontales qui recouvrent les têtes des allonges de sommet. Dans un navire en fer : ceinture en bois entourant les ponts.
Plein : Syn. De pleine mer. - plus près bon plein : allure de 1 quart plus arrivée que le plus près. - mettre au plein : échouer un bateau à la côte.
Poste (amarre de) : Aussière ou grelin de forte grosseur fournie par les ports pour donner plus de sécurité et plus de souplesse à l'amarrage des navire et éviter l'usure de leurs propres aussières d'amarrage.
Pot au noir : Zone des calmes équatoriaux caractérisés par des pluies torrentielles.
Poulaine : Partie extrême avant d'un navire : lieu d'aisance de l'équipage.
Poupée de guindeau : Bloc rond en fonte sur lequel on garnit les amarres que l'on veut virer au guindeau.
Prélart : Laize de toile à voile souple, cousues ensemble puis goudronnées, destinées à couvrir les panneaux d'une écoutille et empêcher l'accès de l'eau dans les entreponts ou la cale.
Puisard : Espace compris entre deux varangues et formant une caisse étanche dans laquelle viennent se rassembler les eaux de cale
Pilot chart : Cartes périodiques publiées par l'Office Météo des Etats-Unis fournissant des renseignements sur la direction et la force des vents et des courants probables et la position des icebergs.
Quart : 32ème partie du tour d'horizon, vaut 11 degrés 15 minutes. Syn. : de rhumb de compas.
Queue de rat : cordage terminé en pointe. D'un grain : rafale violente et subite à la fin d'un grain. Aviron de queue : aviron servant de gouvernail.
Quille de roulis : Plan mince, en tôle, fixé normalement et extérieurement à la coque, dans la région du bouchain, sur une partie de la longueur du navire, et destiné à entraîner l'eau lors des mouvements de roulis pour les amortir plus rapidement.
Raban : Tresse ou sangle de 8 à 9 mètres de long formée d'un nombre impair de brins de bitord. - de hamac : bout de quarantenier servant à suspendre le hamac. - de ferlage : cordon ou tresse servant à serrer une voile sur une vergue, un gui, etc...
Rabanter : Fixer ou saisir un objet à son poste avec les rabans destinés à cet usage. - une voile : la relever pli par pli sur la vergue et l'entourer, ainsi que la vergue, avec les rabans.
Radier : Maçonnerie sur laquelle on établit les portes d'un bassin et d'une forme.
Radoub : Passage au bassin d'un navire pour entretien ou réparation de sa coque.
Rafale : Augmentation soudaine et de peu de durée du vent.
Rafiau ou Rafiot : Petite embarcation, mauvais navire.
Rafraîchir - un câble, une amarre, c'est en filer ou en embraquer une certaine longueur de manière à ce que le portage ne soit jamais à la même place
Raguer : Un cordage rague lorsqu'il s'use, se détériore en frottant sur un objet dur ou présentant des aspérités. Se dit aussi d'un bâtiment frottant contre un quai.
Rail : Pièce en cuivre vissée sur un mât à pible ou un gui sur laquelle sont enfilés les coulisseaux.
Rambarde : Garde-corps. Syn : de main courante.
Ras : Radeau servant aux réparations à faire à un bâtiment près de sa flottaison. Petits appontements flottants.
Ratier : Argot de bord - Matelot sans spécialité chargé de l'entretien de la coque.
Rattrapant : Yacht rattrapant. Terme de régate : lorsque deux yachts font la même route ou à peu près, celui qui est en route libre derrière l'autre commence à être considéré comme "yacht rattrapant l'autre" aussitôt qu'il s'en approche assez près pour qu'il y ait "risque de collision" et continue à être tel jusqu'à ce qu'il redevienne en roue libre devant ou derrière, ou s'en soit écarté par le travers jusqu'à écarter le risque de collision.
Raz : Courant violent dû au flot ou au jusant dans un passage resserré.
Reflux : Mouvement rétrograde de l'eau après la marée haute. Syn. : jusant, ébe.
Refuser : Le vent refuse lorsque sa direction vient plus de l'avant. Contraire : adonner.
Relâcher : Un navire relâche quand par suite du mauvais temps, avaries subies, etc... il est forcé d'interrompre sa mission et d'entrer dans un port qui n'est pas son port de destination.
Renard : Plateau sur lequel sont pointés les noms des officiers qui descendent à terre.
Rencontrer - la barre ou simplement rencontrer : mettre la barre du côté opposé à celui où elle était auparavant pour arrêter le mouvement d'abatée du navire.
Rendre : Un cordage rend lorsqu'il s'allonge. Une manoeuvre est rendue lorsqu'on l'a amenée à son poste en halant dessus. Rendre le mou d'un cordage : tenir le cordage à retour d'un bout tandis qu'on hale de l'autre bout. Rendre le quart : remettre le quart à son successeur.
Renflouer : Remettre à flot un navire échoué.
Renverse - du courant : le changement cap pour cap de sa direction.
Ressac : Retour violent des lames sur elles-mêmes lorsqu'elles vont se briser sur une côte, un haut-fond.
Retenue : Cordage en chanvre, en acier ou chaîne servant à soutenir un bout-dehors, un bossoir.
Rhumb : Angle de la rose compris entre deux des trente-deux aires de vent et valent 11°15' ou un quart.
Rider - une manoeuvre dormante : c'est la raidir fortement à l'aide de ridoirs ou de caps de mouton.
Riper : Faire glisser avec frottement.
Risée : Petite brise subite et passagère.
Rocambeau : Cercle en fer garni d'un croc, servant notamment à hisser la vergue d'une voile au tiers et à amurer le point d'amure du foc le long de son bout-dehors.
Rôle : Rôle de combat, rôle d'équipage, etc...
Rondier : Gradé ou matelot chargé d'une ronde.
Rouf ou Roof : Superstructure établie sur un pont supérieur et ne s'étendant pas d'un côté à l'autre du navire.
Roulis : Balancement qui prend le navire dans le sens transversal.
Routier : Carte marine à petite échelle comprenant une grande partie d'un océan. Elle sert à tracer la route générale à suivre entre deux points éloignés de cet océan.

Sabaye : Cordage avec lequel on hâle à terre un canot mouillé près de la cote.
Sabord : Ouverture rectangulaire pratiquée dans la muraille d'un navire.
Saborder : Faire des brèches dans les oeuvres vives d'un navire pour le couler.
Safran : Surface du gouvernail sur laquelle s'exerce la pression de l'eau pour orienter le navire.
Savate : Pièce de bois sur laquelle repose un navire au moment de son lancement.
Saisine : Cordage servant à fixer et à maintenir à leur place certains objets.
Sangle : Tissu en bitord qui sert à garantir du frottement certaines parties du navire ou du gréement ou à maintenir au roulis des objet suspendus.
Sas : Partie d'un canal muni d'écluses, destinée à établir une jonction entre deux bassins de niveaux différents. Compartiment en séparant deux autres dont les ouvertures ne peuvent s'ouvrir que l'une après l'autre.
Saute de vent : Changement subit dans la direction du vent.
Sauve-Garde : Cordages fourrés ou chaînes servant à empêcher le gouvernail d'être emporté s'il vient à être démonté. Ils sont fixés d'un bout sur le gouvernail, de l'autre sur les flancs du bâtiment.
Sec (à) : Un bâtiment court à sec, est à sec de toile lorsqu'il navigue sans se servir de ses voiles, mais poussé par le vent.
Semonce : Ordre donné par un navire armé à un autre navire de montrer ses couleurs et au besoin de arrêter pour être visité.
Coup de semonce : coup de canon appuyant cet ordre.
Servir : Faire servir : manoeuvre d'un navire à voiles pour quitter la panne et reprendre la route.
Seuil : Elévation du fond de la mer s'étendant sur une longue distance.
Ship-Chandler : Fournisseur de navires dans les ports de commerce.

Sillage : Trace qu'un navire laisse derrière lui à la surface de la mer.
Slip : Plan incliné destiné à mettre à l'eau ou à haler à terre de petits bâtiments ou des hydravions au moyen d'un chariot sur rails.
Soufflage : Doublage en planches minces sur le bordé intérieur ou extérieur.
Souille : Enfoncement que forme dans la vase ou le sable mou un bâtiment échoué.
Sous-venté : Un voilier est sous-venté quand il passe sous le vent d'un autre bâtiment, d'une terre qui le prive de vent.
Spardeck : Pont léger au dessus du pont principal.
Suceuse : Drague travaillant par succion du fond.
Superstructures : Ensemble des constructions légères situées au-dessus du pont supérieur.
Surbau : Tôle verticale de faible hauteur encadrant un panneau, un roof ou un compartiment quelconque.
Syndic : Fonctionnaire de l'Inscription Maritime remplaçant les Administrateurs dans les sous-quartiers.
Syzygie (marée des) : Marées correspondant à la nouvelle ou à la pleine lune. Syn : marée de vive-eau.


Table à roulis : Table percée de trous. Par gros temps, on y met des chevilles appelées violons ou cabillots qui permettent de fixer les objets qui s'y trouvent.
Tableau : Partie de la poupe située au-dessus de la voûte. Dans un canot ou une chaloupe, partie arrière de l'embarcation.
Talon de quille : extrémité postérieure de la quille sur laquelle repose l'étambot.
Talonner : Toucher le fond de la mer avec le talon de la quille.
Tangon : Poutre mobile établie horizontalement à l'extérieur d'un navire, à la hauteur du pont supérieur et perpendiculairement à la coque, sur laquelle on amarre les embarcations quand le navire est à l'ancre. - de spinnaker ou de foc : espars servant à déborder le point d'écoute du spinnaker ou du foc au vent arrière.
Tangage : Mouvement que prend le navire dans le sens longitudinal.
Tanker : Navire pétrolier.
Tape : Panneau en tôle ou pièce de bois obturant une ouverture.
Taud : Abri de grosse toile qu'on établit en forme de toit au-dessus des ponts pour garantir l'équipage contre la pluie. Etui placé sur les voiles serrées pour les garantir de la pluie.
Teck : Bois des Indes presque imputrescible aussi fort et plus léger que le chêne ; très employé dans la construction navale.
Tenir : Navire tenant la mer : se comportant bien dans le mauvais temps.
Tenir le large : rester loin de la terre.
Tenue : Qualité du fond d'un mouillage. Les fonds de bonne tenue sont ceux dans lesquels les pattes des ancres pénètrent facilement et ne peuvent cependant en être arrachées qu'avec difficulté. La tenue d'un mât est son assujettissement par les étais et les haubans.
Tete (faire..) mouvement du bateau permettant la "croche" de l'ancre
Teugue : Partie couverte du pont supérieur avant, constituant un gaillard d'avant où les hommes de l'équipage peuvent s'abriter.
Tiens-bon ! : Commandement à des hommes qui agissent sur un cordage, un cabestan, etc... de suspendre leurs efforts tout en restant dans la position où ils sont (voir "Tenir bon").
Tiers (voile au) : Syn : de bourcet - voiles des canots et chaloupes.
Tillac : Pont supérieur ou parfois plancher d'embarcation.
Tins : Pièces de bois carrées placées à des distances régulières sur le fond d'une cale-sèche et destinées à soutenir la quille des navires.
Tire-veilles : Nom donné à un bout de filin terminé par une pomme à la rambarde au bas de l'échelle de coupée d'un navire et auquel on se tient pour monter à bord ou pour en descendre. Bout amarré sur l'entremise des bossoirs d'embarcation et auxquels se tient l'armement d'une embarcation quand on la met à l'eau ou quand on la hisse.
Tomber - sous le vent : s'éloigner de l'origine du vent. - sur un navire, une roche : être entraîné par le vent, le courant ou toute autre cause vers un navire, un rocher, etc... Le vent tombe, la mer tombe : le vent diminue d'intensité, les vagues de force.
Tonne : Grosse bouée en bois, en fer ou en toile.-Mesure de jauge Brute UMS
Top : Prendre un top : comparer une pendule réglée avec son chronomètre, ou relever un signal horaire au compteur.
Tosser : Un navire tosse lorsque, amarré le long d'un quai, sa coque frappe continuellement contre le quai par l'effet de la houle. A la mer, le navire tosse quand l'AV retombe brutalement dans le creux des vagues.
Touage : Remorquage, plus particulièrement en langage de batellerie.
Toucher : Etre en contact avec le fond. Toucher terre : faire escale.
Touée : Longueur de la remorque avec laquelle on hale un navire pour le déplacer. Longueur de la chaîne filée en mouillant une ancre. Par extension : longueur d'une certaine importance d'un câble filé ou d'un chemin à parcourir.
Touline : Petite remorque et plus généralement lance-amarre.
Tourner - une manoeuvre : lui faire faire un nombre de tours suffisant autour d'un point fixe pour l'empêcher de filer ou de lâcher.
Traîne Tout objet que l'on file à l'arrière d'un navire à l'aide d'un bout de filin. A la traîne : un objet est à la traîne lorsqu'il n'est pas placé à la place qui lui est assignée.
Trou d'homme : Ouverture elliptique d'un double fond ou d'un ballast.
Tunnel : Conduit en tôlerie de dimensions suffisantes pour permettre le passage d'un homme et à l'intérieur duquel se trouve une ligne d'arbres entre la chambre des machines et la cloison de presse-étoupe AR.

Va et vient : Cordage en double servant à établir une communication entre deux navires ou entre un navire et la côte, notamment pour opérer le sauvetage des naufragés.
Vadrouille : Bouts de cordage défaits, serrés sur un manche et servant au nettoyage. Faubert emmanché.
Vague satellite : Soulèvement de la mer produit par le mouvement du navire en marche.
Varangue : La varangue est la pièce à deux branches formant la partie inférieure d'un couple et placées à cheval sur la quille. La varangue est prolongée par des allonges. Tôle placée verticalement et transversalement d'un bouchain à l'autre pour consolider le petit fond du navire.
Vase : Terre grasse, noirâtre, gluante. La vase peut être molle, dure mêlée; elle présente généralement une bonne tenue.
Veille (ancre de) : Ancre prête à être mouillée.
Veiller : Faire attention, surveiller. Veiller l'écoute : se tenir prêt à la larguer, à la filer. Veiller au grain : l'observer, le suivre.
Vélique : Point vélique = centre de voilure de toutes les voiles.
Ventre : La partie centrale d'un bâtiment surtout lorsque ses couples sont très arrondis.
Vérin : Cric.
Verine : Bout de filin terminé par un croc ou une griffe et dont on fait usage en simple ou en double pour manier les chaînes des ancres.
Veritas (bureau) : Société de classification chargé de donner des renseignements sur l'état et la valeur des navires.
Videlle : Reprise faite à un accroc dans une toile.
Virer : Exercer un effort sur un cordage ou sur une chaîne par enroulement sur un treuil, guindeau ou cabestan. Virer à pic : virer suffisamment le câble ou la chaîne pour amener l'étrave du navire à la verticale de l'ancre. Virer à long pic : virer en laissant la chaîne un peu plus longue que la profondeur de l'eau.Virer de l'avant : faire avancer un navire en embraquant ses amarres de l'avant au cabestan ou au guindeau. Virer sur la chaîne : rentrer une partie de la chaîne en se servant du cabestan ou du guindeau. Virer de bord : changer les amures des voiles.
VIT ou VI de mulet : Tige de métal articulée fixée à une vergue, à un gui, à un mât de charge pour le relier au mât qui porte une douille. Employé en particulier pour les mâts de charge.
Vitesse : L'unité marine de vitesse est le noeud qui représente un mille marin (1852 mètres) à l'heure. Ne jamais dire un noeud à l'heure.
Vive-eau : Grande marée.
Voie d'eau : Fissure ou ouverture accidentelle dans des oeuvres vives.

Wharf : Littéralement quai, plus spécialement pour désigner un appontement qui s'avance dans la mer au-delà de la barre sur la côte occidentale d'Afrique.

Youyou : Très petite embarcation de service à l'aviron et à la voile.

Erratum tout a trac

Chenal : Partie navigable  où les bateaux doivent circuler.
Chômages : Interruption de la navigation pour travaux.
Dédoubler : relever le amarres ou haussières  
Devise : Nom de baptême d’une embarcation.
Écoire : Pièce de bois ou de métal destinée à tenir le bateau écarté de la rive.
Macaron : Équivalent dans le bateau du volant de la voiture, la Barre.
Marquise : Poste de pilotage d'un bateau.petit bateau , Passerelle sur les gros navires
Pare battages ou défenses : Ballons servant à protéger la coque contre les chocs. Elles doivent être flottantes pour celle de navires, et fixes pour les défenses de quai.
SAS : Espace situé entre les portes amont et aval d’une écluse.
Lamaneur : personnel de port spécialisé dans l'amarrage des navires
Pointe :  amarre ou aussière, AV  empeche de culer, Ar empeche d'avancer
Traversier : amarre ou aussiere : AV et AR, empeche de s'écarter
Garde : amarre ou aussiere : AV empeche d'avancer, AR empeche de culer
Truster : Turbine de proue ou de poupe permettant à petite vitesse lors des mise à quai de modifier  le mouvement du navire (propulseur d'étrave ou de poupe)[
Echelle beaufort : de 1 à 12 détermine la force du vent
Echelle etat de la mer : de 1 à 9 détermine la hauteur des vagues]


Les bateaux que j'ai appréciés en 50 ans de mer : StGermain,Chantilly,ssFrance ,Cambodge, Renaissance, AquilleLauro, Oceanic, EnricoCosta, CostaRiviera, MscRhapsody, StellaSolaris, SuperStarAries, SkyPrincess, CostaVictoria,Azur, Flamenco, Mistral, ssNorway, MscMelody, EuropeanStars, CarnivalSpirit, NclSpirit, R6, NclStar, NclGem,Ncl Epic, C.Magica, C.Méditerranéa, C.Atlantica, MscSplendida- et j'en oublie...
Je n'ai pas trop aimé: Mermoz,Costa Sérena, CarnivalConquest...
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Re: Langage de la mer

Message par corsair le Lun 6 Fév - 8:17

lexique...1/ en usage dans à la Royale




A (Alpha flag.svg - ALPHA) : scaphandrier actif
À sec :échoué sur le sable, une cale, béquillé, en cale sèche ;à sec de toile : bateau dont on a serré les voiles sur leur vergue, bôme, etc.
Abattée : changement de cap sous l'effet de forces extérieures, et dans le même sens que celle-ci, en se rapprochant du vent arrière (inverse d'aulofée).
Abattre : éloigner la proue du lit du vent, en faisant une abattée volontaire.
Abordage : rencontre volontaire suivi d'un amarrage, ou involontaire avec collision, entre deux navires.
Abouter : placer bout à bout deux planches de bordage ou de vaigrage (voir aussi la pose avec écart et trait de jupiter), ou nouer bout à bout deux cordages.
Accastillage : ensemble des équipements placés sur le pont d'un navire (poulies, manilles, coffres, pompe, cuisinière, etc.).
Acconage :
à l'origine, manutention à l'embarquement et au débarquement à l'aide de chalands ;
par extension, manutention.
Accorage : amarrage de la marchandise et de tout l'équipement d'un navire pour que celui-ci ne bouge pas en mer. Action d'étançonner des marchandises en pontée. À ne pas confondre avec Arrimage qui consiste juste à caler, sans saisir, atteler ou amarrer avec du cordage.
Accore : pièces de bois soutenant la quille d'un navire en cale.
Accoster : positionner un navire le long d'un quai ou d'un autre navire à couple.
Acculer : (= culer) mouvement involontaire vers l'arrière sous l'effet de la houle, du vent, etc.
Adonner : se dit d'un vent qui s'oriente favorablement pour la marche d'un voilier (l’inverse est refuser).
Affaler : faire descendre rapidement une voile ou une vergue (inverse : hisser).
Affourcher : mouiller 2 ancres placées à 45° face au courant afin de stabiliser le bateau.
Affrètement : location d'un navire.
Affréter : louer un navire ou une partie de la capacité d'un navire à un armateur.
Affût : structure en bois équipée de roues, supportant le fût d'un canon.
Agrès : éléments et accessoires du gréement d'un navire.
Aiguilleter : assembler 2 cordages à l'aide d'un petit filin.
Aiguillot : partie mâle de la ferrure permettant à un gouvernail de pivoter, elle est fixée sur le gouvernail lui-même, vers le bas.
Ajut : un nœud d'ajut est un nœud qui sert à joindre deux bouts ou cordage entre eux. Ex.: nœud d'agui, nœud de pécheur, nœud d'écoute, nœud plat, etc.
Allège : barque de service d'un navire destinée au chargement et déchargement.
Allonge ou alonge : pièce de bois d'une membrure prolongeant celle-ci à sa partie supérieure.
Allonges d'écubier : allonges placées de part et d'autre des écubiers sur les grands voiliers.
Allonges de poupe ou de tableau : pièces de bois verticales formant la charpente du tableau d'un navire
Allure : direction d'un navire par rapport au vent, l'allure portante correspond à un vent en arrière du travers du bateau.
Amarinage : période d'adaptation avant que ne disparaisse le mal de mer.
Amariner :
s'amariner : se faire aux mouvements du navire en mer sans que les nausées ou le mal de mer n'apparaissent ;
former des personnes aux métiers de la mer ;
prendre possession d'un navire en y déplaçant une partie de son équipage.
Amarrer : maintenir contre un quai ou un objet flottant à l'aide d'amarres.
Amener : abaisser, descendre à l'aide d'un cordage, une voile, les couleurs, une embarcation, etc.
Amer : point de repère fixe porté sur une carte et utilisé pour faire le point en vue de terre.
Amure :
cordage qui relie le coin inférieur d'une voile carrée au pont ;
position d'un bateau par rapport au vent.
Ancre : objet lourd qui est employé pour fixer des bateaux à un endroit spécifique sur les fonds.
Anguillers ou anguilliers : voir canal des anguillers (orifices d'écoulement de liquide au travers des varangues).
Anspect (barre d') : barre amovibles servant à faire tourner le cabestan.
Antenne : vergue des voiles latines.
Antifouling : peinture destinée à empêcher les organismes marins de se fixer sur la coque des navires.
Apiquer : Hisser une des extrémités d'une vergue, d'un gui, etc., de manière à l'élever au-dessus du niveau de l'autre.
Apôtre : allonge qui consolide le beaupré.
Apparaux :
appareils de gréement cabestan, guindeau ;
tous les équipements d'un navire utiles à sa navigation: ancres, gouvernail, voiles, pouliage, manœuvres, etc.
Appareillage : ensemble des manœuvres nécessaires pour prendre la mer.
Araignée : cordage en patte d'oie permettant de maintenir solidement un équipement, comme un Hamac.
Arborer : hisser pour le montrer, par exemple un pavillon ou une marque.
Arbre :
axe de rotation (arbre d'hélice) ;
Arcasse : charpente de l'arrière d'un navire en bois.
Archipompe : Enclos rectangulaire destiné à préserver les pompes des chocs et à pouvoir les visiter.
Ariser : prendre un ris, réduire la surface d'une voile en la repliant en partie.
Armateur : personne qui équipe et exploite un navire.
Armement :
action d’armer un navire ;
compagnie maritime.
Armer :équiper un navire pour la mer ;
garnir d'une protection une manœuvre ;
enrôler un marin sur un navire ;
installer les avirons à poste.
Arraisonner : intercepter, questionner un navire.
Arrimage : action d'arrimer.
Arrimer : organiser la cargaison et tout l'équipement lié à l'armement du navire, à bord de telle façon que celui-ci ne bouge pas pendant la navigation (tangage, roulis) ; fixer solidement toute la cargaison pour l'empêcher de bouger en mer. Ne pas confondre avec Accorer qui désigne l'action d'amarrer ou d'atteler la cargaison ou les équipements, dans le même but.
Artimon :mât le plus en arrière sur un navire à plusieurs mâts ;
voile la plus basse (et la plus grande) portée sur le mât d'artimon.
Assiette : inclinaison longitudinale d'un navire.
Astrolabe : instrument astronomique qui servait autrefois pour mesurer la hauteur des astres au-dessus de l'horizon.
Atterrage : lieu précis où un navire touche terre.
Atterrissage : arriver au voisinage de la terre ferme.
Attinage : mise en place des tins dans une forme de radoub.
Aulofée  : changer de cap sous l'effet de forces extérieures mais dans le sens contraire, vers le lit du vent par exemple pour un voilier (inverse d'abattée).
Aurique : type de voile de forme trapézoïdale comprenant la voile à corne, la voile au tiers, la voile houari et la voile à livarde.
Aussière : gros cordage employé pour l'amarrage et le remorquage des navires.
Avarie : panne, problème d'origine technique.
Aviron : rame en terme maritime.
Avitailler : approvisionner en vivres et en apparaux en vue d'un prochain appareillage.
AVURNAV : avis urgent aux navigateurs

B (ICS Bravo.svg - BRAVO)I Matières dangereuses
Bâbord : côté gauche d'un navire en regardant vers l'avant.
Baderne : Grosse tresse à trois, quatre et même cinq torons, qui sert principalement à garnir les endroits qu'on veut préserver du frottement ou de l'humidité.
Bague : anneau fixé sur une voile et coulissant sur la draille.
Baille :demi-futaille à un seul fond, en forme de baquet, qui sert à divers usages ;compartiment de rangement.mauvais bateau (synonyme de rafiot ;Baille (la) : surnom donné à l'École navale. (à ne pas confondre avec Navale qui est le surnom de l'ex école de santé navale de Bordeaux. '
Baignoire :cockpit ;abri de navigation au sommet du massif (ou kiosque) du sous-marin où se fait la veille, en surface.
Balancine : cordage qui, sur un voilier, soutient un espar, en permettant d'en régler la hauteur.
Balcon : balustrade.
Balisage : l'ensemble des marques ou balises fixes ou flottantes placés en mer ou à terre qui indiquent aux navires les dangers et le tracé des chenaux d'accès aux ports et abris.
Ballast :(navire de surface) lest permettant de gérer la stabilité l'assiette ou la gîte d'une embarcation ;
(sous-marin) réservoirs, à l'extérieur de la coque résistante, qui contiennent de l'air ou de l'eau pour régler l'immersion du sous-marin.
Ballastage : remplissage des ballasts, pour corriger la répartition des masses du navire, ou assurer à un navire lège un enfoncement correct pour le fonctionnement de l'hélice.
Banc d'étambrai : banc supplémentaire qui sert à maintenir le mât.
Banc de nage : banc où s'assoie un rameur.
Banc de quart : banc où se tient l'homme de quart.
Bande : gîte.
Baraterie : acte volontaire du capitaine ou de l'équipage d'un navire pour porter préjudice à l'armateur.
Barbotin : (cloche de réducteur de barbotin) une pièce du guindeau, il est formé à l'empreinte des mailles de la ligne de mouillage d'un bateau
Barre : dispositif de manœuvre du gouvernail (tige, roue ou maintenant joystick).
Barre d'anspect : barre amovibles servant à faire tourner le cabestan.
Barre de flèche : petits espars, situés à une certaine hauteur et servant à raidir ou à cintrer le mât sur les petits voiliers à l'aide des haubans et des galhaubans.
Barre de plongée : barre permettant la conduite d'un sous-marin dans un plan vertical.
Barreur : membre de l'équipage qui tient la barre, qui maintient le bateau dans la direction souhaitée.
Barrot : pièce transversale de la charpente d'un bateau allant d'un bord à l'autre et soutient un pont.
Barrotage : système de barrots.
Barroter : charger une cale jusqu'à hauteur des barrots.
Barrotin : barrot qui ne va pas d'un bordé à l'autre du bateau.
Bas-fond : où la profondeur est suffisante pour naviguer sans risque d'échouement (contraire de haut-fond).
Bas-mât : partie inférieure d'un mât en plusieurs parties.
Bastaque : hauban à itague employé sur les bateaux de faible tonnage
Bastingage :parapet autour du pont d'un bateau ;caisson cloisonné où l'on place les hamacs de l'équipage.
Bateau : construction flottante de moyen ou faible tonnage utilisée pour la navigation.
Batayole : voir chandelier.
Batterie : Double rangée de canons et, par extension, entreponts les contenant
Bau : voir barrot
Bauquière : ceinture intérieure reliant les membres, au niveau du pont (voir serre bauquière)
Beaufort : vitesse du vent exprimée selon les critères de l'échelle de Beaufort.
Beaupré : mât qui se trouve à la proue du navire et incliné vers l'avant.
Ber : appareil de charpente et de cordage, placé sous un grand bâtiment, pour le supporter pendant la construction ou la réparation, et qui glisse sur la cale lorsqu'on lance ce bâtiment à l'eau.
Bidel : capitaine d'arme, chargé de la discipline dans la Marine nationale française.
Bigue : mât servant à élever des charges, articulé sur le pont d'un navire (ou sur un quai) et manœuvré par l'intermédiaire d'un mât de charge.
Bitord : petit cordage composé de deux, trois, ou même quatre fils de caret, goudronnés et tortillés ensemble.
Bitte, bitton : voir bollard.
Biture : longueur de chaîne disposée sur le pont en préparation du mouillage. (en argot maritime : prendre une cuite)
Blindage : paroi renforcée destinée à protéger ce qui est derrière.
Bollard : pièce de bois ou d'acier, cylindrique, fixée verticalement sur les quais, pour capeler l'œil des amarres.
Bonnette : voile légère que l'on suspend à des vergues mobiles (bout-dehors), fixées temporairement à l'extrémité des vergues habituelles des voiliers à gréement carré.
Bôme : barre rigide qui permet d'orienter la grand-voile d'un bateau à voile.
Bord :côté d'un bateau ;le bateau lui-même.
Bordache : élève de l'école navale (ne pas confondre avec Navalais, élève de l'ex école de santé navale de Bordeaux).
Bordage : planche ou tôle constituant un élément du bordé.
Bordé : ensemble des parties qui constituent la coque extérieure d'un bateau ; le bordé s'appuie sur la charpente.
Bordée :route que fait un navire sur un certain cap ;durée du temps pendant laquelle une fraction de l'équipage alterne avec l'autre ;division en moitié de l'équipage ;décharge complète de toute l'artillerie qui est sur un même côté d'un navire de guerre ;sortie en ville des marins, généralement lors d'une escale.
Border : tendre une manœuvre courante, un cordage (contraire de choquer).
Bosco : maître d'équipage
Bosse : petite longueur de cordage ou de chaîne dont une extrémité est fixée au pied d'une bitte d'amarrage pour retenir une aussière le temps de la frapper.
Bosse de ris : cordage présent sur la chute d'une voile et permettant de prendre un ris.
Bossoir : dispositif de levage utilisé sur les navires pour une ancre, une embarcation de sauvetage, une annexe.
Boucanier : gril ou claie de bois sur lesquels la viande ou le poisson était fumés.
Bouchain : partie du bordé d'un bateau, représentant la zone intermédiaire entre les fonds et les murailles.
Bouchot :support en bois fermé par un filet retenant le poisson quand la mer se retire.support aménagé pour la culture des moules
Bouée : flotteur, en particulier,dispositif flottant, généralement en forme d'anneau ou de fer à cheval, pour la sécurité en mer ;signalisation en mer, pour le balisage ;flotteur associé à un corps-mort, pour l'amarrage ;flotteur de repérage de plongeurs, d'un objet ou d'un danger immergé.
Bouge : courbure transversale du pont.
Boulevard : passage au niveau du pont, de part et d'autre du château.
Bouline : cordage amarré par le milieu de chaque côté d'une voile carrée pour lui faire prendre le vent de côté.
Boulet : projectile d'artillerie sphérique en pierre ou en métal ; les boulets ramés ou chaînés étaient plus particulièrement utilisés dans la marine pour détruire les gréements.
Bourlinguer : faire des efforts pour avancer contre le vent et la mer.
Bout :(prononcé « boute ») cordage sur le navire (on ne dit jamais cordage et encore moins corde) ;
avant d'un navire, dans les expressions bout à terre, bout au vent, vent de bout.(prononcé « bo-ute ») aumônier, dans la Marine nationale française.
Bout-dehors : espar fixe ou rétractable pointant à l'avant du bateau, ou au bout des vergues pour déployer les bonnettes.
Bouteilles : toilettes des officiers (les poulaines sont pour l'équipage).
Brai : résine mêlée de goudron, utilisée pour rendre étanche les coutures.
Branle :oscillation, mouvement qui porte un corps tantôt d'un côté, tantôt de l'autre ;hamac.
Branle-bas :réveil de l'équipage ;- de combat : appel aux postes de combat ;
Bras : cordage situé au vent qui permet de régler l'écartement d'une voile d'avant.
Brasse : une unité de mesure de définition variable (environ 1,624 mètre en France).
Brasser : d'orienter la voilure d'un navire.
Brèche : ouverture dans la coque résistante d'un sous-marin pour embarquer du matériel.
Brider : ligaturer un cordage.
Brigadier : matelot à l'avant d'une embarcation dont le rôle est de guider l'accostage.
Brin :cordage qui soutient la partie mobile du palan ;qualité de la toile à voile (ou des matelots).
Brigantine :voile à corne trapézoïdale ;navire à deux mâts qui la porte à son mât principal.
Brion : partie de la coque d'un bateau joignant l'étrave et la quille.
Brise : nom générique qu'on donne au vent quand il n'est pas très violent
Brûlot : navire chargé d'explosifs ou de matériaux inflammables, lancé sur les vaisseaux ennemis pour les incendier.
Butée : accessoire sur un arbre d'hélice solidement fixé à la coque et qui transmet au bateau la poussée de l'hélice.

C (Charlie flag.svg - CHARLIE) : Oui
Cabaner : chavirer, être renversé.
Cabestan : gros tambour à axe vertical, dans lequel on insère des bras de leviers (anspects) que poussent les hommes, et autour duquel s'enroule un câble.
Cabillot : taquet.
Cabine : une pièce d'habitation (chambre, bureau).
Câble : lien, d'une certaine section, tressé avec des fils torsadés entre eux.
Cabotage, Caboter : navigation maritime qui consiste à se déplacer de port en port en restant à proximité des côtes.
Cacatois : voile se trouvant au sommet d'un mât.
Cadène : pièce généralement métallique solidaire du pont du navire ou de la coque, sur laquelle sont frappés les câbles tenant le mât.
Cadre : conteneur.
Caillebotis :treillis de bois ou de métal recouvrant l'ouverture d'une écoutille ;treillis amovible servant de plancher.
Caillou : récif.
Caisse de réglage (c. d'assiette, c. de compensation) : réservoir dont le remplissage permet de régler l'équilibre d'un sous-marin.
Cale : endroit sous le pont où sont stockées différentes marchandises.
Cale sèche : bassin fermé par une porte, que l'on peut assécher pour la réparation ou l'entretien des navires (voir forme de radoub).
Calfat : ouvrier employé pour réaliser le calfatage.
Calfatage, calfater : action qui consiste à remplir tous les joints et interstices entre les planches constituant le revêtement extérieur de la coque (bordage) et du pont afin de les rendre étanche.
Calfait : outil de calfat, ciseau pour enfoncer l'étoupe.
Calier : docker travaillant dans les cales (à l'arrimage, ou magasinier).
Caliorne : gros palan.
Cambuse : partie d'un navire, prise entre la cale et le faux-pont, où sont entreposées les vivres.
Can : côté d'une planche (chant).
Canonnade : tir simultané de plusieurs canons.
Canonnier : marin qui est chargé de servir une pièce d'artillerie.
Canal des anguillers (ou des anguillères) : orifice permettant l'écoulement de l'eau dans les fonds d'un bateau.
Cap : direction vers laquelle le bateau est orienté.
Cap de mouton : association de deux pièces de bois circulaires avec une gorge, percées de trous dans lesquels passe le filin qui les relient, servant de palan pour raidir les haubans.
Cape : mettre à la cape consiste à régler son cap et sa vitesse par rapport au vent, à la mer et à la houle, de manière à réduire ses mouvements de roulis et de tangage.
Capelage : endroit du mât où sont fixés les haubans.
Capeler :fixer les manœuvres dormantes sur le mât ;passer l'œil d'une aussière sur une bitte ;enfiler un vêtement.
Capitaine : celui qui commande un navire de commerce (commandant dans la marine de guerre).
Capitainerie : service portuaire qui coordonne les mouvements des navires dans un port.
Capon : palan muni d'un crochet de fer qui sert à hisser l'ancre au bossoir.
Capot : capuchon de toile ou panneau léger qui protège certains objets de l'air, des chocs, ou de la pluie et des embruns.
Capucine : renfort entre le bordé et le pont.
Caraque : grand navire, de la fin du Moyen Âge, caractérisé par sa coque arrondie et ses deux hauts châteaux avant et arrière.
Carénage, caréner : série d'opérations de révision périodique et de remise en état de la coque d'un navire.
Carène : partie immergée de la coque d'un bateau, assimilée aux œuvres –vives.
Caret : voir fil de caret.
Cargaison : l'ensemble des marchandises transportées (ne s'applique pas aux passagers).
Cargue : petit cordage qui sert à carguer les voiles sur les vergues.
Carguer : plier, retrousser les voiles contre leurs vergues et quelquefois contre le mât, par le moyen des cargues.
Carlingue : élément de renfort de la structure longitudinale d'un bateau.
Caronade : pièce d'artillerie courte, mise en service sur tous les navires de la Royal Navy (fin du xviiie, xixe siècle).
Carré :salle rectangulaire qui sert de cercle aux officiers d'un navire.
voile carrée : voile quadrangulaire dont les vergues sont hissées par le milieu et croisent le mât à angles droits (voir phare carré; également Fortune (voile de))
Cartahu : filin utilisé sur les navires pour manœuvrer des charges lourdes.
Ceinture : virure de bordé renforcée (voir préceinte).
Centre de carène : centre de volume de la carène ou aussi le centre de gravité du fluide déplacé par la carène d'un navire.
Centre de dérive : centre de gravité de la surface latérale de la carène.
Centre vélique : centre de gravité de la surface d'une voile.
Cercle d'évitage : surface que va balayer un navire en tournant autour de son mouillage.
Chaise d'arbre : appendice sur la coque d'un navire supportant un palier pour l'arbre d'hélice.
Chaloupe : grosse embarcation de construction plus robuste que celle d'un canot.
Chambre :cabine spécialisée.partie arrière d'une embarcation où s'installent les officiers ou passagers.
Chandelier : tige métallique fixée verticalement sur le pont qui supporte la filière destinée à empêcher une chute à la mer.
Chantier naval : endroit où sont construits des navires et bateaux
Chargeur : celui qui remet une marchandise (dont il est on non propriétaire) à un navire.
Charnier : tonneau contenant l'eau potable d'un navire de guerre.
Charpentier : ouvrier chargé des travaux d'assemblage de pièces de bois ou de métal servant à la charpente.
Charpente : Assemblage de pièces de bois ou de métal servant d'ossature à la construction d'un bateau (la quille, l'ensemble des couples, barrots, serres…).
Charte-partie : document décrivant un affrètement (voir Contrat d'affrètement).
Chasser : déraper sur le fond, pour une ancre.
Château : superstructure d'un navire dépassant de la coque.
Chaumard : pièce d'accastillage de bateau servant à guider une amarre à son entrée sur le bateau.
Chavirer : (voir Chavirage) : tourner sens dessus-dessous ; se dit surtout d'une embarcation qui se renverse et perd définitivement son équilibre.
Chef de nage : sur une embarcation, rameur placé à l'arrière, sur lequel les autres rameurs synchronisent leur nage.
Cheville : petite pièce en bois ou en métal enfoncée à force pour réaliser l'assemblage mécanique de deux autres pièces.
Chevillot Chiourme : équipe de rameurs qui ramaient sur une galère.
Chômage du navire : durée d'immobilisation pour une réparation.
Choquer : détendre, donner du mou à une manœuvre courante, comme une écoute (contraire de border).
Chouf : surnom donné au grade de quartier maître de première classe (c'est un « crabe chef »)
Chouquet : gros billot de bois servant à joindre un mât inférieur au mât supérieur qui en forme le prolongement.
Chute d'une voile : côté de la voile située vers l'arrière, toujours libre.
Civadière : voile carrée d'avant existant sur les anciens voiliers
Claire-voie : panneau vitré sur une écoutille pour laisser entrer la lumière du jour.
Clin (à clin) : se dit des bordages qui se recouvrent comme les ardoises d'un toit.
Clinfoc ou Clin-foc : foc le plus à l'avant, amuré à l'extrémité du beaupré.
Cloche :tambour d'un cabestan, d'un winch ;instrument pour émettre un son formé d'un tambour frappé par un battant.
Coaltar : goudron obtenu par la distillation de la houille, utilisé comme enduit pour les coques.
Coffre : bouée, reliée au corps-mort, pour amarrer un bateau.
Coltis : premier couple à l'avant, reposant sur le brion.
Commettage : action qui consiste à créer le cordage, en enroulant ensemble et sur eux-mêmes plusieurs brins (fils de caret).
Compas : instrument de navigation qui donne une référence de direction (le nord) sur le plan horizontal.
Connaissement : contrat de transport, et titre représentatif de la marchandise.
Contre-quille : renfort appliqué le long de la quille.
Coq : cuisinier sur un bateau.
Coque : ensemble de la charpente et de l'enveloppe extérieure d'un bateau.
Coque-nue : affrètement d'un navire sans équipage
Coqueron : compartiment aux extrémités d'un bateau.
Cordage : terme général désignant les grelins, amarres, filins, drisses, écoutes, haubans, etc.
Corde : petit cordage servant à agiter le battant de la cloche.
Corne :espar oblique qui s'appuie sur un mât pour soutenir une voile à corne ;.espar articulé sur un mât de charge.
Corsaire : membre d'équipage d'un navire civil armé, autorisé par mandat du roi à attaquer en temps de guerre, tout navire battant pavillon ennemis.
Corps-mort : objet pesant, posé au fond de l'eau et relié à une bouée (coffre) afin que les bateaux puissent s'y amarrer.
Cosse : anneau de fer plat qui, recourbé sur les bords, présente une cannelure propre à recevoir et à maintenir un cordage dont on l'entoure.
Couleurs : pavillon national.
Coulisseau : petite pièce en métal ou en plastique cousue sur la grand-voile et coulissant dans la gorge du mât.
Coupée : échelle ou passerelle mobile qui permet de monter à bord ou descendre d'un bateau.
Couple : pièce de charpente, symétrique, joignant la quille aux plat-bords ou aux bauquières (constitué de deux membres).
Courant :extrémité libre d'un cordage ;déplacement ordonné d'un fluide.
Courbe d'étrave, C. d'étambot : pièce de renfort à la jonction de l'étrave (l'étambot) et de la quille.
Couronnement : partie supérieure du tableau.
Coursive :tout passage pratiqué entre des soutes, dans le sens de la longueur d'un bâtiment non ponté ;couloir à l'intérieur d'un navire.
Couture : joint entre deux virures.
Crabe : surnom donné au grade de quartier-maître de seconde classe.
Crapaudine : partie du talon de la quille sur laquelle est fichée l'extrémité du safran lorsque celui-ci n'est pas suspendu.
Crête : sommet d'une vague.
Creux :hauteur entre le point le plus bas du pont principal et le point le plus bas de la quille d'un navire ;niveau bas de la mer entre deux vagues (deux crêtes).
Croc à émerillon : crochet muni d'une fermeture à ressort.
Culer :aller en arrière, reculer = culer à nouveau, aller à nouveau vers l'arrière ;
toucher le fond, en parlant de la quille d'un bateau.




D (Delta flag.svg - DELTA) : Manœuvre avec difficulté
Dalot : trou, canal dans le pavois pour faire écouler les eaux sur les ponts d'un navire.
Dame de nage : petite fourche pivotante servant à guider un aviron.
Darse : Bassin dans un port (généralement rectangulaire).
Davier : rouleau pivotant sur lequel passe une chaîne d'ancre ou une aussière pour éviter qu'elle ne s'use ou s'appuie sur le pont.
Déballastage : vidange des compartiments (ballasts) qui contiennent de l'eau de mer.
Déborder : écarter le bateau d'un quai ou d'un autre bateau.
Debout : vent debout (ou vent de bout), lorsque le voilier est face au vent, ses voiles ne portant plus, il ne peut pas avancer.
Décapeler : ôter de la tête d'un mât ou du bout d'une vergue tous les cordages qu'on y avait cappelés.
Défense : protection destinée à amortir les chocs entre un navire et un quai (ou un autre navire) auquel il est accosté.
Déferler : déployer les voiles ;se déployer avec impétuosité et se résoudre en écume, en parlant des vagues.
Dégazage :opération courante consistant à ventiler les citernes d'un pétrolier pour éliminer les gaz nocifs qu'elles contiennent et éviter le risque explosif.par abus de langage, le dégazage désigne communément tout déversement en mer d'eaux souillées d'hydrocarbures souvent issues du nettoyage des cuvesou de la vidange des moteurs
Déhaler : changer la position d'un navire le long d'un quai en se servant des aussières.
Déjauger : se soulever, pour un bateau (la ligne de flottaison montant au-dessus du niveau de l'eau).
Démâter : démontage ou perte accidentelle de tout ou partie de la mâture.
Demi-coque : modèle réduit en bois de la moitié d’une coque de navire ; appréciées par les collectionneurs.
Demi-nœud : le nœud le plus basique.
Demurrage : dédommagement payé en cas de retard de livraison d’une marchandise.
Déplacement (navire) : mesure du poids d'un navire dans différentes situations de chargement.
Dérive : surface plane, immergée, rapportée au plan longitudinal du navire, permettant de résister à la dérive due au vent.
Dériver : s'éloigner de sa direction, en parlant d'un bateau, sous la poussée du vent ou sous l'action d'un courant.
Dériveur : Un dériveur est un voilier monocoque muni d'un plan de dérive rétractable.
Désarmer : débarquer l'armement d'un bateau qui ne doit plus prendre la mer (temporairement ou définitivement).
Dévirer : détourner un cabestan ou un treuil, pour donner du mou à un cordage (contraire de virer).
Diablotin : voile d'étai, entre le grand-mât et le mât d'artimon.
Dock :vaste bassin entouré de quais, dans lequel entrent les vaisseaux pour déposer leurs cargaisons ou opérer leur chargement ;par extension, magasins qui bordent le dock et qui servent d'entrepôts aux marchandises débarquées.
Dock flottant : installation portuaire servant à la réfection des bateaux, une forme de radoub flottante.
Dormant :partie fixe d'un cordage ;point fixe où le cordage est attaché.
Draille : cordage sur lequel on endraille un foc.
Drisse : cordage servant à hisser une vergue ou une voile sur son espar, ou le pavillon sur laquelle il est frappé.
Drome : ensemble des embarcations d'un navire (drome d'un navire) ou dans une embarcation, le matériel nécessaire à sa manœuvre (drome d'une embarcation).
Drosses :câbles qui transmettent les mouvements de la barre à roue au safran ;
cordage fixé sur l'affût d'un canon et dont les extrémités étaient attachés au sabord ;
drosse de racage : un cordage utilisé pour immobiliser une vergue mobile sur son mât, une fois celle-ci mise en position.
Drosser : entraîner à la côte (drosser par le vent).
Duc-d'Albe : pilotis ancrés dans le fond des bassins ou des chenaux, sur lequel un navire peut s'amarrer ou s'appuyer.
Dunette :superstructure d'un bateau s'étendant sur toute la largeur et située à l'arrière ;
pont surélevé à l'arrière d'un navire.

E (Echo flag.svg - ECHO) : Déplacement sur tribord
Ebbe : Synonyme de jusant.
Écart : type d'assemblage entre deux poutres placées dans le prolongement l'une de l'autre.
Échouage : opération consistant à laisser le navire se poser sur ses fonds, par exemple pour un carénage.
Échouement : immobilisation accidentelle d'un navire sur un haut fond.
Écoute : cordage servant à régler l'angle de la voile par rapport à l'axe longitudinal du voilier.
Écoutille : ouverture rectangulaire dans le pont d'un bateau.
Écouvillon : brosse adaptée à un manche, avec laquelle on nettoie le canon lorsqu'il a tiré
Écubier : conduit cylindrique pratiqué dans la coque d'un bateau servant à faire passer la chaîne de l'ancre.
Écusson : tableau arrière d'un navire, quand il a une forme d'écusson.
Élingue : accessoire (câble, cordage) qui se trouve entre la charge à lever, tirer ou arrimer, et l'équipement qui fait le travail.
Élinguer : disposer une élingue sur une charge.
Élongis :barres longitudinales du mât sur lesquelles répose la hune (voir (jottereau) ;partie longitudinale du cadre d'une écoutille, où reposé les hiloires ;raidisseur longitudinal du pont d'un navire, entre les hiloires.
Embardée : mouvement latéral d'un bateau.
Embosser : amarrer un vaisseau de l'avant et de l'arrière, pour le fixer contre le vent ou le courant.
Embraquer : virer avec ses bras, tirer sur un cordage
Embruns : sorte de pluie fine que forme ou que projette la vague en déferlant
Emménagements : agencement des parties habitables d'un navire (pour l'équipage ou les passagers).
Empanner : manœuvre sur un voilier consistant à changer d'amure en passant par le vent arrière (à l'origine, ce terme désignait un changement de bord incontrôlé et dangereux; la plaisance moderne en a fait un synonyme de "virement vent arrière" ou "virement lof pour lof", appauvrissant ainsi le langage maritime).
Emplanture : fixation basse du mât dans la coque.
Encablure : unité de longueur pour mesurer des chaînes d'amarrages ou des distances moyennes (plusieurs définitions selon les marines).
Encalminé : situation d'un bateau à voile immobile faute de vent.
Endrailler : fixer un foc sur une draille ou un étai au moyen de bagues ou de crochets.
Enfléchure : échelons de cordage qui servent à monter d'un hauban à l'autre.
Engager : prendre de la bande sans se relever, généralement à la suite du déplacement d'une cargaison mobile ou mal arrimée.
Engoujure : sorte de rainure pratiquée en travers, sous les caisses des mâts de hune et de perroquet, pour recevoir le braquet.
Entremise : élément de raccordement entre deux pièces de charpente.
Entrepont :intervalle, étage qui sépare deux ponts dans un navire ;pont intermédiaire dans une cale.
Enverguer : attacher les voiles aux vergues
Éperon : partie de la proue d'un bâtiment qui se termine en pointe et qui a plus ou moins de saillie en avant.
Épissure : acte de matelotage consistant à tresser ensemble deux extrémités de câbles ou de cordages.
Épontille : poutre ou poteau placé verticalement et utilisé comme structure de soutien des ponts.
Équipage : ensemble du personnel affecté à la bonne marche d'un navire
Équipet : Petite étagère fixée contre les murailles intérieures du bateau
Erre : vitesse résiduelle lorsqu'il n'a plus de propulsion.
Erse : boucle de cordage fermée par une épissure.
Escadre : groupe de navires de guerre, sous les ordres d'un amiral ; trois escadres forment une flotte de guerre.
Espar : longue pièce de bois ou de métal qui tient une voile (vergue, bout-dehors…).
Estain : couple le plus en arrière, le dernier avant l'étambot.
Estime : estimation de la position d'un navire d'après sa vitesse et sa direction, en tenant compte de la dérive due aux courants.
Estran : partie du littoral située entre les niveaux des plus hautes et des plus basses mers.
Estroper : équiper un cordage ou une poulie avec une erse.
Étai : câble servant à maintenir le mât longitudinalement vers l'avant (voir hauban, galhauban)
Étalinguer : fixer l'ancre sur sa chaîne.
Étalingure : (voir maille d'étalingure)fixation de l'extrémité d'un câble, d'une chaîne sur l'organeau d'une ancre ;fixation de l'autre extrémité dans la cale ou le puits à chaînes.
Étambot : partie arrière d'un navire, synonyme de poupe.
Étambrai : par un trou par lequel le mât pénètre dans le pont.
Étarquer : raidir, à le tendre le plus possible.
Étoupe : sous-produit fibreux non tissé issu essentiellement du travail du chanvre ou du lin, servant notamment :à colmater les interstices entre les planches pour rendre étanche un bateau en bois ;à réaliser des joints autour des arbres d'hélice ou mèches de gouvernail ;résidus de chiffons servant à éponger.
Étrave : partie avant d'un navire. (la proue sur un voilier).
Évitage : manœuvre qui consiste à faire pivoter un navire sur lui-même dans un espace restreint.
Éviter : tourner autour de son ancre au changement de vent ou de marée.
Extrados : côté sous le vent d'une voile (face convexe



F (Foxtrot flag.svg - FOXTROT) : Désemparé, communiquez avec moi
Faire tête : pour un navire, s'arrêter après que l'ancre a croché.
Fanal :grosse lanterne ;feux qu'on allume durant la nuit sur des tours, à l'entrée des ports et le long des plages maritimes, pour indiquer aux bâtiments la route qu'ils doivent tenir.
Fargue : planche posée de champs pour empêcher l'eau de pénétrer par une ouverture ou par-dessus le plat-bord.
Faseyer, fasseyer : mouvement d'une voile insuffisamment bordée qui se dégonfle en partie.
Faubert : balai lave-pont, constitué de vieux morceaux de cordage (voir vadrouille).
Fausse-quille : doublure de la quille.
Faux couple : couple intermédiaire entre deux couples, lorsqu'ils sont régulièrement espacés.
Faux pont : pont situé au-dessous du pont principal.
Ferler : replier nettement une voile autour d'une vergue.
Fesse : pour un voilier, partie arrière qui s'arrondit, s'élevant au-dessus de la flottaison.
Figure de proue : figure ou sculpture qui se trouve à la proue, sous le beaupré d'un navire
Fil de caret : ensemble de brins de chanvre qui servent à constituer un cordage (voir toron).
Filer :lâcher, larguer un câble, une chaîne, une sonde…avoir une vitesse de…
Filière : câble qui sert de garde corps
Filin : petit cordage (anciennement, cordage à torsion simple).
Flamme : banderole longue et étroite qui va en diminuant en pointe jusqu'à son extrémité, qu'on attache au sommet d'un mât.
Flèche :f. extrémité supérieure d'un mât (voir fusée) ;m. voile triangulaire du mât d'artimon.
Flibustier : aventuriers qui pillaient les possessions espagnoles en Amérique.
Flot ou flux : période pendant laquelle la marée est montante.
Flûte : navire de charge hollandais du xviiie siècle.
Foc : première voile d'avant triangulaire endraillée d'un voilier.
Foil ou Hydrofoil : aile placée sous l'eau pour soulever la coque d'un bateau à grande vitesse afin de diminuer la traînée et la résistance de vagues.
Fond : partie basse de la cale.
Forme : bassin que l'on assèche pour la construction et la réparation des bateaux.
Fortune de mer : péril, naufrage ou accident survenant au cours d'un voyage en mer;Voile de Fortune (ou Tréou) : c'est une voile carrée utilisée uniquement par mauvais temps, qui équipait tartane, galère ou galiote qui avaient ordinairement des voiles latines ou à tiers point;Fortune carrée : Voile carrée supplémentaire que les goélettes, les cotres, etc., hissent afin de pallier l'insuffisance de vent (autrement dit, voile carrée sur un gréement qui n'en comporte pas normalement).
Fourcat : varangue très relevée vers la proue ou la poupe du navire.
Fourrure : protection d'un câble en l'entourant d'un filin.
Franc-bord : hauteur entre la ligne de flottaison à pleine charge et le pont principal.
Frapper : attacher, amarrer temporairement un cordage.
Freinte : perte ou diminution de la marchandise au cours du transport.
Fret ou Nolis :somme convenue pour transporter une marchandise ;par extension, la marchandise elle-même.
Fréteur : celui qui fournit le navire pour un transport ; son paiement est le fret.
Fusée : extrémité d'un mât ou d'une vergue qui se termine en s'amincissant

G (Golf flag.svg - GOLF) : Appel au pilote
Gabier :matelot spécifiquement affecté à travailler dans la mâture aux manœuvres et à l'entretien du gréement ;
aujourd'hui dans la marine de guerre, matelot de la spécialité de manœuvrier de faction à la coupée.
Gabord : voir galbord.
Gaffe : longue tige en bois munie d'un crochet recourbé vers l'intérieur à l'extrémité.
Gaïac : bois très dur, utilisé pour la confection des coussinets d'arbre d'hélice.
Gaillard :pont surélevée à l'avant ou l'arrière d'un navire ;superstructure située sur l'avant d'un pont supérieur.
Galbord : première virure du bordé, le long de la quille (virure de galbord)
Galerie : sorte de balcon découvert autour de la poupe ou de l'abri de navigation.
Galhauban : haubans particuliers qui servent à raidir le mât à l'aide des barres de flèches.
Galoche : chaumard.
Gambe de hune : hauban servant à maintenir le mât de hune.
Garant : cordage d'un palan reliant les 2 poulies.
Garcette : petit cordage court pour amarrer un petit équipement (seau, voile…).
Garde : amarre d'un bateau (à l'avant pour l'empêcher d'avancer, à l'arrière pour l'empêcher de reculer).
Gargousse : charge d'une bouche à feu contenue dans une enveloppe.
Gatte : bac pour récupérer l'eau d'une chaîne d'ancre, ou les fuites d'huile ou d'eau sous les moteurs.
Génois : voile triangulaire installée à l'avant du mât, convenant aux vents faibles ou moyens.
Génope : cordage entouré serré autour d'un autre cordage, pour l'empêcher de glisser.
Genou : partie coudée d'un membre au niveau du bouchain.
Gerber : empiler.
Gîte : l'inclinaison d'un navire sur son axe longitudinal (à bâbord ou à tribord).
Glène : rouleau de cordage.
Godille : aviron unique à la fois propulsif et directionnel placé à l'arrière d'un bateau.
Goujon : petite cheville cylindrique ou filetée.
Gournable : grosse cheville pour fixer les virures.
Gousset : pièce de charpente reliant par assemblage deux membrures qui se croisent.
Gouttière : ceinture de renfort sur le bordé, au niveau du pont.
Gouvernail : partie de l'appareil à gouverner constituée de la mèche et du safran.
Gouverner : manœuvrer la barre d'un bateau pour qu'il suive son cap.
Grain : vent violent et de peu de durée qui s'élève soudainement et qui est généralement accompagné de précipitations ;
grain blanc : grain sans pluie.
Grand largue : allure où le vent vient de 3/4 arrière.
Grand-mât : mât principal, sur un trois-mâts, entre le mât de misaine et le mât d'artimon.
Grand-voile : la voile principale du grand-mât.
Grappin :petite ancre qui a quatre ou cinq branches recourbées, pour les petites embarcations ;
instrument de fer à plusieurs pointes recourbées dont on se sert pour faciliter l’abordage ou l’atterrissage.
Gréement : ensemble des espars et manœuvres servant à régler, établir et manœuvrer la voilure.
Gréer : installer le gréement.
Grelin : fort cordage
Gros cul : Appellation familière en usage dans la première moitié du xxe siècle dans la Marine nationale française pour désigner un bâtiment de ligne ou un croiseur lourd.
Gui : vergue qui s'appuie horizontalement contre le pied d'un mât, comme une corne.
Guibre : étrave de bateau de forme tulipée (concave) entre la ligne de flottaison et l'extrémité avant du pont.
Guidon : pavillon triangulaire, plus court et plus large que la flamme.
Guindeau : treuil à axe horizontal pour relever l'ancre ou virer les aussières.

H (Hotel flag.svg - HOTEL) : Pilote à bord
Haler :tirer, horizontalement ou à peu près, un cordage ou un objet quelconque à l'aide d'un cordage ;
se dit aussi à la rencontre de deux vaisseaux lorsqu'ils demandent le qui vive ;se haler au vent : se dit d'un navire qui veut se mettre en position de recevoir le vent avant la terre ou un autre navire.
Hale à bord : cordage permettant de ramener à bord une voile ou un objet.
Hale-bas : cordage permettant de retenir une bôme vers le bas.
Hamac : toile ou un filet suspendu entre deux points d'ancrage, destiné à dormir ou à se reposer.
Hanche : partie de l’arrière d'un bâtiment qui est entre la poupe et les haubans du grand mât.
Hauban : câbles, placés de chaque côté du mât, qui maintiennent celui-ci vertical.
Herpe : pièce de bois recourbée soutenant la guibre.
Heuse : piston en bois d'une pompe affectant la forme d'une boîte cylindrique, percée dans sa hauteur, et garnie d'une soupape qui laisse à l'eau un passage lorsqu'elle monte dans le corps de la pompe.
Hiloire : élément d'architecture d'un navire, raidisseur du pont, ou bien barrage vertical tout autour du pont et de ses ouvertures (surbau).
Hisser : manœuvre consistant à monter une voile.
Houle : mouvement ondulatoire de la mer formé par une succession de vagues.
Hublot : petite ouverture vitrée ou non, percée dans la muraille d'un bateau, pour donner du jour et de l'air.
Hune : plate-forme intermédiaire dans les mâts.
Hunier : voile carrée supérieure à la grand'voile qui se trouve sur le mât de hune.


Les bateaux que j'ai appréciés en 50 ans de mer : StGermain,Chantilly,ssFrance ,Cambodge, Renaissance, AquilleLauro, Oceanic, EnricoCosta, CostaRiviera, MscRhapsody, StellaSolaris, SuperStarAries, SkyPrincess, CostaVictoria,Azur, Flamenco, Mistral, ssNorway, MscMelody, EuropeanStars, CarnivalSpirit, NclSpirit, R6, NclStar, NclGem,Ncl Epic, C.Magica, C.Méditerranéa, C.Atlantica, MscSplendida- et j'en oublie...
Je n'ai pas trop aimé: Mermoz,Costa Sérena, CarnivalConquest...
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Re: Langage de la mer

Message par corsair le Lun 6 Fév - 8:19

lexique...2/ en usage dans à la Royale

I (India flag.svg - INDIA) : Déplacement sur babord
Intrados : côté au vent d’une voile (face concave).
Itague : cordage servant à hisser.
Itague de ris : cordage servant à prendre un ris.
Italienne : cordage servant à manœuvrer un enrouleur.
Isobathe : ligne joignant des points d'égale profondeur.

J (Juliet flag.svg - JULIET) : Incendie à bord
Jambe-de-chien : nœud permettant de raccourcir un cordage sous tension, sans le couper.
Jambette : prolongement des membres au-dessus du pont.
Jas d'ancre : pièces de bois à l'extrémité de la verge d'une ancre, pour faire en sorte qu'une patte accroche le fond.
Jauge : mesure des caractéristiques d'un navire ;jauge brute, jauge nette : mesure de la capacité de transport d'un navire.
jauge de course : méthode de classement des bateaux de courses, et de calcul du handicap sportif d'un voilier.
Jaumière : Ouverture dans la voûte d'un navire pour le passage de la mèche du gouvernail.
Joint d'about : joint entre deux planches ou tôles successives d'une virure.
Joint de rive : joint entre deux virures contigües du bordé.
Jottereau : pièce assemblée au mât, par paire, sur laquelle repose les élongis.
Joue : partie arrondie de la coque d'un navire qui est comprise entre le mât de misaine et l'étrave.
Jours de planche : délai prévu dans un affrètement pour le chargement et le déchargement du narive.
Jumelles : dispositif optique binoculaire grossissant.
Jusant : période pendant laquelle la marée est descendante.
Jumboïsation : technique de construction navale consistant à agrandir substantiellement un navire.

K (Kilo flag.svg - KILO) : Message radio en cours
Ketch : voilier à deux mâts
Kiosque :structure supérieure d'un sous-marin ;abri vitré

L (Lima flag.svg - LIMA) : Stoppez les machines
Laisse : espace laissé à découvert par la marée.
Laize : largeur de bande de tissu, de voile.
Lamaneur :pilote qui connaît particulièrement l'entrée d'un port et qui y réside pour conduire les navires à l'entrée et à la sortie ;assistant à l'amarrage des navires.
Lame : vague qui s'étend en nappe à la surface de l'océan.
Lancement : mise à l’eau d’un bateau en le laissant glisser sur sa cale de construction.
Large : la haute mer, en dehors des eaux côtières.
Largue : allure à laquelle le vent arrive par le travers du bateau.
Larguer : lâcher ou détendre un cordage.
Latitude : valeur angulaire, positionnement d'un point sur Terre au nord ou au sud de l'équateur.
Lest : ensemble des poids que l'on arrime dans le fond des embarcations ; il peut être constitué d'eau de mer embarquée dans des ballasts.
Lège (à) : sur lest, sans cargaison.
Levant :orient ;(vieux) la Méditerranée, par opposition à l’Océan (Flotte du Levant).
Levée : prolongement de la sole, avec une courbure vers le haut, jusqu'à l'extrémité d'un bateau à fond plat, lui permettant d'aborder frontalement une berge ou un quai en pente.
Lieue marine : 1/20 du degré d'un grand cercle terrestre, soit 3 milles marins ou 5,556 km.
Ligne d'eau : ligne représentant une coupe de la carène par un plan horizontal (voir Plan de formes).
Ligne de charge : symboles peints ou soudés sur les flancs des navires indiquant la hauteur maximale de la ligne de flottaison.
Ligne de flottaison : ligne qui sépare la partie immergée de la coque d'un navire (œuvres vives) de celle qui est émergée (œuvres mortes)
Ligne de mouillage : ensemble du matériel permettant de mouiller : ancre, chaîne, bosses…
Ligne de vie : dispositif de sécurité utilisé en voile, permettant à l’utilisateur de s’attacher afin de se sécuriser contre les risques de chute.
Lisse : raidisseur longitudinal du bordé ou du fond d'un navire.
Liure : lien formé de plusieurs tours de corde qui lient deux pièces de bois ensemble (liure de Beaupré).
Livarde : espar pour tendre une voile en diagonale.
Livet : intersection entre le pont principal d'un bateau et la coque
Loch : instrument de navigation mesurant la vitesse d'un navire.
Lof :moitié du navire au vent ;par extension, action par laquelle un voilier se rapproche du lit du vent ;
virer lof pour lof : virement de bord est fait en passant par l'allure de vent arrière.
Long cours : en haute mer, à longue distance.
Longrine : terme générique pour désigner une partie longitudinale.
Longueur, largeur & tirant d'eau : voir Dimensions d'un navire
Longitude : valeur angulaire, positionnement est-ouest d'un point sur Terre.
Louvoyer : tracer des zigzags afin de "remonter" au vent.
Lover : enrouler un câble ou un cordage.

M (Mike flag.svg - MIKE) : Navire stoppé et n'a plus d'erre
Mâchoire de bôme : fourche à l'extrémité d'une bôme et qui prend appui sur le mât.
Maille :élément de bordé délimité par deux membrures successives ;élément de base d'une chaîne ;espace entre les nœuds d'un filet de pêche.
Maille d'étalingure : maille d'accrochage de la chaîne au fond du puits.
Maillon : longueur de chaîne (ligne de mouillage), qui mesure 15 brasses soit 27,50 m.
Maistrance : corps des sous-officiers de la Marine Nationale.
Maître :grade de sous-officier dans la Marine Nationale ;marin breveté.
Maître-couple : surface transversale d'un navire (la plus grande section).
Maître d'équipage : voir Bosco.
Maître de manœuvre : voir Manœuvre et Bosco.
Manifeste : récapitulatif détaillé de toutes les marchandises de la cargaison.
Manille : pièce accastillage constituée d'un anneau fermée par un axe mobile.
Manœuvre :action de gouverner, de conduire un bateau, de régler ses mouvements, de le faire évoluer soit pour la route, soit pour le combat ;cordage destiné à manier une voile ou d'autres services sur un bateau.
manœuvres courantes : cordages mobiles qui servent à tout moment pour manœuvrer
manœuvres dormantes : cordages fixes dont on ne fait usage que rarement.
Mantelet : volet permettant d'obturer un hublot ou un sabord.
Marchepied : cordage tendu sous une vergue et sur lequel évoluent les marins.
Margat : surnom donné au personnel du service "Direction du Port", dans les arsenaux.
Margouillet : anneau en bois à gorge, entouré d'un cordage (la queue), servant de conduit à un cordage.
Marnage : différence de hauteur entre le niveau de la marée haute et celui de la basse mer.
Marin (adjectif) : Se dit d'un navire qui tient bien la haute mer par opposition à des bâtiments contraints de rester en zone côtière.
Marin (profession) : professionnel naviguant en mer.
Marine nationale (France) Marine française.
Marocain (ou maroquin) : cordage tendu entre le haut du mât de misaine et le haut du grand mât.
Marsouin :forte défense à l'avant d'un remorqueur ;surnom donné aux militaires des Troupes de Marine.
Martingale : cordage maintenant par dessous le bout-dehors de beaupré ou de clinfoc, pour équilibrer la tension des étais.
Massif : structure supérieure d'un sous-marin (kiosque).
Massif d'étambot : pièce de renfort à la liaison de la quille et de l'étambot.
Mât de charge : système utilisé pour le déplacement, le chargement ou le déchargement de certaines marchandises sur un navire.
Mâture :ensemble des mâts d'un bâtiment ;bois propre à faire des mâts ;art de mâter les bâtiments ;atelier et les magasins établis pour confectionner, réparer, conserver les mâts et les bois de mâture.
Matelot :grade au sein de nombreuses marines ;homme d'équipage dans la Marine marchande.
Matelotage : techniques du travail de matelot sur un navire.
Mèche de gouvernail : axe de rotation vertical du gouvernail.
Membre : partie de la membrure depuis la quille jusqu'au pont.
Membrure : assemblage dont l'ensemble constitue l'ossature de la coque sur laquelle est fixé le revêtement extérieur, appelé bordé ou bordage.
Méridien : grand cercle imaginaire sur le globe terrestre passant par les pôles.
Mer intérieure : mer fortement enclavée à l'intérieur des terres.
Métacentre : point caractéristique d'une flottaison ; si le centre de gravité se trouve plus haut que le métacentre, le navire est instable et chavire (voir Équilibre du navire).
Mille marin ou Mille Nautique : distance correspondant à 1 852 mètres (environ 1' d'arc de méridien).
Minot : Sorte de bout-dehors servant à porter l'amure de misaine vers l'avant.
Misaine :mât placé à l'avant sur un voilier possédant plus d'un mât ;plus grande voile de ce mât.
Moque :poulie sans réa, sorte de margouillet allongé ;récipient, pot.
Mouillage :abri sûr pour un navire ;matériel utilisé pour mouiller ;manœuvre pour mouiller sur ancre ou sur coffre.
Mousse : jeune marin apprenti
Muda : à Venise au Moyen Âge, désignait à la fois l'itinéraire que doit suivre un convoi de navires et le convoi lui-même.
Muraille : partie latérale de la coque ou des superstructures d'un bateau

N (November flag.svg - NOVEMBER) : Non
Nable : trou muni d’un bouchon permettant d'évacuer l'eau du fond d’une embarcation.
Nager : faire avancer une embarcation à la rame.
Natte : élément de protection qu'on place dans la mâture et dans le gréement pour le garantir du frottement.
Naufrage : perte totale ou partielle d'un navire par accident.
Navire : allongé de fort tonnage, destiné principalement à la navigation sur mer.
Neuvage : état d’un navire à la fin de sa construction, à son entrée en service.
Nid-de-pie ou nid de corbeau : installation de vigie, en haut d’un mât.
Nœud :unité de mesure de la vitesse correspondant à un mille nautique à l’heure ;voir aussi Nœud (lien).
Noix : sur un espar, élargissement pour éviter qu'un capelage ne dérape.
Nordet : vent venant de nord-est.
Noroit : vent venant du nord-ouest

O (Oscar flag.svg - OSCAR) : Homme à la mer
Octant : instrument de navigation, anciennement utilisé, prédécesseur du sextant
Œil : boucle à l’extrémité d’un cordage, en l’épissant sur lui-même.
Œillet : trou, dont le pourtour est renforcé, dans une voile pour y passer un cordage.
Œuvres mortes : parties émergées d’un navire.
Œuvres vives : partie immergée d’un navire (voir Carène (bateau)|carène).
Officier : titulaire d'un grade ou office, chargé du commandement et de l’encadrement de l’équipage. (voir Marine marchande#Les Officiers)
Organeau : anneau à l’extrémité d’une ancre, par lequel elle est fixée à sa chaîne.
Orin : filin reliant un corps immergé (ancre, filet de pêche…) à une bouée qui sert de repérage.
Orthodromie : route la plus courte pour aller d’un point à un autre du globe.

P (Papa flag.svg - PAPA) : Départ du port
Palan : assemblage de poulies et de cordages, dont on se sert, soit pour exécuter des manœuvres à bord des navires, soit pour soulever de pesants fardeaux.
Palanquer : déplacer à l’aide d’un palan.
Palanquin : petit palan.
Panne (en panne) : disposition des voiles pour que le navire reste sur place.
Panneau :plaque permettant de fermer une écoutille (panneau de cale) ;par extension, l’ensemble de l’écoutille et de sa fermeture ;côté d’une superstructure.
Pantoire : solide cordage, terminé par un œillet ou une poulie, et dont l’autre extrémité est fixe.
Parer : préparer, ou se préparer.
Passavant : passerelle légère établie, sur certains bateaux de plaisance ou de commerce, pour faire communiquer l’avant avec l’arrière.
Passerelle : compartiment d'un navire d'où l'on dirige les manœuvres, on y trouve les commandes du navire.
Paumelle :synonyme de ralingue ;protection en cuir pour pousser une aiguille avec la paume, lors de travaux de couture.
Paumoyer : haler un cordage ou une voile à deux mains (il passe d’une paume à l’autre).
Pavillon :Signal flottant hissé à la drisse d'un mat pour transmettre un message message ;drapeau ou d’étendard indiquant à quelle nation appartient le bâtiment ;pays où est immatriculé un bateau.
Pavillon de complaisance : pays qui permet à des bateaux dont le propriétaire est étranger de se placer sous leur juridiction, bénéficiant d'avantages en matière de fiscalité, de sécurité du navire ou de droit du travail.
Pavois :prolongement de la muraille au-dessus du pont, formant un grade corps ;ensemble de pavillons servant à effectuer des signaux ;grand pavois, petit pavois : ornementation des navires au moyen de pavillons.
Peau de bouc : cahier de punitions dans la marine nationale tenu par le bidel.
Penture :bande de fer clouée ou rivée transversalement sur une porte pour la soutenir sur le gond ;ferrure d’un gouvernail, fixant le safran sur la mèche.
Perroquet : Le mât, la vergue et la voile qui se gréent au-dessus d’un mât de hune.
Peser : tendre (peser un cordage). Voir étarquer, raidir, souquer.
Phare :système de signalisation maritime, constitué d'un puissant système d'éclairage placé généralement en haut d'une tour ;type de gréement, mât dont toutes les voiles sont carrées.
Pible : mât fait d’une seule pièce.
Pièce de chasse : canon monté à la proue ou à la poupe d'un navire, dans l'axe de marche de celui-ci.
Pied :partie inférieure du mât ;pied dans l’eau : tirant d’eau ;
pied de pilote : marge de sécurité sous la quille pour éviter l’échouage.
Pierrier : Sorte de petit canon dont on se servait principalement sur les vaisseaux pour tirer à l’abordage.
Pinoche : petite cheville permettant d’obturer une petite voie d’eau.
piquer l’heure : sonner l’heure à la cloche ;
piquer la baleine : la harponner.
Pirate : personne qui s'adonne au banditisme en mer.

Pilote :conseiller du commandant d'un navire qui entre ou sort du port ou encore qui navigue sur une voie maritime difficile ;
(bateau) pilote : petit navire rapide servant à transporter le pilote.
Pilotin : élève-officier
Plat-bord :œuvre morte des côtés du bâtiment ;plus spécialement, large bordage qui termine l’œuvre morte sur le pourtour du bâtiment (à plat).
Point :angle d’une voile ;en navigation : position du navire ; faire le point : déterminer la position instantanée du navire.
Point vélique : point où s’applique la résultante de forces du vent sur une voile (centre vélique).
Pointe : amarre d'un bateau (à l'avant pour l'empêcher de reculer, à l'arrière pour l'empêcher d'avancer) (voir Amarrage).
Poix : matière collante constituée de résines et de goudrons, servant d’enduit imperméabilisant
Polder : terres gagnées sur la mer.
Pomme de mât : pièce sphérique qui termine l’extrémité supérieure d’un mât.
Ponant :occident ;(vieux) l’Océan, par opposition à la Méditerranée (Flotte du Ponant).
Pontée : marchandise transportée sur le pont d’un navire
Ponton :barge, généralement ancrée dans un port mais qui peut être automotrice ;portion de quai flottant articulée.
Porque : poutre permettant de raidir les murailles d’un navire.
Porte-haubans : partie du navire où sont fixés les haubans, en saillie pour une meilleure inclinaison.
Port autonome : établissement public qui exerce des missions de service public, placé sous la tutelle du ministère des transports et bénéficiant d'une autonomie de gestion.
Poste : partie intérieure du navire, à l’avant, servant de logement pour l’équipage et de stockage divers.
Poulaines :plateforme en bois, à l’avant d’un navire ;latrines de l’équipage.
Pouliage : ensemble de toutes les poulies du gréement.
Poulie : pièce en forme de roue et servant à la transmission du mouvement.
Poupe : partie arrière d’un navire.
Poupée : tambour d’un treuil ou d’un guindeau.
Presse-étoupe : joint d’étanchéité autour d’un arbre d’hélice ou de la mèche de gouvernail.
Puits aux chaînes : compartiment d'un bateau destiné à emmagasiner la ou les chaîne(s) d'(es) ancre(s).
Puits de dérive : caisson à travers lequel on peut manœuvrer l’aileron de dérive.
Préceinte : (voir carreau) bordages plus forts et plus épais que les autres, qui forment comme une ceinture autour d’un bâtiment.
Prélart : prosse toile goudronnée destinées à couvrir les panneaux d'une écoutille et empêcher l'accès de l'eau dans les cales du navire.
Près : allure ou le voilier est au plus près du vent.
Proue : partie avant d’un navire

Q (Quebec flag.svg - QUEBEC) : Indemne, demande la libre pratique
Quart : fraction de temps pendant laquelle une équipe est de service ;subdivision de l’équipage d’un navire de guerre (1/4 de l’équipage) ;secteur angulaire sur la rose des vents.
Quartier-maître en France : grade de la marine nationale (au-dessus de matelot et en dessous de second maître) ;
dans d’autre pays : officier ou sous-officier chargé de l’intendance
Quête : angle d’inclinaison d’un mât par rapport à la verticale.
Queue de malet : espar utilisé sur un yawl afin de fixer l'écoute de tapecul.
Quille : partie axiale inférieure de la coque.
Quirat : part de propriété d'un navire.
Quinçonneau : grosse cheville (voir taquet ou cabillot)


R (Romeo flag.svg - ROMEO) : Signal de procédure
Râblure : rainure dans la quille ou s’adapte le bordé.
Racage : la drosse de racage est un cordage utilisé pour immobiliser une vergue mobile sur son mât, une fois celle-ci mise en position.
Radasse : voir faubert.
Radoub : passage en cale sèche d'un navire pour l'entretien ou la réparation de la coque.
Raguer (ragage ou ragure) : user (usure) par frottement
Raideur à la toile : capacité du voilier à porter de la toile.
Rail : voir dispositif de séparation du trafic
Ralingue : cordage qui est cousu sur les bords d'une voile ou d'un filet pour le renforcer.
Râtelier : pièce de bois ou de métal, munie de taquets ou sont tournées les cordages (drisses, manœuvres…)
Réa : roue d’une poulie
Règle Cras : règle-rapporteur utilisée pour tracer des routes et des relèvements sur une carte de navigation.
Relâche - Relâcher : s’arrêter, en quelque endroit
Renard :mémorandum qui permettait à l'homme de quart ou le timonier de noter pour chaque demi-heure les conditions de navigation.(navires de guerre) tableau utilisé par le factionnaire à la coupée pour pointer la présence à bord des officiers et officiers mariniers supérieurs.
Renflouement : opération consistant à remettre une épave entièrement à flot.
Ribord : partie du bordage au contact avec la quille
Ride : cordage servant à raidir un hauban
Riper : déplacement indésirable de la cargaison sous l’effet du roulis.
Ris : division d'une voile en intervalles ; prendre un ris signifie réduire la surface d'une voile
Rocambeau : anneau métallique entourant un mât et possédant un croc, pour faire coulisser une voile ou une vergue
Rôle d’équipage : document administratif qui liste les noms de tous les membres de l’équipage, et constate la conformité des équipements aux règlements.
Rouf (roof, roufle) :superstructure d'un bateau ne s'étendant pas sur toute sa largeur.
par extension, ce terme désigne une superstructure de faible hauteur sur un voilier
Rouer : Plier un câble, une manœuvre en rond, en cerceaux (Wiktionnaire).
Roulis : mouvement alternatif du navire autour de l'axe longitudinal (de bâbord en tribord)
Rousture : voir Surliure
Route : direction suivie par un navire, définie par son angle par rapport au nord géographique.
Royal Navy : marine britannique.
Royale : surnom de la marine nationale française.
Rumb (ou rhumb) : division de la rose des vents en 32 parties de 11°15’

S (Sierra flag.svg - SIERRA) : Machine arrière
Sabord : ouverture dans le flanc d'un navire, par laquelle passent les fûts de canons, les avirons ou simplement une prise d'air.
Sabord de charge
Sabordage, Saborder : percer la carène d’un navire au-dessous de la ligne de flottaison pour le couler.
Safran : partie plate du gouvernail d’un bateau.
Sainte-Barbe : partie du vaisseau où l’on serrait les ustensiles d’artillerie, la poudre.
Schnorchel : tube hissable, permettant à un sous-marin d’alimenter en air ses moteurs diesel en faible immersion.
Second : adjoint du commandant du navire, chargé des manœuvres, du chargement, de l’entretien.
Sentine : endroit, à fond de cale, où se rassemblent les eaux usées.
Sep de drisse : palan servant à hisser les vergues.
Serre : poutre longitudinale pour raidir une muraille ou une cloison.
Serre bauquière : membrure longitudinale sur une coque en bois, à l’extrémité des couples et soutenant les barrots, à l’intérieur de la coque.
Serre gouttière : membrure longitudinale à la jointure du pont et du bordé, au-dessus du pont.
Sextant : instrument qui contient la sixième partie d’un cercle, et qui sert à mesurer les angles.
Sillage : trace que fait un bâtiment lorsqu’il navigue.
Sister-ships : bateaux construits selon les mêmes plans et de caractéristiques identiques.
Sole : fond, pour un bateau à fond plat.
Sondeur : appareil servant à mesurer la profondeur.
Souquer :tirer ou serrer fortement une amarre, un nœud, les tours de cordage qui lient ensemble plusieurs objets ;
souquer sur les avirons : faire force de rames.
Sous le vent : situé en aval dans le lit du vent ; le contraire de « au vent ».
Soute : réduit ménagé dans les étages inférieurs d’un navire et qui sert de magasin.
Spardeck : pont continu sur toute la longueur du navire (sans teugue ni dunette).
Stevedore : manutentionnaire d'un port qui effectue les opérations de chargement et de déchargement.
Subrécargue : représentant de l’affréteur ou du chargeur pour veiller sur la cargaison à bord du navire affrété.
Suet (Suret) : vent venant du sud-est.
Surbau : planche ou tôle verticale faisant obstacle à la pénétration de l’eau par les ouvertures (portes, hublots, écoutilles).
Surliure : ligature faite à l'extrémité d'un cordage afin d'éviter que les torons se détorsadent.
Suroît :direction sud-ouest ;vent venant du sud-ouest ;chapeau imperméable qui protège la tête et la partie postérieure du cou des marins ;vareuse pour les marins, les pêcheurs.
Suspente : cordage ou chaîne soutenant une vergue.

T (Tango flag.svg - TANGO) : Pêche en cours
Tableau : partie arrière relativement plane de la coque d’un bateau.
Taille-mer : Partie terminale de l’étrave d’un bâtiment .
Talon : extrémité arrière de la quille, au bas de l’étambot.
Tamisaille :rail sur lequel roule le chariot de la barre de gouvernail ;barre d’écoute sur des gabares de Gironde.
Tangage, tanguer : oscillations d’une embarcation (ou d’un véhicule) autour d’un axe transversal (d’avant en arrière).
Tangon Page d'aide sur l'homonymie : espar horizontal situé à l’extérieur d’un navire servant à amarrer les embarcations ;
élément du gréement permettant de déployer le spinnaker ;permettant de traîner des lignes de pêche ou des chaluts.
Tape : bouchon permettant d'obturer un orifice (hublot, citerne, ballsat...)
Tape de bouche : bouchon fermant la gueule d'une pièce d'artillerie.
Tapecul : petite voile triangulaire établie à l'arrière d'un voilier pour le stabiliser.
Taquet : dispositif situé sur le navire permettant de bloquer un cordage.
Taret : mollusque creusant des galeries dans les coques de bois.
Tenon : partie mâle d'une pièce de construction destinée à être enfoncée dans la mortaise.
Teugue :superstructure peu élevée sur un bateau ;
désigne plus spécifiquement un pont surélevé sur l'avant (le pendant de la dunette).
Tiers : subdivision de l’équipage d’un navire de guerre (1/3 de l’équipage).
Tillac : pont supérieur d'un navire (entre les gaillards)
Timon : Longue pièce de bois attachée au gouvernail d’un navire et qui sert à le mouvoir (Wiktionnaire).
Timonier :(marine marchande) personne qui tient la barre ;(marine militaire) personne chargée des communications et des informations maritimes (pavillons, cartes...).
Tirant d'air : hauteur de la partie emmergée, de la flottaison jusqu'au point le plus élevé du navire, utile s’il est appelé à passer sous des ponts.
Tirant d'eau : hauteur de la partie immergée du bateau.
Tire-veilles : câbles permettant de transmettre les mouvements de la barre au gouvernail.
Tolet : fiche de bois ou de fer fixée dans le plat-bord d’une embarcation pour servir de point d’appui à l’aviron.
Ton d'un mât : partie supérieure du mât.
Tonnage : mesure du volume d'un bateau.
Tonneau de jauge : unité de volume pour mesurer les capacités d’un navire.
Tonture : courbure longitudinale du pont.
Toron : ensemble de brins constituant un élément de cordage.
Tossage ou Slamming : mouvement d'un bateau lorsque l'étrave de celui-ci a tendance à effectuer des mouvements verticaux brutaux et à taper dans les vagues
Touline : filin lancé à terre ou sur un autre bateau, pour envoyer une amarre ou une bosse.
Tourmentin : un foc de tempête.
Tourner : disposer en rond autour de quelque chose (Wiktionnaire).
Trait de Jupiter : assemblage en forme d’éclair (en zig-zag) pour abouter deux planches.
Tramping : mode d'armement mettant en jeu des tramps, navires non affectés à des lignes régulières
Tranche : premier niveau de compartimentage sur un navire militaire.
Transbordeur : bateau permettant de transporter des véhicules pour de courtes traversées.
Trapèze : câble qui descend du mât d'un dériveur léger, auquel s'harnache un équipier pour contrebalancer l'inclinaison due au vent.
Traversier : amarre d’un bateau pour le maintenir accosté (voir Amarrage).
Traversin :pièce de bois posée en travers d’une charpente de bâtiment.
Tréou : voir Fortune (voile de)
Tribord : côté droit d'un navire en regardant vers l'avant.
Trinquette : c’est le plus petit foc.

U (Uniform flag.svg - UNIFORM) : Attention danger


V (Victor flag.svg - VICTOR) : Demande d'assistance
Vadrouille : balai ou brosse servant à laver les ponts des navires.
Vaigrage : ensemble des pièces qui sont placées sur les couples du côté intérieur de la coque d'un bateau.
Vaisseau de ligne : le plus grand format de navire de guerre (à part les porte-avions).
Varangue : partie de la membrure d’un navire qui porte sur la quille.
Ventre : partie bombée de la coque d'un navire.
Verge : unité de mesure.
Vergue : pièce de bois fixée au mât et qui porte une voile.
Verloquet : cordage permettant de guider une charge suspendue pendant son déplacement.
Verrine ou vérine :filin terminé par un crochet ;lampe de verre suspendue au-dessus du compas, pour éclairer le timonier pendant la nuit .
Veste de quart : vêtement du haut du corps qui constitue l’équipement important du marin.
Vibord : Grosse planche posée de chant, qui borde et embrasse le pont supérieur d’un vaisseau .
Vigie :poste d’observation ;personne qui effectue une veille à ce poste.
Virer :changer de direction ;contourner une bouée ;embraquer un cordage au moyen d’un treuil.
Virure : suite de bordages mis bout à bout.
Vit-de-mulet : tige de métal reliant une vergue à un mât.
Voile : large pièce de tissu assurant la propulsion des navires par la force du vent.
Voûte : prolongement de la coque à l’arrière du bateau.

W (Whiskey flag.svg - WHISKEY) : Aide médicale nécessaire
Winch : petit treuil sur un voilier permettant d’exercer une traction sur un cordage.
Wishbone : sorte de bôme, à double arceau, qui permet de manœuvrer la voile.

X (Xray flag.svg - X-RAY) : Suivez mes signaux
Xebec: terme anglais pour Chébec : petit bâtiment méditerranéen, à trois mâts à voiles latines.

Y (Yankee flag.svg - YANKEE) : Mon ancre chasse
Yankee : type de foc.
Yard : unité de mesure, voir Verge.
Yawl : voilier à grand-mat et tapecul.
Yole : embarcation légère propulsée soit à l'aviron, soit à la voile.

Z (Zulu flag.svg - ZULU) : Demande de remorqueur
Zinc : lingot de zinc fixé sur une coque métallique pour la protéger de la corrosion.


Les bateaux que j'ai appréciés en 50 ans de mer : StGermain,Chantilly,ssFrance ,Cambodge, Renaissance, AquilleLauro, Oceanic, EnricoCosta, CostaRiviera, MscRhapsody, StellaSolaris, SuperStarAries, SkyPrincess, CostaVictoria,Azur, Flamenco, Mistral, ssNorway, MscMelody, EuropeanStars, CarnivalSpirit, NclSpirit, R6, NclStar, NclGem,Ncl Epic, C.Magica, C.Méditerranéa, C.Atlantica, MscSplendida- et j'en oublie...
Je n'ai pas trop aimé: Mermoz,Costa Sérena, CarnivalConquest...
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Re: Langage de la mer

Message par corsair le Lun 22 Mai - 16:00

21/05/2017

VOCABULAIRE MARINE NATIONALE

ARGOT MARIN & TRADITIONS




AMPHITRITE : Epouse de Neptune , roi de la mer . Un des personnage des cérémonies de passage de la ligne
AMPOULE : Carafe de vin
ARGUS : Surnom de la liste d'ancienneté des officiers mariniers de carrière ( équivalent de la " bible " des officiers )
ARPETTE : Marin passé par l'ancienne Ecole des apprentis mécaniciens de la flotte
ATTRIBUTS ( DU PRESIDENT ) : Les attributs , petits objets symboliques , sont des " outils " du président du carré des officiers subalternes , qui les utilise pour animer et contrôler les repas dits " présidés " . Les attributs concernent : l'échelle , le mur , la gaffe , la civière , le puits , la balayette , la pelle , la poubelle , le cercueil . En dehors du président , personne n'est autorisé à les utiliser , ni même les toucher

BÂBORD : Partie gauche d'un bateau quand on regarde l'avant . Bâbord est aussi la gauche du marin ou le côté gauche de l'objet dont il parle . Enfin , bâbord est le nom donné à une des deux moitiés ( bordées ) de l'équipage d'un bâtiment , qui fait alternativement le quart avec l'autre , appelé tribord
BÂBORDAIS : Nom des membres de l'équipage qui font partie de la bordée bâbord
BÂCHI : Coiffure à pompon rouge des matelots et quartiers-maîtres masculins . Ce terme argotique supplante dans le langage courant l'appellation réglementaire de " bonnet "
BADERNE : Sorte de paillasson en forme de 8 , tressé à partir de vieux cordages par le " bosco " du bord , employé à recouvrir les parties du bâtiment que des frottements pourraient détériorer . Son aspect , souvent usé et vieilli par les embruns , a donné naissance à l'expression " vieille baderne " utilisé à l'endroit des individus hors d'état de servir
BAIGNOIRE : Partie supérieure du massif d'un sous-marin , où sont postés les veilleurs et les chefs de quart lors des navigations de surface . Appelée ainsi à cause des effets de paquets de mer qui s'y accumulent . Le terme officiel est :" fosse de veille "
BAILLE ( la ) : Ecole navale
BALANCER / BALANCEMENT : Effectuer des ... / Essais de fonctionnement d'un matériel
BAPTÊME : Cérémonie conviviale à bord des sous-marins , effectuée en plongée , à l'immersion maximum , pour " baptiser " les nouveaux sous-mariniers
BANNETTE : Couchette
BANNETTE CHAUDE : A bord des sous-marins à propulsion diesel , une couchette était dite " chaude " quand elle était partagée par plusieurs marins qui y dormaient à tour de rôle
BASKET : Pneu d'avion ( argot de l'aéronautique navale )
BATEAU BLANC : Surnom des bâtiments militaires de recherche scientifique , peints en blanc
BATEUS GRIS : Surnom des bâtiments de surface , peints en gris
BATEAU NOIR : Surnom donné aux sous-marins du fait de la couleur de leur coque
BÂTIMENT : Navire militaire
BÊTE AUX GRANDES OREILLES : Surnom donné au lapin et systématiquement employé à sa place , car la prononciation du nom de cet animal porte malheur à bord d'un bâtiment ( du temps de la marine en bois et à voile , les animaux étaient transportés vivants . Les lapins auraient causés nombre de naufrage en usant leurs dents sur les coques et les cordages ) 
BIBLE : Surnom de l'annuaire des officiers d'active de la Marine
BIDEL : Surnom du capitaine d'armes , officier marinier responsable de la discipline à bord . C'est le nom d'un célèbre dresseur de fauves qui se produisait à la fin du 19e siècle . Ses numéros étaient agrémentés de coup de feu et de fusées éblouissantes
BIDELLERIE : Surnom donné au bureau du service courant ( BSC )
BIDON(S) : Vocabulaire aéronautique ; réservoir(s) de carburant additionnel disposé(s) sous les avions de combat . " il s'est posé sur ses bidons" : il s'est posé en catastrophe et s'est posé sur ses réservoirs
BIDOU : Vient du mot breton " bidouric " qui signifie le jeune , le petit . Le plus jeune dans le grade le moins élevé chez les officiers mariniers et officiers mariniers supérieurs . Il seconde le président du carré . En particulier il est chargé d'annoncer les anniversaires . Equivalent du midship du carré des officiers
BIFIN : Personnel de l'armée de Terre
BOEUFS : Surnom ( péjoratif ) donné aux officiers mariniers . Dans les temps anciens , des animaux vivants étaient embarqués pour nourrir l'équipage . L'installation de machines frigorifiques fit disparaitre cette pratique . A la même époque , les premiers carrés d'officiers mariniers furent créés . Ce terme atteste qu'un lien malencontreux fut établi entre ces deux évènements 
BORDACHE : Officier de marine issu de l' Ecole navale . Provient de BORDA , nom attribué aux trois vaisseaux utilisés successivement entre 1840 et 1913 comme bâtiment-école de l' Ecole navale . A cette époque , les élèves de l' Ecoles navale étaient entièrement "élevés " sur mer ... A bord du Borda
BOSCO : Désigne le chef des manœuvriers , qui est en général un officier marinier supérieur . Quand on parle des " boscos " , on parle des manœuvriers en général
BRANLEBAS : Réveil . Ce mot prend son origine dans les commandements relatifs au rangements des " branles " , les hamacs de l'équipage au temps où celui-ci ne disposait pas de couchettes fixes et logeait dans les batteries . Le réveil était aussitôt suivi de leur rangement dans les bastingages ( pour s'aérer quand il y avait du soleil et pendant les combats , pour protéger l'équipage du service sur le pont contre la mousqueterie et la petite mitraille ) . On distinguait alors le " branlebas " ( rangement et propreté quotidien ) et le " branlebas de combat "
BRANLEUR DE MANCHE : Surnom des pilotes d'avions et d'hélicoptères 
BRAS CASSE : Surnom d'un fourrier . En référence à l'insigne de la spécialité , constitué d'un galon or cousu haut sur la manche . Le terme de fourrier vient de " sergent fourrier " , fonction dans l'armée de Terre de l'adjoint du capitaine de compagnie chargé des questions de logement , nourriture et habillement . La fonction et le terme ont été transposés dans la Marine au 19e siècle , ainsi que le galon , typique des uniformes de l'armée de Terre à cette époque
BRAVO ZOULOU : Extrait du code des signaux qui signifie " Félicitations "
BRUIT DE COURSIVE : rumeur
BOUCHON GRAS : Surnom des mécaniciens . Vient du bouchon d'étoupe qu'ils utilisent pour éponger les tâches d'huile
BOULA (LA) : Boulange ( la ) : surnom du boulanger à bord d'un bâtiment 
BOUM : Surnom des électromécaniciens d'aéronautique ( branche armement ) . Egalement utilisé pour désigner les artilleurs s'occupant des tourelles de 1 000 mm
BOUMERIE : Dans l'aéronautique navale , local de travail des " BOUMS " 
BUT : Terme utilisé pour les sous-mariniers pour désigner un bâtiment assigné comme objectif d'une de leurs torpilles ou missiles

CABANE : Fête organisée à mi- mission à bord des sous-marins , les jours ne sont plus comptés mais décomptés à partir de cette date . Vient de " cabaner " qui signifie renverser sens dessus dessous 
CABANER : Renverser sens dessus dessous . Synonyme également de chavirer
CAHIER : Registre de punitions , également appelé " peau de bouc "
CAILLE : Couchette ( familier )
CAILLEX MAJEUR : Se dit d'un somme d'une durée plus longue que d'habitude . S'utilise dans l'expression " je vais faire ( ou j'ai fait ) un caillex majeur "
CAISSON : Armoire individuelle
CAMBUSARD : Vin délivré par la cambuse , c'est à dire fourni par l'ordinaire à tous les carrés . Terme utilisé par opposition au " vin de précision " en provenance du coqueron
CAMBUSE : Local utilisé pour le stockage de vivres du bord
CAMPAGNE (PARTIR EN ) : Affectation outre-mer ( embarquée ou à terre ) . Il existe deux types de campagne : avec ou sans famille
CANONNIERS : Surnom des marins des spécialités "ELECTRONICIENS D' ARMES ( ELARM ) et " MECANICIENS D'ARMES ( MEARM )
CANOT MAJOR : ( prononciation canott ' ) : embarcation légère destinée au transport des officiers entre le bord et la terre . Par extension , appellation des véhicules militaires réservés aux déplacements des officiers , en particulier la voiture du commandant 
CAPELER : Fixer un cordage sur un corps fixe . Au sens figuratif , mettre un manteau , un vêtement
CAPITAINE D'ARMES : Etymologiquement gradé responsable des armes légères . Cette appellation a été supplantée aujourd'hui par celle de police de bord . Le capitaine d'armes est en principe un officier marinier de la spécialité fusilier . Son surnom est " BIDEL "
CARRE : Appellation , sur les bâtiments , des salles de repos et des salles à manger des officiers et des officiers mariniers .
On peut avoir jusqu'à 7 carrés à bord :
--carré d'amiral
--carré du commandant
--carré des officiers supérieurs ( " carré sup" )
--carré des officiers subalternes ( " carré des sub ")
--carré des officiers mariniers supérieurs ( " carré OMS " )
--carré des officiers mariniers ( " carré OM " )
CERCLE : Etablissement , situé en ville , proposant à ses membres ( officiers ou officiers mariniers ) et leurs familles des services de restauration , d'hébergement et distraction
CHANTER LE MENU : Tradition du carré des officiers subalternes . Sur l'ordre du président " Midship menu " ! , le midship déclame le menu du jour sur un ton humoristique en s'appuyant sur un canevas défini par la coutume et identique dans tous les carrés
CHANTER ( OU ANNONCER) LES CAPS : L 'homme de barre énonce haut et fort les caps défilants de cinq en cinq lorsque la barre est orientée , on dit qu'il les chante
CHATTE : Petit grappin fixé à un bout . Utilisé en particulier pour récupérer les croisillons des exercices d'hommes à la mer
CHAUVE : Surnom donné aux officiers par l'équipage : en moyenne ils sont plus âgés et portent le plus souvent une casquette d'où la référence à leur calvitie
CHEVALIER DES MERS : Marin ayant passé la ligne et participe à son cérémonial en tant que néophyte
CHEQUA : Diminutif de chef de quart
CHIEN JAUNE ( OU " CHIEN ") : Directeur du pont d'envol ( abréviation : " dirponvol " ) , il porte un maillot jaune . Il dirige les équipes chargées des mouvements des avions et hélicoptères sur le pont d'envol . Vient probablement du terme anglais " WAVE OFF " crié par le dirponvol , qui signifie au pilote de dégager immédiatement le pont d'envol . La prononciation rapide de ce terme fait penser à un aboiement 
CHROMATER : Action de passer du chromate ( peinture antirouille ) avant de peindre 
CINQ PANACHE : Surnom d'un officier supérieur du grade de capitaine de vaisseau , en référence à ses cinq galons dorés
COCHER : Désigne un pilote d'aéronefs . Terme utilisé dans l'armée de l' Air
COCHON : Flotteur métallique jaune utilisé dans les dragues des mines
COCOTTE : Chaufferie nucléaire à bord des bâtiments à propulsion nucléaire ( sous-marins et porte-avions ). Terme dérivé de cocotte minute 
COCOYE ( OU COYE ) : Surnom donné aux marins certifiés "commandos marine" . Vient probablement de l'abréviation anglaise " COCOYE ( pour COmmando COmpany 
COLLECTEUR : Tuyau
CONDAMNER : Condamner un bâtiment , c'est le déclarer hors service . Consigner un local en le fermant ou en y plaçant un factionnaire en interdisant l'entrée
CONSERVE (LA) : Bâtiment qui escortait le porte-hélicoptères Jeanne d'Arc dans ses campagnes . Vient de l'expression " naviguer de conserve " qui désigne une navigation à vue de deux navires
COQUERON : Local du bord où sont stockées les boissons et les conserves d'un carré
CORVETTE : Sortie de fin d'instruction des chefs du quart passerelle effectuée à bord des bâtiments écoles
COUPEE : Passerelle servant à monter à bord des bâtiments
CROC : ( prononciation : croque ) : Surnom d'un commissaire de Marine

DEGAGER : Fin de la période d'un travail ( entretien , poste de propreté ) ou de la journée
DESARMEMENT : Opérations effectuées suite au retrait du service actif ( RSA ) d'un bâtiment et consistant à lui retirer tout ou une partie de ses armes et équipement
DESSALAGE-DESSALER : Se retrouver à l'eau lorsque son embarcation se retourne . Se rincer à l'eau douce
DIGNITAIRE : Marin ayant déjà passé la ligne et l'ayant fait passer au moins une fois aux néophytes ; sinon il est simplement chevalier

ENDIVE : Personnel navigant volant sur avion de patrouille maritime , Atlantique et travaillant en tranche arrière , donc dans le noir , contrairement aux pilotes et mécaniciens de la tranche avant qui voient le jour
ENTERREMENT : A l'occasion de la perte d'un de ses membres pour cause de promotion au premier grade d'officier supérieur , le carré des officiers subalternes organise son " enterrement " . Cette cérémonie traditionnelle débute au carré des subalternes , comporte le passage du " corps " par la trappe et s'achève devant l'entrée de son nouveau carré , celui des " p'tits vieux "
ETALER : Synonyme de " assurer " , " être à la hauteur de la tâche " . On dit d'un marin facilement sujet au mal de mer qu'il " n'étale pas " . L 'étale est la période de quelques minutes pendant laquelle la hauteur d'eau est stable entre deux marées

FIF : Surnom donné aux maistranciers . Provient de la " FIFORA " ( filière de formation rapide ) , appellation de la filière existant anciennement et réservée aux titulaires du baccalauréat ( elle a été supprimée lors de la mise en place de l' Ecole de maistrance )
FLICMAR : Gendarme maritime
FLOTILLARD : Personnel de l'aéronautique navale affecté dans une flotille
FLÛTE : Surnom de l'antenne d'écoute très basse fréquence ( ETBF ) tractée par les sous-marins et certains bâtiments de lutte anti-sous-marine . On utilise aussi , plus familièrement , voire de manière péjorative , le terme de " nouille "
FOYER DE MARIN : Etablissement situé en ville proposant aux marins et à leurs familles des services de restauration , hébergement , loisir , culture
FUS ( prononciation : FUZE : Diminutif du fusilier marin
FUSIBLE : Surnom d'un électricien

GABIER : Marin de la spécialité de manœuvrier , équipé d'un sifflet de gabier et chargé de rendre les honneurs à la coupée . A l'origine , le gabier est un matelot chargé de la visite des mâts , vergues , voiles d'un navire 
GAMBIT :Surnom d'un médecin aspirant
GODASSE DE CLOWN : Unité de mesure humoristique du fameux " pied de pilote " , permettant d'apprécier une marge de manœuvre jugée ridicule tellement elle est excessive 
GONFLEUR D'HELICE : Surnom donné au personnel de l'aéronautique navale
GRAND BLANC : Surnom de la tenue de cérémonie blanche portée par les marins outre-mer
GRENOUILLE : Surnom donné au météorologiste -océanographe 
GRIS COQUE : Couleur de la peinture utilisée pour les bâtiments de surface , surnommé de ce fait ' bateaux gris "

HUITIEME : Pénalité attribuée à un membre du carré des officiers subalternes pour ne pas avoir respecté les règles du carré . Seul le président ( à tous les membres sauf au midship ) , le vice président ( au midship ) et le midship ( au président sous certaines conditions ) sont autorisés à distribuer les "huitièmes " . Lorsque 8 huitièmes sont atteints , le membre concerné doit , pour se racheter et effacer sa dette , se montrer généreux et achète une bande dessinée qui rentre dans le patrimoine du carré ou offre une bouteille de vin de précision à l'occasion d'un repas présidé

INDIEN : Surnom d'un officier " rédacteur " dans uns état-major

JOURNAL DU PARTI : Par pure dérision , et sans remettre en question le nécessaire imprimatur de l'état-major de la Marine , les marins surnomment ainsi les COLS BLEUS leur magazine mensuel auxquels ils sont d'ailleurs nombreux à collaborer spontanément , parfois avec humour et impertinence , parfois en s' auto-censurant

KERMOCO : Marin d'origine bretonne installé à Toulon . Formé à partir de KER ( maison en breton ) et MOCO ( surnom donné par les marins bretons aux provençaux )
KEUNEU : Le lycée naval . Il est l'un des six lycées militaires relevant du ministère de la Défense . Géré par la Marine nationale , il est l'une des quatre écoles qui constituent le Centre d'instruction naval ( CIN ) de Brest

LIGNE ( LA ) : L équateur . Le franchissement de l'équateur par un bâtiment est appelé PASSAGE DE LA LIGNE . Il est l'occasion de festivités initiatiques organisées pour les marin qui le franchisse pour la première fois , dénommés " néophytes " . Elles s'achèvent par une cérémonie rituelle qui transforme le néophyte en " chevalier des mers " . Un diplôme est remis en souvenir à chaque nouveau chevalier . Il devra le présenter à tout passage de ligne suivant , sous peine d'être considéré comme néophyte
LOSSE (S) : Nom donné génériquement aux officiers mariniers ; contraction de molosse , être aboyant sur les matelots
LYNXMAN : Pilote d'hélicoptère Lynx 

MASQUAGE DES FEUX : Ordre réglementaire à bord d'un bâtiment de surface à la mer , à l'heure du coucher de soleil . Les hublots de bord sont " masqués " par leurs tapes . Les seules sources lumineuses signalant le bâtiment sont les feux de navigation
MAISTRANCE : Ensemble des officiers mariniers de carrière . Par extension , le terme s'applique également à l'ensemble des officiers mariniers ( de carrière ou sous contrat ) . Enfon , Maistrance désigne l' Ecole de maistrance chargé de former les officiers mariniers directement recrutés dans le civile
MAREE : Une patrouille de sous-marins ( par analogie à une campagne de pêche chez les marins pêcheurs ) . Se dit de quelqu'un " supportant bien " les boissons alcoolisées ( tenir la marée )
MARMITE : Surnom du cœur nucléaire sur les bâtiments à propulsion nucléaire
MASSIF : Partie supérieure du sous-marin où s'effectue la veille en surface
MATAF : Surnom pour marin
MATELOT : Vient du néerlandais matte-noot signifiant : compagnon de couche . Premier grade des hommes du rang dans la Marine nationale . Dans les manœuvres en formation ce terme est utilisé pour désigner le bâtiment en tête de ligne ou de colonne ( matelot de tête ) ou qui précède ( matelot d'avant )
MATRICULE EN CHIFFRES ROMAINS : Matricule d'un marin en passe d'être atteint par la limite d'âge de son grade
MENAGERIE : Surnom donné à l'ensemble des bâtiments écoles qui portent un nom de fauve . Basés à Brest , appartenant tous à la même série , ils sont utilisés pour l'apprentissage pratique de la navigation aux élèves du groupe des écoles de Lanvéoc -Poulmic . Ces bâtiments ont pour noms : LEOPARD , PANTHERE , JAGUAR , LYNX , GUEPARD , CHACAL , TIGRE , LION
MIDSHIP : Surnom d'un officier du grade d'aspirant ou d'enseigne de vaisseau de 2e classe ( se féminise parfois en " midshipette " , sur le même modèle que marin / marinette ) . D'origine anglo-saxone , le terme signifie " milieu du bâtiment " ( amidship ) . Comme il s'agit de la zone où se font le moins ressentir les mouvements du roulis et de tangage , elle est considérée comme le lieu le plus propice au logement des jeunes officiers non encore amarinés . Au sein du carré des officiers , surnom et appellation du plus jeune aspirant ou à défaut de l'officier le plus jeune dans le grade le moins élevé . Le rôle du midship au sein du carré est codifié par la tradition . C'est un personnage clé de son animation , aux côtés du président du carré
MIDSHIPER : Oublier ( terme dû à la légèreté de certains midships )
MOCO : Surnom donné par les marins bretons aux Provençaux . Origine : en occitan provençal , les phrases débutent souvent par " amb'aquo " ( " et alors " ) , qui , par transformation phonétique donne " m'oco" 
MUSICIEN : Un " musicien " est un marin qui n'effectue pas de quart à la mer

NAVALAIS : Médecin formé à l'ancienne Ecole de santé navale . Terme souvent employé à tort pour désigner les officiers de Marine issus de l'Ecole navale , qui sont des " berdaches " 
NEOPHYTE : Marin n'ayant passé " la ligne "
NEPTUNE : Dieu de la mer ; il préside en compagnie de son épouse Amphitrite , les cérémonies de passage de la ligne
NICHE : Couchette ( familier )
NOUNOU : Appellation de la version " ravitailleurs en vol " des chasseurs de l'aéronautique navale . A cet effet , on équipe l'avion désigné pour ce rôle d'un réservoir supplémentaire particulier nommé nourrice ( d'où dérive le terme nounou ) . Grâce aux ravitailleurs en vol de la nounou , la durée de la mission des chasseurs embarqués sur porte-avions peut-être sensiblement allongée
OCEANISER : Couler en haute mer un bâtiment
OREILLE D' OR : Marin de spécialité " détecteur anti-sous-marins " ( DEASM ) breveté analyste en bruit et environnement acoustique
OSCAR : Nom du mannequin flottant utilisé pour les exercices de repêchage d'homme à la mer . Fait référence au pavillon " Oscar " du code international des signaux hissé en mâture et signifiant " j'ai un homme à la mer "

PACHA : Surnom du commandant d'unité ( mot d'origine turque )
PAINS : Jours d'arrêts ( date du temps où les marins n'avait que du pain et de l'eau lorsqu'ils étaient aux arrêts
PAPE : " Le Pape " est le surnom de l'amiral commandant l' Ecole navale
PEAU DE RENARD Se dit d'un marin fainéant et rusé comme le goupil ( terme péjoratif très utilisé chez les fusiliers marins )
PELOT : Obus ( 100 mm , 40 mm , 20 mm )
PHARMACIE : Réfrigérateur du carré contenant les boissons alcoolisées
PIED DE PILOTE : Marge de manœuvre ( par analogie à la marge de sécurité ajoutée au tirant d'eau pour se prémunir d'un échouage )
PIEGE : Nom donné par les pilotes à leur aéronefs
PIGOULIERE : Jadis , petit chaland portant les chaudrons à brais utilisés pour le calfatage des carènes au temps de la marine en bois . Au gré des carénages , la PIGOULIERE était déplacée d'un bâtiment à l'autre . A l'époque , comparer la propreté d'un bâtiment à celle d'une pigoulière n'était guère flatteur ... Aujourd'hui , le mot est utilisé au carré des officiers mariniers pour désigner l'ensemble à condiments 
PINGOUIN : Nom de l'insigne de l'aéronautique navale ( une nacre ailée ) . Surnom du personnel de l'aéronautique navale
PINK FLOYD : Marin ayant une coupe de cheveux non réglementaire
PISTARD : Surnom donné à un élève ayant le matricule le plus ancien d'un cours ( il est chargé de faire la liaison entre l'adjudant et les élèves de son cours ) . Nom également donné aux patrons d'appareils dans les flottilles de chasse de l'aéronautique navale . Ils sont chargés de préparer l'avion et d'aider le pilote à s'installer dans le cockpit 
PLANCHE DE SURF : Planche de bois équipée d'un raccord de manche à incendie . Elle sert , grâce à la mise en pression de la manche à déboucher un collecteur d'hygiène . Un marin ( le " surfeur " ) se met debout sur la planche pour la maintenir sur la cuvette et contrecarrer l'effet de la pression
PLANTE VERTE : Un des surnoms des fusiliers marins ( en référence à la couleur verte de leur treillis , avant l'adoption des tenues camouflées )
PLAQUE DE PRESENTATION : Objet décoratif , constitué d'un support en bois , ayant la forme d'un écu et sur lequel est fixé l'emblème , habituellement en laiton , d'une unité de la Marine
POISSON : Appellation du sonar remorqué des frégates anti-sous-marines
POULAINES : Sanitaires , toilettes
PRES ( LE ) ( prononciation : PREZ ) : Surnom du président d'un carré
PRESIDENT : " Le président " : membre du carré le plus ancien dans le grade le plus élevé . Il " dirige " le carré

QUART : A la mer , période de 2 , 3 , 4 ou 6 heures ( en fonction du régime de veille rythmant la vie à bord des bâtiments ) . A quai , temps effectif de garde

RAMPANT : Surnom donné par le personnel volant au personnel travaillant à terre ou au personnel du pont d'envol . Surnom donné également au personnel de l'aéronautique navale n ' ayant pas de spécialité " navigant " ( pilote , mécanicien de bord , électronicien de nord , etc . ) , afin de les différencier justement de ceux-ci appelés " volants "
RAT BLEU : Faux écho radar ou créature malfaisante perturbant le bon fonctionnement des matériels électroniques ( équivalent du " gremlin " chez les Anglo-Saxons
RAT DE BANNETTE OU RAT DE CAILLE : Marin qui passe le plus clair de son temps dans sa bannette
RAT DE BASE : Marin affecté à terre depuis une très longue période
RATIONNAIRE : Personnel prenant son repas aux rations
RATIONS : Premier service du repas , destiné au personnel de quart pendant le repas du reste de l'équipage , appelé " service principal " . Expression dérivée de manger aux rations
REINE DES QUAIS : Bâtiment qui ne navigue pas souvent
RENARD : Tableau de pointage de présence des officiers . En cuivre massif , il comporte en principe la fonction , le nom et la photographie de chaque officier . Un coulisseau indique pour chacun d'entre-eux la position " à bord " ou " à terre ". Le renard est tenu à jour par le gradé de coupé . Le terme vient du jeu " Le renard et les poules " qui comportait un disque percé de trous , dans lesquels étaient insérés des pinoches comme celles utilisées pour déterminer la position à bord ou à terre sur les premières versions des tableaux de pointage
RIBOTE : Sortie des membres d'un carré
RUBAN LEGENDE : Ruban noir qui orne le bonnet des matelots et qui porte le nom de leur unité d'affectation

SAISINER : Arrimer les aéronefs sur le pont d'envol ou dans le hangar
SAKO : Un des surnoms des fusiliers marins . L'origine de ce mot est discutée . Selon certains , c'est une déformation de shako , coiffure portée par les fusiliers marins sous l' Empire , encore présente actuellement dans la tenue de parade des Saint-Cyriens et de la garde républicaine . Pour d'autres , il s'agit de la contraction du commandement " sac à dos : " prononcée par les fusiliers marins pendant les manœuvres d'infanterie effectuées par les corps de débarquement des bâtiments
SARDINES : Surnom des galons des officiers mariniers
SECOND : Abréviation de commandant ou officier en second
SIX-CENT-SIX ( 606 ) : Numéro de nomenclature du jambon au service d'approvisionnement de l'ordinaire ( SAO ). Utilisé dans l'expression " Tu me prends pour un 606 ? "
SORCIER : Surnom de l'infirmier de bord
SORTIE CARTES POSTALES : Se dit en escale lorsque les marins sortent pour acheter uniquement des cartes postales pour les proches . Ils rentrent généralement tard le matin ... sans cartes
SOUILLARDE ( LA ) : Surnom donné à bord dans les offices et cafétérias au bac à plonge
SOUS-MARINADE : Surnom des forces sous-marines
SOUTE A BEQUILLE : Carré des officiers mariniers supérieurs ( terme utilisé par les équipages et officiers mariniers )
SURFACE : Les forces de la flotte de surface , par distinction des forces sous-marines et de l'aéronautique navale
SURFACIER : Marin d'une spécialité de la flotte de surface ( par opposition à " sous-mariniers " et " aéro " )

TABLEAU ( D'AVANCEMENT ) : Liste d'avancement au grade supérieur ( pour les officiers et officiers mariniers )
TAPE DE BOUCHE : Bouchon ( de bois ou de liège ) servant à obturer la bouche d'un canon afin de le protéger des embruns et des intempéries . Les tapes de bouche d'apparat, qui ornes l'emblème du bâtiment , sont aujourd'hui des objets décoratifs
TAPIS D'EMBARCATION : Grande nappe de laine de couleur bleu marine , agrémentée d'un liseré rouge sur son pourtour et d'ancres dans les coins . Cet objet traditionnel est utilisé lors des cérémonies à bord
TAULIER ( TÔLIER ) : Surnom du " patron du pont " aux sous-marins . Il tient le rôle d'adjudant du service courant . C'est l'équivalent du capitaine d'armes des bâtiments de surface . Le mot est dérivé de " taule / tôle " , surnom de cellule , prison
TAXI : Nom donné par les pilotes à leur aéronefs
TEUGUE ( PONT ) : Pont intermédiaire entre la plage arrière et la passerelle
TIERS : Répartition de l'équipage pour le service à bord en trois divisions . On parle de 1er, 2eme et 3eme tiers . Dans cette configuration , le marin effectue un quart sur trois ( quart de 4 h en journée et 6 h la nuit )
TIRER LES ETOILES : Faire un point astronomique 
TOILE DE PUDEUR : Toile déployée le long des coupées pour préserver l'intimité des dames en jupes des regards indiscrets n en particulier à marée haute 
TOURELLE : Tour blindée tournante ou fixe servant à abriter un ou des fûts de canon; de missile ...
TORPILLEURS : Surnom donné aux marins de spécialité mécanicien d'armes de lutte sous-marine
TOUQUE : Surnom d'une carafe de vin
TRANCHE ( INSPECTION DE ) : Portion d'un navire correspondant au compartimentage . Fait l'objet d'inspections dites " de tranche " par le commandant du bâtiment
TRIBORD : Partie droite d'un bateau quand on regarde l'avant . Viendrait d'une déformation de la prononciation d'un terme hollandais signifiant " côté ou se trouve le gouvernail " . A l'époque les gouvernails n'étaient pas dans l'axe du bateau mais généralement sur le côté droit de celui-ci " steer-board " serait ainsi devenu " tribord " . Le terme bâbord aurait la même origine , décrivant le côté du bateau auquel le barreur tournait le dos soit " back-board " déformé en bâbord . Tribord est aussi la droite du marin ou le côté droit dont il parle . Enfin , tribord est le nom donné à une des deux moitiés ( bordées ) de l'équipage d'un bâtiment , qui fait alternativement quart avec l'autre , appelé bâbord
TRIBORDAIS : Nom des membres de l'équipage qui font partie de la bordée tribord
TRICORNE : Chapeau à trois cornes , coiffure du personnel militaire féminin de la Marine 

VAGUEMESTRE ( DIMINUTIF : VAGUE ) : Personne tenant les fonctions de postier ( réception , distribution , envoie de courrier ) à bord
VEUVE ( LA ) : Commandant en second de l' Ecole navale , dont le commandant est le Pape
VIEUX : Au singulier , désigne le commandant de l'unit" . Au pluriel , utilisé par l'équipage pour désigner les officiers mariniers supérieurs ; utilisé au carré par les officiers subalternes pour désigner les officiers supérieurs
VIN DE PRECISION : Vin bouché provenant du coqueron du carré ( par opposition au " cambusard " , de qualité ordinaire )
VOLANT : Personnel de l'aéronautique navale des spécialités dites " navigantes " ( par opposition aux " rampants " ) . Cette distinction est commune à l ' armée de l' Air et à l'aviation légère de l'armée de Terre )
VOL BLANC : Retour prématuré de mission pour cause de problème médical
VOL BLEU : Retour d'affectation outre-mer ou de mission pour cause de sanction disciplinaire

ZEBULON : Technicien supérieur en radioprotection 
ZERAC : Quart de nuit à quatre heures du matin ( de zéro à quatre ) . Utilisé en particulier dans l'expression " Long comme un zérac " , qui signifie quelque chose qui ne finit pas , comme certains quarts de minuit à quatre heures 

ZIZIOU ZIZ : Personnel instrumentiste ( chimiste ) embarqué à bord des sous-marins nucléaires . Dans le reste de la Marine et en particulier dans l'aéronautique navale , surnom d'un militaire de l'armée de l' Air


Les bateaux que j'ai appréciés en 50 ans de mer : StGermain,Chantilly,ssFrance ,Cambodge, Renaissance, AquilleLauro, Oceanic, EnricoCosta, CostaRiviera, MscRhapsody, StellaSolaris, SuperStarAries, SkyPrincess, CostaVictoria,Azur, Flamenco, Mistral, ssNorway, MscMelody, EuropeanStars, CarnivalSpirit, NclSpirit, R6, NclStar, NclGem,Ncl Epic, C.Magica, C.Méditerranéa, C.Atlantica, MscSplendida- et j'en oublie...
Je n'ai pas trop aimé: Mermoz,Costa Sérena, CarnivalConquest...
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Re: Langage de la mer

Message par corsair le Lun 17 Juil - 8:04

11/07/2017

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Les bateaux que j'ai appréciés en 50 ans de mer : StGermain,Chantilly,ssFrance ,Cambodge, Renaissance, AquilleLauro, Oceanic, EnricoCosta, CostaRiviera, MscRhapsody, StellaSolaris, SuperStarAries, SkyPrincess, CostaVictoria,Azur, Flamenco, Mistral, ssNorway, MscMelody, EuropeanStars, CarnivalSpirit, NclSpirit, R6, NclStar, NclGem,Ncl Epic, C.Magica, C.Méditerranéa, C.Atlantica, MscSplendida- et j'en oublie...
Je n'ai pas trop aimé: Mermoz,Costa Sérena, CarnivalConquest...
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Re: Langage de la mer

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